‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 186 sur 323 · OBI · texte numérisé non relu

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le château maintenant ruiné de Vaudémont. à six lieues au sud de Nancy et à trois au nord de Mirecourl. De son sommet, qui est un plateau très-uni, le regard du pèlerin dérouvre au loin les montagnes d'AWare par-dessus celles «les Vosges, et peut corner a œil nu plus de cent clochers dans les dm départements qui s'étendent à sespieds. C'e^t là que la sainte Vierge a fixé, comme surun trône digne d'elle, le plus antique siège ur son amour pour les Lorrains. C'est là que, dans la seconde moitié du x' siècle, un illustre prélat, saint Gérard, évêque de Toul, construisit un sanctuaire en l'honneur de la Mère de Dieu. La tradition rapporte qu'il v fut poussé par une révélation dans laquelle Marie elle-même lui fit connaître le désir qu'elle avait de se faire honorer sur cette montagne. Saint Gérard vint en personne faire la consécration de ce sanctuaire, dont il fit la paroisse de quelques villages situés aux environs. L'image qu'il y avait placée commença dès lors à se rendre célèbre par de nombreux miracles et par le concours des peuples. Ce furent les pauvres qui vinrent les premiers vénérer l'auguste Vierge dans sa nouvelle demeure, et qui reçurent ses premiers bienfaits. Les pauvres s'étaient trouvés au berceau du Sauveur avant les grands du monde, ainsi en arriva-t-il a Notre-Dame de Sion. On ne vit d'abord aux pieds de la sainte image que le simple peuple; il y précéda les princes et les princesses. Aussi fut-il le premier béni par lallèr* de Jésus, comme les bergers l'avaient été par Jésus lui-même à Bethléem.

Environ cent ans ptus tard, la seigneurie de Vaudémont fut érigée en comté par l'empereur d'Allemagne Henri IV. Elle devint l'apanage d'une série de princes, qui, à peu d'exceptions près, ne se sont pas moinsdistingués parleur piété envers Marie que par leurs vertus guerrières, et donna ainsi à la Vierge de Sion un voisinage propre à l'v faire honorer par les grands, aussi bien que par les peuples. Le miraculeux sanctuaire, voisin de leur château, devint le but d» leurs fréquents pèlerinages et de leurs largesses.

Vers 1072 , Gérard d'Alsace , premier comte de Vaudémont, frappé des merveilles que faisait Notre-Dame de Sion, et suivant le mouvement qui entraînait les populations aux pieds de la sainte image, consacre sa personne et sa famille à celte puissante Vierge, à celle reine des royaumes, qui avait choisi sa demeure si préside la sienne, lui fait hommage de son comté, se proclame son serviteur et son vassal, et déclare qu'il souhaite que ses descendants préfèrent ce titre à tous les autres.

Ce pieux dévouement à Notre-Dame de Sion se transmet à ses successeurs. L'un d'eux, Henri III, huitième comte de Vaudémont, agrandit le sanctuaire hati par saint Gérard. Vers la lin du xiv siècle, lecorolé de Vaudémont passe à la branche aînée de la maison de Lorraine dans la personne de Ferry, frère du duc Charles IL Heureuse

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