‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 195 sur 323 · OK · texte numérisé non relu

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g -mit aujourd'hui une assemblée généralo ' 0 l'ancien Oratoire ; mais commis d'un autre côté, mais m.» m m es ti ès-éloignés de vouloir continuer en rien la double aberration qui a donne a l'ain-mn Oratoire sa mauvaise couleur; connue nous croyons, au contraire, que ces tendances ont été et sont encore le lléau «le la religion, nous avons pris d.uis nos statuts fondamentaux de> mesures décisives en ce sous, et nous les avons déposées aux pieds du Souverain Pontife, En quoi nous crovons fermement n'avoir rien lait que n'eussent fait et que n'approuvent au ciel tous les Pères et tous les grands hommes- de l'Oratoire de Rome et de France.

« Pour ces raisons aussi, nous avons modifié le nom d'Oratoire autrement que ne le uioditiaient saint Philippe Néri ou le cardinal do Béruilc ; et avec l'approbation du Souverain Pontife, au lieu d'Oratoire de .'<■ us ou d'Oratoire de Marie, nous avons pris un troisième nom, qui implique à nos veux les deux autres : l'Oratoire de l'Immaculée Conception. Nous croyons posséder dans ce nom une lumière et une force, et peut-être essayerons - nous bientôt d'expliquer quelle est celte force et celle lumière.

« D'après cela est-il nécessaire d'ajouter que le malheureux antagonisme théologique qui a scandalisé tout un siècle, qui souvent opposait l'Oratoire de Jésus à la Société de Jésus, du moins dans plusieurs de ses membres, ne saurait aujourd'hui renaître. Le fondement doctrinal ne subsiste pas: l'Oratoire, aujourd'hui croit, avec les Jésuites, avec l'i gli.se entière, que si l'on vent rompre décidément avec ce sombre esprit de religion farouche qui a tant ellïayé les âmes, qui lient de Calvin, qui maudit la nature, qui maudit la raison, qui nie la liberté, qui mépris.» Part, la science, l'effort humain ; qui ramène la fatalité, qui rend le salut impossible, qui cherche partout la terreur; qui. enlin, oublie l'Evangile et le cœur sacré de Jésus, et ses bras toujours étendus pour y appeler tous les hommes; si l'on veut rompre avec ce fanatisme dangereux, que trop d'esprits confondent encore avec le christianisme, il faut extirper les dernières libres du jansénisme, il en faut signaler jusqu'aux moindres nuances , dans notre xvn* siècle, dans nos plus grands auteurs; et les oraiorieus doivent savoir les trouver et les effacer au besoin, même dans les plus classiques écrivains, et dans son plus sublime sermon. Voila ce que nous croyons tous. Il n'y a donc plus de querelle; il n'y a plus entre l'Oratoire, si l'Oratoire est quelque chose, et la grande el sainte société des Jésuites, qu'un fraternel embrassement. »

L'autre point au .sujet duquel beaucoup d'Oratoriens se sont trompés, nous semble être aujourd'hui, parmi les Catholiques, une question linic. Qui peut supporter aujourd'hui ce qu'écrivait le cardinal de Reansset mit l'assemblée de 1 082? Qui ne lui dirait atec M. de Ma i s Ire ? «C'est ici, Monsei-

gneur, que nous nous séparons. » Tous imm voulons l'intime unilé intérieure de l'Lglisc, libre eutiu de toute division nationale; tous, nous voulons au dehors la liberté de l'Eglise à l'égard des pouvoirs leinporels ; car tous nous avons sous les uui le vertige et la honte des pauvres "Etats aveuglés qui oppriment les conscience.

Nous demandons à notre tour que l'on n'oublie jamais la parole du Sauveur : Rcpdtzà Hit u cr qui est à Dieu, et à César ce qui tu ù César. (Matth. xvu, 21.) Et nous disun> avec saint Anselme : « Dieu n'aime rien tar.l en ce monde que la liberté (Je son Eglise.» L'Oratoire n'a ni théologie, ni philosophie particulières ; l'Oratoire veut se bien gar-jer de former école, si ce n'est peut-être éc -le de paix, par la charité intellectuelle, par !a fuite des extrêmes, par la conciliation de toutes les opinions soulenables , dans Imilieu du vrai ; aussi en dehors de la foi ei <les opinions qui conlristenl l'Eglise, nous sommes libres quand Rossuet a de la liberté » de l'Oratoire, dit une grande (*• rôle a laquelle nous tenons. Or, où s'appliquera la liberté, si ce n'est eu philosophie? Les maîtres terrestres sur la parole desquels juraient les disciples ont lait leur temps. Qu'il nous soit donc permis de pratiquer U I ai oie du Sauveur: «M appelez personne sur la terre votre maître, vous n'avez tous qu'un maître qui est le Christ. » [Matth. xxm, 10.) Nous ne ferons donc pas vœu de pei<»cr plusieurs par un seul, mais aimons-nous les uns les autres, et nos esprits sauront s unir, et formeront faisceau dans l'uniié du vrai.»

Tel est l'excellent esprit qui anime les membres du nouvel institut de l'Oratoire de l'immaculée Conception ; les uns se livrent au ministère de la prédication, d'autres à 1* composition d'ouvrages pour soutenir la foi évangélique. Un assez grand nombre <je sujets .se préparent pour se livrer plus tar<i à la propagation de la vérité, ou sur les chaires chrétiennes, ou par la voie de la prose. Le P. Gratly s'est déjà moutréuo écrivain distingué,' un philosophe profond ; il a mérité de publics éloges de l'Académie.

Le dimanche de l'Epiphanie de l'année dernière 18oG, une belle cérémonie eut heu à l'Oratoire de l'Immaculée-Conception, rue ilu Itegard; on avait fait élever une chapella plus vaste, pour contenir le flot toujours grossissant des auditeurs. Avec le secours do la piété el de la charité, les colonnes et les voûtes s'étaient élevées vers le ciel, les travaux avaient reçu une direction habile et intelligente; il y avait dans le monument uno simplicité et une noblesse qui ne sont guère de mode aujourd'hui.

Celait cette nouvelle chapelle que Ion inaugurait. Les liilèlcs remplissaient A Thcure des \ èpres la grande nef. Dans le chœurs»geiionillaieut des représentants do presque tons les ordres religieux. L'âme s'inon«Jatt de joie a la pensée de cette grande rowuiiimonde tant de familles diverses; Dominicains, Carmes, Franciscains, Jésuites eu-,

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