‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 197 sur 323 · PAL DES ORDRE · texte numérisé non relu

PAL DES ORDRE

m dételoppalt pas; il faisait peu de progrès, mai* ajrant fait une neuvaiue au Saint-Esprit, il sentit aussitôt cette faculté se développer; il comprit facilement, et il se distingua dans les études comme le prouvent l« rapports de ses maîtres et les documents qu'on a trouvés dans ses papiers. Il joignait 1 l'assiduité, a l'étude, une grande modestie sans affectation ; aussi ses maîtres avaient coutume de le proposer pour modèle A ses condisciples, et le P. Riculdi, de la congreptionde l'Oratoire, avait coutume de dire : Uftx Paitoti, il semble affecté dans sa conèmte, mais ses apparences trompent; tout ni naturel en lui,

1/ pieux enfant assistait a toutes les cérémonies de la nouvelle Eglise, pénétré du pias grand respect; et en attendant qu'elles commençassent, il se retirait dans la chaule de Saint-Charles pour faire son oraison, et tandis que ses camarades allaient rhei dom Vincent qui les aidait à préparer Ifiirs devoirs de classe, il était attentif à profiter des leçons qu'il recevait.

Ayant atteint sa quinzième année, il sentit inérand désir d'embrasser la vie religieuse h 'l'entrer chez les PP. Capucins; mais il m fut détourné par son confesseur et par les iMtances de son Père spirituel, Pierre-Paul, ;ui était persuadé qu'il ne pourrait observer )d« règle si austère, A cause de sa faible twplexion qu'il avait encore plus ébranlée *r toutes les pénitences qu'il s'était impose». Mais quoiqu'il eût été empêché d'émiser cet institut austère, il n'en observa u moins tous les carêmes eu se confortant aux règles suivies par les PP. Capujm jusqu'en 1839, où il vomit le sang.

U serviteur de Dieu fit au collège romain ouïes ses études jusqu'à la première année «philosophie, en 1814; il suivit ensuite à tSapieitce, en 1815, les cours de philosolue et de la langue grecque; il y obtint le «de de maître le 23 juillet 1816; il obtint 'brmnet de docteur en philosophie à l'âge * vingt et un ans ; il commença sa théologi e, i le » juillet de l'an 1818, if fut couronné fctaur an théologie. Il fol ordonné sous- <*cre le mois de septembre 1816 dans la tsiliqoe du Vatican par le cardinal de la xoaglia ; il reçut le diaconat dans la même pm !e 20 février 1817; et le 16 mai 1818, fut promu au sacerdoce après avoir obtenu H*nse d'Age de onze mois et cinq jours. U i mars 1819 il fut choisi par le P. Recorde l'Université pour remplir les foncmu de professeur suppléant ou d'académieo, emploi dont il s'acquitta avec distincédification et avec une satisfaction géwle, au point que les élèves, en le rentrant, le saluaient par respect.

Ajant été quelquefois l'objet de lacalom- « et exposé à des injures dans cette même anémie, il ne réserva jamais le moindre sentiment contre leurs auteurs; par esu de mortification il ne s'asseyait jamais, lis on le voyait toujours debout quand il estait aux cercles ou réunions littéraires, ue ceisait d'exciter et d'entretenir l'ému la-

KELIGIEUX. PAL Itftîl

tion parmi la jeunesse qui fréquentait ses leçons; il distribuait de temps en temps à ses élèves et A ses frais des ouvrages scientifiques. A l'Université comme dans sa maison, il donnait l'exemple de la plus touchante édification. Il avait I habitude de se retirer dans la solitude des ermites Camaldules.

11 fut inscrit à l'Académie théologique; il fréquentait les conférences qu'on y donnait toutes les fois qu'il n'en était pas empêché par les fonctions du saint ministère, et quoiqu'il n'eût pas encore complété le nombro d'années pour pouvoir devenir censeur, il fut cependant nommé censeur honoraire, à cause de son mérite, par l'Académie. Le bienheureux Pal loti exerçait son zèle à donner des exercices spirituels dans la solitude de Mgr Piatti ; il suppléait les prédicateurs absents; faisait lui-même la méditation; allait visiter dans leurs chambres ceux qui suivaient les exercices, les interrogeait sur les divers points de la méditation, les exhortait à en faire le sujet de leurs sérieuses réflexions. Lorsque la nuit était close depuis deux heures, il sortait de sa retraite, commençait le saint rosaire, se dirigeait vers son domicile, et s'il avait été appelé pour aller visiter les malades, il partait aussitôt pour aller exercer le saint ministère auprès d'eux. 11 annonçait la parole de Dieu sur les places publiques; il allait régulièrement à l'Oratoire du Pianlo, de la Scala sancta, etc. ; il entendait les confessions à Saint-Nicolas des Incoronati, à l'hospice des Termes, et il donna des preuves d'un zèle ardent pour l'œuvre, dit de Ponte Rotto; aussi Mgr Chérubini, visiteur apostolique, témoin des fruits abondants que produisait le zèle brûlant du serviteur de Dieu, le nomma coadiuteur spirituel de cette bonne œuvre de Ponte Rotto, vice-directeur de l'Oratoire, simultanément des jeunes adultes, confesseur et prédicateur pour les exercices spirituels qu'on y donnait.

Une autre excellente œuvre que le serviteur de Dieu avait grandement a cœur, c'était le soin des élèves qui fréquentaient le collège de la Propagande. Il s'y dévoua pendant plusieurs années; Mgr Mai, alors secrétaire de la Propagande, admirant les fruits que les jeunes gens en retiraient, le nomma, le 20 octobre 1835, confèsseur ordinaire, en lui assignant des honoraires dont il ne voulut jamais profiter, mais qu'il laissa toujours au profit des missions. Les avantages que les écoles du soir retirèrent des soins qu'il leur prodiguait, lui méritèrent d'être nommé promoteur extraordinaire de ces écoles d'adultes ; il reçut sa nomination le 9 février 1842. |Enfin il remplit les fonctions du saint ministère dans les missions, en donnant des exercices publics aux fidèles et è des communautés en particulier; en se chargeant du soin do l'hôpital militaire et de la direction spirituelle de toute la garnison de Rome.

Le bienheureuxTalloti était si dévoué A la direction des consciences, qu'il était souvent encore au tribunal au milieu de la nuit; il

ll'ûl l'Ai.

lui arrivait quelquefois (Je faire souper ses pénitents chez lui, aliu qu'ils pussent romluunier, parce que l'heure él.ut trop avancée pour aller prendre leur nourriture avant minuit, et pour être à jeun pour la sainte communion, ce qui lui arrivait aussi hors le temps des missions.

Son sommeil, surtout pendant les exercises des m.ssions, n'était souvent mie do deux ou trois heures. Il accordait toujours très-peu do teuij»s au repos. Il faisait un très - léger repas le matin; il se rendait aussitôt nu confessionnal, et quoiqu'il fût quelquefois épuisé de faluue, il n'eu continuait pas moins de confesser, de prêcher avec un zèle < t une ardeur toujours nouveaux ; et ses instructions étaient h peine terminées qu'il retournait au tnhtin.il de la pénitence, de manière qu'en tout temps il consacrait tous ses moments à confesser, prêcher, céléhrer les saints mystères, ne donnant que quelques moments aux hooins de son corps, pour prendre du repos et quelques aliments, ce qui l'obligeait, surtout pendant les missions, de se fairo beaucoup de violence pour surmonter le sommeil; il en donna à Subliau, h Moule-Rotondo , et ailleurs, où il était appelé par les évôques des diocè>es respectifs.

Il se montrait toujours disposé à donner les exercices [spirituels, soit hors de Home, soit dans la ville, principalement aux communautés religieuses; à faire faire des ncuvaines. céléhrer des Messes, comme il était toujours prêt à recevoir ceux qui réclamaient sa direction, ses conseils pour les affaires de leur conscience.

I,e Seigneur répandit des bénédictions si abondante* sur les soins que le serviteur de Dieu prodiguait aux malades do l'hôpital militaire, que le lieutenant général de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et le surintendant militaire en furent si satisfaits, qu'ils nommèrent chapelains de cet hôpital don Vincent et ses compagnons, tous prêtres, qui se dévouèrent avec plus d'ardeur que jamais au salut de leurs âmes. Quand l'hôpital militaire fut transféré au Saint-Ksprit, ils continuèrent h leur donner îles preuves du même dévouement; et quoique lo serviteur de Dieu ne demeuiât pas dans la maison, il s'y livrait à la confession des malades jusqu'à mincit, ce qu'il continua de faire jusqu'à ce que d'autres obligations y missent obstacle, mais alors mémo il y retournait quelques jours de la semaine , 'laissant aux autres le soin de s'acquitter des autres fondions du saint ministère.

Il obtint, par ses exhortations, qu'on introduisit dans les casernes, pendant '«'temps du carême, lej exercices spirituels; il recommandait beaucoup le mois do Marie et d'autres exercices de piété; il redoublait de zèle dans toutes ces occasions pour inspirer une solide piété suit dans le tribunal de la pénitence, soit par la prédication, soit par les conseils, soit par tous les moyens que lui suggérait l'esprit de Dieu dont il était pénétré.*

PAL t.TÎ

L'œuvre à laquelle il s'appliqua avenir, ■ grande ardeur fut l'administration, en T ablé de recteur, de l'église royale «lu S.iim- Kspril des Napo!. tains; ce qui ne IV'njêrh pas de continuer ses confessions a a Vu p.. garnie. Quand il fut chargé de la placé <j recteur de l'église des Napolitains, «a .'nilendit dire à ses compagnons: « Oh', que relie église conviendrait b»en pour tas lotions de notre société! quel avanhçc jour nous si nous pouvions nous y établir !»im, m oll cl, Dieu exauça ses désirs; car après lui eut offert l'administration de telle M<>r. sans se lier à son propre jugement, il vuuhit consulter son directeur pour bien OTiniife la volonté de Dieu. A|»rès avoir prié Un avec ferveur, et avoir bien re. onm.sniti celle affaire au Seigneur, il accepta la pi'"' de recteur de celle église, et dès ce moment il mit en usage lou* les mojens dont il disposer pour introduire la fréqucnt'ilMi sainte des sacrements, et pour accroître I esprit de piété dans le peuple. Dans celte vue il faisait expliquer, le dimanche, ta sa.n^ Ecriture; il établit des triduo et «Jes fréquentes neuvaines; il eut soin que tes 6dèles pussent entendra régulièrement U Messo et s'approcher commodément du tribunal de la pénitence; mais tandis que sm zèle était couronné d'un grand succè> et Je consolations, l'esprit du mal vint suinter des persécutions semblables à celles tju'endura saint Philippe Néri les première* années qu'il passa à Sainl-Jérome de U Chanté; mais toujours égal à lui-même el armé du bouclier de la patience, il triompha avec l'aide de Dieu; il continua sonnera jusqu'en 18V6, où il fut habiter la solitude de Saint-Sauveur in onda, qui fui la première maison de sa congrégation.

Ce fut pendant qu'il' était recteur Je la maison du Saint-Ksprit des Napolitains sue fut fondée la pieuse société de l'Ape^ai catholique. Le serviteur de Dieu désiraal faire imprimer en langue hébraïque le>(«lils traités sur les vérités éternelles ue Miot Alphonse de Liguori, il chargea une personne pieuse de se procurer des ressources pour faire face aux dépenses; Dieu permit q ie. dans quelques heures, elle eût trouvé plu* d'une centaine d'écus, qu'elle porta au.wiùt ail bienheueux Palloti. Celui-ci réllédit^nt sérieusement, se convainquit de la oétev de former une union de personnes, qui, nonseulement se chargeraient de régler Jeoif de celte somme d'argent, mais aussi ue rechercher les moyens de propager, d'éien -ire, d'accroître la piété ci la foi catholique u..<» le monde entier. C'est pourquoi il rew«manda b Dieu une affaire si importait lJ consulta plusieurs personnes, mais s",l'-,ul son directeur, pour conuaitre la vol unie Dieu,el ce lut celte réunion de plusieurs ^-rsonues h laquelle on donna le nom de \>M* société de l'Apostolat catholique, parv*'^ la fin qu'elle se proposait élail univers c'est pourquoi on fit mit sous la |"olli;' ^ spéciale des saints apôtres et de la >* Vierge, conçue sans péché, Reiue dcsai *

Page 1