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La Providence, sous les traits du vénérable prélat qui avait pris la petite communauté sous sa protection spéciale, soutint le courage des compagnes do Mme- Magnac ; malgré celte éprouve, la plus cruelle qu'elles pussent subir, elles ne désespérèrent pas de leur œuvre qui fut confiée à Mme Darnauil, première et dévouée collaboratrice de la unie de Magnac.
Les religieuses do Saint-Paul ont toujours leur maison mère à Angoulème, dans l'ancien Doyenné, d'où leur vient le surnom de daines du Doyenné qu'on leur donne quelquefois.
Kilos ont fondé, il y a deux ans à La Rochcfuuiauld , petite ville distante do six lieues d'Angoulôme, un établissement.
PAUL (CONGIUX.ATION PICS SôKCHSDK SAINT),
dites de Saint-Maurice de Chartres, hospitalières et enseignantes.
Los Sœurs (Je Saml-Paul, dites de Saint- Maurice de Chartres furent fondées, d'abord à Soveville-la-Chenard, du diocèse de Chartres, en IC'JO, et transférées ensuite à Chartics en 1700; elles se formèrent de nouveau en congrégation après la grande révolution, et se réunirent de nouveau a Chartres. Kcconuues déjà par le gouvernement en 1808, leurs statuts furent approuvés par décret impérial du 23 juillet 1811. Elles desservent les hôpitaux, soignent les malades à. domicile, s'occupent de l'instruction des jeunes filles pauvres, sont chargées dos Hôpitaux de la marine et des hôpitaux militaires aux colonies (Antilles françaises), et a la Cuyane française. Environ 180 sieurs y occupent quatorze établissements ; elles ont en outre 9 maisons en Angleterre, et 1 en Chine à Hongkong.
Depuis plusdecent ; ns, les sœurs do Saint- Paul de Chartres prodiguent aux établissements hospitaliers, fondés en France et dans le Nouveau-Monde, la charité cl le dévouement qui les caractérisent. La Guyane eu particulier n'a pas oublié qu'au milieu des désastres causés par la révolution de 93, son établissement resta seul debout, grâce a l'inébranlable lidélilé des sœurs hospitalières à demeurer à leur poste, et les annales de la maison mère transmettront 5 la postérité les accents de la reconnaissance des infortunés déportés en vertu du décret du 18 fructidor an V.
Elles ont continué leur œuvre do charité et d'héroïque dévouement. En 1832, quatre des sœurs de Saint-Paul obtinrent chacune une médaille d'or sur laquelle était gravé leur nom à l'occasion de leur conduite admirable pendant l'épidémie de la lièvre jaune, qui avait jeté la désolation dans la ville.
La congrégation compte plus de 800 membres; elle possède trente-huit établissements dans le diocèse de Chartres et soixante-sept dans onze autres. (1)
PAUL (1-ili.es i>k SviNT-P.vt i.) , dites l'au-
Unes.
Ces soMirs, établies autrefois dans le diocèse de T réguter, reconnaissaient pour leur
(1) Yvij. à la lin du vol.. n° 1X1.
institutrice madame Du Parc tic Jezerdo, veuve d'un chevalier de Saint-Louis. Cette dame, liée avec la célèbre Mme 'le Maintenon, qui lui donna son portrait, fonli cette société en 1099, dans uBe belle iuai«i>n qu'elle possédait à Tréguier. L'établissement avait pour objet l'instruction de* pauvres filles do la campagne, la vigile des pauvres à domicile et la tenue des bureaux d* charité. Elles suivaient une règle ircs-s.^*. et dont chaque chapitre commence par un verset des Epilres do saint Paul. Ces sœur» firent diverses fondations dans le pa*s telles qu'à Ponthieux et à Pedernes en l'a}. En 1783, elles se chargèrent de l'hôpital Ce Quinlin. N'ayant pu se réunir après la révolution, elles ont eu la douleur devoirs'— teindre leur société. La belle maisonqu'elio avaient construite à Tréguier et qu on appelait les Paulines neuves est aujourd'hui occupée par les Ursulines.
PENITENTS DU TIERS ORDRE DE SAINT FRANÇOIS (Ohobe des).
Un institut étroitement lié h l'ordre principal de Saint - François , qui naquit du mémo père, qui fut formé des mômes principes, fondé pour la même fin, de rétablir le monde dans la perfection de la foi évangélique, fut I ordre des Pénitents du tiers ordre de Saint-François. 11 fut comme .'e complément et la couronne de l'œuvre sublime de saint François.
Ceux qui dans ces derniers temps ont étudié attentivement l'histoire du moyen ont put enfin se convaincre que la créalina d'un nouvel ordre religieux fut à celte époque pour les esprits un événement beaucoup plus important que la formation d'un nouveau royaume, ou la promulgation de quelque législation que ce fût. La fondation d'un nouvel ordre, comme celui dos Frères- Mineurs, fut alors une œuvre de haute sagesse, parce que les saints étaient alors es vrais héros de l'humanité, qui par la îene do leurs paroles, par les exemples de leur vie, par la diffusion des manières les pb» miles el les plus sages de la vie religieuse et sociale, s'attirèrent la popularité et l'admiration : faire accepter par ropîiiion universelle des peuples les grands principes 'if la véritable sagesse fut un grand pri>j;-<dans ces siècles ; ce prodige lut opéré pr les trois ordres de saint François d'Assise. Cela no nous parait pas étonnant , car il ne s'était pas encore rencontré un hoinrue -iuis lequel l'amour divin, aussi ei.flamnie.
aussi céleste, eût excité un enthousiasm»' si général, eût été aussi détaché des oit side cette misérable vie, qui eût été si proi'< à opérer une heureuse révolution dans laismille humaine.
En effet, qui ne se scnl pas enlevé au ncï on lisant son cantique au soleil ,f que s»»'t François appelle son frèro et qu'il ceni[*>J après une extase dans laquelle il reçut l'assurance de son salut éternel ? Ce cantiq •'.«■ était h peine épanché de sou cœur qu'il* 5 le chanter sur la place publique U'Aj> >e