‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 204 sur 323 · PEN · texte numérisé non relu

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nù les partis de L'ôveque et du prince étaient i-rès d'en venir aux mains. Mais au son de <*tte lyre divine les ennemis s'embrassèrent in milieu d'un torrent de larmes, la concorde se rétablit dans la ville, grâce à la poésie et Ha sainteté de saint François. A la voc et à la parole de cet homme divin, ;! y eut un tel ébranlement dans toute l'Italie que l'on vit des maris quitter leurs femmes et leurs enfants pour se consacrer au Seigneur avec lui, se vouer aux joies de la charité et à la prédication de l'Evangile ; et on vit des é|iouses, qui, ayant recommandé à Dieu leurs maris et leurs enfants, couraient aux monastères des Ciarisses.

Le monde voulait s'identiûer avec Francis d'Assise, et lui de son côté, embrassant fout l'esprit humain dans son amour immense, désirait s'unir avec lui en Jôsustinst. D'un autre côté, semblable à son divin maître, il ne voulut pas que les lois générales le la société eussent à souffrir de ses réformes ; il désirait au contraire qu'elles y trouvaient leur souveraine perfection, c'est iourquoi il imagina et promit aux populaiiun*, avides de se former à son esprit, une liile de vie qui, sans rompre les liens conférés par Dieu lui-même, pouvaient par une sainte communion de prières et de bonits œuvres, s'adonner à la vertu et vivre vanne les Frères mineurs au milieu des soucis et des devoirs de la vie domestique, te fut dans cet esprit qu'il rédigea la règle ■in tiers ordre, auquel tout le monde pouvait appartenir, pourvu qu'il professât la religion <5iboliquo.

Il commande dans cette Règle de restituer le Lien mal acquis, de se réconcilier avec von prochain, et de vivre constamment en Muavec lui ; d'observer les commandements J« Dieu , de l'Eglise et de la Règle. Les êfOux cependant ne devaient point entrer tiias cet ordre sans un consentement mutuel; ï défendit d'assister aux fêtes profanes et ui autres spectacles mondains. Il prescri- » i quelques jeûnes; on devait assister à la finie Messe tous les jours, communier aux mandes fêtes de l'année, visiter les confrères malades et se vouer à toutes les bonnes œuvres suivant leur condition.

Le tiers ordre fut un institut sublime, unique après l'Evangile, qui contient tous les germes de la régénération de la société mile. En effet, comme chacun peut s'en convaincre, la vertu de charité est disposée ■.'jmmeune sorte d'organisation de la société mile ; car la pratique des vertus chrétiennes, non-seulement des préceptes de la morale évangélique, mais encore des conseils lesiilus élevés de la perfection [chrétienne las** sur la crainte do Dieu et l'amour du prochain, est la vraie force de la société : [est tout l'esprit du christianisme. Elle établit dans la grande société chrétienne et civile ce mystérieux instrument dont Dieu î est servi pour opérer dans les cœurs, dans les mœurs privées et publiques et dans les alertions des hommes, cette régénération

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