‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 208 sur 323 · DES OU DUES KELIC1KIK · texte numérisé non relu

DES OU DUES KELIC1KIK

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œuvre considérable. Que de sommes importantes qu'elle exige! c|ue d'obstacles à surmonter! (juede difficultés a vaincre! La Pro- \ idence qui les avait guidées n'abandonna pas les Petites-Sœurs. La ville, éminemment généreuse, leur fournit tout cequi était nécessaire. Peu à peu le modeste ameublement fut cotnp'ct; la lingerie fut garnie pour pourvoir à tous les besoins; d'abondantes aumônes permirent de remplir tons les engagements qui avaient été contractés, et bientôt soixante-quinze vieillards des deux sexes recevaient les soins que réclamaient leur état. Une petite église conliguë dans la maison permet aux inlirmes de ven. c remercier Dieu chaque jour des bienfaits qu'ils en reçoivent.

Fondé par des dons cl dos aumônes, l'aumône el les dons le soutiennent. Chaque matin, un cheval attelé à une petite charrette part de l'hospice pour aller cher» belles provisions, une sœur accompagne le modeste attelage, et partout sur son passage les otfrandes île toutes sortes précèdent les demandes. Au marché, les marchandes, excitées par une inspiration miséricordieuse, rivalisent d'empressement et d'ardeur, c'est à qui donnera le plus tôt et le plus; celle-ci donne un poisson, celle-là do la viande, uuo autre des fruits, les légumes de toute espèce pleuvcnl en abondance dans la petite voiture cl l'ont bientôt encombrée. Tout le moude vcul donner et donne dans la mesure de ses movens. La générosité de la population bordelaise, a laquelle ou ne fait jamais en vain appel, n'est pas moins inépuisable que le dévouement des bonnes sœurs appelées à les servir el donl les mains sont toujours prêtes ou à panser une plaio ou à essuyer une larme.

Lo 2 novembre 1851, deux religieuses arrivent de Paris, ellesallaientjeler les fondements d'un hospice à Ly on pour les vieillards des deux sexes; elles ne portaient qu'une bonne volonté à toute épreuve el une contianec illimitée en la divine Providence. La ville des aumônes ne pouvait pas être privée plus longtemps de ces bons exemples el d'un si merveilleux concours. Elles n'onl aucune ressource, il n'existe aucune fondation en leur faveur, elles n'onl d'autre capital que la pauvreté, leurs revenus sont nulle part el partout : nulle part, parce qu'elles n'ont rien d'assuré, partout parce que riches et pauvres vont concourir à pourvoir à leurs besoins; des ruisseaux sortis de lous les rangs de la société, suivant la môme fiente, vont bientôt s'y jeler, non pour s'y perdre mais pour s'y grossir dans l'océan de la ( hanté. Les deux Petites-Sœurs furent reçues dans une pieuse famille; elles n'ont rien, elles font cependant le choix d'une vaste el commode maison, parce que la charité ne calcule pas el qu'elles sont habituées h tu er sur.* a Providence des lettres de change qui sont toujours exactement pavées. Lo 1" décemnre elles en prennent possession accompagnées de deux pauvres vieilles femmes. L'inauguration se lit le 2 lévrier 1832,

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