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douceur. Une de ces pauvres vieilles venait d'être administrée, on lui demanda comment elle se trouvait : Bienheureuse, bienheureuse, répondit-elle; j'espère que Dieu me donnera une place dans son paradis, cl que j j serai bientôt. Elle demanda qu'on priât pourelle; elle était dans son lit blanc, les nains jointes et le chapelet entre les doigts, d'un air si vénérable et si reposé, qu'on pouvait envier la grâce d'une pareille mort. File avait été recueillie à l'asile au moment où elle venait d'être chassée par ses enfants qui ne voulaient plus la nourrir; elle ne voulait pas leur pardonner cette cruauté, mais avec les Petites-Sœurs, elle s'était instruite aux leçons du divin Maître; elle mourait ie pardon dans le cœur, la joie et l'espérance sur les lèvres, douce, calme; et, comme elle le disait avec un admirable accent : bienheureuse !
Nous n'en finirions pas si nous voulions raconter tous les traits édifiants et charmants oui se passent dans les maisons des Petites- Sœurs.
Le 9 janvier 1852, trois religieuses venant de Paris, arrivaient h Lille, et se dirigeaient vers l'hospice Gantois, où elles devaient recevoir l'hospitalité chez les sœurs de cette maison. Qui aurait remarqué ces honorables femmes? A leur costume, à leur pauvre bagage, on ne se serait guère douté, qu'à peine arrivées, elles allaient voir se presser autour d'elles les sympathies les plus vives do la religion et de la charité, recevoir des dons de quatre genres : argent, vêlement, meubles, literies, et enlin prendre possession d'une vaste maison où elles pourraient rendre au centuple l'hospitalité qu'elles ont re<;ue.
Le 2 février, jour de la Purification de la sainte Vierge, une douzaino de pauvres vieillards furent immédiatement inscrits et adoptés. Bientôt deux nouvelles sœurs vinrent s'adjoindre aux deux premières; elles furent bientôt au nombre de quinze, et recueillirent cent cinquante vieillards auxquels elles prodiguaient, comme partout, les soins de la plus atfeclueuse charité. Elles se fixèrent au centre do la paroisse la plus pauvre; foyer de misères morales et physiques, elles en sont devenues la providence. Leur vie, leur exemple, leurs consolations sont devenus un nouvel et puissant encouragement de régénération pour cette partie malheureuse de la population.
En 1852, d'autres fondations curent lieu à Marseille, à Bourges, Vannes. Colmar, ta Rochelle, Dijon, Blois, Saint-Omer et Brest. En 1853, les Petites -Sœurs s'établirent à Chartres, à Liège, à Boibcc. Dans cette dernière vi le, un grand pharmacien voulut monter la pharmacie à lui tout seul, et défendit à la bonne Mère de s'adresser a d'autres qu'à lui. Elles fondèrent, a Paris, leur troisième maison avec le concours et sous les auspices de Sa Majesté l'impératrice Eugénie. Celle maison eut son berceau rue des Postes; elle se développa depuis rue
Faubourg Saint-Antoine, au delà des autres maisons de Paris.
En 1855, eurent lieu de nouvelles fonctions à Toulouse, è Saint-Dizier. an Havre, a Blois, à Bruxelles, au Mans, à Tarare, à Paris, rue Bover-Collard. Comme toutes ces fondations se" développèrent subitement à travers les difficultés des circonstances, elles absorbèrent les vocations, et on ne put établir, en 1855, que la seule maison d'Orléans. On a commencé celte année 1856, par l'ouverture de la maison de Strasbourg, de Laon ; bientôt elles vont prendre possession de celle qu'on leur prépare à Mayenne, à Louvain. On les demande jusqu'aux confins • de la Pologne, d'où il est venu des novices pour la famille.
Toutes les maisons qui furent fondées, il y a quelques années, se sont développées; celle de Bennes a reçu jusqu'à trois cents pauvres; elle a été transférée à un vaste, établissement qui servait autrefois de manufacture de toiles pour l'Etat. Après diverses acquisitions de terre et de grandes constructions exécutées durant ces dernières années, ce nouvel établissement est de nouveau trop étroit. La maison de Laval, qui n'était destinée qu'à vingt-cinq vieillards, en a cent vingt aujourd'hui. Vous trouveriez à peine un asile occupé par les Petites- Sœurs où l'on n'ait bâtit largement, et où les nouveaux bAlimenls ne soient remplis au point d'appeler de nouveaux agrandissements, et cependant les vieillards recueillis dans ces asiles n'ont point senti la disette de ces années.
Des détails analogues à ceux qui ont été publiés sur quelques-unes de ces maisons se sont reproduits dans chacune d'elles dès leur début, et souvent pendant le cours do leur existence, et chaque jour amène quelques nouveaux bienfaits comme les enfants qui s'abandonnent a ses soins.
La règle, le modo d'existence, la simplicité des fondations sont restés ce qu'ils étaient aux premiers jours do la famille.
L'approbation solennelle du Saint-Siège, qui intervint le 9 juillet 1854, consolida l'institution et l'autorité de l'abbé Le Pail- Jeur, dont Dieu s'esi servi pour fonder et conduire cette nouvelle famille, qui semblait manquer aux bonnes œuvres que lo Saint-Esprit inspire et que la charité enfante chaque jour.
La reconnaissance par l'Etat qui a eu lieu le 9 janvier de cette année 1856, a régularisé la situation temporelle des Petites-Sœurs des pauvres. Qui pourrait douter aujourd'hui que la main de la Providence a dirigé ce mouvement, et qu'on doit à elle seule ces bénédictions auxquelles les fondateurs de l'œuvre n'eurent osé prétendre ? C'est ainsi que l'expérience porte toujours des nouvelles preuves de la fécondité et de la sainteté de l'Eglise, qui sont les marques de sa céleste origine. Ces pieux asiles qui offrent tant de ressources pour les besoins et pour les infirmités corporels, deviennent les portes de la bienheureuse éternité
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l»jur uno foule d'individus «me l'ignorance, les mauvaises habitudes, les compagnies funestes auraient vus expirer dans l'indifférence, dans l'irréligion, et peut-être dans le désespoir. (1)
PHILIPPINES 'Rr.uoirasrs oblates), â Jionif.
Il y a a Rome un monastère «le religieuses appelées Philippine*: , pane qu'elles sont >«>us le patronage de saint Philippe de Néri, fondateur des prêtres de la congrégation de l'Oratoire, appelés vulgairement Philippins, qu'elles ont pris pour leur protecteur. Elles lirent leur origine d'un fervent Chrétien, fabricant de gants, appelé Rutilio Brandi, qui vint de Sienne, sa patrie, pour s'établir h Rome, où il eut le bonheur de se mettre sous la conduite de saint Philippe. Pénétré de son esprit, il continua, après sa mort, de '•onduire dans la pratique de la vertu la jeunesse abandonnée, et à y maintenir ceux qui Avaient eu le bonheur fie l'embrasser. Hutilio, s'élant associé à son ami Antoine Véla de Vicence. commença par élever dans la piété, on les réunissant chaque jour a des heures fiies, tous les enfants qui manquaient d'éducation et d'instruction religieuse. Rutilio, Voyant qu'il relirait peu de fruits de ses efforts, en fut vivement affligé. Un jour que, étant en prières, il se recommandait avec ferveur a saint Philippe, celui-ci lui fit connaître, dans une vision, qu'il devait abandonner le soin des garçons pour se dévouer au soin des petites filles.
Rutilio communiqua celle vision a Véla, êl ayant choisi, en 1020, quelques jeunes filles pauvres de bonnes mœurs, et appartenant à des parents honnêtes, ils les placèrent dans une maison conliguu a l'oratoire fie la confrérie des Cinq-Plaies, derrière la rue Julio, dans le quartier Régola, sous l'autorité d'une dame prudente el pieuse, pour ks élever dans la piété, dans la vertu, et leur Apprendre les travaux manuels propres a leur sexe. Ils obtinrent la faculté d'ouvrir 'me fenêtre correspondante à l'intérieur de l'église de l'Oratoire, afin de pouvoir entendre la sainte Mossc sans sortir de la maison.
Observons que cette église avait été bfltie i>f.r le même Rutilio Rrandi, comme oratoire destiné a la confrérie des Cinq-Plaies du Rédempteur, pour lesquelles il avait une grande dévotion. Elle fut d'abord dédiée a saint Trophirne, dont on invoquait la protection dans les maladies de la goutte. Elle fui dédiée ensuite a saint Philippe Néri, dont elle porte le nom, et c'est la seule qui lui soit consacrée h Rome. Le tableau du saint titulaire, qu'on y remarque, est une copie de celui du guide Rémi. Philippe Zdcchclti a peint saint Trophime dans lo .f/ardent où il guérit un goutteux; le crucifix «fi relief est une f.euvre moderne iran*porlee dans celle église des grotte* du V.unaii.
Dan* l'Oratoire, le Suiveur, qui est couvert de plaies çl soutenu par nu an-r, e^l Wrihtlé h Frédéric /un an. <m célèbre, le
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20 mai. la fête de saint Philippe Néri, et. le 27 juin, celle de saint Sévère, petit enfant qui soutînt le martyre, et dont on y vénère le corps.
Quelques pieux habitants de Florence, ayant voulu se vouer à de bonnes œuvres, et se rendre agréables h Dieu, se réunirent a Rome, dans une église hors la porte Angélique, dite de saint Jean de Spinelli ; ensuue, ils s'érigèrent en compagnie, el se mirent sous la protection de saint Jean-Raptiste, en mémoire de son séjour dans le désert. Ili nommèrent Rutilio Brandi pour supérieur perpétuel ; ils se réunirent ensuite dans l'église de Saint-Simon et de Saint-Jude, et, pjus lard, dans celle do Saint- Ri*gio de la Fossa, jusqu'à ce que Rntilio eût fait construire, 5 ses frais, ladite église et la chapelle, el qu'il y eût établi celte congrégation. Vers l'an 1617, Paul V l'érigea canoniquement en confrérie, et en approuva les constitutions et les statuts. Les frères ne portent poinl d'habit, à cause de la défense qui leur en est faile; mais ils peuvent, toutefois, accompagner à leur dernière demeure les cadavres de ceux qui font partie de leur société.
Le nombre des jeunes filles, ayant considérablement augaienté, on les transféra à une autre habitation, appelée de Masseini, située sur l'égoût, près de l'église de Sainte- Lucie, dans Te même quartier de la Régola. De là, elles passèrent dans une ma bon ronliguë au palais des Incoronati, dans le même quartier, parce que François Radiso la leur avait laissée par testament. On lui donna le nom de Conservatorie, et on choisit quelques-unes des tilles les plus anciennes pour aider la directrice dans l'administration de la maison.
Rutilio, voulant donner un habit aux directrices, recourut à saint Philippe, qui lui apparut de nouveau, avec une religieuse habillée de noir, avec un rochet blanc sur la robe noire, ceinte d'un cordon blanc, avant une croix noire, d'une palme de longueur environ, sur la poitrine, avec une guimi'e carrée, la tôle couverte d'un voile blanc et d'un voile noir, semblable à la ligure nue le P. Bonanni en présente dans son Catalogne des ordres roligieax, partie 2*, page 132, d^s religieuses dites Philippines.
Dès ce moment, 24 filles, choisies parmi celles qui étaient dans le Conservatorio, furent ainsi vêtues avec la permission Je Mgr le vire-gérant, et firent entre les mains de leur confesseur la promesse de persévérer dans la chasteté et dans l'obéissance, re qu'ont continué de faire, jusqu'à ce jour, toutes relies qui sont entrées dans cet in>titul. Une des 2V fut élue prieure, et elle* com-nencèreiU, dès ce moment, a s'appeler religieuses de Su ut-Phi lippe ou Philippines mais Antoine Véla, ayant quitté Rome, el Rutilio, étant mort au mois de février 1621. cinq personnes honorables, que Rulilioawil désignées avant sa mort, prirent la surintendance du Cnnservatorio. Elles furent confirmées, dons cet emploi, par lo vicc-géraof,
Iitël PHI DES ORDRES
Mgr Jean-Baptiste Altierî , avec l'autorité apostolique d'Urbain VIII, qui leur donna la règle de Saint-Augustin. Le frère de co Souverain-Pontife, le cardinal Barberini, du titre de Sainte-Onuphre, laissa a ces religieuses une pension de 25 écus par mois pour acheter de la laine, de l'étoupe, du ni, afin qu'elles pussent toujours se livrer aux travaux de leur sexe.
A ces cinq députés, on en ajouta quatre autres, dont un fut l'avocat Honorati, qui, étant entré dans la prélature, eu 16V7, fut désigné, par ses collègues, pour leur supérieur. C'est pourquoi, depuis celte époque jusqu'à ce jour, un prélat les a toujours présidés.
En 1649, Innocent X désigna pour premier protecteur du Conscrvatorio le cardinal Christophe Vidman, d'origine autrichienne, mais né à Venise, auquel succéda, après sa mort, en 1660, le cardinal Jules Rospigliosi de Pistoie, qui, ayant été élevé, en 1667, au souverain pontificat, avec le nom de Clément IX, céda sa qualité de protecteur à son neveu le cardinal Jacques Rospigliosi. Celui-ci transféra les religieuses Philippines du palais des fnooronati et de Sainte-Lucie de l'Egoût à l'église et au couvent de Saint- Jean et de Saint-Paul, sur le mont Celius, dans le quartier Campitelli. Ces religieuses y demeurèrent jusqu'en 1672, époque où ••elles du tiers ordre de Saint-François, qui demeuraient dans le monastère de Sainte- Croix, situé sur le mont Citorio, dans le quartier Colonna, ayant été transférées à celai do Saint -Bernardin de Sienne à la Suburra, le même cardinal Jacques Rostigliosi acheta, pour les Philippines, le monastère du mont Citorio, où elles habitèrent jusqu'en 1695, époque où il fut incorporé à la fabrique de Curia Inocenziana. Piazza, dans son Usevologio Romano, traité iv*, chapitre 12, en parlant des pauvres filles de Saint-Philippe de Néri, dit que l'église des Franciscains du mont Citorio avait été bâtie en 1300; qu'elle avait dû former deux maisons, l'une dédiée à la Croix, et l'autre à l'Immaculée Conception, qui furent réunies par saint Pie V, en obligeant les religieuses à faire des vœux solennels; mais les Philippines, en étant devenues propriétaires, dédièrent l'église à saint Philippe Néri. Il fait connaître aussi lo but de ce pieux institut. Il se composait de 100 petites filles, et de 20 religieuses, qui y demeurèrent jusqu'à l'incorporation dont nous venons de parler. C'est pour cela quo les Philippines furent obligées de retourner à l'antique habitation du palais Incoronati. Pendant que le cardinal Camille Cibo était leur protecteur, on jeta les fondements d'un nouveau monastère, dans un lieu voisin de la basilique Libérienne de Sainte-Marie- Majeure, rue Pauline, dans le quartier Montt, ou était une maison de plaisance de la famille Sforza. L'édiîice fut commencé avec une grande raatfnitioence; mais il resta impartait, parce que le cardinal Cibo renonça a sa qualité de protecteur. Cependant, en 1739, les relift) Vov. à la On du vol., n" 183.
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gieuses se transportèrent dans la nouvelle maison, qu'elles réduisirent, et accommodèrent le mieux qu'elles purent. Ce fut pendant que le cardinal Marcel Passeri était leur protecteur, sous le pontificat do Clément XII, qui avait été le protecteur et le bienfaiteur des Philippines, quand il n'était que le cardinal Laurent Corsini.
Les fidèles fournissent des secours abondants à ces religieuses, et leur piété leur vient en aide dans tous leurs besoins, parco que, ayant été obérées par les dépenses occasionnées par la construction de leur monastère, elles ne furent plus en état d'é- •ever les petites filles selon le but de leur institut, du moins elles n'en eurent plus qu'un petit nombre. Quoiqu'elles n'eussent point d'église publique, elles récitaient chaque jour l'Office divin, entendaient la sainte Messe, et se livraient aux autres exercices de piété, dans celle qui était interne, et dé» diéo à saint Philippe Néri.
Mais en dernier lieu, le k septembre 1842, le nouveau protecteur de ces ornâtes, le cardinal Jacques Brignoles, assisté d'un nombreux clergé, consacra avec beaucoup de solennité l'église, ce qui fut un grand sujet de consolation pour toute la communauté. Cette église, qui est sous le monastère, a de petites dimensions : il y a trois autels, et tous les murs sont peints à la détrempe. Aujourd'hui, les religieuses continuent À donner l'éducation. Elles sont dirigées par •eur confesseur, qui est un prêtre séculier, et par le cardinal protecteur.
Leurs règles et constitutions ne les obligent point sous peine de péché, ni mortel, ni mémo véniel , quoiqu'on les exhorte à les observer fidèlement. Ce fut Benoit XIV qui approuva leurs règles. Elles se réunissent au chœur pour la récitation de l'Office des Cinq-Plaies de notre Sauveur et ensuite des quatre heures canoniales , après lesquelles elles sont tenues de dire cinq Pater et cinq Ave à la divine Providence* de faire l'oraison mentale, en prenant le» sujets dans la vie de Notre-Seigneur Jésus- Christ pour les jours ordinaires de l'Evangile du jour pour les dimanches et dans la vies des saints les jours de leurs fôtes. Aux heures fixées par les rubriques, elles récitent au chœur Vêpres et Compiles, cinq Pnter et cinq Ave Maria l saint Philippe Néri avec l'oraison propre.
A l'heure fixée par le règlement et avant le souper, elles psalmodient au chœur Matines et les Laudes et récitent à la fin sept Pater, sept Ave en l'honneur de saint Joseph, les litanies de la sainte Vierge et le Salve Regina; il est inutile d'entrer dans d'autres détails >ur leurs autres exercices.
Piazza parle des Philippines dans l'ouvrage déjà cité, il en est fait mention aussi dans le Opori pia di Roma, page 183.(1)
PHILO MÈNE (Congrégation des Soeurs de SAINTE-).
Sainte Philomène est une de ces généreuses martyres dont le nom et la gloire onl
1083 MU nicTio
été pendant quinze si (•♦:k,s ensevelis «Ions les catacombes de Home. Le corps de ci • 1 1<» jeune vierge fut découvert le 25 niai 1802, et transporté en 1805 à Mugnano. pot i to ville du mvni.inio de Napies. Il .s'opéra tant de ju-oili^fîs par l'intercession tic ia nouvelle ^aiiil<\ la dévotion des peuples à son égard prit tant d'accroissement, (pie le Souverain Pontife drégoire XVI permit à plusieurs églises d'en faire la le te chaque année le onzième jour du mois d'août. Peu à peu ia Tram e s'unit à l'Italie pour glorifier sainte Philomène et rendre borneoir à quelquesunes de ses reliques. Objet de t r« 1 1 1 de pieux désirs, une do ces précieuses parcelles fut destinée à trois pauvres lilles du diocèse de Poitiers, qui s'étaient unies par les liens de piété, sans se douter des intentions que la Providence avait sur elles.
(Je fut le 22 du mois d'août 1835 «pie se forma la petit novau de celte association, s ' mis le litre de Pauvres filles de !a sainte lien/? et <le sainte Pltilnni''ne. Leur pauvreté était, en ell'el, luen absolue, et elle ne leur permettait de former aucun projet d'avenir ; deux même d'entre elles étaient inlirmes, et pourtant d'autres filles résolurent de partager leur sort.
Klles furent encouragées par le U. P. Desliaies, supérieur des .«murs de la Sagesse et par la sojiir SaiiiMïoruard. du même ordre. Lorsqu'on les jugea préparées au fleure de vie qu'elles voulaient embrasser. Mgr de Houille, évé pie de Poitiers, plein de boulé pour elles, les autorisa, en 1838, h s'établir dans une maison de la paroisse •Je Saiut-Heiioit de Ouinçay ( 1 j, pies poiriers. KHes prirent Ihabit religieux et liront leurs premiers vaux le 2 février 1830, l'Ole de la Purification de la sainte Vierge.
Les Suon s de Sainte-Philoinène séjournèrent pendant quatre ans à Sainl-Henoil ; puis, |eur nonil)re s'étant augmenté, elles sont venues en 18V2 habiter !■• .louiaine de Salvert, où Mlle Pauline Dauvilliers dont la charité s'étend à un si grand nombre (l'o.'vres bienfaisantes, a fait lîïhir une vaste maison.
M. l'abbé (îaillard, qui jusqu'à ce moment f:\ait partagé ses soins entre l'hôpital général de Poitiers et la communauté naissante, lut autorisé par .Mgr Ciuilion à ne s'occuper que de celle-ci; il prit en même temps la direction d'une petite colonie agricole de garçons établie dans !a maison prim ipale du domaine de Salvert. Kn 185i, la fondatrice assura aux sieurs la maison qu'elles habitent et les terres qui l'environnent, et leur institution, approuvée par .Mgr Pie, fut reconnue par le gouvernement.
Klles sont aujourd'hui ( 185G) au nombre de quarante-huit sU;u;,s propres; elles éle-
ft' ('■>• fol dois ce .|!|,» s.-iinl H.moil, lie Sam o ie en Palestine, ava.i mené une vie de solitude et île péoitcin .• dans une reiraile ipi'il avait «Tmsee dans le roc. A h >uile île |>- r>ccii|ii>ns vinlenics, il avait résigne s., hante dignilô. e| ai lire parla c''orieos,< rrpitl.it ton <l. >;isni lli'anv. il vue.
SAIHK PIE
vent cent petites filles, et tiennent *e ménage de la colonie agricole; elles ont a P«ntiers une maison pour la surveillance de leurs petites lilles platées en ville.
Statuts de la connréuntian des Sortir» de Suinte- Pli i l o m nie.
Dès hoir premier établissement, les Sortir* de Sainte-Philouiène eurent h élever de petites filles pauvres de tout Age. On leur Apprend surtout leur religion , les travail* d'aiguille et même les travaux cliani| êtres ; on leur donne le plus essentiel de l'instrin lion primaire; cependant les so-urs ne sont pas destinées à aller par trois ou qwu:e tenir des classe* dans les campagnes: d'autres congrégations remplissent admirable, ment cette sainte omvre. Kn considérât leurs premiers commencements, les su'<w> ont compris «pie, pour se conformer à l'auvre de la Providence, elles ne devaient exiger de leurs novices ni fortune ni grar. k instruction; on ne leur demande que d'avoir eu toujours une conduite honorable et de vouloir "mener une vie pauvre et laineuse, coin lier sur des paillasses, manger du gros pain, laver la lessive, sogncr-i.ï basse-cour, et même, selon leurs forces, cultiver le jardin, en un mot gagner leur vie par un travail assidu.
Les suons se proposent d'imiter la sainte famille de Nazareth, les fatigues de Joseph, la pureté de Marie, l'obéissance de PHrifanl Jésus. Les soins que la sainte Vierge donnait a l'Knfanl Jésus sont le modèle de ceut que les sieurs doivent donner à leurs [*■tues élèves. Lorsque celles-ci sont granit'.1*, ou les rend à leur famille, ou on les pL3'" à gages, dans des maisons honnêtes ; sieurs continuent de surveiller ces jeun"* personnes, et, h moins d'im onduite grive, elles les reprennent h la communauté •>:: cas de nécessité.
Costume desS<rur$ de Saintc-Philomène.
Le costume des sœurs de Sainte-Pli mène ressemble à celui des lilles de Croix: c'est à peu près la même eodfurett la même cape ; seulement tcur tablier ot bleu, et leur robe couleur carmélite en lain; brune, sans ceinture. Klles portent une cro i de. bots noir garnie de cuivre, dont leclin>t est de même métal, et qui est suspendue 1 1 cou par un galon de laine noire. Un rosaire est attaché a leur côté gauche. '2)
PIK IX (Oltl)HK 1)K CHEVALERIE de), àRoiAt.
eir. iv.
Pour en perpétuer la mémoire.
« Les Pontifes Humains, nos pré f tenseurs, dont la sagesse savait découvrir ^u- " fruits abori.Jants produisent ordinaires r:i
iiSniiulre le iletensour de la fui dos ijm'iI ■1p;,r< son tei.no .i Colliers, à la suite de son ov:i "i
Pliry^i--. Il i 1 1 u l à la lin du IV siècle. Sur si
mmiie vénciée s'éleva plus lard un mona>t. re jui, rte von nom, s'appela Snim-ttcnoit de Ou ricu il1 l'.'.v i la !::> ilu vol., n" 18 1.
m PIE DES ORDRES
parmi les hommes les honneurs et les dietinrtions ont cru digne de leur ministère apostolique d'accorder des signes extérieurs d'honneur à des actions d'éclat pour enflammer le cœur d'un désir ardent de se livrer a l'étude, de se vouer à toutes les sciences, et à la pratique de toutes les verlus; c'est pourquoi ayant été par la faveur de la clémence divine investi du souverain pontificat, non-seulement pour le salut éternel des âmes, mais aussi pour le bonheur du peuple qui nous a été confié, pour atteindre un but si grand et si sublime, marchant sur les traces de nos prédécesseurs, surtout de Pie IV, qui, instituant un ordre de chevaliers, voulut l'appeler de son nom Piane, et ajouter plusieurs titres de noblesse, nous avons résolu d'établir des marques d'honneur qui couvrent d'un éclat particulier ceux qui en jouiront, et qui servent non-seulement par le bon exemple, mais )>ar l'émulation a multiplier les bonnes actions parmi les hommes et les excitent à tien mériter du Saint-Siéçe. Les éclatantes manifestations d'amour qui nous ont été données dès le commencement de notre pontificat, les marques de soumission et de dévouement à la suprême Chaire de saint Pierre, offertes à notre humble personne, nous permettent d'espérer que le Seigneur bénissant notre dessein, nous pourrons l'accomplir en faveur de ceux que ce projet intéresse et qui y répondent par leur reconnaissance.
* C'est pourquoi par ces présentes lettres apostoliques nous créons et nous établissons un ordre de chevalerie, qui, en renouvelant la dénomination introduite par notre prédécesseur Pie IV, l'ordre Piane, portera aussi notre nom. En lui conservant ce nom, i:ous ayons voulu surtout donner aux hommes illustres qui y seront rei;us une marque particulière de notre bienveillance.
« L'ordre sera divisé en deux degrés, l'un de chevaliers de l" classe et l'autre de chevaliers de 2* classe. Ceux qui seront admis parmi les chevaliers de 1" classe jouiront du droit de transmettre à leurs enfants leur litre de noblesse, et le titre de noblesse des clievaliersdeii'classescra personnel. La décoration propre de l'ordre en or aura la forrao d'une étoile divisée en huit rayons, couleur azurée, portant au milieu une petite médaille sur un champ d'émail blanc, où sont écrits ces mots en lettres dorées Pie IX ; un corde d'or entourera la médaille; dans le cercle sera écrit en lettres bleues cet épigraphe : A la vertu et au mérite, de l'autre tôle de la médaille on écrira : An 1817.
« Les chevaliers de 1" classe porteront cotte décoration à un ruban suspendu au 'ou; ce ruban sera de soie couleur azurée, séparée par deux bandes rouges sur chaque liord. Les chevaliers de 2* classe porteront la même décoration d'une plus petite dimension, suspendue à un ruban semblable, mais placée sur le côté gainhe de la poitrine. Outre cela, les chevaliers auront un babil spécial de couleur bleu de ciel, avec
RELIGIEUX. PIE lÛSfl
bandes rouges aux bords cl ornements en or, qui varieront suivant le grade des chevaliers, plus grand pour ceux de 1" classe suivant Je modèle propre à chaque classe. Les chevaliers de 1" classe pourront aussi obtenir le droit de porter au côté gauche de la poitrino une grande médaille d'argent semblable à la décoration ; nous déclarons cependant qu'aucun chevalier ne pourra user de ce privilège qu'avec notre expresse autorisation. Nous nous réservons ainsi qu'à tous nos successeurs le droit de nommer les chevaliers, et d'accorder a ceux de 1" classe le privilège de porter la grande médaille d'argent, ci-dessus mentionnée. En instituant cet ordre, n'ayant pas l'intention de nourrir la vanité ni d'enflammer l'ambition, mais ne nous proposant que d'offrir une récompense à la vertu et au mérite, nous avons la pleine confiance que tous ceux qui seront honorés de ces décorations répondront aux dispositions bienveillantes du Souverain Pontife envers eux, et nu suffrage des gens de bien, et qu'ils s'efforceront d'augmenter l'éclat de cet ordre.
« Ce que nous décrétons et déclarons , nonobstant toute disposition quejconque qui y serait contraire» fût-elle digne d'une mention spéciale.
« Donné à Rome b Sainle-Maric-Majeur? . sous l'anneau du pêcheur le 17 juin 18V7, la première année de notre pontificat. »