‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 223 sur 323 · PRE · texte numérisé non relu

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al'aveque diocésain, et pour .e civil, aux majristrats des lieux qu'elles habitent.

19* On a joint à la congrégation des sœurs converses, ou nn tiers ordre, dont la fin est le service de la maison mère et des plus grands établissements, des œuvres de chariié auxquelles la congrégation se livre et pourra se livrer par la suite, de faire les étales dans des paroisses délaissées de la canijagne ou des écoles gratuites quand on les en juge capables.

Elles sont sous l'entière dépendance de la supérieure générale, et assujetties au régime et à toutes les règles communes de I» congrégation.

La plupart de ces sœurs converses sont reçues sans payer aucune dot. Le maximum <Je celles qui peuvent en payer une est de quinze cents francs.

Les présents statuts ont été souscrits par leutes les sœurs de la congrégation qui s'y sont soumises avec joie.

PRÉSENTATION DE MARIE (Soeurs de la), A Sainte-Marie de Monnoir.

Le Canada, pour avoir cessé depuis bientôt cent années d'appartenir à la France, n'a [« cessé d'être uni à nous par les liens de \d foi, que les vicissitudes do la guerre ne réussissent pas a briser comme ceux de la nationalité. Aussi la dernière communauté par ordre de date, établie dans celte partie privilégiée de l'Amérique, a-t-elle été fourme par une de nos provinces, comme la première l'avait été en 1639 par la ville de Dieppe.

A la demande do Mgr Jean-Charles Prince, eveque de Saint-Hyacinthe, six sœurs de la Présentation de Marie ont quitté, le 21 septembre 1853, leur maison de Bourg-Saint- Andéol, diocèse de Viviers, pour venir fon- <lpr une maison de lenr ordre à Sainte-Marie rte Monnoir. Ce furent Rosalie Borgel, sœur M.^rie Saint- Maurice , supérieure; Antoinette Saint-Etoile, sœur Marie Saint-Marc, assistante; Elisabeth-Joséphine Roman, sœur Mine du Bon-Pasteur; Louise -Sophie- Lmilie Dantan, sœur Marie Sainte-Clarisse; Mine-Ros.flie Hours, sœur Marie Saintl'U'bert, Pétronille Depi^nv; sœur Marie ^iilînges; ces trois dernières n'étaient que postolantes. Elles étaient conduites |»arlenr Jjipérieure, Mme Rosalie Borgel, sœur Mflne-Saini-Maurice, et dans un de nos jojagesen Amérique nous avons eu la bonne wtu»e de faire la traversée du HAvre à f*w-York dans l'édifiante compagnie de ces yeuses sœurs. Bn les voyant Affronter cou- ' ^eusement les dangers de l'Océan, s'expoaux insultes d'hommes grossiers, ennemis de lenr foi, quitter sans regrets fa- «wleet patrie, sans autre mobile que l'amour de Dieu et la charité pour le prochain, nous pensions que, plus de deux siècles "gravant, les Hospitalières, les Ursulines « Mme de la Pelirie naviguaient péniblement sur les mômes flots, soutenues par un ' wblable dévouement, et nous admirions sainte religion qui, seule inspire ces

vocations angéliques, en apprenant que le bonheur se trouve dans lo sacrifice. Les religieuses ne sont plus exposées comme autrefois au scalpel ou au bûcher des Iroquois; mais en venant au Canada, elles livrent leur réputation sans tache è la calomnie du fanatisme protestant qui les accuse de crimes abominables dans Louise, ou la Religieuse canadienne; les terribles révélations de Maria Monk, ou dans les discours cyniques d'un Gavazzi.

Les bonnes sœurs de la Présentation n'eurent pas Ja peste à soigner à bord du Humboldt qui les portait, comme l'avaient souvent eu leurs devancières du xvn* siècle. La brièveté de la traversée, le confortable relatif d'un beau steamer, forment un contraste avec les navires pesants et infects qui mettaient tant de mois autrefois à franchir la distance de Dieppe a Québec. Mais à voir l'intrépidité avec laquelle ces saintes filles se maintenaient sur le pont par les plus gros temps, s'y trouvant alors mieux isolées pour y chanter ensemble des hymnes et des cantiques, on comprenait qu'elles auraient de grand cœur commencé leur mission charitable en assistant dans leurs maladies l'équipage et les passagers.

Lorsque le pont était déserté de tous, nous nous plaisions A nous approcher du groupe des jeunes religieuses, pressées l'une contre l'autre au pied du mât, comme en un nid d'oiseau, entrelacées dans les bras les unes des autres, cramponnées aux cordages et recevant sans sourciller les raûales d'eau de mer. Dans les ennuis et les anxiétés du voyage, leur inaltérable gaieté était pour nous un phénomène, et elle prouvait combien le cœur de ces vertueuses filles était 1 la hauteur de leur sublime mission t

Aujourd'hui les sœurs de la Présentation sont installées dans le diocèse de Saint-Hyacinthe. En outre d'une école qui compte cent élèves, elles ont ouvert une école normale pour l'éducation des maltresses d'école; elles ont déjà six postulantes, et elles ont établi, dans le courant de 1855, des missions de leur ordre à Sainl-Hughes et à Saint-Aimé, dans le même diocèse.

L'Instilution de France remonte à l'année 17%, et c'est à l'éponue môme où la terreur avait banni toutes les communautés religieuses, et où le culte catholique était proscrit, c'est en ce temps que Mme Marie-Anne Rivier résolut de fonder un nouvel institut pour remplacer, autant que possible, tant d'instituts détruits par la démagogio triomphante. Sa première maison était située h Thueyts, et la maison mère fut transférée, en 1819, au Bourg-Saint- A ndéol, dans un ancien monastère de la Visitation. L'approbation canonique du Pape Grégoire XVI est de 1836. Mme Rivier, née à Monlpézat, diocèse de Viviers, le 19 décembre 1768, est morte le 3 février 1838 : elle a été déclarée Vénérable par le Saint-Siège, et son procès en béatification se poursuit activement à Rome.

1139 PRE ■SAINT-JOSEPH DE CLl'.NY, (congrégation

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