‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 225 sur 323 · PUE · texte numérisé non relu

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!• Une supérieure générale qui administre l'institut et qui nomme, pour trois ans, après jroir pris avis de son conseil, les supérieures prorinciales et locales, auxquelles elle donne une mesure plus ou moins grande d'autorité, vIûq qu'il est expédient pour le bien des provinces et des communautés. Elle est aidée dira son administration par deux assistantes, qui forment comme son conseil privé, mais atec voix consultative seulement, et qui s'occupent avec elle de la direction des affaires ordinaires et courantes.

2* Un conseil appelé conseil général, composé de six membres, élus, comme la supérieure générale, par les suffrages de la congrégation, et décidant, avec voix délibérative, ie toutes les affaires importantes de la société. C'est au sein de ce conseil que sont choisies les deux assistantes de la Mère gé-

3* Un chapitre général formé des représentantes de toutes les parties de l'institut. A «î chapitre son* portées, pour y être résolues, les affaires tout à fait majeures, celles par exemple qui regardent l'interprétation, I application des règles, la confection ou la iDodiGcation des règlements du coutumier. Il appartient aussi au chapitre d'élire la supérieure générale et les conseillères.

Considérée dans son ensemble, et à cause «le son caractère d'universalité, la congrégation, ainsi qu'il a déjà été marqué dans I aperçu historique, est sous la dépendance immédiate du Saint-Siège, par l'intermédiaire d'un cardinal-protecteur, à qui, de temps en temps, et périodiquement, sont adresses des comptes rendus relatifs à sa situation. Néanmoins, pour ce qui concerne les établissements particuliers, chacun d'eux est soumis aux ordinaires respectifs.

Set établissement. La congrégation, qui compte présentement un personnel de 1 ,.123 religieuses, tant de chœur que converses, possède 135 établissements, répartis, comme en l'a déjà vu, dans toutes les parties du monde.

En Europe. Le principal établissement est relui de la maison mère située à Paris, au faubourg Saint-Jacques, 57, résidence de la supérieure générale et du conseil. Par suite de cette destination, il a toujours un personnel flottant plus ou moins considérable, puisque c'est là que s'opèrent tous les mouvements de la société, en fait de départs, de rentrées, de mutations. Il comprend, en outre, un noviciat, qui se compose d'ordinaire de 80 » 100 personnes, tant postulantes que novices.

Cette maison est dirigée par les Pères de la congrégation du Saint-Esprit et du Sainlllœur'de Marie, qui donnent également leurs soins aux maisons des pays d'outre-mer dans lesquels ils possèdent eux-mêmes des établissements. La presque identité de fin et d'œuvresdes deux sociétés, tant en France que dansées colonies, a établi entre elles des relations particulières, une sorte d'union que la révérende Mère fondatrice avait vivement dési-

rée, et même commencée, de concert avec le ILP.Libei *mann, de sainte mémoire, fondateur et premier supérieur général de cette pieuse congrégation du Saint-Esprit et du Saint- Cœur de Marie. La mort, en les enlevant presque en môme temps l'un et l'autre, laissa à leurs successeurs immédiats le soin de la réaliser d'une manière plus intime, et sur une échelle plus étendue pour le plus grand bien de l'institut, qui puise à cette source, avec l'unité de direction, les vrais principes et la séye de la vie religieuse.

La congrégation possède encore à Cluny, au diocèse d*Autun, un autre noviciat, alimenté d'ordinaire par un grand nombre de novices et de postulantes venues du centre et du midi de la France.

Cette maison, si utile à l'institut, lui est chère aussi par ses souvenirs, car elle est en quelque sorte le berceau de la congrégation, qui, en 1810, vit s'y établir, auprès des restes de la célèbre abbaye bénédictine, le premier noviciat important qu'elle eût encore eu jusque-là.

Outre ces deux maisons de recrutement et de formation pour les sujets, la société possède un grand nombre d'autres maisons établies sur divers points de la France, soit pour l'œuvre de l'éducation , soit pour le soin des malades, conformément au but soécial do l'institut.

Les principaux établissements d'éducation sont ceux : de Paris annexé, à la maison mère, mais dans un local distinct de la communauté ; de Maisons-Alfort, au diocèse de Paris ; de Fontainebleau, Meaux et Lagny, au diosèso de Meaux ; de Senlis, Chantilly, Compiègne, Beauvais et Breteuil, au diocèse de Beauvais; de Quevilly et Dieppedalle, près de Rouen ; d'Alençon, au diocèse de Séez ; de Cluny, dans une partie de la maison consacrée au noviciat ; de Saint-Affrinue, diocèse de Rodez ; et de Limoux, diocèse deCarcassonne, tous occupés par des pensionnats florissants auxquels sont attachés des écoles, salles d'asile et ouvroirs orphelinats.

Autour de plusieurs de ces établissements, en particulier de ceux de Paris, Senlis, Beauvais, Fontainebleau, Cluny et Limoux, so groupent, dans un rayon qui ne dépasse pas vingt à vingt-cinq lieues, un certain nombre d'autres maisons d'éducation, particulièrement destinées à l'enseignement d'enfants appartenant aux classes ouvrières et pauvres, et parmi lesquelles il y a lieu de- citer, à cause de leur importance, celle du Creuzot, au diocèse d'Autun, et isolée d'autres établissements, celle de Brest, au diocèse de Quimper. Chacune de ces deux maisons, en effet, comprend diverses œuvres, telles qu'externats, écoles gratuites, salles d'asile et ouvrjoirs, fréquentés, dans l'une comme dans l'autre, par cinq ou six cents enfants ou jeunes personnes qui y trouvent, avec une éducation chrétienne, une instruction en rapport* avec leur position sociale, et même, pour certain nombre, une professiou.

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