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L'institut a encore, en Europe, une maison nn Italie, c'est celle de Home, fondée, en 18.Vi, ainsi qu'il a déjà été marqué.
Elle oiïro un intérêt particulier à la société, à cause do la bienveillance dont elle est l'objet do la part du gouvernement pontifical, qui lui a confié l'œuvre des orphelines du choléra. Elle compte aujourd'hui prés de KO enfants et se trouve parfaitement consolidée.
En Amérique, il y a lim de distinguer, parmi les établissements :
Aux Antilles françaises, iï lu Martinique, la maison do Saint-Pierre, située dans la ville de
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lonie. Elle comprend plusieurs œuvres importantes, telles que : un pensionnat pour les enfants des meilleures familles du pays, une succursale pour les classes moyennes, deux externats, deux écoles gratuites sur deux points diirérenls de la ville, l'une et l'autre fréquentées par trois à quatre cents enfants. Cet établissement sert aussi de maison principale aux seize établissements fondés dans Ja plupart des quartiers de l'île, et où les religieuses tiennent des écoles, enseignent le catéchisme aux femmes adultes, dirigent des associations de persévérance dues a leur initiative et à leur zèle, et exercent, en un mot, Un véritable apostolat religieux, au sein de Mandations que les institutions sociales ont aissées si longtemps sans aucune culture de '.line et de l'intelligence. Sans parler île rédhibition donnée à l'enfance, environ 4,01)0 personnes adultes sont l'objet de leurs soins et de leur dévouement, et c'est peut-être, de toutes leurs œuvres, celle qui est la plus fructueuse, et a laquelle Dieu attache le plus de bénédictions.
A la Guadeloupe, la maison de la Basse- Terre, chef-lieu de la colonie, et siège d'un évêc.hé. Cet établissement, qui occupe un très -beau et vaste local placé dans une situation magnifique, renferme un pensionnat des plus prospères auquel sont annexés une école gratuite et un ouvroir. Il donne, en outre, a litre de maison principale, l'impulsion et la direction à dix-huit établissements répartis sur différents points de l'ile, et dont les umvi es ont pour but l'éducation et l'instruction élémentaire des enfants, aussi bien que des jeunes fil les appartenant à la classe noire et à celle de couleur. Là se trouvent la même émulation de la part de ces communautés, le môme zèle et la même charité qu'on a observés à la Martinique, pour la régénération religieuse et morale do ces classes nouvellement émancipées, et les efforts des so-urs y sont couronnés d< s mômes succès.
Aux Antilles anglaises, ,\ l'île de la Trinidad, la maison de Porl-d'Espagne, qui a sous *a dépendance celles de Saint-Vincent et de Sainte-Lucie. Ces trois établissements ont à lutter principalement contre le protestantisme et ses diverses sectes, particulièrement dans les deux premières îles. Sous ce rapport, ils rendent surtout de précieux services aux la mi Iles catholiques qui, sans ce secours, ver-
raient la foi de leurs enfants bien «posée au contact de l'hérésie.
A la Guyane française, la maison de Garenne, au chef-lieu de la colonie, qui «ri dp centre à trois ou quatre établissements dont les œuvres sont plus variées qu'aux Antilles, en ce sens que la congrégation ne s'occupe pas seulement d'éducation, d'enseignement et de mobilisation, mais encore d'œurres touchantes de charité. Il était impossible qu'il en fût autrement, dans les lieux où s'exerça pendant plusieurs années le zèle si entreprenant, si actif, si plein de compassion, de la révérende Mere fondatrice. Elle y laissad'ailleurs le résultat de ses nombreux traviui, surtout :
1° A Mana, qui est le quartier le plus peuplé et le plus moral de la Guyane, et où ses biles continuent ses traditions, parleur bonté, par leurs sollicitudes envers les noirs ;
2° A l'Acarouany, où elle fonda un hôpital pour les lépreux, desservi par les sœurs, qui, s'inspirent des vertus de leur Mère, s'y montrent généreusement dévouées;
3" A Sinamary, où elles s'y occupent de ti »utes les œuvres déjà énumérées aux Antilles.
Il y a lieu d'ajouter à ces établissements déjà fondés depuis longtemps à la Guyane, une autre œuvre nouvelle h laquelle ki congrégation est appelée à prendre part, au moyen du concours de ses membres. CVst celle du pénitencier de femmes qui vaêire établi sur le Maroni, à quelques lieues de Mana, et qui reçoit, en ce moment, unewnniencement d'exécution, par le départ d'un premier convoi de 40 femmes parties sur la boire, le 28 décembre 1858, lesquelles sont accompagnées de quatre religieuses dont la missionjavait commencé, un mois auparavant, au port de Brest.
Aux îles de Saint-Pierre et Miquelon.dont le golfe de Saint-Laurent, la maison de Saint- Pierre, dans l'Ile de ce nom, qui comprend deux œuvres principales, un. hôpital et des écoles. gratuites, et à laquelle se rattache un autre petit établissement, situé à Miqueloo. I n pensionnat s'y fonde actuellement, soirs le patronage du gouvernement français, à qui appartient cette colonie.
tn Afrique, les principaux établissements à mentionner sont :
A l'ile de la Réunion (mer des Indes), la maison de Saint-Denis, au chef-lieu de la colonie, qui est aussi le siège d'un évecM Celle maison est la plus considérable de celtes que possède l'institut dans les pays d'out*mer, si l'on envisage le nombre de religieuses qu'elle emploie, qui est de 100 À 120, aùw que l 'importance des établissements auxqutls elle sert de maison principale. Elle est le centre d'une véritable province qui comprend 1 U ou 10 établissements 5 la Réunion, et trois autres h Mayolte, Nossi-Bé, Sainte-Marie de Madagascar. Outre les pensionnats, les école' qu'y dirige lu congrégation, les œuvti»
/ele auxquelles, comme dans toutes las cownies, se consacrent les religieuses en fovear
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des classes noire» et de couleur, l'institut coopta encore deux hôpitaux a la Réunion, ans que trois autres établissements dans les petites lies, près de Madagascar. L'insalubrito Ai climat de ces derniers pays, placés sous un soleil brûlant, les privations de tous genres, rien n'arrête le courage des sœurs charpies de ces Pénibles missions qui ont pour Mnoa-seuïemcnt de procurer aux malades les «oins qu'exige leur état, mais particulièrement encore de travailler à la eonversion de* indigènes, dont on recueille les enfants dras des écoles, afin de tâcher d'en faire des Chrétiens. Pour faciliter le succès de cette dernière œuvre, on obtient des parents que leurs riants soient envoyés à l'Ile de la Réunion mut tire élevés dans l'établissement dit de Viiaretljjenu également par la congrégation, ?ii s'occupe arrec une sollicitude toute spémie de cette entreprise intéressante au point Je me de la religion et de la civilisation. En IK8, on comptait à la maison de Nazareth, lui est placée, pour ainsi dire, sous le regard le la maison principale de Saint-Denis, dont ^ reçoit les encouragements, une soixante de jeunes filles malgaches recrutées t»n* les Iles ci-dessus désignées, aussi qu'à T ruatare, capitale delà grande île de Madafecar.
ACUe de Saint- Louis ou Sénégal et à Gove, dans La partie occidentale des côtes Afrique, les maisons de Saint-Louis et de l'Ile I' 'Infée, qui ont chacune les mêmes œuvres, ^oir, le soin des malades dans les hôpitaux, ' fa tenue d'écoles pour l'enseignement priwire et religieux des enfants appartenant, rt<<iue tous, à la population indigène ,#à peu ré la seule dont se compose le pays, qui ompte peu d'Européens. A Saint-Louis, on déplus, établi une sorte de salle d'asile, ->urv recueillir les enfants les plus aban- Ktfinés, les plus privés de secours, et les rcacber ainsi aux effets de la misère et du jamais exemple.
E% Asie, la congrégation possède les mainte de Pondichéry et de Karikal dans la -ft*qu'lle orientale de l'Inde. La première wpteudun pensionnat, un hôpital et des rules: dans la seconde, les religieuses se wfcBt entièrement à 1 éducation des Maladresses et autres indigènes du pays. Elles <oot qu'un soin unique, celui de convertir ■i âmes, de contribuer, du moins, par leur* fwaux, à arracher au paganisme, pour en m des Chrétiennes, les jeunes ûlles qu'elles •euveut attirer auprès d'elles.
E* Oeemie, la maison de Taïti fondée en H4, comprend on hôpital et des classes. Les creuses y ont moins à redouter la résistée que leur oppose le paganisme, que les 'forts laîts par les sectes protestantes pour "iver à dominer ces populations, chez les- Pielles elles remplacent l'ignorance par
'^crédulité.
Tous ces établissements d'outre-mer, oui icnncnt d'être énumérés, occupent actuellement un personnel de 439 religieuses de ufctitut, toutes sorties de France, a quelques
exceptions près ; car quelques colonies, particulièrement celles de la Réunion, de la Martinique et de la Trinidad, fournissent un certain nombre de vocations qui ont donné lieu à l'établissement d'un noviciat dans chacune des maisons principales que possèdent ces trois lies.