bap im;nc
Si les religieuses Baplistims lieu nient à Rome, à Gênes et partout où elles s'établirent, la Congrégation des prêtres séculiers Baptislins s'opposa a son tour a la ruine qui menaça l'Kuropo entière clans le dernier siècle. Lesrctigieuxfaisaicnl vœu de stabilité dans l'institut et d'aller en mission clans les nays hérétiques et inti ;èles, partout et toutes les fois que le président «le la Propagande l'ordonnerait; ils ne pouvaient prêcher dans les paroisses catholiques, ni y entcndiG les confessions des femmes ; ils avaient à leur tête un supérieur, qui était secondé par un vicaire. Ils étaient élus entre eux et ils prenaient possession de leur charge le jour de la Nativité de saint Jean-Baptiste. Il leur était défendu d'accepter aucune dignil.:
ecclésiastique. Ils ne doivent avoir que trois autels dans leur église. Ils observent la vie commune dans sa perfection. Outre les prêtres, il y adeslaïques ouconvers, qui portent Je nom de frères coadpileurs. Le I'. Da Salora, dans son Abrégé de l'histoire des Ordres réguliers, page 307 et suivantes, fait connaître les règles, la discipline et le genre de vie dos Baptislius. Enfui ces prêtres ont le môme costume que les prêtres de la mission ds Saint-Vincent de Paul, avec la seule différence que ceux-ci n'ont des boulons que jusqu'au milieu de la soutane, et que les autres eu ont jusqu'aux pieds. Mais les frères coadjuteurs portent une tunique, qui n «-si qu'un manteau court. Pio VI, le cardinal Spinelli-lmpériali , et autres, appartenaient à celle congrégation.
BAPTIST1NES.
Notice sur JeanneMarie-Ji'i(t(iste Solimuni, fondatrice des Ermite*.
Ce fut la vénérable Jeanne-Marie-Baptiste Solimani, qui fonda les Ermites de Saiut- Jean-Baptiste. Elle naquit en IGHg, à Album, paroisse située a l'est de la ville de Cènes, commo nous l'apprend Klaminius Annibal , dans son Abrégé de l'histoire des Ordres religieux. N'ayant que de réloignement pour les amusements de l'enfance, elle menait une rie retirée du monde et consacrée aux pratiques de la piété , ellemédiiait >ans cesse a Passion de Noire-Seigneur Jésus-Christ, et se recciaimandail sans cesse à sa très-sainte Mfre, pour obtenir sa protection. Elle n'avait que neuf ans qu'elle sentit un ardent désir de propager la foi catholique et de répandre même son sang pour faire briller son (lambeau a ceux qui ne la connaissaient pas. Brûlant de l'amour de Dieu, dont elle cherchait à enflammer le cœur des autres, elle réunit peu o peu quarante filles, qu'elle instruisait dans sa maison d'Album, sur les vérités éternelles, sur les commandements de Dieu, leur fa i saut suivre quelques pratiques de dévotion et leur conseillanfdes actes de mortnication. Ouoique ses parenis vissent avec .satisfaction une conduite si édiliaute de la part de leur enfant, ils crurent prudent de lui iléfeudie ces réunions de fil les dans leur maison ; mais Jeanne éprouva un si grand chagrin du relus
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de ses père et' mère, qu'elle tomba malade. On ne put lui rendre la santé quVn lui cédant une maison que la famille possédait dans un autre quartier, afin queiitpûl y continuer ses exercices. Les jeunes personnes se présentèrent en si grand nombre dans ce nouveau lieu de réunion. qu'elle «rut devoir diviser celle communauté en quatre classes, assignant à charnue les devoirs qu'elles avaient à remplir, comme >i elles avaient élé «les missionnaires. Ayant atteint l'âge île quinze ans, elle se consaci ;» par des vieux, comme « elles qui embrassent la vie religieuse ; elle lit vœu de virginité et d'obéis^am-c à ses parents : il lui avait élé déjà révélé qu'elle devait fonder un monastère Favorisée île visions surnaturelles, un jour qu'elle priaildans l'égli-e des Mineurs-Observanlins réformés, elle demandait instamment a Dieu de lui faire conii.titre dans quelle maison religieuse elle devait entrer; elle fut ravie en esprit, et elle vit deux anges qui, tenant entre les mains un habit île la couleur et de la forme telles que celui que les religieuses portent aujourd'hui, lui disaient : «Noilà l'habit de religieuse que Dieu vous a destiné.» Ede ne conqu it pas alors que ce fût l'ordre qu'elle devait embrasser, mais elle rendit grâces à Dieu, espérant qu'un jour il exaucerait pleinement sesAomx. Elle était dans si trenteunième année , quand un jour, se trouvant dans la maison de son oncle, dans un lien appelé la Castagne, après avoir leçu la sainte communion, elle vit, dans un ravissement, la très-sainte Vierge tenant entre ses bras l'Enfant-Jésus, ayant à ses côtés saint Jean-Baptiste, qui lui adressait ta parole, :>e plaignant de ce «pie, tandis qu'il y avait dans l'église un si grand nombre d'ordres religieux qui portaient le nom de tous les >aints , il n'y en avail pas un seul qui portât le sien ; il la priait donc d'en fonder un qui portât celui de Jean-Baptiste. L'Enfant-Jésus ayant consenti à sa demande le saint Précurseur ajouta : « Mais qui choisirez-vous pour l'instituer? » Le Rédempteur répondit : «Celtelille, «en nonimantSohmaiii, • sera celle que je destine pour l'exécution <le ce projet.» La vision disparut, et au môme instant une lumière céleste pénétra profondément l'esprit de Jeanne et y grava la règle qu'elle devait faire observer dans ce nouvel institut ; elle soumit au P. Athanase, Capucin . son confesseur cl directeur, toutes ces révélations.
Un an après, le P. Athanase lui ordonnait de mettre sa règle par écrit ; ce qu'elle lit aussitôt, quoiqu'elle n'eût jamais su écrire et qu'elle n-j sût former aucune lettre. Le religieux l'ayant donnée à copier à son vicaire général , elle fut jetée au feu, selon l'ordre que Dieu avait donné à Jeanne Solimani. Alors, sans être arrêtée par les obstacles , qui se présentaient en grand nombre, dit Ebura , elle va, le 7 juin 1730. à Monéglia, ou elle devait trouver, d'après la révélation qu'c Ile avait reçue, D. Dominique-François Olivier i, qui devait la
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diriger. Après avoir entendu le récit de tout ce qui lui était arrivé, l'arcbiprêlre lui or- •jomia de fonder un monastère d'Ermites, sous l'invocation et la protection de saint Jean - Baptiste. Dès lors, Jeanne reçut dans la maison de Joseph-Maria Muteldi quelque* jeunes Glles; elles comuienceiu î'obs*Tvation de la règle, vivent d'aumônes et (ont des vœux conditionnels de pauvreté « de chasteté, d'obéissance et de clôture. La réputation qu'acquit subitement cette communauté fut telle, que les sujets se présentant en très-grand nombre pour solliciter la faveur d'être admises dans la maison, il fallut eu chercher une plus spacieuse, qu'où Ut restaurer avec les secours qu'accordèrent des bienfaiteurs généreux.
L'année 1736, Ta Solimani se rendit h Gènes, pour traiter avec le doge et avec l'ardiff&jae d'une fondation de son institut. Doua Jérôme Garibaldi, Ambroise Dolora de Mooégiia et le prêtre Solari de Vicence, détinrent ses zélés protecteurs. D. Olivieri, pour se charger de la direction de la uiaiwo, renonçai à la place d'arebi prêtre, et se tita à Gènes. La fondatrice, désirant ardemment (aire approuver son Institut par Benoit XI V, laissa pour la remplacer Albrela, et (ut a Rome eu se faisant accompagner par un* de ses nièces, Antoinette Veruaua. Benoit XIV, sur la demande la plus pressante d'accorder son approbation à cet lusiitut , en conlia l'examen) è son propre cut{tf»eur, P. M.tnus Maulrabée, Barnabite, et Jeanne reçut bien tôt a près du chef de l'Eglise trois brefs apostoliques: c'est-à-dire un pour la fondation du nouveau monastère, iMtre pour l'approbation des règles, le troitteme contenant une déclaration sur les mêmes. Jeanne partit aussitôt pour Gênes, et entonna avec sa compagne l'hymne de la reconnaissance pour tant de bienfaits qu'elles recevaient de Dieu. La maison et les jardins deCbarlesGiustianini ayant été convertis en tu monastère, Jeanne s'y rendit procession- ■eliemeni avec sept de ses fil les, le 7 décembre de.lamêmeannée;putsellefutà l'autre monastère, où étaient tes Dominicaines, près des Cai'ucins , qui fut bientôt restauré par le moyen des aumônes. Le 20 avril 17Vt>, l'ar- < hevêque donna l'babil è la supérieure et à doute de ses compagnes, en plaçant sur la tête de chacune d'elles une couronne d'épines et une croix sur les épaules. Dès ce joor fut établie la clôture, et, changeant toutes leur nom, la fondatrice quitta son nom de Marie-Antoinette et prit celui de Jeanne- Uarie-Baptiste; puis huit sœurs converses prirent l'habit sous le nom de Baptiste*, et le 21 judletde la même année, elle fut choisie pour abbe«se fondatrice. Trois mois ajnt«s elle fut confirmée par une dispense da Souverain Pontife, afin qu'elle conservât ortie dignité tout le reste de sa vie. La règle exigeant dix mois de noviciat, le 13 août tiVJ, Mgr l'archevêque reçut la profession de ces sœurs. Enfin Jeanne Solimani, pleine de mérites et de vertus, mourut saintement
W 3 août 1738. Plusieurs miracles , après
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sa mort, furent la sanction de ses vertus et de ses mérites. Elle avait vu consolider son institut, dont les membres furent appelés Baptistines ou missionnaires de Saint-Jean- Baptiste, d'après le conseil de D. Olivieri. Cet institut fit de rapides progrès sous la direction et par le zèle de Marie-Claireitaptiste Vernazza , nièce de Jeanne Solimani. Elle fut a Rome en 1773. Elle se fit porter dans l'église de Saint-Nicolas de Tolentino, fonda un monastère de cette congrégation, et mourut le 12 juin 1783 , Agée de soixante-cinq ans. Ces sœurs Ermites ne reçoivent point de veuves, font les
3uatre vœux solennels, habitent dans de pètes cellules;elles portent une robe de lame couleur de la cannelle, une tunique en scapulaire et un manteau qui touche la terre; elles ceignent leur tunique avec une corde de crin, et se servent de sandales faites avec de la corde ; elles portent sur la tête on voile de couleur obscure, an lieu de voile blanc ; elles prennent leur repos sans quitter leurs habits; elles ne mangent point de viande; le lait est permis les dimanche, lundi, mardi et jeudi, excepté pendant le Carême et les jours des veilles; elles jeûnent toute l'année, excepté le dimanche et le jour de Noël; elles récitent l'Office divin et se lèvent une heure après minuit pour chanter Mali nes;el les suivent la perfection de la vie commune; ne peuvent voir leurs parents que trois fois pendant l'année, et toujours à travers la grille.
Outre les religieuses et les sœurs converses , il y a encore dans ces commutiautés des Tertiaires, qui sont chargées de garder l'église et de demander l'aumône pour les Ermites. Les Baptistines ont a Borne le monastère et la superbe église de Saiut-Nicoias de Tolentino, près des thermes de Dioctétien. Cette église fut bâtie sur le dessin de Barrata , par la piété du prince Camille Pamphili, Romain, neveu d'Innocent X, qui renonça, le 21 juin 16V7, à la pourpre du cardinalat , pour perpétuer la succession dans sa famille. D'abord elle avait été donnée aux Augustiniens Dé< haussés; elle revint ensuite aux religieuses Baptistines, par les soins de la nièce de la fondatrice Marie-Claire-Baptiste Vernazza.
BASILE (Saint).
Dr ta congrégation des prêtres de Saint- liasite, maison-mère à Annonay, diocèse de Viviers (Ardèche).
En 1800, Mgr d'Aviau, alors archevêque de Vienne et depuis archevêquede Bordeaux, visitait à la Lou vesc le tombeau de saint François Régis uans les montagnes du Vivarais. Alarmé de l'état de détresse où se trouvait cette partie de son troupeau par suite de la pénurie de prêtres, décimés par la terreur, le prélat conçut le projet de créer un asile où se tonneraient a la hâte quelques sujets pour le sacerdoce.
Le Vivarais avait souffert sans doute des horreurs de la Révolution comme toute la France et plus encoro que bien d'autres provinces, cependant la foi s'était toujours con-