‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 263 sur 323 · SAI DES ORDRES · texte numérisé non relu

SAI DES ORDRES

duile à quelques membres, quaad la Providence suscita, pour la relever, le P. Deshaves, septième successeur de Mootfort.

Entrant dans l'esprit et les vues du saint fondateur, il la développa an point qu'il défini nécessaire de partager les occupations, afin *jue chacun pût s'appliquer avec plus de fruit à son œuvre spéciale. Il se forma en conséquence, sous le nom de Frères de Saint- Gabriel, une société particulière des frères consacrés à l'instruction chrétienne des enfants, et le P. Deshayes lui donna tant de développements, qu'il put en être regardé couine le fondateur. — Voy. Gabriel (Conarégation des Frères de Saint-J. Les autres frères, conservant le nom de Frères du Saint - Esprit, conservèrent aussi le reste des attributions primitives de leur institut.

La société des Frères du Saint-Esprit, sans y comprendre ceux de Saint-Gabriel, devenus beaucoup plus nombreux, compte aujourd'hui quatre- vingt-dix membres, et co nombre suffit, parce que la congrégation ne s'est f»as proposé jusqu'à présent de se développer au delà des besoins de le Compagnie de Marie et de ceux de trois ou quatre maisons, où les intérêts de la Congrégation de la Sagesse réclamaient l'intelligence et le dévouement des frères.

Règle des Frères du Saint-Esprit.

Les Frères embrassent tous les genres de travaux que de grands établissements peuvent avoir besoin d'exécuter par eux-mêmes : agriculture, jardinage, menuiserie, serrurerie, etc.; mais, loin de travailler pour le dehors, les Frères se font, autant que possible, aider par les ouvriers laïques, au milieu •lesquels ils répand» nt ainsi, avec les meilleures méthodes, le bien plus précieux de la vertu et de l'influence religieuse.

Ils ont pour supérieur le supérieur général de la Compagnie de Marie et de la Congrégation de la Sagesse, lequel se fait, au besoin, remplacer dans la conduite de leur société par un des prêtres missionnaires; un sous-directeur, choisi par lui entre les frères eux-mêmes, est chargé de diriger, dans le détail, leurs exercices et toute leur conduite religieuse.

A l'exception de certains moments de chaque jour et du jeudi de chaque semaine, ils gardent un silence continuel en travaillant; seulement, au son de chaque heure, tous les bras s'arrêtent, toutes les têtes se découvrent, et, dans quelque lieu que se trouvent les Frères, seuls, entre eux ou avec des ouvriers étrangers, ils récitent à haute voix certaines prières courtes , mais vives et pleines de foi, dont l'effet est do les encourager et de leur faire sanctifier leurs Iravaux. Du reste, l'oraison, la Messe, le chapelet, la lecture spirituelle et tous les autres exercices usités dans les communautés religieuses, concourent à nourrir en eux l'esprit d une piété simple et solide.

(I) Vrç. à la fin du vol.. n°

I*) L'une, Dite Jeanne-Françoise Maischain, en rehjioo »œur Marie Saint-Pacôme, est supéiieure ; l'uut, Marie Maischain, eu religion soeur Mai ie

RELICILLX. SAI 1Ô78

Costume des Frères du Saint-Esprit.

Le costume des Frères est uniforme ; mais celui des jours de travail diffère peu de celui des ouvriers ordinaires. Il est d étoffe commune, couleur bleue ou gris de fer, selon la saison. Les dimanches et fêtes, les Frères portent une soutanelle noire et un mantelet de même couleur. (1)

SAINT-ESPRIT (Religieuses du).

Cette société n'a pas eu de progrès sensibles et même je la crois aujourd'hui dissoute. Néanmoins il faut donner a son existence momentanée la mention, que le P. Hélyot a consacrée même aux instituts qui n'ont existé qu'en projet. Pour remplir ce but, il suffit de produire l'exposé qui suit, publié peu après la formation de la société. L'évêque de Ch&lons-sur-Marne en avait, à ce qu'il parait, autorisé la circulation.

Il se forme à Vitry- le -Français, sous le patronage de MM. lès ecclésiastiques et des autorités civiles de cette ville, un établissement religieux, non cloîtré, non austère, indépendant de toute autre communauté, et dont les membres sont reconnus sous le nom de Dames religieuses du Saint-Esprit. Quoiue ce ne soit pas le but principal de ces ames, elles reçoivent quelques sujets pour aller soigner les malades à domicile; ainsi, des personnes fortes et bien constituées, qui auraient de l'attrait pour cette occupation, seront admises dans le nouvel institut, lors même qu'elles n'auraient pas de dot. On reçoit aussi des personnes de faible constitution, n'ayant ni assez de force, ni assez d'aptitude, soit pour les malades, soit pour l'éducation. On admet également les religieuses qui auraient fait partie d'une cominunouté, et les veuves.

Toute aspirante doit donner des preuves d'une conduite régulière, d'un jugement sain. Ni l'âge, ni la fortune ne sont point des causes d'exclusion.

On le répète, celte nouvelle communauté n'est ni austère, ni cloîtrée, quoiqu'elle ait l'esprit intérieur et vraiment religieux qui animait les premiers' foudateurs de la vie monastique. Les sujets y font au moins deux ans de noviciat. La supérieure se nommait sœur Thérèse. B-d-b.

SAINT ET IMMACULÉ COEUR DE MARIE ( Congrégation des Filles du ) , maison mère à Niort ( Deux-Sèvres ).

La Congrégation des religieuses Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie, dont la maison mère est a Niort (Deux -Sèvres), au diocèse de Poitiers, a été fondée en 1821 par Mlles Maischain, qui sont encore à la tête de la Congrégation ; aussi, dans le langagé populaire, ces religieuces sont-elles appelées du nom de leurs fondatrices , les Dames Maischain (2).

de la Trinilé, est première assistante. Deux autres sœurs ont austi t*k partie de la Congrégation : 1 une, Dlle Françoise-Catherine, en religion sœur

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