‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 264 sur 323 · MI · texte numérisé non relu

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«"TO SAI lUUUJ.YVVIHE

Ces pieuses « . f e u< m > ♦> i 1 . - -> m !:i>u-ncèivnt l-enr tenue : ttto en 18I'J, et cilc-s y co.-isa- « rcrent lo île leur fortune. Aussitôt a; i è> , elles lurent secondées , <;i r Mlit>> S iguet et Ihzard , 1 ), auxquelles se j. m ^tti i «Mit plusieurs au Ire % |»ei tonnes , de tei.e sorte que dès. 1821 l'association iravaiilail a liveiueiit à atli'in li e le h it que s'él.i u ni proposé les

fondatrices. Cependant les nouvelle, rci,- . iK.r.ï,, que les Filles «le lï.mu^uié Geur^è B on,, ne prirent I lia., Ti en » ): des Mute, mais san, avoir l'.nlenl.on de fon-iei le reçurent «les mains de Mgr do ïï »-i H » , évô pie de Poitiers ( de sainte mémoire , tequ-d lotir donna en mémo teints des constitutions, et nomma pour supérieur delà congrégation M. l'abbé Serres, qui eu était déjà le directeur (-2).

A «vite époque, ,a Congrégation, voulant

-» Niort, rue Tripière, et qui romprçnl d« va>les dépendances complétées par une Ur:]? et grau. le chapelle; 2" deux maisons à Jue ij un pensionnat et un noviciat fondés par Mil,' Marie-Alexan lrine-dahrielle Delaage enre- Jgiou sœur Saint-Jean-Baptistel. ' Dans U> principe, cette pieuse dame s'était a>so.-;,; «pi>drpjes personnes dans le même but .;<•

nue maison religieuse; ayant connu la nouvelle congrégation, elle lui abandonna >n 18V0) sa maison et les personnes qu\-î:e • ivail mi>es pour diriger les orphelines;

avoir nr.e existence légale, demanda à éne autorisée par une loi qu'elle ne put obtenu-, l ue deuxième demande n'eut pas de .suite. La société civile était en ell'et alors séi ieuscm»ni menacée par le mouvement providentiel qui Taisait naître tant d'associations religieuses; il fallait donc frapper ces têtes qui >c relevaient partout superbes , api os avoir été si prudemment abattues par la révolulion ; le gouveiueiin.Mii lui -même était intéressé a marcher dans ces voies de grande politique. Ce g mvernemeul tomba, et l'histoire pourra d ie s'il s'est brisé sur l'érucil que feignait de redouter sa vigilance. Mieux inspiré, celui qui lui succéda accueillit la troisième demande des luimbl-s Filles du Saint et Imma nié Cmnr de Marie (3J, et ce fut précisément le 7 décembre 18j.J, jour fie la lèle de riuunaculée Conception de la sainte Vierge, que le conseil d'Ctat adop'a le décret d'autorisation si im attcmtuctit attendu.

Certes, ce ne fut point un <!l\t du Ir.s.u | que cette coïncidence providentielle; aus-i, en voyant le point de départ de ses nouveaux progrès signalé par une date si chère à la .Mère de Dieu, sons la protection de laquelle

la Congrégation s'est plus

aloment pla-

cée, croit-elle pouvf)ir compter sur de belles destinées. La proclamation du dogme de l'Immaculée Conception est venue coidirmer ces espérances, rendues plus vives par l'immense allégresse de la chrélienlé.

La Congrégation compte plusieurs établissemouls; ce sont: l" la maison mère, située

Saint Louis de Gi>n/..igne, dans sa dernière mal;», die. demanda ei obtint de M^r de II Miitté. alors évéque de Poitiers, le saint habit .pi elle désirait depuis longtemps, et .pie des raisons p u dculiercs de famille cl de santé l'avaient etiipei liée jusque-là d revêtir; elle le poria t> jours seiileaieni < i umimit le 28 janvier I.S:>i, d'une inorl qui bu aussi édifiant'- <pie I -avait ete s i vie.

line autre su-tir, Plie Jeanne -Désirée, en reli»i»n soMrMaiie de la Croiv, est deredée trots mois après sou entrée en reli-ion, le li mars 1857.

Les vertus incontestables de ces saintes tilles font espeicr à celles quelles ont laisse s sur la terre nue leur institut a deux zélées protectrices dans le ciel.

Comme on le voit, ce n'est pas sans raidis qu'a cote de leur qnalilicaliou ollieielle, les Filles du saint et immaculé Comrde Mane ont reçu du kinteme oooulaire le nom de Oama H.sctiahi.

-sejit ans après (20 octobre 1847;, elle |.r.t elle-même l'habit, et eli est aujourd'lrti supérieure de l'élablissemeul qui lui doit *i-n existence; '3° une maison à Cherac, arrondissement de Saintes (Charente Inférieur , sur la roule de Saintes à Angoulême; i a Prahec, chef-lieu de canton, près Niort; 5* i Jtrtoux, chef-lieu de canton, arrondissement de Melie; G" à Cherveus, chef-lieu de canton, arrondissement de Niort; 7* à E< lnré, près Niort; 8" 5 Vouiilé, près Niort; 9* a s.mit-lioman, près .Melle; 10* à Nued-sousles-Aub ers, arrondissement de Bressuire. La Congrégation compte encore quelques .•mires maisons dans le diocèse de Poitiers.

Statuts de la Conrjrrtjatirtn des relvjiwt* iillrs du Saint et Immaculé L'teur <ir Mûrir.

Les sœurs se nomment Filles du Saint (t Immaculé C œur de Marie; elles ont pourbid de pourvoir gratuitement à ta subsiMaft-.-'-, nourriture, entretien et instruction des petites (illes pauvres et orphelines. Celle œuvre comprend d'abord les enfants interne, qui, avant perdu les auteurs de leurs ji.uu- s on se trouvant dénuées de tout secours, suit! recueillies par la communauté, qui l s adopte comme ses enfants. Le nombre ce ces cnlauis o'csl pas limité; la congrégation en reçoit autant que ses ressources lut permettent d'en nourrir et d'en loger. (JuanJ elles sont en élat et en âge de gagner leur vie. on les place comme ouvrières ou domestiques (i.). Lorsqu'elles sont placées, 'Cj continue toujours de veiller sur elles et de les gouverner. Si elles tombent malade,

(I) Anne-Louise Signet, en religion sœar Hjric Saint-Ptei te, esl décédée le 8 atril 1 8Ô> ; MjI-l -iiie Pauline Hizard, en religion sœur Saii.l-Jcloine, est de<edee le U avril 185 ); elles a*a»rr«l t-Miles les deux bien mérité de TUE ivre, qui deu.i Iteiuconp à leur généreuse initiative.

{2} Avant cette époqu -, |a niais-. n avait eu pnuf directeurs, de 1821 à 1821, M. l'abbé Dfisué. mp-ird <itu cure de S iint-M;u\ nt ([).-»\ sjcwes •;•«•• "V~* a ,?.-î)' M- l'a'ibé l'ajjeaull, atiiourJ'Inn onc

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de Lou (un.

de Saint-lblaire

\Z) L'albure fut reprise par les soins de Mgr fte. e\e pic d^ Poiuers, et fut suivie par le sopefifur actuel. M. l'abbé Serres.

(•») L etaldis,enient ne peut siiflQre (et en le comprend) auv demandes de ce irenrc qui i'ii f0»' u dressée s 1

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ei qu'elles ne puissent rester dans la famille à qui on les a coudées elles reviennent dans la communauté, où elles reçoivent les soius de la tendresse maternelle, et y restent jusqu'à parfaite guérison. Si elles perdent leur pince, elles y reviennent encore, comme des enfants chez leur mère, jusqu'à ce qu'on puisse les placer dans une nouvelle condition; si elles deviennent infirmes au point de ne pouvoir plus gagner leur vie, ou si elles arrivent à un âge avancé qui ne leur permelleplusdelravaïïler, elles sont recueillies dans la rommunauté pour y être soignées et y finir paisiblement leurs jours, |>ourvu qu'elles s'en soient rendus dignes par une conduite irréprochable et qu'elles ne se soient point liées dans le monde par aucun engagement irrévocable.

Les Filles du Saint et Immaculé Cœur do Marie se dévouent encore au soin des petites filles du dehors, qu'elles reçoivent toute la journée dans leurs classes externes, et auxquellesellesenseignenl gratuitement, comme aux précédentes, Ta religion, la lecture, l'écriture, le calcul et le travail des mains.

Les Filles du Saint et Immaculé Cœur do Marie vivent et font vivre leurs orphelines du travail de leurs mains, de leur industrie et de leurs pensions ou revenus. Chaque religieuse conserve la propriété et l'administration des biens qui lui appartiennent et de eux qui leurraient lui survenir par succession ou autrement; elle peut en disposer conformément aux lois.

Les Filles du Saint et Immaculé Cœur de îlarie sont gouvernées par une supérieure générale, qui réside ordinairement à Niort, chef-lieu de la congrégation; elle est nommée à vie par toutes les sœurs professes; son élection est confirmée par l'évêque diocésain, qni peut uéanmoins la révoquer, si, ce qu'à Dieu ne plaise, elle devenait infidèle aux graves obligations qui lui sont imjiosées; elle a deux assistantes, qui forment son conseil ordinaire et qui l'aident dans le gouvernement de la congrégation. Les assistantes sont soumises à l'élection triennale; les mêmes peuvent être réélues.

On n'admet (dans la Congrégation aucune personne qui ne soit, sur bon témoignage, exempte de tout reproche sur ce qui lait perdre l'estime publique, libre de tout engagement dans le monde, cl qui n'ait obtenu le consentement de ses parents, si elle est mineure. Le temps de probalion est de deux ans au moins. Après un an de postulat, elles prennent l'habit de la congrégation, puis elles font un an de noviciat. A la prise de l'habit, on leur donne un nom de saint sous lequel elles sont connues dans la congrégation.

Les Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie se lient par les trois vœux de chasteté, pauvreté et obéissance, qu'elles renouvellent tous les ans, du consentement des supérieurs et sous le bon plaisir de l'ordinaire, qui en dispense dans le cas où il le juge à propos. A ces trois vœux simples elles «joutent ceux du soin des pauvres or-

(1) Yoy. à la fin du vol., n" 230.

phelines et de l'instruction gratuite des enfants pauvres; par ce vœu do l'instruction gratuite des enfants pauvres, elles s'interdisent dans les villes où elles sont fixées, d'établir des pensionnats payants (les villes se trouvant ordinairement pourvues de mal- Iresscs de pension elde religieuses dévouées à l'instruction des personnes aisées). Dans les campagnes, au contraire, où souvent on rencontre des familles honorables qui, sans être extrêmement pauvres, n'ont pas cependant assez do fortune pour envoyer leurs enfants dans les pensionnats de ville, elles pourront sans contrevenir à leurs engagements, recevoir chez elles, comme pensionnaires, les enfants de ceux qui désireraient les'leur confier, et qui se verraient, sans ce moyen, privés de donner à ces mêmes enfants l'éducation convenable à leur position; toutefois elles ne recevront qu'une rétribution proportionnée aux frais de maltresses, de nourriture et d'entretien que ces enfants pourront occasionner.

Pour étendre davantage le bienfait de leur charité et de leur dévouement envers les pauvres, elles pourront, dans les campagnes où elles sont établies, visiter Jes pauvres malades et leur rendre tous les soius, soit temporels, soit spirituels, que nécessitera leur position, pourvu qu'il n'y ail pas d'autres religieuses dans la commune destinées à cette œuvre. Elles peuvent également exercer toutes les autres bonnes œuvres qui ne sont pas en opposition avec leurs statuts, et qui ne les détourneraient pas des obligations qu'ils leur imposent.

Les Filles du Saint et Immaculé Cœur do Marie, en remplissant les formalités prescrites par les lois, peuvent fonder des établissements de leur ordre dans les autres diocèses que celui de Poitiers.

Elles sont en tout soumises à l'ôvôque diocésain pour le spirituel, et aux autorités civiles pour le temporel.

Costume des religieuses Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie.

Le costume des Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie est simple et d'étoffe commune. Il consiste eu une robe noire avec pèlerine noire, à laquelle est attaché un crucifix; une coiffe blanche recouverte d'un voile noir; un cordon bleu auquel est suspend u à droite un chapclotde sept dizaines.( l )

SAINT- FRANÇOIS (Tiers ordre dbï à Saint'Fraimbault de Lassay.

M. Huygnard, curé de Saint-Fraimhault de Lassay, près la petite ville de Lassay (Mayenne), membre du tiers ordre séculier de Saint-François d'Assise, ayant pour ce saint une dévotion très-grande, désirant en même temps qu'il fût honoré par les fidèles d'une manière spéciale, et imité dans sa vie de pauvreté et d'humilité, s'occupait depuis plus de dix ans de fonder un couvent de sœurs du tiers ordre.

A l'aide du sacrifice de son modeste patrimoine et de ses économies, d'un don de

DES ORbRES RELIGIEUX.

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