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DES ORDRES UELIGIEl'X.
D.aveil, comme curé de l'ermitage, y vint processionnel lemeot chanter la grand'Mo.sse; et les jours suivants, la dévotion y amena aussi les curés voisins. Cependant le titre du prieuré existait toujours et l'abbé Jolly de Fleury, mort le 28 novembre 1755, était, depuis 1726, titulaire du prieuré de l'Ermitage. Au lir volume, p. 179, des Histoires et rechercha de la ville de Paris, par Sauvai, on trouve ces deux ordonnances de Jean-François de Gondy, concernant l'expulsion des ermites de Sénart et de la Courtille les Paris, rendues sur les plaintes et remon trames du promoteur. Tous les auteurs où j'ai puisé ne disent rien de la féte de saint Lazare qui était comme titulaire de l'ermitage, puisqu'on y faisait une assemblée où le peuple se rendait en grand nombre. Dans les derniers temps, il y avait je ne sais quels rapports entre ces ermites et les Camaldules de Grosbois, qui étaient établis à quelques lieues de la, le supérieur des Camaldules envoyait les frères a l'ermitage, les rappelait à la communauté, quand il le Jugeait convenable, m'a dit un ancien de la localité
3ue j'ai consulté. Les ermites s'occupaient e la confection des tissus de soieries de Lyon et y étaient fort habiles. Leur communauté située sur le bord du chemin qui conduit de Champ-Rosai à Brunoi, était exposée à faire de fréquentes aumônes aux pauvres passants et donnait à chacun de ces indigents du pain et une pièce de vingtquatre sous pour sa roule, m'a-t-on dit encore sur les lieux. Nous avons peine à croire que les ressources des ermites pussent suffire à une aumône si abondante.
Quand les décrets de l'Assemblée constituante vinrent disperser les religieux, les ermites de la forôt de Sénart se retirèrent, du moins quelques-uns d'entre eux, au village de Villemouble, près de Paris, où ils vécurent, durant les premières années de l'empire, en continuant avec habileté et réussite leur fabrication de soieries, ainsi qu'on le voit dans les almaoachs du temps. Nous avons connu l'un desderniers solitaires de ce fameux ermitage, qui vivait encore après la révolution de 1830, et était chantre à Nutre-Dame de Paris. 11 se nommait Jacquenet.
Histoire du diocèse de Paris, par l'abbé Lebeuf, t. XII ; Histoire et antiquités de la ville de Paris, par Sauvai, t. 111.
M. Halon était l'aumônier des Frères ermites de la Forêt de Sénart, dont la maison située sur la paroisse de Dreuille, est détruiteapeuprèset vendue ; il y reste quelques habitations appartenant à divers propriétaires, un pan de mur de l'église et une chapelle encore tout entière. Ils ne faisaient pas maigro , ils se levaient à quatre heures; ils étaient au nombre de ving-huit è trente, lors de la suppression, et avaient des frères donnés. Un religieux nommé Victorin s'était retiré chez eux en qualité de pensionnaire. On a vu dans une année de cherté, leurs aumônes abondantes, et le domestique a compté jusqu'à quinze personnes à la fois
(1) Voy. » la fin du vol., n» «2,
dans leur parloir, è qui ils donnaient la soupe. Il ne tarissait point sur leur éloges lis étaient en relation et correspondance, continuelles avec les Camaldules de Gros- Bois, établis à une lieue et demie de distance, près Villeneuve Saint-Georges. On a démoli l'église de l'Ermitage, et dans les fondations on a trouvé la médaille qui y avait été placée. Cette médaille tomba entre les mains d'un paysan du quartier, qui la perdit. (1) B-d-b.
SEPT-DOULEURS (CoaeaBGATiON de Notre- Dame des).
Institut nouveau fondé au Maduré, par les Pères de la Compagnie de Jésus. Pour la faire connaître, nous ne pouvons que copier lo fragment de la lettre du P. Prosper Bertrand, Jésuite, adressée à M. Gréa, missionnaire du diocèse de Saint-Claude, lettre qui nous a révélé l'existence de celte société naissante. « Le but de notre chère Congrégation de Notre-Dame des Sept-Douleurs, sa fin, sont donc la indiqués par le nom qu'elle porte. C'est d'honorer d un culte particulier les Sept-Douleurs de la Reine des martyrs et d'obtenir de son cœur, sept fois transpercé, les trésors de grâce pour soi et pour les autres. Celte nouvelle Congrégation a aussi pour but de conduire è la perfection ceux qui en feront partie, par l'émission des trois vœux de religion et d'observation des règles de l'institut. Ses membres se proposent enfin de travailler au salut du prochain et à la plus grande gloire de Dieu, en aidant les missionnaires Jésuites dans l'exercice du saint ministère comme catéchistes, et même par des offices et des travaux manuels, lorsque les circonstances et le plus grand bien le demanderont. Us obtiendront facilement la confiance de ces peuples au milieu desquels ils sont nés et ont vécu, et dont ils ont les habitudes et aussi la couleur. Ils l'ob tiendront plus facilement que nous. Comme prêtres , nous sommes élevés en tout et audessus de tout. Nous sommes regardés par les Indiens comme des dieux sur ia terre, comme Européens, nous sommes craints et respectés. Il fallait donc, pour descendre jusqu'à eux, et les attirer i nous, un intermédiaire , et nous l'avons trouvé dans la congrégation naissante. Elle compte drjà huit élus. Le jour môme de Notre-Dame des Sept-Douleurs, l'un d'eux reçut solennellement l'habit des mains du T. R. P. Tanoz , notre évêque, en présence d'une foule considérable, composée de gens de différents pays et de différentes religions. Je lui fis les questions d'usage à la porte de la chapelle. Quoi de plus nouveau et de plus incroyable ? Renoncement au mariage 1 Ici, jusqu'à ce jour, le mariage était pour ainsi dire regardécomme la fin unique et dernière de l'homme. Et, de plus , renoncement à sa fortune et à sa propre volonté. Le jeune protestant répond d'un ton modeste et bien décidé à toutes les questions qui lui sont faites. Puis, Il nouvel habit sur les bras, les
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pieds nus. In lùle découverte, il vient se prosterner aux pieds do S' Grandeur, qui achève la cérémonie, laquelle est immédiateinent suivie d'une Messe solennelle. Le concours du peuple, léchant, la prédication, les ornements, In présence de l'évoque avec ses hahits poulilic;iux, l'assistance de quatre prêtres, de onze novice* , de plusieurs congrégaiiistcs, tout contribuait a rehausser l'éclat de la fete. L'cuiplaceiuont des deux établissements (celui dont nous parlons et celui du noviciat îles Jésuites) est vaste et saluhre, mais cela ne suflil point, etc., etc., etc. U d e.
SliHVANTF.S l)K MAIUK ( Comgre«.ation
in:* ), en Espagne.
In des curés de Madrid, capitale d'Espagne, fonda eu 1851. une Congrégation analogue à celle des Sœurs de Don-Secours, en France. Dix personnes pieuses qu'il avait réunies commencèrent une retraite , le 30 août et reçurent le jour de l'Assomption, l'habit et le litre de Servantes de Marie.
SKHVITES (Ordue des religieux), ù Naples.
L'Ordre «le Servites fut fondé en 12V3; peu d'années après il avait reçu à Naples l'approbation du Pape Alexandre* IV, par un bref adressé au B. Bonligliono Monaldi, premier général. La province de Naples devint bientôt llorissante; il y eut trois couvents dans la seule capitale. Supprimés avec tous les autres , ces religieux avaient pu se réunir au moment de la restauration. Le roi, par un décret du 2V novembre 1855, les rétablit dfins ses Etals. Le 12 décembre, le procureur général prenait possession d'un ancien collège des écoles pies , converti en quartier de cavalerie et quo lo gouvernement mettait à sa disposition. D'anciens religieux, qui avaient dû revêtir l'habit de piètres séculiers, se réjouirent de pouvoir reprendre après quarante-quatre ans, la livrée de moines et terminer leur vie dans les exercices de la vie claustrale. C'est ainsi que, dépouillés à Turin par un acte de violence et d'arbitraire, les Servites voient leur Ordre fleurir à Naples et dans tout le royauido, grâce à la piété du roi des Deux-Siciles.
SION-VAUDEMONT ( F n ères de Notre- Dame DE ).
A une distance d'environ quarante kilomètres au sud-est de Nancy, est une colline au-dessus de Velzélise, qui, par son élévation et son site pittoresque semble commander à une multitude d'autres dont elle est entourée. Cette montagne sur laquelle on voit encore des vestiges de la domination romaine, à côté des ruines des anciens châteaux des comtes do Vaudemont, est nonseulement remarquable par la position qu'elle occupe au milieu de tant de collines qui semblent venir se courber h ses pieds , «'I p.ir la résidence des illustres familles «le Vaudemont. mais surtout par une ancienne chapelle dont l'origine remonte jusqu'à
NAIIŒ SIO liot
saint Gérard, évèque de Toul.qm la lit cou*, truire d'après l'ordre qu'il en reçut de la sainte Vierge dans une vision. A « été de celte chapelle devenue célèbre sous le nom de pèlerinage de Noire-Dame de Sion, fut élevé dans le xvn'sicèle un raonaslèrequi a subsisté jusqu'à l'époque où de nouteaui Vandales vinrent piller et fermer les églises et les monastères. Il devint alors la propriété de plusieurs paysans qui en conservèrent la possession pendant plus île qua! ranto ans. Ce monastère était bâti sur une plate-forme à l'extrémité nord-ouest de la montagne; c'était en reconnaissance de grâces particulières qu'ils avaient reçues «lo Marie que les comtes et les comte's>es de Vaudemont avaient fourni les fonds pour cet établissement; il fut confié aux religieux de Saint-Fiançois.
A côté du monastère se trouve l'ancienne chapelle, qui, après avoir subi plusieurs iéparations par les soins des bienfaiteurs, fui entièrement rétablie à l'époque de sa fon «lation. De tous temps on y vénérait une image miraculeuse; elle a disparu à la révolution de 93. Suivant le rapport d'un ancien religieux, qui a écrit dans le dernier siècle l'histoire de Notre-DamedeSion.ce pèlerinage était fort célèbre dans le moven âge; on y accourait de toutes les parties de la Lorraine, et un grand nombre de prodiges y étaient opérés par l'intercession de la sainte Vierge. IMus tard les dévasta lions de la révolution furent réparées, mais ce lieu vénéré, qui servait à nourrir la piété de nos pères et leur dévotion envers Marie, était devenu dans certains jours de l'année le rendez-vous d'une jeunesse dissipée qui se livrait à toutes sortes de divertissements profanes et de scènes scandaleuses. Cet état de choses changea de face en 1839, et ce pèlerinage sert encore aujourd'hui à éveiller et h entretenir la dévotion envers Marie.
En !83f>, le curé deFavières et son »icaire, les MM. Boiilard, frères, se proposèrent d'acheter le monastère de Nolre-Daaw de Sion et «le le consacrer à une congrégation religieuse. L'acquisition, les réparations du bâtiment exigeant une dépense considérable, ces messieurs eurent recours a la charité publique: ayant intéressé à leur œuvre quelques religieuses, ils parcoururent la Lorraine d'abord, et ensuite la Belgique, la Suisse et nombre de départements de France pour demander du secours aui fidèles. Le but qu'ils se proposaient était Je former des instituteurs, et de pouvoir to envoyer dans les petites paroisses, et daw les paroisses pauvres, où les entants étaiect privés d'instruction. Ils devaient aussi devenir des aides pour MM. les curés , soit pour l'instruction des enfants, soit pour le* cérémonies de l'Eglise.
Dès 1837, la maison fut en étal de recevoir une vingtaine de jeunes gens qui avaient répondu à l'appel des frères Boiilard. l'n jeune homme sorti de l'école Normal*** chargea de les instruire ; l'année suiwoie ils ne furent pas moins de quatre-vingts f«
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y comprenant les pensionnaires. Mais plusieurs causes funesies trompèrent les espérances des fondateurs; longtemps absents pour faire des quêtes, la communauté manquait d'une surveillance et des instructions indispensables pour en faire de bons Chrétiens d'abord, puis de fervents religieux. Il o'/ avait dans la maison ni ordre, ni règle, ni subordination, ni esprit de piété; avant même qu'ils fussent formés A la pratique de la vertu et dès la première année on envoya un grand nombre de ces jeunes gens pour faire la quête pendant les vacances. Aussi d'un si grand nombre de frères venus dans la maison pour s'y consacrer è Dieu et aux bonnes œuvres, à peine quelques-uns persévérèrent-ils. On y trouvait des pierres, d'achoppement plutôt que des moyens de sanctification. La bonne intelligence ne ré- gnait pas plus entre les frères et les pensionnaires qu'entre les directeurs. Ces messieurs avaient une autre vue, celle d'établir une ferme-modèle pour y former des agriculteurs; ils achetèrent dans celte intention des terres qui devinrent pour eux une occasion de ruine. A son retour de ses courses, le supérieur s'efforça de remédier aux désordres de la communauté par ses exhortations, par ses instructions, par tous ses efforts, et fixa le mois d'août de cette année 18M) pour une prise d'habit. Le mal avait tellement pris racine qu'une révolte de la majorité s éleva contre lui, une trentaine menaçaient de quitter la maison, si un seul en était expulsé.
Au milieu d'un pareil désordre, les études ne devaient pas prospérer, aussi de dix sujets qui furent envoyés A Nancy, aucun ne put obtenir le brevet de capacité, ce qui n'empêcha pas de former deux établissements eu Belgique, l'un près de Lille et l'autre près de Verduo. Les MM. Boillard n'ayant fait aucune condition avec le> fondateurs, il en résultait des discussions contiuuelles qui furent une des causes de leur ruine. On avait eu l'imprudence de placer les sœurs qui avaient été employées è faire la quête et quelques novices qui s'étaient jointes a elles a laferme.qui n'élaitqu'Aun kilomètre du monastère et où allaient continuellement travailler les frères et les moines, ce mélange des deux sexes dans les mêmes travaux devait nécessairement présenter une occasion de relâchement et de chute aux jeunes gens qui ne venaient dans cet établissement que pour se sanctifier et se préparer à porter l'instruction dans les campagnes. Presque tous y perdaient leur vocation. Le nombre des sujets augmentait cependant chaque année, il était en iSk'* de cent-vingt-cinq. Celte maison eût pu devenir une pépinière d'instituteurs pieux, et rendre d'immenses services à une inûnilé de paroisses, si elle n'avait pas nourri tant de germes de dissolution, mais quoique les quêtes eussent permis de réunir des sommes considérables, la communauté avait contracté «ios dettes d'un chiffre très-élevé et on les augmentait par la construction de nouveaux
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bâtiments. Elle courait a une banqueroute, il n'existait ni union, ni charité entre les frères qu'on envoyait dans les établissements. La bonne volonté du supérieur avait été impuissante auprès des frères pourobtenir plus d'application à l'étude, plus d'efforts pour acquérir les vertus do leur état. Les vocations s'évanouissaient, les frères se dégoûtaient, cette constitution avait manqué son but, elle n'était ni un sujet d'édification pour le public, ni un moyen de sanctification pour ses membres, ni une source d'instruction pour les campagnes. Mgr l'évêque de Nancy, connaissant l'irrégularité de celte maison, la mauvaise administration, l'élat déplorable de ses finances, crut devoir engager les fondateurs à la dissoudre. Après une longue résistance de leur part» il Qt un appel à tous les frères; ils y répondirent presque tous et au nombre d'environ soixante. Ils se séparèrent de Sion pour former une nouvelle communauté dont le siège est A Vezelize el mirent à leur tête le Irèro Chrétien, un des plus anciens dont les vues avaient été toujours opposées à celles des fondateurs.
SOEURS DU SAUVEUR ET DE LA SAINTE- VIERGE, rwaiaon mère à la Souterraine, diocèse de Limoget (Haute -Vienne).
La congrégation du Sauveur el de laSainle- Vierge, approuvée par le gouvernement, et sur le point de l'être par le Saint-Siège, a
{iris naissance dans le diocèse de Limoges, ïlle a été fondée par la révérende Mère Marie-de-Jésus, née Du Bourg, nièce de Mgr Du Bourg, évêque de Limoges, d'heureuse et sainte mémoire,, l'un el l'autre natifs de Toulouse.
Mlle Joséphine Du Bourg, attirée A Limoges par son oncle vénéraule. était depuis environ quinze ans religieuse hospitalière de Saint-Alexis, sous le nom de sœur Mario de Jésus, lorsque le dépérissement de sa santé obligea ses supérieurs A l'envoyer A Evaux pour y prendre les eaux minérales; là, elle travailla, d'après les ordres do Mgr de Tourncfort, alors évêque de Limoges; A la fondation d'une communauté de I ordre du Verbe-Incarné, dans celte petite ville; et c'est dans cette maison que sœur Marie de Jésus, après la révolution de 1830, se sentit pressée d'établir une congrégation mixte vouée A la réparation des outrages faits A la croix de Notre-Seigneur A cetto époque, et au salut des Ames, tenant le milieu entre les ordres entièrement cloîtrés et „ ceux qui ne sont pas cloîtrés.
Ce projet, après un mur examen, fut approuvé par Mgr l'évêque de Limoges, par celui de Périgueux, et peu après, par NN. Si), les évêqdès de Clennont et d'Agen.
La congrégation du Sauveur et de la Sainte- Vierge a pour but, dans l'intérieur de la maison :
1* L'accomplissement parfait du premier commandement de l'amour de Dieu et du
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