‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 274 sur 323 · IRA · texte numérisé non relu

IRA

tants des Statuts primitifs, que le temps et da fâcheuses circonstances avaient un peu altérés. Ces Règlements furent approuvés par l'autorité religieuse.

Les attributions actuelles de celte congrégation , pleinement d'accord du reste avec la pensée qui a présidé à son institution, sont celles qui conviennent à des religieuses hospitalières : telles que le soin des crèches, des asiles, des écoles, des refuges, des malades civils et militaires et des vieillards.

Costume des hospitalières Augustines as Saint- Thomas de Villeneuve.

Leur habillement consiste en une robe noire fermée par-devant et ceinte d'une ceinture de cuir.

Pour coiffure, elles ont des cornclles de toile blanche, une coiffe blanche par-dessus ces cornettes, un mouchoir de cou en pointe, et un tablier blanc lorsqu'elles sont dans :a maison. Quand elles sortent, elles mettent sur leurs cornettes une coiffe de pomille ou gaze noire, et par- dessus un grand voile noir.(l)

TRAPPE (Monastères de la), en France.

L'on pourrait croire les communautés religieuses d'hommes détruites à jamais en France, perdues et ruinées comme leurs habitations, jadis si nombreuses et si belles, dont il ne reste que des débris. Si en certains lieux elles ont entièrement disparu, en d'autres vous voyez ces grands asiles de la science et de la prière , devenus des dépôts de la vie matérielle de produits de la nature et de l'industrie, saisissant l'âme d'uno profonde mélancolie par le contraste de la majesté de l'édifice, de la structure svelle ou imposante avec sa présente destination; il est des lieux où il reste seulement des amas de pierre, des pans de murailles qui disent a I œil : ici fut une demeure de recueillement, un refuge contre les mauvais penchants , une école des sciences divines et humaines, une pépinière de saints.

Mais aujourd'hui, du sein de ces décombres qui paraissaient l'avoir enseveli, l'esprit évangélique , qui avait fondé tant de communautés et d'abbayes, qui avait peuplé la terre de saints, construit de nouvelles retraites ou relève do leurs ruines ces maisons jadis si célèbres, jusqu'à ce jour abandonnées pour la plupart aux oiseaux de proie qui y cachent leurs nids , et aux renards qui y ont creusé leurs tanières. Le lierre et les ronces sauvages festonnaient seuls ces sanctuaires autrefois si vénérés; depuis longtemps l'encens de la prière ne s'élevait plus vers le ciel comme un parfum d'agréable odeur; de ces déserts devenus muets, le chant des sacrés cantiques n'était remplacé que par le cri lugubre du hibou. La fureur des vivants , qui s'étendait jusqu'aux morts, les avait arrachés à l'asile où ils dormaient en paix dans l'attente de la résurrection générale. Voila les monastères tels que la révolution de 89 les avait faits, et tels que les religieux les trouvèrent à eur retour.

THV

Page 1