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alla les visiter à Villcmarie; les trouvant déjà en état de remplir ses vues il les ramena toutes trois dans sa mission. Là il les plaça dans une petite maison pour les former à la vie religieuse, et après quelques mois d'épreuves, il les admit à la profession des vœux simples du tiers ordre des Trappistes. Elles vécurent en eommunauté, édifiant les peuples, instruisant gratuitement les jeunes filles des pauvres habitants de ces lieux, et cultivant une certaine étendue de terre, dont elles distribuaient le produit aux indigents. Ces saintes cl courageuses filles ont toujours conservé | our la congrégation de Villemaiie un sincère attachement et une vive reconnaissance. (1;
TRAPP1STINKS (Religieises).
Les religieuses Trappislines suivent la Règle de Saint-Benoît, qui n passé pour un chef d 'œuvre de prudence etde sagesse. Les Sou vo tains Pontifes qui l'ont approuvée ont reconnu les religieuses Trappisiines, Filles de saint Ber nard, comme de véritables religieuses de C teaux. Cependant le Souverain Pontife Léon XII par vint h décider les supérieures des monastères a accepter une mitigation dans les détails de la Règle parce que ses rigueurs pour • es personnes du sexe faible semblaient audessus de ses forces. Kl le commença parla maison de Slappe hilt vvim-bouen Doi selshire en Angleterre, dont presque lotis les membres avaient succombé, et cette mesure l'ut étendue à tous les monaslèresde l'ordre. Les religieuses eurent besoin de résignation pour accepter cet adoucissement. Aucune ne l'avait désiré.
Prier, méditer, veiller, jeûner, travailler, telle est la vie des religieuses Trappistincs. Malgré les austérités de la règle on voit des religieuses d'une santé faible se porter mieux que dans le monde; la nourriture est saine et abondante; on aperçoit un calme narfait, une sainte joie sur des 'physionomies heureuses. Le pain et le vin y sont de bonne qualité; on fait usage du lait dans les aliments; on donne quelques fruits pour dessert. Pendant 6 mois de l'année on dîne à 11 heures et demie et l'on fait une collation, le soir; pendant l'autre partie de l'année on dîne à 10 heures et demie et l'on soupe à 0 heures, on donne quelque chose le matin h celles qui sont trop faibles pour aitcndre l'heure du dîner.
On faitabslinence de viande en tout temps, mais les malades sont dispensés de cet article de la Règle. Pendant toute l'année le .sommeil est de 7 heures; elles dorment toutes vêtues; il y a des habillements d'hiver et d'été; les couvertures des lits sont plus ou moins nombreuses suivant les rigueurs des .maisons. La communauté se lève a deux heures du matin pour chanter l'OIlice et pour l'oraison, qui durent jusqu'à quatre heures. Comme lu silence est absolu, elles établissent entre elles des relations par des signes gracieux et prévenants ; elles s'aiment comme ne véritables sœurs et elles ne se rencontrent jamais sans se saluer ntl'ectueuscnicnl.
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