‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 278 sur 323 · TUA U · texte numérisé non relu

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Le travail des religieuses dure trois heures le matin et trois heures le soir. Apres le dîner elles se promènent une demie heure. F.nire les Offices et le travail il y a des intervalles consacrés b la lecture et à la prier*. Il n'y a point d'autres pénitences presiriies mais on recommande toujours le renoncement à sa propre volonté, l'obéissance, l'humilité, l'abnégation, la douceur dans toutes les circonstances de la vie. Les Mères su| Heures préviennent par leur vigilance et li charité chrétienne les besoins spirituels et corporels de leurs sœurs.

Il n'y a pas d'âge déterminé pour l'entrée en religion. Ainsi que le vigneron de l'Evangile on reçoit à toutes les heures du jour, on accueille toutes les personnes avecchamé; on ne demande que la bonne volonté de bien faire et de suivre la Règle. On peut recevoir quelquefois au parloir ses père et mère, ses frères et sœurs.

Les monastères des religieuses Trappislines sont maintenant gouvernées par des Mères prieures élues pour trois ans et oui pas à vie, comme autrefois les abbesses. Il y a encore quelques maisons, dont les supérieures portent le nom d'abbesse, mais lf congrégation n'en nomme (dus.

Les mondains s'étonnent et s'effrayent en lisant le récit de la vie austère des religieuses soumises à laRègle sévèrede Saint-B« nuit, mais ils verraient leurs illusions, leurs préventions se dissiper s'ils pouvaient goûtet un seul jour combien il est doux de vivre en ces lieux, s'ils pouvaient être témoins qu'il est doux d'y mourir. Saint Augustin, ravi des perfections de l'état monastique, avouait qu'il n'avait point d'expression pour louer dignement son mérite et son excellence. C'est aux religieux que Jésus-Christ a promis de donner le centuple en ce monda et la vie éternelle dans l'autre. Le saint oLhé de Clairvaux disait qu'elle est une initiation à la vie des esprits célestes, et il ajoutai! : Homme, fuis les hommes, embrasse i« vie religieuse et lu seras sauvé! Tous ceux qui ont été favorisés de cette vocation ont l'ail la même expérience, ont tenu le même langage; ils disent tous, comme l'aj-ôtre sainl Paul : Supcrabundo gaudio {HCor. vu \)'. Je nage dans la joie. Les ineffables délices dont leurs cœurs sont inondés ne leur fontils | as éprouver le bonheur et les sentiments des trois disciples si favorisés de leur divin Maître sur le Thabor : Bonum est not hic esse (Malth. xvii, i), qu'il fait bon ici ! c'est le en continuel de leur cœur embrasé d'amour. Combien se communique-l-il avec plus de générosité et de charmes à ce sexe faible qui, s'élançant au-dessus do toutes les plaintes de la nature, brisant toutes le» chaînes des habitudes, renonçant à de brillantes et séduisantes cspéiances, se voue à un silence absolu, à une abstinence perpétuelle, à une lutte de tous les jours pour devenir d'autres Jésus-Christ? Un jour qu'un homme du monde manifestait sa surprise co voyant des femmes suivre ce genre de vie>i dur, un Fils de saint Bernard lui répondit ;

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