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de s& faiblesse el son humilité paraissaient j apporter. Néanmoins la nation opposa quelquefois des résistances. Le démon ne manqua pas aussi de joindre ses illusions, pour effrayer au moins son imagination en lui montrant les suites fâcheuses d'une entreprise qu'il lui montrait comme ne devant jamais avoir de succès, mais devoir au contraire occasionner les plus grands malheurs. Dieu, de son côié, fait taire la nature, et le démon, par une voii supérieure qu'il fait retentir au fond de son âme. Elle promet à Dieu de tout entreprendre, et de faire pour son œuvre tout ce qui sera en son pouvoir. Elle le fait, el les douleurs cessent a mesure qu'on se porte à seconder son zèle; mnis elle sent ses tourments renaître par le peu d'empressement et le refroidissement des personnes à qui elle en parle, et qu'on lui a désignées pour celte entreprise; mais elle résite à toutes les impressions pour faire la volonté divine, dût-il lui en coûter la perte de son honneur, les prisons, les tourments et la mort, suivant ce que lui répète une voix intérieure qui contredit en elle celle du démon de la nature et des sens. A toutes ces peines de corps et d'esprit, Dieu entremêle comme dédommagement des consolations et des faveurs ineffables Ello pleure amèrement un de ses fils qu'on lui enlève pour le faire passer à l'étranger; el pour ln consoler, la sainte Vierge lui apporte le sien, en l'exhortant a la soumission, et l'assurant que l'enfant qu'elle lui donne saura bien la dédommager de tout ce qu'elle aura souffert. Les faveurs célestes qu'elle reçoit l'élèvent quelquefois jusqu'à une sorte de ravissement et d'extase. Elle gémit de se voir tirée de l'oubli et de l'obscurité, el jouissant d'une réputation d'autant plus importune, qu'elle lui attirait, malgré qu'elle en eût, le respect et les consolations de tous ceux qui la connaissaient. Les pieuses filles qui s étaient vouées à son entreprise, toutes les personnes qui avaient des sentiments religieux, les ecclésiastiques même les plus vertueux avaient pour elle une estime qui allait jusqu'à la vénération, parce que tous avaient trouvé, dans sa conduite, dans ses entretiens et tes vues, un aliment à leur
K'été, une édification qui portait leur âme à ieu.
Dieu continuait, à Marie Rocher, des faveurs extraordinaires en lui révélant, sous différentes figures et de diverses manières, tantôt 'ce qui amenait les maux de la France et de l'Eglise pendant le temps de l'anarchie révolutionnaire, tantôt ce qui avait trait à l'institut qu'il voulait fonder par elle. Je ne puis entrer dans ces détails sur toutes ces grâces exceptionnelles, el je me bornerai ici à rapporter quelques faits. Peu de temps avant la révolution, déclarait-elle à ;son directeur, étant à l'église (d'Ernée), devant l'autel de la Trinité, je vis en Dieu le tableau qui la représente faire un grand mouvement. Je fus effrayée, croyant qu'il allait tomber el se briser; il fit un second raoïveincnt, puis enliu un troisième. Plus
effrayée, je me levai; je vis alors ce beau et grand tableau descendre seul et sans se casser. J'étais bien attentive à voir co qui allait arriver. Il prit, par l'impulsion qui lui était donnée, sa direction vers la porte de l'église et sortit. Pénétrée de douleur, je m'écriai : Mon Dieu, où allez-vous? Je ie suivis, mais ma douleur était si profonde que te poussai un cri véhément et douloureux, disant : Seigneur, ayez pitié de moi. C'est tout
ce que je pus prononcer Je vis le tableau
de la sainte Trinité se tourner vers moi; une voix douce et qui me remplissait de force et de consolation, en sortit et me dit : Ne crains point, ma fille, suis-moi, je suis avec toi ; ce que je fis, ranimée par ces paroles. Il traversa la ville, passa sur le pont et disparut. » Peut-être verra-t-on le sens ou l'explication de cette vision, quand, quel-
Sues années plus tard, Marie Rocher partira 'Ernée, précisément par la môme roule qui conduit à Fougères, pour aller fonder son institut à Saint James, en l'honneur de la sainte Trinité. Dieu m*a donné, dit-elle, dans une autre circonstance, Dieu m'a donné, il y a bien des années, un nom qui est bien en rapport avec la voie par où il lui plaît de me conduire. Etant un jour à l'église, j'entendis une voix qui me dit : « Ma fille, tu te nommeras désormais Marie de la Croix. Tu ne porteras pas ce nom sans raison, car tu auras beaucoup à souffrir. Ma vie est une suite de croix, et la plus grande que j'éprouve est d'être obligée à rapporter toutes ces choses. Dieu me donna encore, pour protecteur, ïami Jean de la Croix, el médit de m'adresser à lui dans mes grandes peines. Je ne connaissais nullement le nom de t* saint; je n'en avais jamais entendu parler. Depuis lors, j'ai ressenti pour lui unedétotion spéciale, et mon âme s'en est bien trouvée.
Ailleurs, parlant des révélations qui loi étaient faites relativement à son institut, et auxquelles elle dit qu'elle renonce avec horreur si elles ne viennent pas de Dieu, elle s'exprime ainsi : « Fondant en larmes pendant la Messe, je demandais au Seigneur de dissiper ces pensées ou révélations si elles ne venaient pas de lui. La première fois que ces choses se sont offertes à mon espnt, j ai vu comme en songe un espace où étaient deux ou trois personnes qui s'adressaient à moi et me demandaient un plan et un commencement de nouvelle communauté, recherchant mon avis sur tous les points.
Quant à moi, je demeurai très-surprise d'une telle demande, ne connaissant rien t toutes ces choses. Ces personnes continuaient de me demander comment il fallait bitir le monastère, de quel côté mettre la |wte, parce qu'il y avait beaucoup à craindre des vents contraires. Il semblait se présenter'!* nombreuses difficultés, des obstacles à taincre. Ne sachant ce que toutes ces choses signifiaient, je ne m'en occupai pas et n'v attachai aucune importance. Ln jour éunt dans le jardin de la maison que j'habiui^ éloignée de toutes personnes et occui-w »
Mfit TRI DES ORDRES IlEUGIEUX.
mon ouvrage, une voix intérieure me dit : « Quel don préfèrcs-lu? » me faisant comprendre que Dieu est maître de ses dons. Alarmée d'une telle demande et craignant l'illusion du démon, je m'humiliai et m'anéantis toute tremblante, et je renonçai à tout ce qui pouvait venir de lui. Malgré mes résistances, celte voix continuait ses offres. Comme pour me débarrasser de ses instances, ie répondis intérieurement : « Je préfère Ta vie cachée en Dieu. » Dés que j eus donné ce faible consentement, le calme et la paix se rétablirent dans mon Ame. Alors toutes ces pensées me quittèrent. Les nuits suivantes étant sur mon lit et éveillée, la môme voix se fît encore entendre et me dit : « Tu seras obligée à déclarer que je veux une nouvelle communauté instituée en l'honneur des trois personnes de la trèssainte Trinité. » Je résistai alors et répondis que je ne dirais point ces choses je
ne suis qu'une pauvre malheureuse, qui ne sais ûi lire, ni écrire; on ne me croira jK>int On ajouta : « Adresse-toi À M. Renault, et quand vous aurez vos évôques, il s'adressera à eux. Mais avant toules choses, il faut avoir soin d'implorer les lumières du Saint-Esprit. M. Renault sera obligé à se donner tous les mouvements nécessaires pour le succès. Une autre fois me furent indiquées les trois personnes qui devaient commencer cette nouvelle génération spirituelle. Je ne les connaissais, a peu près, que de réputation. On me dit quelles seraient les trois pierres fondamentales de l'édifice. On me désigna aussi celle qui était choisie pour conduire les autres. Il me fut dit en même temps : « Ces personnes sont censées religieuses, selon l'esprit de Dieu, dès ce moment. Si elles te demandent, ajoute-t-on : où sont donc les murs de notre clôture? tu leur répondras qu'elles les trouveront dans leur foi, pendant les temps malheureux où vous ôtes. L'Esprit-Saint pourvoira à tout. Ce qui parait des montagnes deviendra alors f. ici le avec la foi, la confiance et l'amour de Dieu... Il me fut dit encore d'une voix forte que celte nouvelle institution serait en l'honneur des trois adorables personnes de Ta sainte Trinité; que ce nom serait un jour gravé sur leurs murs.... Cette institution doit êlre établie uniquement en réparation des outrages que j'ai reçus de mon peuple, surtout |>ar les profanations du sacrement de mon amour, de la part des Chrétiens et des mauvais prêtres, par les imprécations, les blasphèmes, etc. Dans le principe, ces demoiselles étaient toutes de feu. Peu après, celle qui est destinée à êlre à la tête do cette sainte entreprise, répondit, prétextant que tout cela était illusion et venait peut-être du démon; qu'elle ne pouvait se décider a accepter la charge de supérieure, nonobstant la décision qu'elle avait eue d'un prêtre éclairé, saint et remph de l'amour de Dieu... Elle est encore aujourd'hui très-fortement combattue, ne voulant jms se démettre entièrement de celte supériorité, dans la crainte de se soustraire à la volonté de Dieu... Voici
ce qui m'a été révélé sur l'Oflice et les prières : On récitera l'Offioe qui sera tout en l'honneur de la sainte Trinité, et composé par des évêques... etc.; suivaient dans ce compte rendu des dispositions de Dieu à son égard plusieurs autres révélations sur des points relatifs à ce qui devait se passer dans l'institut nouveau... Plusieurs n'ont point été réalisés. La pieuse veuve se trouvait seule à Ecnée; un de ses Gis était laboureur, l'autre avait pris Ta profession de tailleur. C'était l'élal d'isolement où la Providence la voulait pour l'amener à l'exécution de son œuvre, mais elle eut encore quelques années à attendre avant de la voir obtenir une apparence de succès. Quand on vit dans la ville l'événement justifier ce que la pieuse veuve avait prédit, on accordait une sorte d'admiration à la parole d'une femme dont lout le monde respectait la vertu. Celte pauvre femme était pourtant réduite à un état où, quelque peu que demandât son indigence, elle ne pouvait se nourrir par son travail. Nous avons dit qu'une goutte sciatique la tourmentait. Ses douleurs l'avaient affligée au point que ses mains et ses pieds en étaient un peu contrefaits. Une pieuse dame d'Ernée, Mme De Gurel, qui avait été sœur de lait de la pauvre veuve, la reçut charitablement dans sa maison, où elle menait avec ses filles uno vie patriarcale el chrétienne. Ce bonheur ne fut pas long. Mme De Gruel et ses tilles étaient trop vertueuses pour que dans leur position sociale elles ne se trouvassent pas en évidence et n'offusquassent point les yeux des hommes puissants du jour. La mère et les filles furent mises en détention par ordre des autorités républicaines, et la pauvre veuve fut encore réduite à ses ressources, c'est-à-dire à sa pauvreté. La Providence lui procura un asile, pour le moins aussi avantageux que le premier, dans la maison des demoiselles Renault; ces demoiselles étaient trois sœurs qui vivaient dans la pratique de la vertu el de la vie retirée. Marie Rocher fut admise en quatrième dans cette sainte famille; elle apporta comme un nouveau trait à ce tableau édifiant, et fut comme une quatrième colonne à ce temple de vertu. Pendant quelque temps elle habita la maison même des demoiselles Renault, qui lui avaient donné uu petit appartement dans leur jardin. Plus tard elle se retira chez Mlle Morin, sainte 01 le qui la suivit et fut une des pierres fon« lamentâtes de son œuvre. Là, Marie Rocher payait son loyer d'une somme annuelle de treute-six francs, nue lui faisait en renie sa sœur de lait Mme de Gruel. Toutefois dans le temps où elle couchailchezMlle Morin, elle était nourrie par la bienfaisance des demoiselles Renault. Après ses premiers exercices du malin, elle venait déjeuner chez les trois sœurs, puis retournait à l'église jusqu'à midi; alors elle venait encore chez ses bienfaitrices s'édiûer et prendre son dîner. Comme les douleurs lui avaient contourné les pieds et les mains, la douce et bonne demoiselle des Grands-Champs, l'un*
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des Lois su-us, ta ser vait avec les aîlentioiis qu'elle eût données à une mère. Sur les deux ou h «*i > hi-iires, Marie Rocher prenait denouv.au le « )i<-min «ie réalise, où e'le «leineur.nl jusqu'au soir, et !;>. ne pouvant \ai t< r M'> ci-. n u -».-s par de pieu-es lei lures, elle demeurait eu oraison et s'abîmait, j <»ui' | arl'-r ansi. devant te saint Sacrement. Apres bien des hésitations et dés peint.-> de plus d'un genre, el,e voulut enfin se im-urc à l'ccuvre qu'elle croyait demandée (fêl e par !a volonté divine," c'est-à-dire à Cï>ver -< u institut en l'uonneur de la tressa.i. te 'limité. |-..;e t. n | n 1 i à 1 "e- x iésiastique qui, d'après !a v. n'.é 'Je D:eu, devait éi:e ..'iir .i:it.d"iir. Cet e- né-tcstiq-ie était M. l'a; bé l'.eii3 ne*, eu d'-s trus sœurs. Il examina t ■ • s i t -epje lui .jit Marie Rocher, et croyant \ \<-.r u:.e rev- l .twu ré-.ie, ou au r. ? la »....'..v.e de Dieu, il se piéta à l'ac- «•ci.p'.r La \ i le îïln.ée et a.t al'»"S éditiée ■•> v.::;ii> ; .,-.•.[. p-unes personnes que !;•>. :r/:i>; <.:.■ e- ;..:! :...-uM-;i>e» du temps :i. :.t ;• vo.r o:l • ; i.nes et un oura»ées «...t.- i i | ne. que du f...:i. L' tre ces jeunes |e;?.î.i.cs Of ..■[].. '.a.t M.lv* Jeanne Tanqm.r-. I :c a P u'.:>? ' • Julie Duli-ux et .Marie Mr: :.. q u a \ * ; v i ; t é'.o destinées a la t ' i:, - - 1 . . ■ : i .e . - e ivre et m m;i..ees à Mario lt.ti • : a; : : v..-i\ -ru »l:e!. M. Ru;ault les t ; .a il.» .e j r ■ J n de Mlle Dulmux, tt !.. - jr . r-c --sa >>.♦ qu'il c: oyait \ nynser de la j ;M de D:- u. Muant à lui", il était' destiné et 1 .'i^elda:: à ies cUldUiie, et Mlle de la P:tniss?;e de.a.t ê're la mi; erieure ou nouveau t:...u:-. au. «.es j îeiises tilies reeurent flve>: ?' — u ce qu'on leur donnait ».■>;!. ine une r ■u-lation; mais é>. lauées dans Iciii- pi- e et se ra| pelant ce que dit saint Jean, q .ami il nous conseille 'le ne pas eéurr au prenuer mouvement de tout esprit, eiifs voulurent consulter plusieurs respectai'., s ec. lésiastiques qui méritaient leur ciia ui. e. Luis leur dirent qu'ils voyaient là le doigt de Dieu et s;i volonté, et elles furent surtout persuadées par l'assentiment de M. l'abbé lerov, curé de la Peltrine, dont la voix publique proclamait la science et la sainteté , et qui passait parmi ses confrères pour un oracle et un modèle. La pieuse veuve avait elle-même consulté ce saint piètre; à toutes, M. Leroy, après avoir entendu et médité les choses, répondu qu'elles lui paraissaient venir du Gel, et les eu-a-ea à tonder l'établissement proposé. Alors toutes trois entrèrent dans les vues île Marie Hocher, partagèrent son projet et acceptèrent Mlle de la i'anissaye pour supérieure. Dès ce moment, la communauté fut fondée; car quoique les membres vécussent isolément et séparés, ils n'eurent plus qu'un co-ur et qu'une Ame, et établirent îles exercices communs. M. Renault et M. Leroy firent pour les quatre associées un règlement qu'elles suivirent le miens qu'elles purent. Chaque semaine elles avaient une assemblée. Leur premier mot en arrivant à la réunion, était : Mes stnn>\ il faut mourir; les aunes répondaient : Ma hntc. il le faut; sa-
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lut religieux que la toieiair.ee a>ad jr.j^.iblement pris ue l'idéo où ;onl tant de personnes, que c'est ainsi que se saluai i,.s religieux do la Trappe. Marie Ro.-iier b-nr rapportait ee (|ue Dieu lui avait fa t connaître cl ce qu'il demandait d'elles. Mfe de h Panissaye leur faisait une instrm ti.in et leur prescrivait ce qu'elles avaient a faire ju>- «ju'à la prochaine réunion. (Juant à.:eq"u>c faisait de plus dans b-ur exer. icc commun, on l'a toujours ignoré et on l'ignorera t>ji.jours, car elles n'ont laissé aucune indication écrite et n'en ont parlé à personne. Leurs exercices uniformes, mais particulier-, étaient l'otaisnn deux fois le jour, la ré' .fition du petit Oili ee de la -ainte Vierge, ei li lecture. Dans le courant de la semaine. Mi" de la I'anissaye se rendait régulièreiie-i.i chez 1 ha. une d'elles, leurdemandait * ovul de leur obédience ; elles répondaient >nuplement et obéissaient ti cèleuietit. Les hem de réunion, d'abord chez Mlle Duhoux, v rièrcnl, mais ne purent jamais être si seireles dans une petite vdle qu'une curiosité in- (juiète ne s'en aperçût, n en voulût connutre le motif et n'en lit le sujet de sa tr uque. Parmi ceux en qui on devrait louj -u; s trouver le sel de la sagesse et de la Rilexion, mais qui malneureusement ne -épient pas toujours les choses qui sont de (esprit de Dieu, dans le clergé on entendit le bMme et le murmure et des hommes inconsidérés taisaient déjà de vif.» reproches a M. Itenaull. Pour parer à tout cela, ou résolut do tenir au moins habituellement le* réunions chez les demoiselle* Renault, tantes d-.cet ecclésiastique, ce qui paraissait prése;ter moins d'inconvénients pour lui. Bu-ntôt ce petit noyau prit de l'accroissement. Lu 1801, Mario Rocher fut conduite à Fougères I ar un trait jiarticulier de la Providence de Dieu, qui lui lit connaître Mile Louise Binel, fille pieuse et de bonne maison, laquelle ii mit en rapport avec Mlle Marie Beauiuooi, jeune lilledeSaint-James, en Normandie.qui, se trouvant là par hasard, demanda à faire partie de l'œuvre naissante. Marie Rocher lui donna des espérances, et, de retour à l*nee. elle lit part des désirs do la postula tte à ses associées, qui l'agréèrent. Peu apn' »une autre personne éprouva le même désir t ti; la même demande, dont les fondatrice* durent être fort contentes, car cette personne était Mile Renault, nièce des trois sœurs. Par celle nouvelle recrue, la Providence eu amena une outre, Mlle Jeanne Pouteau, qui, après quelques mois de rétlexions sur cetie nouvelle fondation, demanda à en courir les chances et à partager le mérite. Kn 1802. dans un second voyage à Fougères, AJane Rocher, encore par l'enlremise de Mlle B'nel, fit la connaissance d'un prêtre, qu'elle avait vu célébrer la Messe, pendant laquelle une voix intérieure, croyait elle, lui avait dit : \ oui celui auquel tu dois t'adre$$tr. ù t ?o lésiaslique était M. (ienel, ancien directeur des Urbanistes de Fougères, arrivant alors d'Angleterre. M. Conet conçut une oj»iiii"!l favorable pour Marie Rocher, et, l'année sm-
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vante, recueillit le résultat de leurs mutuels entreliens dans un écrit où nous avons puisé ce que nous avons dit des premières années et des révélations de la fondatrice. Celle-ci consultait beaucoup, trop peut-être, quant au nombre des directeurs, et voulut avoir aussi l'avis d'un autre prêtre renommédans le pays, M. l'abbé Vassal, curé h Saint-James, où elle se rendit, eut le bonheur de le voir reconnaître l'œuvre divine dans ses projets et de faire deux nouvelles recrues, qu'elle Gl admettre à son retour par ses compagnes. Dans ce même voyage, elle eut aussi la satisfaction de revoir sa première iK>stuIante, Mlle Beaumont, et ce fut probablement alors que fut conçue la pensée d'aller s'établir à Saint- James. Toutes ces heureuses jouissances eurenidansTâmedeMarie Hocher une biendure compensation. M. Renault.èqui toutes avaient donné leur confiance, à qui quelques-unes avaient fait vœu d'obéissance, manqua luimême de courage ou de confiance, et refusa de suivre les destinées du troupeau qu'il conduisait d'abord si bien. Il mourut en 1825, curé a Sainl-Dcnys-de-Gastines, paroisse située enire Ernée et Mayenne, et sa résistance euxdispositionsdeDieu.ence point, lui causa do grandes peines. Il continua de s'intéresser à l'établissement et contribua aux besoins spirituels et matériels de la communauté quand elle fut formée. On conçoit combien la perte d'un tel directeur dut allucler la Mère et les Filles; néanmoins leur courage n'en fut point abattu, mais il fut soumis a une'épreuve plus rude encore. Quand eu 1804, les généreuses fondatrices quittèrent Krnéc pour aller & Saint-James établir enfin entre elles la vie commune, Mlle De la Panissaye, effrayée de la charge de supérieure, et, disons-le aussi, craignant probablement le non-succès, n'osa se déterminer à la démarche définitive. Ce fut un coup affreux pour ses associées, qui faisaient alors une perto plus difficile à compenser que la retraite de M. Renault. Cependant, elles ne reculèrent pas, et seules sans fortune, elles résolurent d'aller enfin mettre la main h l'œuvre h Saint-James, où les nouvelles postulantes du lieu, et les sympathies que Marie Rocher avait trouvées dans les ecclésiastiques, lors de ses voyages, les déterminèrent à s'établir, Elles louèrent une maison de campagne, appelée le Clos-Tardif, située a la porte de la ville, et s'y rendirent successivement en 1803», emmenant avec elles leurs deux postulantes d'Ernée, s'adjoignant les trois autres qu'elles avaient gagnées à Saint-James, et formaient déjè un noyau de huit personnes auxquelles se joignirent bientôt quelques autres sœurs et surtout un auxiliaire puissant dont il faut parler actuellement, puisqu'il fut destiné a donner les habitudes de la vie religieuse a celte communauté naissante. Les relations de Mlle Louise Binel, avec Marie Hocher, à Fougères, amenèrent la connaissance de la nouvelle entreprise à d'anciennes religieuses de l'abbaye des Urbanistes de celte ville, lesquelles, au nombre de quatre, désirèrent
profiler de cette occasion pour reprendre la vie commune, et furent assez modestes, assez désintéressées, pour aller partager cet essai, appuyé sur des bases si faibles. Ces religieuses avaient pourtant occupé les premières places dans leur monastère.
La révérende Mère Louise Lebreton de Sainte-Madeleine, et Michelle-Pélagie Binel des Séraphins, avaient été les deux dernières (triennales) des Urbanistes, et elles amenèrent avec elles lus révérendes Mères Blanche-Angélique Binel, dite de Sainte- Elisabeth et Saint-Martin, anciennes professes de leur maison. Leurs vertus, leurs services furent un trésor pour l'institut naissant. Ce fut sans doute celte considération qui détermina à les accepter, quoiquo la Mère fondatrice crût qu'il lui avait été révélé qu'on ne devait point admettre dans la nouvelle société des personnes qui auraient fait des vœux dans d'autres ordres. Néanmoins les Clarisses-Urbanistes reprirent leur habit gris, et ne portèrent jamais celui des religieuses qu'elles formaient à la vie monastique. Celles-ci, bien vues dans la localité, protégées môme par les autorités administratives, passèrent deux ans sous l'habit séculier, quoiqu'elles eussent la permission de faire célébrer et de garder la réserve dans leur établissement. En 1806, elles revêtirent l'habit religieux qui, étant de couleur noire et a peu près semblable à celui des Ursulines de la congrégation de Paris, mats sans manteau et sans ceinture; le chapelet était attaché au côté. Dans celle cérémonie qui semblait donner la sanction la plus forte à sa pieuso entreprise, Marie Rocher prit le nom de Marie do la Croix, sous lequel nous la désignerons désormais, et quelle avait reçu de la voix de Dieu. Ses généreuses compagnes prirent aussi des noms religieux , et Mlle Duhoux choisit celui de sœur de Saint- Michel, à cause de la dévotion de l'institut naissant au chef de la milico céleste; Mlle Marin fut nommée sœur de Saint-Joseph; Mlle Beaumont, sœur de S linie-Claire ; Mil» Pouteau, sœur de Saint-François d'Assise; Mlle Gilbert, sœur de Sainte-Marie; Mlle Le Chautoux, sœur de Saint-Jean l'Evangélislo. Cette vfiture se fit le l,r juillet. Le 15 octobre suivant, Mlle Renault, retenue par la maladie quand les autres prirent l'habit, le reçut, avec le nom de Sainte-Thérèse, en même temps qu'une bonne tille native de la Basougo du Désert, au diocèse de Rennes, nommée Marie Ferrand, et qui fut appelée sœur de Saint-Félix, et qui fut la première sœur converse do la nouvelle société.
La communauté, y compris les Urbanistes de Fougères, était donc déjà composée de plus de douze personnes. La Règle qu'ele suivit d'abord, et qui avait été dressée par la Mère La Croix et M. l'abbé Genêt, lorsque celui-ci vint la visiter è Saint-James. Cette règle donnant avec raison beaucoup a la vie intérieure, maislroppeul êtreaux austérités, était d'une rigueur que le lempéra-
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meut rios sœurs ne put supporter. Toutes devinrent malades, et leur sauté demanda une ob>ervanre modifiée. La fondatrice chargea la révérende Mèie Madeleine (l'rl>aiu-te) supérieure, (Je s'adjoindre M. le Tuilier, eu ré de Montanet, et d'aller à Avran- < lies trouver M. Lesplut-Dupré, curé de Saint-Cervais et vicaire général, alin d'y rédiger, de concert avec lui, une règle plus facile a observer. Cette règle a été suivie jusqu'en 1828, et fut alors abandonnée pour les raisons que je vais exposer. La maison du Clos-Tunlif était un véritable paradis pour nos saintes lilles, qui y vivaient dans la plus grande pauvreté, et recevaient quelques secours de personnes charitables, mais celte maison était tenue à lojer. Les religieuses furent obligées à la quitter le 29 septembre 1807, et n'ayant point de logement convenable, elles se virent réduites à recevoir, pendant un an, l'hospitalité do deux familles pieuses do la ville. Elles conservèrent pendant tout ce temps-là leur costume et leurs règlements autant que possible, se rendant à l'église paroissiale pour les Offices publics et pour la Messe. La ville de Saint-James, située à l'extrémité de la Normandie, sur les confins de la Bretagne, autrefois du diocèse d'Avranches, aujourd'hui chef-lieu de canton du département de la Manche, dans le diocèse de Couiances, possédait jadis un prieuré de Bénédictins, soumis à l'abbaye Fleury ou Saint-Benoit sur Loire, diocèse d'Orléans. Ce prieuré n'était plus habité depuis longtemps, mais son église, toujours debout, sert actuellement d'égliso paroissiale, et une partie de ses b/ltinu iiis existait encore et retenait toujours la dénomination de prieuré. Les religieuses errantes en firent l'acquisition le o mai 1808, et y fixèrent définitivement leur communauté qui, pour se donner une apparence de légalité, se fil approuver du gouvernement impérial en 1812, en qualité de communauté dTrsuhnes. La société naissante des Ti inilaires put alor s suivre avec plus de formes régulières ses exercices uioua>liqucs. i'our tous le? offices publics, elle se rendait a l'église paroissiale, où elle avait un facile accès, par une porte de communication particulière, la maison étant aliénante a celle église. Dans une chambre de la communauté, «pu servait d'oratoire, les religieuses irritaient l'Office canonial, selon l'usage- des leligieuses Clansscs-l'rhaui>ios, .font elles avaient aus>i le ntucl pour leurs cérémonies ,u> | n>e> d'habit, etc. Mlles ne gainaient point l'abNtiiicm e, ne se levaient point au u;iiieu do la nuit, mais elles avaient un r0- ;.;nue >ain cl conforme à l'esprit de j auvreto où, de toute* les laçons, elles étaient obligées a uwe. Ouoip.ie la Mere Marie de la Cum\ eût dit que l'iusiitut nouveau n'aurait |\>:ul la fond. on de rinstruction, !a ^oin.i utKtuie, viè* l'origine et toujours, a eu un pensionnât cl nu aïeul il. et s'e>« lu; ce à un>trudiou des jeunes ti es. n s le nouvel a local, te nou t'.e dos io.g ea>e> augu-ei.tj *>c4scn>:o.eiuou'. ou roali:.».:r.ues u.èuu-;e>
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dans les familles pieuses des environs, umis il ne se présenta aucun sujet qui apportât ou une dot considérable ou une instruction plus élevée. Toutes les novices de ces premiers temps paraissent avoir subi les conséquences de la malheureuse époque qui venait de finir, et [tendant laquelle les maisons d'éducation avaient été fermées. La pan, l'union régnaient au dedans du monastère, cl au dehors l'édification qu'il donnait, lui gagnait les suffrages de tout le monde. La Mère Marie de la Croix voyait donc son œuvre, si non dans l'état où elle l'avait prédite, du moins dans une voie qu'elle n'aurait osé humainement espérer. La restauration de la maison de Bourbon, qui pouvait faire tant de fruits avantageux à l'Eglise et à la France, si elle eût été ce qu'on avait droit d'attendre, et ce qu'elle avait intérêt à se maintenir, donna encore un nouveau point d'appui à la communauté de Saint-James, comme à toutes les communautés de France. Dans les derniers jours de l'année 1815, la Mère Marie de la Croix fut attaquée d'un redoublement d'asthme. Le mal fit des prégrès rapides, et après avoir donné l'exemple d'une patience édifiante, comme elle avait donné celui de toutes les vertus, la pieuse fondatrice, munie des sacrements de l'Église, mourut entre quatre et cinq heures du malin, le dimanche onze février de l'année 1816. Dès qu'elle fut morte, son visage devint m beau, un air de béatitude semblait si visiblement reflété de ses traits, que tout le monde répétait : « C'est une saïute ! » Sun corps fut inhumé au milieu d'un grand concours de fidèles, dans le cimetière de la paroisse, et, chose étrange! quoique sa tomln devint alors précieuse à la confiance et a la vénération, aucune marque n'en ayant indiqué la place, cette place s'est trouvée incertaine au point que lors des fouilles nécessitées par la translation du cimetière hors de la ville, on ne put reconnaître où éiait enterrée Marie de la Croix, en sorte qu'aujourd'hui le lieu de sa sépulture est ignoré, et vraisemblablement ne sera jamais connu, en sorte qu'on ne pourra jamais faire h translation de son corps, ni posséder rien de ce précieux dépôt. En mouiaat la fondatrice laissait la communauté dans un état prospère, mais n'avait point atteint le bat qu'e. le s'était proposé; celte communauté n'était point >ou institut. Au lieu d'aller droit au but dont je parle, on s'était borné à du provisoire, et c'était une grande faute. Oo pourrait croire qu'il n'y avait plus qu'un pas à faire; ce serait une erreur; l'expérience a montré qu'une transformation ou uue reforme est souvent plus dilliei e qu'une création première. Dans l'année qui sui»;t ia mort de la Mère Marie de la trou, la communauté s'assembla et • : ut conseil sur ks mesurrt qu'elle avau à [ rendre.
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attaché a quoique ordre déjà reconnu dans l'Eglise. Ces conseils causèrent aux religieuses des peines et des contradictions. L'idée d'un institut de Trinitaires dominait toujours, et pour s'éclairer et réussir on avait recours a la prière. On peut dire que de 1817 à 1826, la communauté, toujours régulière, toujours édifiante au dehors, troublée par l'idée d'un avenir encore inconnu, ne jouissait point de la paix intérieure. Ses supérieurs demandaient toujours qu'on s'attachât à un ordre quelconque, promettant, en compensation, de donner des règlements spéciaux et des constitutions en l'honneur de la sainte Trinité. M. Charuel, curé de Saint-James, eut même l'étrange pensée de proposer de s'agréger aux Ursulines I Quoique respectable et utile que soit l'ordre des Ursulines, il ne pouvait certainement convenir aux idées qui avaient dirigé la Mère Marie de la Cçpix et ses premières compagnes. L'idée de s'associer à la Visitation souriait davantage, je ne sais pourquoi, et .''on ût même quelques tentatives d'agrégation, heureusement restées infructueuses.
Quelques religieuses avaient même goûté le projet d'union aux Ursulines.
Cela prouve que toutes les sœurs n'étaient pas restées fidèles aux vues de Marie de la Croix, et dans le chapitre, celles qui tenaient a son héritage et à ses pensées n étaient pas toujours les plus nombreuses. Elles furent néanmoins constantes et fermes, et même nnede celles oui avaient habité les premières )a maison du Clos-Tardif et celle du Prieuré, n'y ayant point fait vœu de stabilité et ne voulant point se prêter à tout ce qui contrariait les premiers projets» résolut de partir et partit en effet; mais elle n'avait pas encore quitté la ville de Saint-James, et elle céda aui instances qui demandaient son retour (M. Charuel était de ceux-là), et lui promettaient , sans doute , que ses pieux désirs seraient exaucés. Cette religieuse était Mme Sainte-Thérèse Renault, nièce des trois sœurs dont j'ai parlé ci-dessus, et l'une des premières acquisitions faites par la société naissante. Elle rentra donc au monastère, mais la détermination qu'elle avait prise dut faire impression. 11 eût été facile de faire cesser ces luttes intestines. L'évêque du diocèse n'avait qu'à user de sa bonne volonté et de son pouvoir, en laissant aux religieuses la latitude dont elles avaient joui jusqu'alors. Mgr Duponl-Poursat eut enfin commisération de celte communauté, qui s'en remettait à ses ordres, mais ne cessait d'exprimer sou vœu d'être une société de Trinitaires. Il lui demanda de faire une rètfle sous ce nom et dans cette vue. M. l'abbé Charuel et M. l'abbé Gobir, alors vicaire à Saint-James, et Dymis, curé à Saint-Symphorien, composèrent celte règle, de concert avec la communauté, qui la signa et l'envoya a Rome, en l'année 1820 ou 1821.
La communauté ne reçut de réponse qu'en 18*26 ! 1 Uu bref favorable autorisait les reli- H if uses de Saint-James à porter le nom de Trinitaires et à suivre la règle que leur don-
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nerait l'évêque du diocèse. M. Duponl- Poursat chargea, en conséquence, M. Lesplut-Duprô, son vicaire général et frère du curé d'Avranches, de composer une règle ot des constitutions en l'honneur de la sainte Trinité. La communauté reçut cette Règle le 1" janvier 1829, et commença à l'observer aussitôt, mais par manière d essai, et nous verrons bientôt que plusieurs points ayant paru devoir être moditiôs ou changés, une nouvelle règle fut, plus tard, définitivement donnée , approuvée et imprimée. 11 arriva alors, pour l'institut nouveau, une chose qui demande une mention spéciale. Formées aux habitudes monastiques par les Urbanistes, les religieuses récitèrent, même après la mort des Urbanistes, l'Office franciscain; mais cet usage ne pouvait durer toujours, la société de Saint-James n'ayant rien de commun avec l'ordre de Saint-François. 11 était donc naturel que les religieuses prissent ou l'Offico romain ou celui de la sainte Vierge, comme on fait la plupart des nombreuses congrégations fondées depuis trois siècles, et qui n'ont point l'Ofiice canonial. La Mère la Croix avait prédit qu'il y aurait pour sa congrégation un Bréviaire en l'honneur de la sainte Trinité, et qu'il serait composé par les évêques. Cette prédiction s'est réalisée du moins en partie , car les religieuses de Saint-James ont un Office, sinon composé par les évêques, du moins approuvé et donné par l'évêque de Coulances, et rédigé exprès pour elles en l'honneur de la sainte Trinité. Quoi qu'il en soit de celte révélation qui me semble néanmoins une des plus frappantes enlre celtes dont elle s'est crue honorée, on a eu tort, ce me semble , de prendre pour base de celte composition spéciale le rit parisien et encore plus de l'adapter spécialement au diocèse de Coutances , puisque la congrégation est destinée à s'étendre ailleurs , et a déjà une colonie dans un autre diocèse. Jusqu'alors on avait récité l'OÛice dans cette chambre destinée à cet usage, et dont j'ai déjà parlé. La Mère Marie de la Croix, qu'on avait avec toute justice mise au rang des religieuses de chœur, nonobstant son défaut d'instruction, ne pouvant réciler ces heures, les remplaçait par des prières spéciales , se tenant dans une pièce voisine, dite la chambre d'oraison, pendant que ses sœurs psalmodiaient en chœur. En 1828, la communauté put bâtir une église à son usage; celte église fut, celle année, bénite par Mgr Duponl- Poursat, el dès lors les religieuses eurent un chapelain spécial et n'allèrent plus à l'église paroissiale. Ce dernier édiûce , faisant cependant partie de leur maison, serait une acquisition avantageuse pour elle, dans le cas probable où la paroisse le vendrait pour en édifier un plus convenable. Le 7 août de celte année , Mgr Dupont-Poursat vint bénir cette chapelle, où il dit la première Messe. D'autres augmentations importantes ont été faites à la maison depuis la mort de la fondatrice. Le 24 mai 1830 , la clôture, établie partiellement depuis une
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