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dizaine il années , fui établie complètement siastique était curé après avoir été vic.vn- a et strictement. L'habit, suivant les vues de Saint-James. Dans ces deux établissements, la Mère Marie de la Croix, devait être lilane ^ comme à la maison mère, dont elles sort ou de la couleur des Carmélites. Il fallait J indépendantes , car dans la congrégation on mettre ce point dans les réformes qu'on fai- n'a point établi de supérieure générale, lc<
sait alors. Au lieu de cela, les supérieurs jugèrent à propos de laisser h l'habit des religieuses la couleur noire qu'on avait eu l'imprudence d'ailopter d'abord, e
mpruiicnce u ailopter bon d'abandonner dans fa
et qu'il sera suite. Néanmoins
la l'orme de la robe a été changée : elle est sans plis et en forme de sac, comme celle adoptée par la plupart des religieuses. Cette modification a eu lieu vers 1830. Knviron douze ans après, l'habit a été complété par un grand manteau de couleur Carmélite, o'est-n-dire brun , un cordon blanc et une médaille triangulaire, appenduc au cou , comme signe particulier de la congrégation des Trinitaires.
La communauté ayant sa chapelle particulière, eut aussi un chapelain. Le premier qui remplit cette fonction fut M. l'abbé Poirier, ancien vicaire à Saint-James, frère d'une des religieuses, la révérende Mère de Saint-Paul, et qui depuis s'agrégea aux missionnaires du diocèso de Couiances. Après lui vint M. l'abbé Sanson, de la ville d'Avranches, qui, de tous les ecclésiastiques, a été le plus intimement lié à la communauté et a son œuvre. Celte œuvre était en élal de s'étendre; pendant un an, une des religieuses de Saint-James, la Mère Sain'c- Maric, remplit les fonctions de maîtresse de classes à la communauté de Barenton, dans le mémo diocèse , et au bout de ce temps revint à Saint-James.
Les Trinitaires trouvaient leur communauté assez nombreuse pour être en état d'envoyer une colonie pour une nouvelle fondation qui so fit en effet d'une manière providentielle et tout à fait extraordinaire. Mme Ricard, supérieure de l'hospice que la congrégation des Daines de Saint-Thomas de Villeneuve dirigent à Saint James se sentit appelée à la vie cloîtrée, et demanda à entrer chez les Trinitaires , qui , louant son zèle, mais alarmées sur son peu de santé , n'osèrent la recevoir. La postulante continua cependant ses projets et ses instances; pour en empêcher les résultats, ses supérieures majeures la rappelèrent à la maison mère, à Paris, où rien ne put la faire renoncer a celle vocation nouvelle. Avec la permission de l'évêque do Couiances, Mme Ricard, h qui sa vie et sa pro'ession luirent lieu de noviciat, lit immédiatement se»
vœux, et bientôt après fonda une maison de la congrégation qu'elle alla dirig< même à Plancoël au diocèse de Brieiie, département des Cùtcs-du-Nord. Ce premier essaim , composé de sept religieuses, outre la fondatrice, sortit de la maison mère le 29 août 18V3; M. l'abbé Sanson quitta aussi Saint-James cl alla remplir les fondions de chapelain à la nouvelle communauté, qui a prospéré. Un autre établissement, dû au zèle de M. l'abbé Courue! , se forma en 18i5, à Ducey, où ce digue ccclé-
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religieuses se vouent h final rueti on des jeunes personnes. La congrégation de Saint-James, c<»mme beaucoup de sociétés nouvelles, ne se rattache a aucune des quatre grandes familles, entre lesquelles on subdivise ordinairement les instituts religieux. Ole a donc ses staluls a elle, et le volume qui les enlient est inlilulé : Règles et Constitutions de la congrégation des religieuses de la Sainte- Trinité, établie à Saint-Jamcs-de-Beut ron , diocèse de Couiances , approuvées le 15a<ii 18i0, par Mur Jean-Louis Hobiou, éréque <l* Couiances. Il a élé rédigé par M. l'allé Sanson, prôlre d'Avranches , chapelain »t directeur de la communauté, qui lui a grandes obligations. Les Règles et les CoriM:tulions dans ce code particulier ne sont distinguées en rien les unes des autres, etfuui un seul et même règlement sous ce douh'e titre. Kn voici le résumé: les religieuses lèvent à quatre heures, font trois quarts d'heure d'oraison, et immédiatement récitent Prime, Tierce et Sexte. Vers six heures et demie, elles assistent à la Messe de communauté, après laquelle elles récitent avec, gravité et une majes;ueusc lenteur le (antique Magnificat et autres prières en a< lions île grâces de la fondation de la congrégation et de la vocation de chacun de ses membres. Kn Carême et aux jours de cérémonies estraordinaires , on adjoint la récitation 'J*' Nono à cet exercice. Au sortir de la chapelle, les religieuses so rendent loules au réfe toire pour le déjeuner, qui dure un quaii d'heure, et pendant lequel on fait une le turc. Knsuitc elles se rendent h leurs obédiences. A onze heures, récitation de Noue (ou de Vêpres si c'est en Carême) et l'etaïut-ti particulier. Lnsuite les religieuses Ami l'amende honorable, pendant laquelle elles >e. tiennent inclinées pour honorer et imiter Impunément de croix; cet exercice est le résultat d'une insinuation de la Mère Marie de la Croix, persuadée que Dieu le lui avait révélé. Le dîner suit immédiatemcnl, ihlure plus d'une demi-heure, pendant laquelle ki l'ail une lecture. On ne se sert que ue vaisselle de terre la plus commune; les foi* - (belles sont en fer, mais les cuillers sont de bois. Ou fait usage de la viande; la riouirilure est saine cl suflisaute. Les converseet les tourt ières mangent à la seconde toi t. La récréation commune, que les nouée?
pr ennent séparément, se termine à unelieute et un quaiï; alors a lieu la récitation <■>' Vêpres et do Compiles que suit un qu^ti d'heure de lecture spirituelle. Après la classe et le travail du soir, à cinq heures, tome la communauté fail u:ie demi - heure d'e-rj s"ti, a la lin de laquelle les choristes réatett Mannes el Laudes du lendemain. La cm'munaulé termine cet exercice par la rénu* lion du chapelet, une amende honorabled la visite du Saint-Sacrement. Le soujerd
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