‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 33 sur 323 · IH-;.N DICT · texte numérisé non relu

IH-;.N DICT

bre de personnages élevés en dignités, qui II!* encouragèrent iJans Unir projet; tous recoiinaissnicnt que ce n'était qu'en enchaînant la sensualité, l'orgueil et la cupidité, < 1 11*011 pourrait rendre les hommes heureux, la société tranquille el les royaumes Uori *»— sauts. Pendant son séjour à l'ermitage «le Subiaco, il eut le bonheur n' aller visiter le Pape Pie IX , qui, chassé Je Home par les révolutionnaires, .s'était retiré h Caële. L'<eil exercé île Sa Sainteté sut distinguer les splendeurs «le l'Ame ; il lui prodigua les marques de la plus tendre affection ; il accorda une audience de trois quarts d'heure à ce pauvre volontaire de Jésus-Christ.

Il porta dès lors nu intérêt tout particulier à cette muvro naissante et promit d'accorder toutes les approbations nécessaires.

Il est facile do comprendre' tout ce que le 1». Muard éprouva de honheur et de jouissance. De Naples. les deux pèlerins retournèrent à l'ermitage, priant satis cesse en marchant comme c'était l'habitude du serviteur de Dieu. Le 9 février 18V9 il déclara 5 ses compagnons qu'ils (levaient retourner en Fiance. Kn ce moment même on publiait à Home la proclamation de la Hépuhlique. Us arrivèrent à Marseille le 19 février. Ils étaient sans asile et sans ressources; plus que jamais, ils étaient les enfants de la Providence: ils se dirigèrent vers Aiguebelles, abbaye île Trappistes des plus sévères, des plus ferventes, où ils désiraient aller se façonner à une foule de petits usages, qui ne peuvent s'apprendre que dans une communauté toute formée. Le P. Muard y arriva dans un état pitoyable, couvert d'un vieux chapeau, vôtu d'une soutane grossière, rapiécée; on le prit d'abord pour un vagabond. Les trois pèlerins furent admis tout de suite dans l'hôtellerie, puis dans la communauté. Ils étaient disposés à regagner Sens, en demandant l'aumône, si le H. P. abbé ne leur eût donné pour la dépense du voyage ce qui restait datis la caisse du couvent. Une communauté de 230 personnes, ui donne à un pèlerin tout ce qui lui reste 'argent! Arrivé à l'abbaye de Montigny au milieu de ses premiers enfants, qui le revirent avec uji indicible bonheur, le P. Muard s'occupa bientôt de chercher un lieu solitaire où il pût planter sa tente et abriter ses nouveaux disciples; après bien des démarches pour visiter dilférents emplacements qui ne convenaient qu'à demi, le bon Dieu lui fait rencontrer le lieu le plus propice à leur dessein, une solitude parfaite, un autre Saint- Laurent de l'Iauello, une véritable Thébaïde, dans la forêt de Saint- Léger où se trouve une source qui ne tant jamais et qui porte le nom de Sainte- Marie.

Tandis qu'on construisait les appartements nécessaires, le P. Muard ayant appris que le choléra faisait des ravages dans les pays voisins d'Avallon, il courut leur porter du secours. L'épidémie sévissait avec une affreuse intensité; il part dans l'cspé-

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ram e de cueillir la palme «lu martvrcdela charité; il fut à Sainte-Colombe, de là à Mussanguis, puis à Tonnerre, où la mort multipliait ses victimes d'une manière etiravanle; partout il n'épargna ni veilles ni fatigues pour prodiguer à ces infortunés les soins de l'Ame et du corps.

Il devait aller faire son dernier noviciat, à Aiguebelles, où l'attendaient ses deux compagnons ; mais auparavant il voulut bénir la ''première pierre de son monastère dont les fondements étaient creusé*. An jour lixé, beaucoup de personnes étaient réunies pour assister à la cérémonie, lorsqu'on apprit que le P. Muard était gravement malade. Déjà dès la veille il était en proie à d'horribles souffrances. Cette tri>te nouvelle se répand avec la rapidité de la foudre 5 la Pierre-qui-Virc, où il avait été transporté, et y produit une stupeur générale. On continence une ncuvaine à Notre-Dame de la Saletle, on lui donne à boire de celle eau miraculeuse quia déjà opéré de si étonnants prodiges, il acquiesce et prononce avec foi ces simples paroles : n Ma bonne mère, si vous me guérissez, je promets d'aller vous en remercier sur la montagne de la Salelte. » On lui administra cependant les derniers sacrements, et le Père ne songea plus qu'à se préparer à la mort. A la suite de la réception des sacrements, les crises du choléra devinrent plus rares, l'esprit commença à renaître et le mieux continua les jours suivants; il était sauvé. Le Soigneur content de cette épreuve dit à la mort d'abandonner sa proie.

A peine fut-il rétabli qu'il se dirigea vers Monlelimart, et après avoir visité à Parayle-Monial le tombeau de la célèbre Marguerite-Marie il rentra dans ce paradis terrestre pour vivre encore quelque temps au milieu des anges du désert. « exprimer la joie que je ressens, le bonheur que je goutte, » écrivait le P. Muard, a est chose impossible. Il me semble être dans le ciel au milieu des bienheureux. Kn effet, s'il est sur la terre une image du ciel, c'est bien ici. a 11 voulut pratiquer lui-même et dans les plus humbles détails celte vie de renoncement qu'il devait enseigner à ses disciples.

Avant de quitter le monastère d'Aiguebelles, où il laissa deux de ses frères, il se rendu à pied avec deux autres pour acquitter son mpu sur la célèbre montagne sanctifiée par la présence de l'auguste Marie, où ils arrivèrent par les chemins les plus dillieilesà travers la neige et avec le froid le plus rigoureux, n'ayant d'autre guide qu'une carte de géographie à travers ces sentiers perdus. Les consolations qu'ils y goûtèrent les dédommagèrent des souffrances de leur voyage.

Le P. Muard avait donné rendez-vous h ses futurs disciples à la Pierre-qui-\ ire pour le vendredi avant la Trinité, personne n'y manqua; les membres de la nouvelle famille Bénédirtirieétaieut au nombre de cinq,

Mè BEN DES OIIDRES

l'habitation ne pouvant encore les recevoir. Ils commencèrent à observer leurs règles jjos te presbytère de Saint-Léger distant o'uoe lieue, qûe M. le curé leur avait offert arec bonheur. Dès trois heures du matin ils eurent aux pieds de l'autel, psalmodiant l'office, célébrant les saints mystères. De ii ils se rendaient à la Pierre-qui-Vire et l*r tous le» temps, où ils revenaient le soir après un travail opiniâtre pour prendre un frasai repas, regagnant leur gîte provisoire, le chapelet à la main.

Le jour de la fête de la Visitation 1830, ces hommes admirables prirent possession du désert, en s'installanl dans l'humble deaeure qu'on venait de construire et qui était aussi pauvre que l'étable de Bethléem. S«ur ces entrefaites un jeune homme a l'âme ardente, qui n'entendait parler qu'en- frémissant de la Pierre-qui-Vire vers laquelle «pendant il se sentait entraîné malgré lui,.

rque effrayé et dégoûté de la vie ausqu'on y menait, frappé de l'air de boni*or et de la sainte joie qui brillait sur Km* les visages, fut les prémices du noviciat, et il apprit bientôt par l'expérience que les rigueurs de la pénitence ne sont jas aussi terribles qu'elles le paraissent tf abord.

Il est pour une congrégation religieuse ia autre édifice que celui qui s'élève avec Ves \\*ms et le ciment» c'est l'édifice moral. Il courte dans la règle qui détermine, en général, le genre de vie que l'on doit suivre d'aérés les conseils évangéliques, dans les cwaiiutions qui développent la règle en l'adaptant au but particulier qu'on se propose, dans les usages qui enseignent la manière dont on doit accomplir chaque devoir ia»po»é, et enfin dans le règlement qui fixe les heures de chacun des exercises de la pâmée. Or celte univre était entièrement achevée. C'était la règle de saint Benoit ■pe l'on devait suivre. Les constitutions avaient été choisies parmi les plus autorisées des ordres les plus fervents; les usages tt règlements étaient A peu près calqués Mirceux d'Aiguebelles, et tous ces éléments •▼aient été coordonnés par le P. Muard durant ses longues heures de solitude dans la grotte de Subiaco et dans sa cellule de la Trappe ; elles furent approuvées par M^r j 'archevêque de Sens, le 25 avril 1855. • Un jour, vendredi 25 avril 1845, dit le P. Muard Uams le discours préliminaire, que j'étais parfaitement libre de toute préoccupation, se présenta tout à coup le plan tout formé d'une société religieuse qui se consacrerait è la pratique et à la prédication de la pénitence, embrassant pour cela su genre de vie b omble , pauvre et mortifié, et dont les membres seraient employés, chacun selon voc aptitude, les uns à la prédication, le» autres à la prière et à l'étude, d'autres au travail des mains. Je connus bientôt que dans le siècle où nous vivons, il était nécessaire que des sociétés religieuses vinssent au secours du clergé, mais des sociétés telle» qu'elles étaient au lemps des sain*

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Benoit, des saint Bernard, des saint Dominique, des saint François d'Assise, des sociétés dont la vie fut une prédication continuelle de ce que la religion offre de plus parfait. Je compris qu'il îaWait joindre l'expiation à la prédication, s'unir è Nolre*-Seigneiir Jésus-Christ souffrant et- mourant pour les hommes, et s'immolant par le glaive de la mortification comme victime pour ses propres iniquités et pour les iniquités de ses frères, afin d'apaiser la justice de Dieu si prodigieusement outragée dans ce siècle et obtenir plus sûrement la- conversion des pêcheurs. *

Le P. Muard entre ensuite dans des considérations sur la nécessité d'opposer l'humilité, la pauvreté, la mortification pratitiquées, au suprême degré, b l'orgueil, à la cupidité et au sensualisme effréné de notre époque.

Sa règle entre ensuite dans des détails sur le zèle, la pauvreté, la pénitence, l'humilité, l'ebéissance, le travail; l'union avec Dieu, la chanté fraternelle sur lesquelles le Pi Muard fait des considérations tendant- à la plus haute perfection. Les Bénédictins ne devaient jamais voyager ni è cheval ni en voiture, le monastère ne devait rien posséder, pas même le terrain sur lequel il était bâti. La communauté ne devait faire aucun emprunt. On devait donner en bonnes œuvres l'excédant de la dépense indispensable. On ne devait recevoir aucun honorai ro pour les missions.

Les Bénéilictins du Sacré-Cœur doivent se regarder comme les missionnaires de la pénitence, que Dieu envoie comme d'autres Jean-Baptiste pour prêcher la pénitence aux

Î>euples et les préparer au grand événement-, je jeûne dure toute l'année : a la collation ils ont quatre onces de pain avec des légumes etdes fruits, s'il y en a. Klleest au pain et a. l'eau tous les jours de jeûne ecclésiastique,, tous les vendredis et quelques autres jours de l'année; pendant l'A vent on ne donne que du dessert.

Les Bénéilictins font abstinence en tout, temps et en tout lieu, l'de vin et de liqueur; 2* de toute espèce de chair; 3* de poissons; V d'œufs; 5* de beurre, de fromage, de laitage; 6* d'huile; 7* de sucre et de miel, et se contentent d'eau pure pour boisson, de légumes, de plantes ou d'herbes potagères, et de fruits pour leur nourriture. Outre ces privations, les constitutions ordonnent des austérités corporelles en mémoire de la Passion de Notre-Seigneur. Telle est la fai blesse de la nature humaine qu'après avoir commencé le bien avec ardeur, elle se ralentit peu à peu on face des difficultés qui s'élèvent. Or, à un si grand mal on ne saurait trouver de remède que dans la nécessité de la persévérance imposée à l'homme ou par la force physique, telle qu'elle se trouve, par exemple, dans l'organisation militaire, ou dans la force morale qui résulte principalement pour l'Ame de 1 obligation des vœux. L'âme qui les prononce ne perd pas de sa liberté; mais bien plutôt jusquà

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un certain point la ]*o*isiinlit6 «i"i-n abu-er, en 0|>posant un romp.'til à sa faiblesse, une digue h s«n inconstance.

Le 3 octobre avait élé fixé pour la cérémonie. La chapelle de Sai nie-Marie de la I*ierre-«pii-\ ire éianl Irop étroite, la cérémonie eut heu ii la pandsse de Saint-Léger de Fourchcret, pairie de Vauban, berceau de cette communauté naissante. Klle tut envahie jusqu'aux fenêtres par une foule nombreuse, accourue de toutes les paroisses d'alentour et même des pays éloignés; les membres du clergé au nombre vie quatre-vingts s'y rendirent «veccuipressenieul. Mgr l'archevêque, <|ui devait présider la cérémonie, a vant été empêché, délégua M. l'an hiprêtre d'Avallou pour recevoir les vieux. M. le supérieur des prêtres auxiliaires de Ponligny lit après l'Kvangile un discours remarquable. Il esquissa à grands traits l'action que Dieu, à tous les Ages, exerce sur le monde chrétien, par les ordres religieux.

Le l\ Muard reçut le nom de frère Marie-Jean-ltaplisle «luCo-nr de Jésus. On conserva pour l'habit la couleur noire qui est la couleur primitive, Cette cérémonie ipii dura quatre heures , présenta un spectacle attendrissant; le cortège plus nombreux et plus imposant encore que le matin, se disposa à accompagner les nouveaux religieux jusque dans leur solitude. Itierilôt on vil cet immense cortège se dérouler dans les rues du village, descendre !a colline et disparaître dans le chemin étroit et ombragé d<ï .« forêt. Hien n'était ravissant comme ces chants religieux répétés par des milliers de voir, et redits par les échos des bois et des rochers. Après |«lus d'une heure de marche, quand on aperçut au loin, assise sur une roche, la modeste habitation, on entonna tout à coup le Lalatus sum, puis le magnifique In exilu; lorsque, ces paroles retentissaient dans lu vallon : Pourquoi, à monlatjnes, avez vous bondi comme des béliers, il vous , collines , comme des agneaux? ( l'sat. i:\iii, (il on croyait sentir ces vieilles montagnes tressaillir d'allégresse et se revêtir «l'un air de fêle, à l'approche de leurs nouveaux habitants.

Le hère Marie-Jean-Kapliste du Cœur de lé>us apporta dans les dilVérentes paroisses qu'il évaugélisa le môme zèle, le même esprit de pénitence, la même charité, le même dévouement, tuais élevé à un plus haut degré de perfection ; pendant l'année 1851 il évangélisa A vallon , Doinmecv-sur Vault, Noyers, Saint-Martin et Dun-les- IMaces dans le diocèse de Nevers.

Le monastère est situé à quatre kilomètres de toute habitation au milieu des forcis coupées par îles montagnes, des vallées et des ruisseaux, et cependant tel était le parfum de sainteté qui s'exhalait de ce désert «pie k's bénédictins étaient en pleine Mission à Sainte-Marie «le la Piern'-«pii-\'ire. De nombreux lidèles s'y rendaient de tous h's hameaux voisins jusqu'au nombre «le leux ou trois cents, pour être cvangclisés. Le IV Muard fut ensuite faire entendre sa

NAlUr! blN ISl

parole l«»ujnurs aimée, toujours perMiaivos dans les paroisses de Toill \ , Saint- r'argeau ei Saint- Clément.

L'année lS.'iV le IV Muard fut appelé ii Saint-Ktienne en Forêt pour donner la station du Carême dans l'église de Saint-L'nnoiuoikI, l'une «les plus importantes paroisse><l«> la ville, ouoi«ju'il vint île faire une maladie à la suite ue ses faligues, emporté par le z»?'e «jui dévora sa vie en si pe«i de temps. Son auditoire fut immense quoique, «l.ins toutes les antres églises il y eût des prédicateurs de stations, distingués; deux d'entre eux passaient même pour des hommes d'une rare éloquence. Il ne se couchait jatnaisavant minuit, il «levait être en chaire a six heures du matin , confesser tout le jour, puis prêcher eiM ore i«njs les soirs et ne sériait «Je église qu'apièsdix heures. Les deniers jours if passait q,iaior/e heures au confessionnal avec une lièvre qui le consumait.

La fameuse pierre, qui a donné son nom à cette contrée ainsi «pi au monastère, est «ni énorme rocher de granit de forme prcsipicoval<! et très-plate; celte sorte de table, «pie l'on dit avoir eu jadis la faeulté«le tourner, e-t posée sur un rocher noirci par les siècles. Le IV Muard avait sanscesse sous les yeux cette ruine anti«|uè «l'un culte superstitieux sur laquelle avaitcoulé iesongtJes animaux et <juelquefois un sang plus noble, h; sang humain que versaient les druides. La vivacité «le sa foi le pressait de la faire servir au culte du vrai Dieu, pour le salut d une «line en proie 5 «Je terribles tentations: il «rut «h'voir faire vœu à la sainte Vierge, pour obtenir sa délivrance, d'ériger une statue à sa gloire sur la Pierre- «pn-vire ; on se mit aussitôt à lov.ivre. Le 27 septembre 18o3,on érigea uricsintue de Notre- Dame «le sept pieils de haut appuyée sur un piédestal «le granit, avec l'insci iptioii suivante : Yirgini Dciparœ hominumque nwiri sine (abc conceptte Le monument <ia^ son ensemble s'élève à plus de neuf mètres. De quelque jioinl de l'horizon «pie vous aberdiez dans celle Thébaidc, vous vn\ez avec une sainte émolion c«:llc douce image de la Mère de miséricorde qui se lève éclatante «le blancheur au-«lessus des chênes qui croisent à ses pieds et du monastère qu'elle «lomiiie; c'est vraiment la reine du désert, lue maginliqne cérémonie eut lieu le jour de >a bénédiction. L'n éloquent Dominicain célébra avec les lonang«-s «le Marie le prodigieux dévouement de ses enfants bien aimé'-; il commcina |tar ces paroles si bien adaptées à Son sojel : Qnid exislis in dfserlum riderc, «« Qu'en s-v»us venus voir danser dcseri » { Maith. xi, 7 j; « e «lise-ours produisit la plus vive impression sur ses auditeurs,, pii étaient enviion au nombre de quatre mille.

roui s'a« quilter d'une manière héroïque du triple ministère «le la |»auvrelé, «le la niience, «le l'apostolat, surtout quand un ennemi intérieur les alta<pic sans cesse, les bénédictins prêcheurs avaient besoin d'une grài e. «l'une protection extraordinaire : ils la

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