CHARITE DE JÉSUS ET DE MARIE
(SOELBS DE).
Histoire de l'établissement de cet ordre owc la vie du chanoine Triest, son fondateur.
Ce respeclabie prêtre que la Belgique et l'étranger même ont appelé Apôtre de l'humanité, Providence des pauvres, Vincent de Paul de la Belgique, a formé plusieurs sociétés religieuses, dont il est parlé à leur place respective et dont la plus importante est ( elle qui fait le sujet de cet article. Pierre Joseph Triest naquit à Bruxelles, le 31 août 1760, de parents respectables qui regardaient une bonne éducation comme le meilleur héritage qu'on puisse laisser à ses enfants. Il commença ses étudesaucollége des Jésuites de sa ville natale; mais celle société ayant été supprimée en Belgique, il acheva ses humanités aGheel, village de la province d'Anvers. Après avoir terminé sa philosophie à l'ancienne université de Louvain, il entra au séminaire de Malines et reçut la prêlrise le 10 juin 1786. 11 fut envoyé successivement comme coadjuteur a Noire- Dame de Malines en 1788, puis en 1789 comme coadjuteur à Assche, près de Bruxel» les, puis comme desservant au même endroit, en 1791. La même aunée, il devint vicaire de l'église Notre-Dame de d'Hansw v k, à Malines. Le typhus, qui sévissait à l'hôpital militaire de cette ville, fournit au courageux vicaire l'occasion de montrer ce dé1vouement religieux, dont il devait plus tard donner de si sublimes preuves. Celte effrayante épidémie faisait des ravages uffreuii
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ln pour, lo découragement s'emparaient de tous les esprits ; ceux mômes que leurs fonctions ou leur position auraient dû retenir, fuyaient ce séjour de désolation et do mort. Lui seul, il rosli au poste; et, plus fort <|ue le danger, il se multipliait pour tenir tôle au mal et pour porter en lout lieu les secours et les consolations de la religion.
Tant d'ardeur, tant de travaux l'épuiséront; il tomba lui-môme atteint de la contagion. Mais Dieu, qui avait ses vues sur lui, ne permit pas qu'il sucrombal, lui qui devait encore essuyer tant de larmes, consoler tant de douleurs et soulager tant de misères 1
Ses talents et ses vertus sacerdotales attirèrent l'attention de ses supérieurs ecclésiastiques. Au concours de Matines do 1797, il fut nommé curé et chanoine do l'Eglise collégiale de Saint-Pierre, à Henaix. A cette époque de la vie du curé Triest se rattache uno de ses p!us belles actions. Les circonstances politiques forçaient les prêtres à so cacher pour se soustraire aux persécutions d'un pouvoir impie et despotique. M. le curé Triest, comme les autres, s'était caché; mais, plus que les autres, il était recherché Kir les gendarmes, parce que le zèle et la îardiesse qu'il mettait à exercer en secret es fonctions de son ministère rendaient la capture plus importante. Une nuil, au fond de sa retraite, il apprend que la femme du brigadier de la gendarmerie est h l'agonie. Que fera-l-il ? Laisscra-l-il celte personne mourir sans les secours do la religion, ou ira-t-il se jeter dans la gueule du loup, entre les mams du brigadier qui le poursuivait avec lant d'acharnement? 11 n'écoule queson devoir, se rend a la demeure du brigadier, va droit offrir son ministère h la femme agonisante : lo brigadier survient, trouve le curé Triesl au chevet du lit de sa femme et est lellemenl louché de cet acte do générosité, qu'il jure de no plus jamais arrêter de prêtre, lin 1802, après lo concordat, il devint desservant do I égliso de Saint-Martin dans la môme villo de Renais. Alors encore, son zôlo pour le prochain, zèle instinctif et que la religion augmenta, éclala par l'établissement d une écolo pour les orphelines pauvres, laquello existe encore de nôs jours.
Transféré en 1803 àlacuredcLovendegem beau village à deux lieues de (îand, il y jeta les fondements de l'Institution des Sœurs do la Charité de Jésus et de Marie, dont les commencements furent humbles et obscurs.
En effet il commença celte première maison appelée la Maison de Noire- Dame aux Anges, car tous ses établissements ont reçu uno dénomination pieuse el se trouvent sous un saint patronage, il la commença, dis-je, eu réunissant trois tilles pieuses dans une petite chambre qu'il pnl a loyer le k novembre 1803, pour l'inslrucliou des enfants pauvres. Puis, six enfanl> trouvés y furent envoyés do Cand, pour y ôtto élevés et furent ensuite avantageusement placés par leur bienfaiteur. Pendant les dernières années de sa vie, M. Triesl, soit humilité, soit dé-
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sir de faire admirer el louer la Providence, aimait à se reporter en souvenir vers cetto époque décisive, a parler, les larmes aux yeux, de la bonté immense de Dieu, qui avail daigné jeter ses regards sur lui, et encourager son zèle par des succès trop rapides et trop éclatants pour ne pas indiquer clairement que le doigt do Dieu était là.
Il racontait qu'il avait loué une petite chambre et que s'associant deux filles pieuses, il s'occupait île l'instruction des enfants; que bientôt, une personne charitable lui ayant remis une somme modique, il augmenta son matériel et son personnel qui montait alors a dix personnes.
L'homme bienfaisant dont nous esquissons la vie, pressentant de plus en plus sa bel le vocation, se livra entièrement à l'uni* vre importante qu'il avait entreprise, et dont lui-môme, il l'a souvent avoué, ne soupçonnait pas le futur développement et les résultats.
Il avait cru d'abord faire de sa communauté une afliliation de la Congrégation dt$ filles de charité de saint Vincent de fW, do France; ce qui le conlirma dans cette pensée ce fut do voir que le gouvernement français venait d'approuver cette utile congrégation. Il proposé donc à ses tilles de solliciter cette alliliation et de présenter a cette lin une requête à Mgr Fallot de Beaumont, évôquede (iand ; ce qu'elles firent. Ce prélat, qui toujours s'est montré si empressé de seconder le zèle du charitable curé, n'eut pas plutôt reçu celte requête, qu'il so rendit à Lovendege u. Il fut si charmé de la sagesse de M. Triest et de l'ordre qui régnait dans sa naissante institution, qu'il promit d'écrire incessament à Paris, et de ne négliger aucun moyen «le lui faire obtenir ce qu'il demandait. Mais malgré la puissante intervention do Mgr de Beaumont, l'affaire ne réussit pas à Paris. Le 13 février 1805, on répondit par un refus de reconnaître la maison de l ovendegem comme alliliée do la Congrégation de Saint-Vincent do Paul, surtout à cause de la différence du langage.
M. le curé Triest comptait trop sur la Providence pour so rebuter par co premier revers. Au contraire, il s'aperçut que celle dépendant, « elle alliliation de* la congrégation de ia France, aurait entravé le libre essor de son zèle et les développements de sou institution. Il résolut donc do se maintenir indépendant, et se mit a composer pour >a jeune communauté des règles ou constitutions.
Il avait étudié profondément les règlements des différents ordres, les avait comparés eniro eux; il en pril ce qu'ils ont de meilleur, et y ajouta de nouvelles dispositions, qui frappent par leur prudence ci leur sagesse, et qui prouvent dans l'auteur me giande expérience du cœur humain et de la vio intérieure des couvents. Il se levait tous les jours à 3 heures, quelquefois plus lôl, pour apprendre les règlements aux sœurs, ft pour les soutenir par son exemple.
CnA DES ORDRES RELIGIEUX. CRA
Ifgr de Beaumont avait deviné M. Triest; il l'appréciait à sa juste valeur, et cherchait à le mettre a même d'exercer son dévouement sar on plus vaste théâtre. Comme la viUe de Gand, depuis le terrible contre-coup que la Belgique avait ressenti de la révolution française, avait perdu tous ses établissements pieux et de bienfaisance, le sage prélat se promit de le faire venir dans cette ville. Il en parla à M. Faipoult, préfet du département de l'Escaut, et à M. Delafaille, maire de la ville de Gand, les persuada de la nécessité d'un tel établissement pour le chef-lieu du diocèse et du département, et les engagea à l'accompagner à Lovendegem. Ces magistrats, cédant a la prière de Mgr l'étèoue el au désir de visiter une institution dont la réputation était déjà si grande, se rendirent ensemble a Lovendegem. Voir cttte institution, petite il vrai, mais si bien croisée, c'était l'admirer; voir M. Triest, c'était reconnaître en lui un homme supéneur. Aussi, quelque temps après, fut-il ianté par les autorités ecclésiastiques et cinJesà venir s'établir à (iand, dans > l'ancienne ibhaye de Terbaegen, qui, depuis la révolution, avait été vendue à un fabricant, mais était restée inoccupée. M. le curé Triest xxepta l'offre, vint a Gand le 30 juillet 1805, mais avec si peu de ressources, que lui et le» six sœurs furent obligés de coucher, pendant quelque temps, sur des chaises ou des i*illassons, et qu'une des sœurs étant deteooe malade, à force de fatigues et de travaux, an voisin généreux lui apporta un hloûeJ/e put se reposer el se rétablir.
Cependant M. Triest, aûn de donner à sot établissement de l'importance et de la ii&iiité, sentit qu'il fallait essentiellement oUenïr deux choses : l'approbation du goutrraementet la propriété de l'abbaye. A cet eset, il se rendit lui-môme à Paris, au rr,u;emps de 1806, muni de belles lettres de re^minandatioo de Mgr de Beaumont et de E Faipoult. Là M. Triest eut la satisfaction f entendre de la bouche même de son Euiiaence le cardinal Caprara, légat a lutere de Si Sainteté, que le Souverain Pontife ap-
rmvait hautement l'institut des sœurs de charité, et que, pour lui, il userait de u>ote soo influence pour lui faire accorder approbation du gouvernement français. Il & aussi la connaissance du vicaire général de la grande aumônerie de l'empire, qui le teçui avec distinction el bonté, el lui promu son intercession auprès de l'empereur. Tant el de si puissantes recommandations tarent le plus heureux effet; l'empereur, jar nu décret du 25 juillet 1806, approuva et aoiorisa le nouvel institut fondé à Gand, sons le nom de Saurs de ta Charité de Jésus u de Marie. M. Triest, après ce premier succès, revint à Gand, persuadé qu un seuNid triomphe Ini était réservé. En effet, en décret impérial, en date du 18 septembre 1806, fit à la communauté des sœurs de li chanté, la concession gratuite de l'abbaye de Terbaegen. C'est là qu'ost aujourd'hui la
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Il est vraiment inconcevable comment un seul homme a pu faire ce que M. Triest a accompli, comment il a pu seul suffire à toutes les occupations qu'exigaient des commencements si difficiles. Il ordonnait et surveillait tout; il dirigeait el formait les sœurs; il était toujours auprès des malades, ne leur oITrant pas seulement des consolations religieuses, mais les soignant lui-même, faisant leur lit et pansant leurs plaies. Môme il avait pris son quartier près de l'hôpital des incurables, et, la nuit, au moindre bruit, à la moindre plainte des patients, il se levait, interrompant ainsi le court repos qu'il goûtait et volait au secours de ces malheureux. C'était surtout quand une de ses sœurs tombait malade, à force de travaux, qu'il encourageait par sa présence et par ses paroles consolantes, celles qui consacraient avec lui leurs jours à soulager les misères des pauvres infortunés. La nuit môme il ne quittait pas ces martyres de la charité.
Il s'en faut que M* Triest n'ait pas été rudement éprouvé par le Seigneur, et que de grandes difficultés n'aient pas surgi au sein de sa nouvelle administration de Gand. Il avait bien reçu gratuitement de l'empereur le local de Terbaegen, mais cet édifice, entièrement délabré depuis la révolution, avait besoin de subir de grandes réparations; il fallait un mobilier considérable, et le nouveau directeur n'avait que sa charité et celle do ses généreuses sœurs. Heureusement, et ceci est encore une disposition de la Providence, les deux hauts dignitaires de la province, Mgr de Beaumont et M. Faipoult, étaient dignes de comprendre l'élévation des sentiments et la profondeur des pensées de M. Triest, et ne négligeaient rien pour mettre à la disposition de son zèle toutes les ressources de leur position. Mgr de Beaumont, comme il conste d'une série de lettres, écrites par lui et conservées dans les archives de notre chanoine, aimait celui-ci comme un frère, allait souvetit visiter seul et comme particulier le nouvel établissement, encourageant le directeur au milieu de ses difficultés. Môme quand il était à Paris et à Plaisance, ce digne prélat entretenait avec M. Triest une correspondance active et remarquable par cette effusion de cœur et celte confiance qui font voir qu'il y avait entre eux une honorable sympathie de charité. M. Faipoult aussi, ou demandait pour l'institut de M. Triest des subsides au gouvernement, ou lui avançait des fonds sur les secours à accorder aux pauvres. Des lettres qu'on a conservées prouvent quel cas il faisait du pieux directeur et quel intérêt il portail à son établissement. Il répétait qu'il en suivait les progrès avec plaisir et les seconderait toujours avec zèle et affection ; et malgré ses nombreuses occupations, il écrivait M. Triest : Venez quand U vous plaira; f aurai toujours le temps de conférer avec vous sur des bonnes oeuvres à faire. Une personne moins haut placée, mais aussi zélée que celles dont nous venons de parler, c'est le P. Linus, . gardien de l'ordre des Capu-
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cins, originaire du Brabant septentrional. Ce respectable prêtre, chassé fie sa retraite par la révolution, mais décidé à consacrer sa vie à de bonnes œuvres, fut charmé de pouvoir aider le chanoine Triest, qu'il aimait et estimait beaucoup. On le vit du matin au soir se livrer aux occupations les plus diverses et même les plus humbles, .s'utiliser partout et contribuer puissamment au succès de la nouvelle institution.
Soutenu parles conseils et les secours de ces trois honorables bienfaiteurs et renversant les obstacles que Dieu ne lui avait opposes sans doute que pour l'éprouver, M. Tiiest ne tarda pas à voir prospérer son institution. Sa sauté, altérée par les veilles, les fatigues et les inquiétudes sur i'avenir de son établissement, se remit peu à peu. Ses sœurs aussi puisèrent dans leur succès un nouveau courage , parce qu'elles y voyaient une approbation de la Providence.
En 180G, M. Triest fut nommé, par Mgr de Iteaumout , supérieur général de toute la communauté, et en 1807, chanoine honoraire de la cathédrale de Sainl-Bavon.
Bientôt M. Triest sentit le besoin d'étendre ses bienfaits aux doux sexes et à tous les figes, et institua sous l'invocation de saint Vincent de Paul, les Frères de la Charité, destinés h servir les malades, à soigner les aliénés, à instruire les souds-muels , les pauvres et les orphelins.
L'origine des Frères a été plus humble encore que celle des Sœurs. — Voy., cidessus, Ciunrré (Frères île la).
En 18IG, le chanoine Triest se rendit à Rome, pour obtenir du Saint-Siège l'approbation de sa communauté et de ses constitutions. Le Souverain Pontife, Pie VII, qui affectionnait particulièrement la Belgique et le clergé belge, reçut avec une bienveillance et une distinction méritées celui qui eu était un si honorable représentant. Aussi s'empres.sa-l-il de sanctionner la généreuse entreprise du chanoine gantois, et approuva les constitutions de la communauté des Sœurs de la Chanté, par un bref du 0 sepleiubr 1810. lie qui lut une bien douce consolation pour le cœur de M. Triest, et pour son institution une garantie nouvelle de stabilité.
Le monde lui-même ne put rester insensible à tant de charité. Le roi Guillaume, quoique protestant, et se sentant peu de sympathie pour le clergé belge, le nomma en 1818, chevalier de l'ordre du Lion belgique, et lui envoya quelque temps après, comme cadeau ro\ al une mble de Sacy. Peutêtre que, par celle marque d'estime pour le supérieur, il voulait couvrir l'odieux des mauvaises tracasseries que son gouvernement devait susciter plus tard aux institutions des Sœurs dans les différentes villes du pays.
Ce fut en 1822, que M. Triest fonda à Garni la congrégation des Dames de la churitv ma-
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tmielte, pour avoir soin des femmes en cou. ches, appartenant à la classe pauvre.
Deux communautés religieuses vont en ville garder les malades du sexe, 'les Sctvrt noires et les Piteuses: mais une semblable institution manquait pour les hommes. L'abbé Triest fut encore appelé à combler ce yide. En 1823. il institua à Gand, les Fn'rcs de Suint- Jean de Dieu, qui vont soigner les particuliers de la ville en qualité de gardes-malades.
En 18.10, Mgr Van de Velde. pour récompenser ses hautes vertus et son mérite éminent, le nomma chanoine titulaire de Saint- Bavon. En l&lï, LL. MM. le roi et la reine des Belges, lors de leur séjour en cette ville, ne purent se refuser le plaisir d'aller admirer l'institution des Sœurs de la Charité, et de faire la connaissance de ce respectable prêtre, que la Belgique et l'étranger même ont appelé le Vinci nt de Paul de la Belgique. Le roi, en témoignage de satisfaction, et comme gage de son auguste svmpathie, remit de ses propres mains à M. Triest, la croix de chevalier de l'ordre de Léopold. Ce fut vers la môme époque qu'une société étrangère, celle de Monthvon et Franklin, s'appuyanl sur ce que pour dis bienfaits ttlt tfue ceux du vénérable abbé Triest, l'amour et la bénédiction des peuples ne connaissent plus de frontières, lui décerna la médaille d'honneur et lui consacra, dans la Biographie des hommes utiles de tous les pays, une notice très-intéressante, écrite par M. le professeur Voisin de Garni. M. Triest qui était loin d'aimer ces hommages publics éprouvait une répugnance réelle en subissant ainsi la corvée d'une ovation. Aussi ne fut-ce qu'après avoir pris conseil de ses supérieurs, et pour laisser rendre hommage à la religion dont il était le ministre, qu il consentit à aller recevoir solennellement cette médaille d'honneur.
En 18il.">, notre respectable chanoine, dont l'âge ne pouvait ralentir le zèle, fonda l'institution des Saurs de l'enfance de Jésus, pour soigner les enfants trouvés et les enfants malades au-dessous de 10 ans. Mais le grand rêve de cet homme de bien, rêve que les circonstances ne lui ont pas permis de réaliser, c'était une maison de refuge pour les vieux prêtres pauvres et sans ressources.
Lui, qui des bras de son immense charité avait embrassé toutes les infortunes , dans quelque rang, dans quelque sexe, dans quelque âge qu'il les rencontrât, regrettait de voir îles piètres, qui souvent se .sont appauvris ou cassés à soulager les malheurs des autres, mourir dans le besoin et les intirniités. Le digne évêque de Gand a nommé une commission pourréaliserce projet et remplir une lacune qui existe encore dans le vaste système de charité du chanoine Triest.
A diverses reprises, M. Triest avait beaucoup souffert de la maladie de la pierre; depuis quelque temps cependant il n'en ressentait plus les dangereuses incommodités. Tout
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DES ORDRES RELIGIEUX