‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 60 sur 323 · CRO BES ORDRES RELIGIEUX. CRO · texte numérisé non relu

CRO BES ORDRES RELIGIEUX. CRO

lésées sur lVsprit des premières, en sorle que le genre de vie des filles de le Croix fui partout & peu près le môme.

Sous Mgr Ben™ de Barada, évôque de 50500 , de nouveaux règlements furent jjoutés aui premiers? mais ce ne fut qu'en 17*8, sous Mgr de Rochebonne, évôque et rorate de Noyou, pair de France, que les «wtilutioosïarenl définitivement fixées et mises en ordre.

A ceUe époque* la société prit une forme tout à toit régulière, et les religieuses de la (jtni s'obligèrent plus particulièrement et d'une manière plus solennelle à observer les trois vœux de religion, et à accepter la «Ifoure dès que l'évéque. leur supérieur, jugerait a propos de l'établir dans leur communauté. L»récitation de l'office divin Jerint obligatoire. Cette obligation n'était (•pendant pas sous peine de péché grave pour toutes les maisons, ainsi que la nouvelle règle, et elle fut observée jusqu'à fea> pamle révolution de 1193.

La toormenie révolutionnaire n'avait pas épargné les maisons de la Croix; les reli- «eu*es de la société furent chassées de leurs demeures, mais en emportèrent leur règle manuscrite* et lorsque des jours meilleurs leur permirent de se réunir, elles songèrent a travailler a l'instruction des jeones tilles selon le but de leur institut. Avant été approuvées de nouveau par le gouvernement, sous le litre de congrégation «le la Croix, le 23 mars 1828, leur premier soin tut de remettre en vigoeur cette règle sou* laquelle elles avaient eu le bonheur es vivre autrefois. Mais leurs usages se trouvèrent si peu en harmonie avec les circonstances présentes, les austérités de la tégie si incompatibles avec les fatigues de renseignement, que presque toutes les jeuses personnes qui étaient venues s'unir à elles désertèrent le maison ou moururent s I» fleur de l'Age. Pendant plus de vingt ans l< maison de Seint-Quentin, la seule qui se toi rétablie selon l'ancien institut, végéta, et tout faisait présager une mine totale, bute de règles et surtout de constitutions qai fussent en rapport avec le but de la société. La communauté était réduite à un fort petit nombre de sujets. On pensa que la première chose à faire était de l'augmenter. A cet effet, en 1831, Mgr Jules-François de Simony, évèqoe de Soissons,. s'adresse à Mgr de Braillard, évôque de Grenoble, et le pria d'envoyer quelques religieuses de son 'iiocèse pour concourir à la restauration «Ton établissement qui pourrait travailler & 1* gloire de Dieu, dans une ville où nulle- Mire communauté ne s'était relevée depuis la révolution. Mgr de Braillard acquiesça à la demande d« son vénérable collègue.

Déjà consacrées a Dieu par les trois vœux de religion sous une règle qui obligeait a la clôture, ces religieuses demandèrent et obtinrent qu'il leur fût permis de garder la r'toare et leur» vœux, comme elles l'avaient bi» jusqu'alors, a moins que les supérieurs m voulussent y ajouter quelque chose de

plus parfait. 11 fut donc arrêté entre les deux prélats que les nouvelles religieuses s'affilieraient aux anciennes quant au nom et à la jouissance des avantages que pouvait offrir leur/position à Saint-Quentin, et que ces dernières s'engageraient à suivre sous leur direction les règles qu'il plairait a Mer de Soissons et Laon d'approuver pour Ta restauration.

Un nouvel ordre du jour succéda à l'ancien, de nouveaux règlements furent établis dans les classes, et Dieu bénit si abondamment l'humilité, la charité et la docilité des anciennes religieuses, qu'en moins de deux ans la maison se trouva dans l'état le plus prospère.

Ce fut alors que. par ordre de M. de Garsignies, vicaire général de Soissons, supérieur et restaurateur de la société de la Croix, les mères de la maison de Saint- Queniin travaillèrent sérieusement a la rédaction des règles et constitutions qui devaient devenir obligatoires pour la communauté; elles furent en partie puisées dans les anciennes et dans celles de saint Ignace. Le travail ayant été revu et corrigé par un provincial de la compagnie de Jésus, fut présenté par M. de Garsignies à Mgr de Siraony, évôque de Soissons et Laon, et celui-ci, après y avoir apposé l'approbation épiscepale, donna ces règles et constitutions à la communauté, le 15 avril 18V7.

Chapitre premier. — De ta fin pourtaouelle lee religieueee 4e ta Croix ont été établies (1625).

t. La fin que se propeee ta société des religieuses de la Croix est d'instruire les jeunes personnes des vérités du salut, et de les former h la pratique des vertus chrétiennes; elle a aussi pour but de porter les personnes plus avancées eu âge a la piété, et de les exciter à la perfection de leur étal.

2. Les moyens généraux pour arriver a ce but sont : 1* l'éducation et l'instruction des élèves pensionnaires; 2' l'instruction des jeunes personnes de la elasso moyenne externe, lorsque les localités le permettront; 3* l'instruction des enfants pauvres; a* les exercices des retraites pour les personnes séculières.

3. Cette petite société fait une profession ouvertes l'imiter Noire-Seigneur Jésus-Christ dans sa vie cachée, laborieuse et soutirante. C'est ce que lui rappellera continuellement son beau nom de société de la Croix.

4> Que celles donc qui ne seraient pas résolues à déclarer le guerre à l'amourpropre, à la propre volonté, a tout ce qui peut flatter les sens ou satisfaire les désirs trop naturels et trop humains, ne s'engagent pas dans la société de la Croix et ne s'associciu pas à ceMes qui ne veulent connaître d'autre bonheur que do vivre uniesè Notre- Seigneur Jésus-Christ humilié, soufrant et crucifié, dans le pénible exercice de l'instruction, dans les travaux de la vie reli-

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gten-e, ot aans un continuel mépris du monde.

5. (Qu'elles se souviennent que leur nom les oblige à se révètir des glorieuses livrées de In Croix. Que jamais donc on ne les voie rougir de potier les marques de leur élat, d'être traitées avee mépris. Qu'elles regardent et estiment tout ce qui .se rattache h la croix du Sauveur des hommes comme les j)lus précieux jovaux qu'elles ont reçus de lui au jour de leurs noces spirituelles, c'est-à-diro qu'ollcs s'estiment heureuses lor>que, par les humiliations et la pénitence, elles trouveront l'occasion de ressembler à leur Epoux céleste, et de lui renouveler, par leur soumission, le serment de fidélité qu'elles lui ont juré au moment de leur profession.

6. Et tant qu'elles seront persuadées qu'elles ne sont séparées du monde par une grâce spéciale que j our souffrir et enseigner, obéir et travailler a leur perfection et ■■i la sanciilicalion des autres, elles se porteront avec un zèle toujours nouveau à remplir les devoirs do leur sainte vocation. Chapitre II. — De la perfection et de la

grande union à Jésus crucifié auxquelles doivent aspirer les religieuses de la Croix pour rt pondre à leur sainte vocation.

7. La tin de l'institut des religieuses do !a Croix fait assez voir la nécessité où elles sont de travailler tous les jours à s'avancer dans la perfection, et à acquérir une intime et très-familière union avec Dieu.

8. C'est dans cette union avec Dieu qu'elles doivent puiser le zèle de la gloire du Seigneur, du salut des âmes, et aussi les lumières nécessaires pour se rendre miles aux personnes dont le soin leur est confié, ou qui recourent à leurs conseils.

U. Qu'elles aient donc soin de fermer leurs sens à tous les objets capables de leur iaire perdre la présence de Dieu, de se détacher de toute affection naturelle et humaine, m de pratiquer autant que possible une mortification continuelle en toutes choses, aliu d'entretenir toujours un saint et perpétuel commerce avec Dieu, et d'apprendre a l'école du Saint-Esprit tout ce qu'elles doivent enseigner aux autres, après s'en être remplies elles-mêmes.

10 L'union avec Dieu leur sera aussi o un grand secours pour tenir leur volonté toujours soumise à celle de Dieu, pour cor.sei ver relie égalité d'âme, celle paix intérieure qu'elles seraient exposées a perdre dans leurs rapports inévitables avec les personnes du monde, cet empire absolu sur les passions et les mouvements de leur cœur, et celle patience inaltérable, si nécessaire aux personnes dévouées à l'enseignement de la jeunesse.

SOMMAIRE DES CONSTITUTION s.

1. Fin de la société. — La lin de la société des religieuses de la Croix esl de vaquer soigneusement, avec la grâce de Dieu, :mnseulomeiu «h 1 »mi r propre salut el à leur pctle<u.,u, pir l'imitation des vertus de

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Notre-Seigneur, mais encore de procurer avec celte même grâce le salut et la perfection des personnes do leur sexe, autant que leur étal pourra le leur permettre.

•2. Genre de rie — Leur genre de vie est simple et uniforme : elles n'ont aucune austérité ni pénitence prescrites par la règle, ni d'autres jeûnes que ceux de l'Eglise, excepté la veille de l'Exaltation de la sainte Croix; mais chacune pourra en particulier, avec la permission des supérieures, pratiquer les œuvres de mortification et de pénitenc* qu'elle croira être propres à son avancement spirituel.

3. Clôture. — Elles garderont la clôture telle qu'elle est marquée dans les constitutions, c'est-à-dire qu elles ne peuvent sort r de leurs maisons que pour des cas majeurs et avec la permission des supérieurs ecclésiastiques.

i. Exercices spirituels. — Les principaux exercices spirituels des religieuses de la Croix, sans parler de ce qui se pratique au temps du noviciat, sont : l'oraison d'une heure le malin et d'une demi-heure le soir, la sainte Messe, la lecture spirituelle, l'examen avant le dîner et le soir avant le coucher, le petit Office de la sainte Vierge, psalmodié alternativement. C'est un tribut île louanges el de reconnaissance qu'elles doivent offrir avec affection à la reine des Vierges. Les sœurs coadjulrices le remplaceront par le chapelet; elles n'ont qu'une demi-heure de méditation le matin; du reste, elles suivront en tout la môme règle (jue les religieuses de chœur.

RÈGLEMENT GENERAI. DE LA JOLRNLE.

1. A cinq heures précises, le signal du lever. Toutes, au premier sou de la cloche, s.; lèveront promptement el modestement, s'entretenant de quelques sainlcs pensées; s it reste du lemps libre avant ï'Angetus, eVa remploieront 5 faire une visite au saini Sacrement ou à préparer leur oraison.

2. A cinq heures el demie, V Angélus, que chacune dira à genoux ou debout, suivant l'usage adopté par l'Eglise, et, autant que possible, à la chapelle.

3. Immédiatement après Y Angélus vient l'oraison, que chacune fera dans sa chambre, à moins qu'elle n'ait une permissi n générale ou particulière d'en agir autrement.

i. A six heures et demie, la fin de l'oraison, foules devront alors s'occuper de I arrangement de leur chambre, ou vaquer aux emplois qui leur seront assignés.

5. A six heures trois-qu uïs, celles qui doivent réciter fOflice se rendront a î'églisc pour y dire Prime, Tierce, Sexie.

G. A sept heures, le reste de la communauté se rendra à la chapelle pour y entendre la sainte Messe, à ia lin de laquelle en dira, les vendredis, le Ycxilla régis, et, les samedis, le Stabat.

Celies qui auront communié feront un quart d'heure d'action de grâces.

7 A sept heures trois- quart-, c'est-M"1-'

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