CRO DES ORDRE
on quart d'heure après la Messe, le déjeuner, qui se fera cq commun et en silence.
8. A bu.t heures, temps libre; les matinées pourront l'employer à pré|>arer leur cUiie.
9. A huit heures et demie, ouverture des clauses. Celles qui n'y sont pas employées loueront à leurs divers emplois, ainsi que I «misât les classes du soir.
19. A onze heures trois-quarts, l'examen à U chapelle, toutes s'y rendront à moins u/eites ne soient nécessaires à leur emj.loi. La fia de l'examen s'annoncera par
11. A midi dîner, auquel se diront le bénédicité et les grâces selon le Brévraire romain, ainsi qu'au repas du soir. Ou y fera la lecture.
La seconde table suivra immédiatement la première; on y fera aussi la lectme pendant environ dix. minutes, si la supérieure i- jujçe convenable.
Ia\ Après les grâces dites h la première bob, on ira, autant que possible, faire une rwrte visite au Saint-Sacrement, puis commencera la récréation qui durera jusqu'à una heure et demie.
13. A nue heure et demie, None, Vêpres etComplies a la chapelle.
Depuis la ûn de la récréation jusqu'à six keares et demie, chacune vaquera a ses diverse* fonctions. Elles placeront dans cet intervalle une demi -heure d'oraison.
U. A trois heures, adoration de la Croix. Toutes, à ce moment, se mettront à genoux it diront trois fois la strophe : 0 Cru»,
15. A six heures et demie, lecture de piété en commun. Celles qui ne pourraient pas assister è la lecture qui se fait en communauté auraient soin de la fairo en particulier.
i 16. A sept heures, Matines et Laudes. ofT A sept heures et demie, V Angélus, qui nri le signal du souper.
18. La récréation du soir qui suit le souper, .Jurera jusqu'à neuf heures moins dii annotes.
19. A neuf heures moins dix minutes, la communauté se réunira pour faire la prière et l'examen après lesquels on dira le fexilla rtpt.
La vendredi, le Vexilta reoï*> ayant été «in le malin, sera remplacé le soir par le Mitertre et la strophe : O Crux, ace Toutes ensuite iront en silence dans leur dortoir ou dans leur chambre préparer l'oraison du lendemain; pois elles se coucheront, et fewiten sorte qu'au moment de la visite des chambre?, à neuf heures et demie, toutes les lumières soient éteintes.
90 Autant que possible, il y aura deux Masses les jours de dimanches et de fêtes ; «première Messe se dira à sept heures; la *«ftnde entre huit et neuf; les vêpres à trvis heures, et le salut à six heures.
91. Le chapelet et les autres exercices qui mm en usage dans la société de la Croix, *l>laceront dans les temps libres.
'.I \ <3 à ta (in du vol., u' • ;»t, ."»:>.
KELIGIKLX. CRO Stt
22. Tous les derniers vendredis du mois, on se réunira à la chapelle pour faire les stations du Yia Crucist et toutes se rendront exactement à ce pieux exercice ; s'il l'on en est empêché, on tachera de le faire en son particulier.
La communauté possède deux maisons; celle de Saint-Quentin,, fondée en 1837, et celle de Soissons en 1&9. La première compte environ cent pensionnaires et autant d'externes.
La congrégation se compose de trente religieuses de chœur et de vingt coadjutrices qui sont également cloîtrées; elle est gouvernée par une supérieure générale, aidée par un conseil.
Les élèves qui sortent de ces maisons se font généralement remarquer par le bon es- <» prit qui les anime, j»ar l'instruction solide qu'elles ont acquise, et par leur conduite régulière et édi fiante. (I)
CROIX (COKGRBOATION DES FlLLES DE Ll).
De la congrégation des Filles de la Croix dites sœurs de Saint-André, dont la maison mère est à la Puye (Vienne).
La congrégation des Filles de la Croix a été fondée au commencement de ce siècle par M. A. -H. FourncletparMlleJ.-M.-E.-L.
Bichierdes Ages, ainsi que nous allons l'exposer en racontant leur vie édifiante.
M. A. -H. Fournet, fondateur de la Congré • galion. — Fournet (André-Huberl), vicaire général du diocèse de Poitiers, instituteur et premier supérieur général- de la congrégation des Filles de la Croix, dites Sawrs de Saint-André, naquit le 6 décembre 1752 à Pérusse, village de ta paroisse de Maillé* sur les contins des diocèses de Poitiers et de Bourges.
Son père, Pierre Fournet de- Thoiré; et sa mère, Florence Chasseloup, lui donnèrent une éducation religieuse, et, ce qui valait mieux encore, l'exemple des vertus chrétiennes, qui devenaient de plus en plus rares an souffle desséchant du philosophisme.
C'était du reste une famille édifiante que celle du jeune Fournet, car il avait quatre de ses oncles qui honoraient l'habit ecclésiastique et religieux dans les fonctions élevées que leur avaient conûées leurs supérieurs.
Ce fui au milieu de ces traditions pieuses qu'il passa ses premières années. Il commença de bonne heure ses études au collège de Châtelleraud, parce que le Chapitre do Notre-Dame de celto ville comptait parmi ses membres un des oncles du jeune élève. Fournet se distingua plutôt par l'aimable gaieté de son caractère et par la vivacité do son esprit que par son ardeur pour le travail; celle-ci était dépassée de beaucoup par sou amour pour les plaisirs auxquels se livraient les jeunes gens de son Age. Aussi, lorsqu'il lui fallut aller cherchera Poitiers le complément obligé de son éducation littéraire, ce no fut pas sans crainte que ses pieux parents le virent s'éloigner d'eu* (•our aller vivre dans un milieu que la na-