‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 62 sur 323 · CRO D1CT · texte numérisé non relu

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turc de son caractère ne rendait pas sans dangers pour lui.

Après avoir terminé son cours de philosophie, Fournet so livra a l'élude du droit; niais ses succès furent très-médiocres : il était tout entier au charme des amusements que lui offrait une société frivole en échange îles agréments que répandaient sur elle l'élégance et les bonnes manières du jeune étudiant.

Certes, il y avait loin de là à celte vocation sainte qui devait plus tard en faire l'un des modèles de la vie sacerdotale; et cependant le moment n'était pas éloigné où cette vocation allait se révéler forte, énergique, irrésislibic.

Pendant les vacances qui succédèrent a sa deuxième année de droit, le jeune Founiet alla rendre visite à son oncle, l'an hiprêtre d'Haims, qui l'aimait tendrement. Les conseils du saint prêtre, ses reproches mêlés aux preuves d'un vif attachement firent une telle impression sur le cœur bon et honnête de son neveu, qu'il revint à Poitiers pour y commencer sérieusement ses études ecclésiastiques.

Les défauts qui avaient nui à ses succès dans les études littéraires ayant fait placo aux qualités de son nouvel état, ses progrès aux cours do la faculté de théologie furent rapides ; bientôt il put recevoir les ordres sacrés, et il fut ordonné prêtre en 1778.

Nommé vicaire de l'ardu prêtre d'Ifaims, son oncle, il trouva auprès du bon vieillard, auquel il devait tant déjà, les sages conseils de l'expérience et les exemples salutaires d'une vie consacrée tout entière à l'étude, à la prière, au soin de* pauvres et des malades et aux fonctions du saint ministère.

Après trois années passées auprès de re guide sûr, l'abbé Fournel se vil appelé, le

10 lévrier 1782, a la cure de Maillé par suite de la résignation que lui lit de ce bénéli; e important l'un de ses oncles qui eu était litulaire. Celui-ci connaissait le mérite réel i/o son neveu, et nul ne lui paraissait, et à juste tilre, plus digne de lui succéder dans la direction de cette vaste paroisse.

Le jeune curé se livra avec ardeur à l'accomplissement de ses nouveaux devoirs, et

11 régla si bien l'emploi de son temps et do ses revenus, que, tout eu faisant une large part de ceux-ci aux pauvres, il put tenir un état de maison qui, malgré sa simplicité < invenablc, inquiéta cependant la pieuse humilité du bon archiprèlre d'Haims.

Ces inquiétudes cessèrent bientôt.

Cn jour, lu curé de Maillé s'excusait de ne pouvoir donner l'aumône à un pauvre »pii la lui demandait... il n'avait plus d'argent... « Vous n'avez plus d'argent, » lui du te malheureux, « et votre; table en est couverte... » Le lendemain l'argenterie dispaïul île la cure, et avec elle loul ce qui sentait le luxe et l'aisance; le gros pain et les légumes remplacèrent les mets plus choisis d'aulrelois, et le froment fut distribué aux pauvres, tandis que le curé .se conteniail d'une soupe*

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