US DOC DES ORDRES
in orages ei dos contradicteurs ; par le retour à Rome de leur supérieur local, ils furent exposés à de nouvelles tempêtes que l'botnmc ennemi a suscitées contre une œu- Tpf qui est appelée è faire du bien aux Ises. liais ils n'oublièrent pas les dernières jaroles que leur adressa le R. P. Novarico : t Avez confiance, le Ciel ne sera pas toujours >*»ere. »
Ce qui adoucissait leurs épreuves c'est que Mgr l'archevêque fut pour eux un l^re plein de tendresse, qu il appela toujours les bénédictions les plus abondantes *ur cette maison; c'est la peine qu'ont toujours exprimée les Pères de famille quand ils furent sur le point defermermomentanément leur collège: pour devenir de dignes corners, ils prièrent, ils étudièrent; ils se v>nt pénétrés de l'esprit de leur vénérable Père, pour reprendre ensuite avec plus de rt'e le collège et l'enseignement de la docîrioe chrétienne dans les missions; ils firent it nouveaux efforts; les sacrifices nouveaux ce leur coûtèrent rien pour être dans toutes fej rencontres les humbles coadiuteurs et î<* serviteurs de leurs confrères dans le sa- (frJcwe. Ils s'efforcèrent de faire revivre en tux l'esprit de leur vénérable Père, César de Bus; à soo exemple, ils chérissaient paroessus tout leur litre de catéchistes des pauvres.
Dieu a béni des sentiments si purs, des projets si désintéressés ; des prêtres respectables, des ecclésiastiques et des laïques pieux se sont présentés pour coopérer à celle «rutre de dévouement.
brie d'un prêtre fidèle observateur des régit» Je l'Eglise, remplissant avec ferveur les W lions sacrées, catéchisant les pauvres, 'i'joMûides missions, des retraites publiques h [•ruées, mais vivant, par choix, en communié, se précautionnant contre l'inconstance Umiioe par des vœux simples, de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, telle est I» m du doctrinaire, le but de ses effort?, le service qu'il veut rendre à l'Eglise.
Jamais l'institution de la Doctrine chrétieoM ne fut plus nécessaire qu'aujourd'hui a la vue des efforts faits depuis un siècle four saper dans les cœurs les principes de («•.de morale et d'ordre, et d'y établir à leur place. les plus funestes doctrines; il n'y i [as jusqu'à l'enfonce qui ne ressente les triées influences de l'esprit desorganisateur, qw l'impiété a soufflé comme un poison sur ootre pays. De quelle utilité ne peut donc l«t être une congrégation qui a pour missioa d'instruire et de catéchiser la jeunesse, & faire naître et de graver dans son cœur les principes de foi et de morale qui en front des fidèles serviteurs de Dieu et de l'Eut.
Cette tâche est aussi laborieuse qu'obsc&re; c'est le propre des cœurs généreux de ' J livrer, c'est l'union des deux liens de la tiumé et de la consécration religieuse qui totte contre l'égoîsme, qui semble vouloir ^ut envahir. Le zèle do la maison de Dieu,
DlCTlOSS. DES OnDllES RELW. IV.
le feu brûlant de la charité que Jésus-Christ est venu allumer dans toutes les âmes peuvent seuls inspirer et soutenir ce courage et ce dévouement.
Dans sa bulle du 6 ootobre 1571, Pie V, ordonnant aux pasteurs d'établir dans chaque paroisse des congrégations de la Doctrine chrétienne pour l'instruction de leurs ouailles, avait jeté dans l'Eglise l'idée de l'institution, dont le vénérable César de Bus fut le fondateur. Quelques années plus tard, ce vénérable prêtre, né à Cavaillon, Comtat Venaissin, en 154i, distingué par sa naissance et par ses talents, autant que par la sainteté de sa vie, fut l'instrument de la Providence pour réaliser la pensée du saint Pontife.
Après les efforts et les contradictions nécessaires aux œuvres de Dieu qui commencent, César avec les pieux compagnons qu'il s'était associés pendant son séjour à Cavaillon s'établit à Avignon, l'an 1592, dans l'église de Saint-Proxède. Cinq ans après, Clément VIII sanctionna cette association par une bulle spéciale et lui concéda le vaste local de Saint-Jean le Vieux, d'où les doctrinaires retinrent le nom de Saint-Jean. A la fin cette congrégation, qui offrait aux; membres du clergé séculier une partie des avantages des ordres religieux, prit de tels accroissements que trois provinces furent constituées avec privilège d'un général français, la première à Avignon, la deuxième à Toulouse, et la troisième è Paris, sans parler des trois autres provinces qui établirent à Rome, à Naples et à Yvree en Piémont. Le bienheureux César de Bus mourut à Avignon en 1607 après avoir édilié les contrées du midi par ses vertus, perses fondations pieuses, au nombre desquelles il faut placer en premièro ligne l'établissement des Ursulines, et par ses travaux apostoliques.
Une telle extension développa le but primitif, et les enfants du vénérable César de Bus, devinrent non-seulement descatéchistes, mais, encore les prédicateurs de la Doctrine chrétienne.
Ils enseignaient dans les chaumières et dans les villes; ils dirigeaient les catéchismes non-seulement des petits enfants, mais aussi des collèges, des séminaires, des pa« roisses populeuses. Aider avec le zèle d'une humble charité les pasteurs des âmes; occuper eux-mêmes les postes les plus humbles dans l'exercice du saint ministère ; donner des missions, des retraites publiques et privées et puis devenir les infirmiers des vétérans du sacerdoce, en leur offrant asile dans leurs maisons, telle est la vie publique des prêtres séculiers de la Doctrine chrétienne du vénérable César de Bus.
Leur vie privée n'est autre que la vie ordinaire d'un prêtre séculier, mais vivant en commun. Mêmes exercices de piété, même liberté pour les occupations du ministère, même habit, complété par le petit manteau long français. Seulement après l'année du noviciat, les prêtres ou frères (ces derniers sont employés au matériel des maisons), se
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lient à la congrcg-Uion pnr .les vœux simples de pauvreté, de rhastelé et d'ohéissmee.
Voilà l'institution fjno la tourmente révolutionnaire snj«| >ri m.i , du milieu de nous, niais que 1 "lia lie sut conserver pour des temps plus heureux. Depuis que se réveillent parmi nous les instincts du dévouement religieux, qui s'assorie pour le bien île tous, l'institution du vénérable César de Bus nous a été rendue; elle nous est revenue de Hume à Inquelle nous l'avions donnée.
C'est le. 2(J décembre 18V0 que Mgr Debe- Iny, archevêque d'Aviation a exaucé les vœux et couronné les efforts de plus de onze ans que faisaient des prêtres zélés. Dès lors le général des doctrinaires cl la congrégation des évo pies et séculiers ont obtenu de Pie IX lerescrildu 17 janvier 18'iO, qui, en admettant à la profession, après six mois de noviciat seulement, nomme S. (îr. .M^r l'archevêque d'Avignon, visiteur apostolique et le K. F. Conella, de la province «Je Home, recteur de la maison et du noviciat de Cavaillon.
Malgré les difficultés d'un premier établissement nous avons loi que Dieu et Marie béniront celle œuvre. Mlle croîtra comme un grain de sénevé; elle retrouvera, nous l'espérons, avec le sol natal, le dévouement et la force pour abriter la jeunesse qui a besoin de rencontrer la religion à coté de la science, l'âge mûr qui réclame avec la saine doctrine de l'Fglise la paix du cœur, les prêtres, qui désirent mettre en commun les travaux de leur pénible apostolat, enfin les vétérans du sanctuaire qui trouvèrent toujours en nous des frère?, des amis lieureux de leur adoucir les angoisses, quelquefois si grandes pour le prêtre devenu vieux ou in lirtne.
DOCTUINF CHKLT1FNNE {Congrégation des Futur, s de i.a)
L'origine de la congrégation des frères de la Doctrine chrétienne du diocèse de Strasbourg est toute récente, In premier essai fut tenté en 18:21. L'ordonnance royale qui autorise la société comme association charitable pour renseignement primaire et lui permet de icceioir des legs et donations, est datée du 5 décembre de la môme année.
C'est M. l'abbé Ignace Mertian, alors supérieur des sœurs de la Providence à Itibeauvilliers qui lit cette ''tentative en faveur des écoles primaires u'Al.acc; mais elle n'eut que peu de succès parce que la congrégation des sœurs, déjà fort développée, absorbait l'attention du fondateur.
L'œuvre fut reprise sérieusement en 18V3. M. Louis Mertian, frère du précédent, riche négociant à Paris, ayant donné une partio de sa fortune, notamment sa terre du Willerhoir près Schclestadt , aux orphelins d'Alsace il fallut donner des maîtres à
(I) L'biMilnl posscoe actuellement 1 noviciat,