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n'a pas encore, jusqu'à présent, fyii.té ci et.V.lisse-
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ces enf ints. On ouvrit un noviciat avec le concours momentané des Pères de la Comnagnie de Jésus. Le K. P. Schneider Actuellement missionnaire au Canada, est celui d'entre eux qui y coopéra le plus efficacement.
M. Ignace Mertian venait de mourir.
M. l'abbé Cacher son successeur, continu* sa protection aux frères do la Doctrine chrétienne et l'abbé Fugène Mertian fut spécialement chargé de la direction de cette œuvre; ce dont il s'ajuitte encore aujourd'hui.
La petite congrégation fut bénite et encouragée dès son origine par Mgr l'évéque de Strasbourg et fut accueillie par les approbations unanimes du clergé diocésain(l).
Elle a pour but de procurer la gloire de Dieu par l'éducation des enfants du peuple. Filese chargede toutes les œuvres propres à atteindre cette lin, telles que : écoles primaires d'enfants, d'apprentis, d'adulles ; pensionnats primaires; écoles normales, é« oles d'agriculture; asiles pour les orphelins, les sourds-muets, les aveugles, les jeunes détenus, etc.; écoles de musique religieuse, soin des églises et des sacristies.... Les frères sont unis à Dieu et entre eux par les vœux ordinaires de religion, temporaires pour les nus perpétuels pour les autres. Il y a parmi eux quatre degrés, savoir: les postulants les novices, les frères associés et les frères proies.
Le postulat dure un temps indéterminé.
Le noviciat est de deux ans.
Les frères associés sont ceux qui ne font que des vœux temporaires pour cinq ans.
Les frères proies sont ceux qui ont fait des vœux perp luels : ils forment le novau de la société, sont admis à sou gouvernement et ajoutent aux trois vœux, relui de se dévouer au service des enfants pauvres.
Tous les frères peuvent être employés indifféremment à l'élude et au travail, seïo-i que les chefs le jugent plus convenable pour la gloire de Dieu.
L'âge qui semble le plus favorable à l'aJmission des sujets, est celui de quinze à vingt-cinq ans.
Lorsque ceux qui sont destinés à l'instruction ont émis leurs vœux et qu'ils sont munis du brevet de capacité qu'exige la loi, c'est-à-dire quand ils sont assez solidement établis dans la vertu et dans la science pour hure honneur à notre sainte religion qu'ils représentent d'une façon toute spéciale dans les rangs des instituteurs primaires, on leur permet d'entreprendre l'éducation de la jeunesse dans les communes dont les autorités les demandent.
On consent à ce qu ils ne soient que deux ensemble. Us fout eux-mêmes leur ménage et sont organistes et sacristains en même temps qu'instituteurs. C'est par ces différents points qu'ils se distinguent de la plumons hors diocèse île Strasbourg. Le clnT lieu «le la Itoiuivgaiion est a llilseiiheiiii, près Scbcksla.il iUj.-ltli.iu.
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j4rt«JM congrégations do frères déià existâtes, et qu'ils se font particulièrement
L?urs modestes et nombreuses occupaions les tiennent dans l'humilité et les soustraient am dangers de l'oisiveté. Us partait leur temps entre la prière, l'étude et In irmil manuel. Les exercices de piété sont le» mêmes que dans les autres sociétés du ciae genre. Ils font profession d'un culte Mi particulier envers la très-sainte Vierge itine et récitent tous les jours, outre le rtapeiet, le petit Office de l'Immaculée Déception.
Us ont choisi saint Vincent de Paul pour iJlron de l'institut.
I s reviennent tous les ans au chef-lieu (.-- la congrégation, pour se retremper par 'i «traite dans l'esprit de leur saint état. Lj méthode que l'on suit dans les classes k celle qu on appelle simultanée-mixte.
>n aet à contribution les procédés d'enseiçwmeoi les plus accrédités en France et en s iemjgue. Cela n'empêche pas que la méthode ne soit uniforme et particulièrement im[<rei méuager la santé des maîtres.
Us frères furent autorisés, dès 1843, par * ministre de l'instruction public à ensei- U théorie et la pratique do l'agriculiire partout où les autorités locales le désifirriienL
loutilededire que des hommes consacrés i Dieu font de la religion Ja base de leur ■auroction et que l'élément chrétien se retienne d«ns toutes les branches de leur en- Higuement : sauver les Ames, graver dans je» Mprits la véritable sagesse et conserver i« cœur» des enfants dans l'innocence, tel «île premier buldes maîtres et leur unique loUttoo. Le costume des frères consiste en jaesoulanelle à collet droit, de drap bleu font*, en un pantalon et un petit manteau c>i collet de même étolTe, une calotte de anp ooir et un chapeau de feutre commun, w oe portent le petit mauteau qu'en hiver «tûïovage.(l)
WCTRINE CHRETIENNE (Congrégation ms I&iiEs de la) au diocèse de Nancy.
L association des frères de la Doctrine chrétienne du diocèse de Nancy a pour On .tfiucipale de donner à la jeunesse I instrucu^o primaire et surtout une éducation vraiment chrétienne. Pour atteindre ce but les teres emploient la méthode d'enseignement « 'e genre d'études qui sont regardés fctonae les plus convenables par les supé- '««w.lls tiennent les écoles paroissiales Utiles vil les et les campagnes, ils peuvent
i k® leurs fonclions «elles de catéchiste, a* inautre, de sacristain, d'organiste. Ils woj eoToyés seuls À la demande de MM. les " k, des autorités communales ou des fonceurs particuliers , avec l'agrément de intenté ecclésiastique. Quand ils sont \ ^eurs, ils habitent une maison parlicurf'u41?011 *'* doivent être en pension "*tM. le curé, chez un ecclésiastique ou a'Q* une maison sûre, désignée par M. le 1 à U fin du vol., n- G7, 69.
DES OKURDS KLLICIOJX.
curé. Ils oxercent leurs fonctions moyennant un traitement. Les rétributions, si elles ont lieu, ne doivent pas être perçues par les frères, h moins d'une raison grave où d'une autorisation spéciale du frère directeur. Le traitement est de 500 francs, quand il y a plusieurs frères, de 250 francs quand il Vy en a qu'un, parce qu'on leur doit alors une pension complète. A l'époque de l'installation seulement des frères on est tenu de payer à la maison mère 200 francs d'indemnité pour chaque frère. Pour les obtenir il leur faut une maison convenable, un jardin, un mobilier et un trousseau proportionné au nombre des frères. La commune ou le fondateur peut laisser le trousseau et le mobilier à la charge des frères en donnant 1,000 francs pour deux frères, et 300 francs en plus pour chaque frère, s'il y en avait plus de deux. Les frères ne reçoivent rien pour eux; tout don qu'on leur fait tourne au profit de la maison mère; il leur est interdit de donner des leçons à domicile, ils ont avec leurs élèves une place gratuite dans l'église. Les frères font la classe deux fois par jour, la durée est de trois heures. La classe des adultes n'est pas au compte de la commune; ils ont un jour de congé ordinairement le jeudi.
Le frère directeur se réserve toujours lo droit de les changer, pourvu qu'il les remplace et que l'instruction n'en souffre pas. Outre les frères instituteurs, chargés do renseignement, il y a des frères coadi uteurs. L'esprit de l'institution est celui de pauvreté et d'abnégation, de foi vive, et d'une confiance sans borne eti Jésus-Christ; d'un détachement absolu des choses de ce monde selon la devise qu'il a adoptée : Spes mea Deus; d'un zèle ardent, prudent, éclairé do la gloire de Dieu, d'un désir sincère d'acquérir la perfection et de reaiplir constamment toutes les obligations de la vie religieuse, afin de procurer le salut des enfants qui leur sont confiés, en les élévant dans la connaissance et la pratique de la religion chrétienne.
Pour être admis dans la congrégation il faut avoir quinze ans au moins et trente au plus pour être frère coadjnteur. Les postulants doivent savoir au moins lire et écrire, être de bonne vie et mœurs, être muni de l'acte authentique de leurs parents, surtout s'ils sont mineurs.
Les qualités exigées pour ceux qui se présentent au noviciat pour l'enseignement sont pour l'extérieur : une bonne constitution, une santé robuste, uno figure et une taille avantageuse, une naissnnce légitime et une réputation a l'abri de tout soupçon injurieux. Pour l'intérieur, de l'aptitude aux sciences, un caractère ferme, mais docile, un jugement sain, des mœurs pures, du goût pour l'éducation des enfants et surtout beaucoup de piété.
La durée du noviciat est de deux ans pendant lesquels les novices sont formés aux vertus et à la pratique de la vie religieuse et acquièrent les connaissances nécessaire*
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pour pouvoir exercer ii.m< l'inditut les fonctions auxquelles ils seront juges les plus aptes pai les supérieurs.
La pension e-t do .'JOO bancs par an, Ions les Irais compris ; le-» postulants doivent avoir en entrant un trousseau <pn sullise à leurs besoins. Lu moi-, après l'entrée d'un postulant le conseil décide s'il doit être admis ou non au noviciat ; s'il ne convient pas il cm rcnvové; s'il est admis il est placé avec les novices pour suivie les exercices. Ils peuvent être admis à prendre l'habit après mx mois ijc novici.il, mais jamais avant l .ùi' de seize ans. L'admission est prononcée par le conseil à la majorité des voix ; le novice m prenant l'lial.,i prend un nom religieux à son cfioix. Aj-iès la cérémonie de la vcldic, le novice pa»>e à la mai-on mère tout le temps nécessaire pour se 1 Miner aux vertus religieuses cl acquérir lc> connaissances que réi lainei ont plus tard leurs fonclions. Ce temps ne sera jamais moins d'une année. Sur la lin de fa deuxième année les novices qui eu sont jugé* dignes, sont admis à la profession et prononcent, pour un an .seulement les vœux en usage dans f in>tiliiiiou, s'ils ont atteint vingt et un ans révolus.
Les frères instituteurs une fois placés portent l'habillement, le costume complet et ne sortent jamais sans en être revêtus. Lepoit habituel du manteau n'est que de conseil.
Les frères de la Doctrine chrétienne de Nam y font d'abord pour un an, les liois vieux ordinaires (Je religion, de chasteté, d'obéissance et do pauvreté, auxquels ils ajoutèrent ceux de stabilité et de dévouement eu renseignement en usage dans la congrégation ; à l'expiration ne ces vieux, les trèies avec l'agréaient du < oii- c:l, peuvent les renouveler pour un, deux ou trois ans, après lesquels il leur sera libre «le le line pour trois ou cinq ans, ensuite pour dix ans, mais toujours avec la permission du conseil.
Le. vœux perpétuels ne sont permis que très-rarement et à des sujets d'une vntu éprouvée. Ils devront être ûgés de trentecinq ans et avoir obtenu là' majorité des suffrages du conseil générai.
Tous les frères qui auront émis les vœux perpétuels les renouvelleront chaque année a la 'ctraite générale.
L'observation des vœux est soumise aux mûmes règles que dans toutes h s maisons religieuses. On lait les mêmes recommandations pour les précautions a prendre, aliu de les conserver fidèlement, puisque c'est ce qui constitue le religieux. Tout est en commun chez les frères; ils n'ont à leur usage que l'Imitation de Jésus-Clirisi, un chapelet, un manuel ou exemplaire de l'institution, un canif et un journal p.rle-l'euiile.
Si le père ou la mère d'un frère venait à tomber dans l'indigence, l'établissement pourrait venir à son secours avec l'autorisation des supérieurs.
Les frères s'cllorcciil d'attp.éi ir la vertu d'obéissance dans un degié c. muent et d èbe constamment disposés a laire l oui ce que
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l'auloriié légitime commande sans nulle r»';scrv eel autant que possible sans répugnance, même dans tout ce qu'il v a <i«> plus pétn ble a la nature, se persuadant bien qu'il n'v a pas d'autre voie de perfection pour eux. * Les frères ne peuvent ôlre exclus de U maison pendant toute la durée de leur* vieux sous quelque prétexte que ce soit,1 si ce n'est dans le cas d'une désobéissance formelle aux supérieurs en matières considérables ou îles délits graves bien constaté» contre la foi, contre les ino.'urs, contre h probité, la sobriété, encore l'exclusion i,t; peut avoir lieu qu'après avoir été avertis trois dillèrenles fois dans le délai de deux mois, excepté dans le cas d'attentat aux mœurs, mu tout si la faute avait été publique cl avait donne du scandale.
Les frères i pu sciaient renvovés on ipn se retireraient volontairement, ne peuvent rien réclamer: cependant, après douze ans de profession on leur remet, à leur déj à t. cent cinquante francs. Mais ceux qui veulent quitter volontairement la congrégation, doivent en donner avis trois mois à l'avance. Dans am un cas, un frère ne do t quitter l'institution, dût-il se soumettre à de grandes humiliations et à do grandes soullram es, parce que aucun ordre n'a jamais péri par pauvreté, et beaucoup ont disparu pour la possession des richesse»; parce que Dieu peut bien permettre qu'ils soient exposés à de rudes épreuves, mai? il ne les abandonne jamais, parce que ce sont les religieux les plus pauvres qui ont subsisté plus longtemps et rendu peut-être les plus grands services à l'Eglise.
Les frères doivent regarder Dieu luimême dans leurs supérieurs, honorant en eux l'autorité dont ils sont revêtus par raj>port à eux, leur porter le plus grand respect, les aimer d'un amour tendre et sincère, éviter tout ce qui pourrait atfaiblir l'un ou l'autre; s'ils ne leur montraient pas toute ia douceur qu'ils désireraient, ils doivent se convaincre que c'est pour leur bien, pour les rendre plus mortitiés, [dus modestes, plus humbles, plus détachés d'eux-mêmes et des créatures.
lis doivent avoir une humble et entière couliance dans le directeur général, lui découvrir leurs imperfections, leurs peines, leurs tentations, tout ce qui est nécessaire pour être parfaitement connus de celui-ci; ils sont tenus à l'obéissance envers le directeur particulier, sauf le recours au directeur général. Ils ne doivent jamais oublier qu'ils sont les premières brebis du troupeau conlié aux soins du pasieurdes paroisses où ils sont placés. Ds doivent donc avoir pour lui une grande déférence, une confiance entière, écoulant avec docilité tous les conseils oui ne seraient pas opposés à leurs règles, loi rendre compte de leurs classes, des progrès des enfants, des instructions qu'ils leur font, ne prendre jamais parti quand il s'élève oes discussions dans les paroisses à l'égard de M. le curé: ils doivent l'aider avec zèle el empressement dans tout ce qui dépend d'eui.