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sAduisiDl que leur douce et angéliquo piété; et quoique quinze années se soient écoulées depuis celle épojue et que pendant cet intervalle nous n'ayons jamais ti la pensée de nous occuper du dictionnaire des congrégations religieuses, nous moos conservé l'impression si favorable que naos reçûmes de ces relations, et il nous est srrifé souvent de nous en entretenir avec les [«nonnes qui purent apprécier comme nous les qualités qui distinguent les sœurs de SdiulP-Dorolbée. Rien n'est si essentiel que ue conserver à un Institut le véritable esprit qui a présidé à son établissement; mais u»oibien n'est-il pas a craindre qu'en s'en Partant on ne tombe dans le relâchement ou on ne voie tomber en décadence, f-uis disparaître ceux qu'animait la plus çrinde ferveur, et qui réunissaient des éléû«ois de prospérité et de durée. Voilà pourquoi il est d'une si grande utilité ou plutôt :'uoe indispensable nécessité de ne jamais fenlre de vue ce but et de faire de conticueU efforts pour l'atteindre. Si les ûlles de aCnariiése répandent dans le monde pour ;oner des secours aux malades, les sœurs de Sainie-Dorothée ne le fréquentent que ItMr se livrer à des œuvres de piété et de mimé oui tendent à retirer les jeunes personnes de l'abîme du vice ou à les empêcher d'y tomber; et c'est une entreprise tan plus difficile. Elles tiennent exnclcneui les catalogues soit des tilles qui sont l'objet de leur surveillance, soit de toutes celles qui |*ar leur zèle et leur charité contribuent puissamment à celte bonne œuvre, «a» la direction des sœurs, par leur vigiluceet par tous les moyens ingénieux que ku: inspire leur charitable industrie. Les wars de Sainle-Doroibée président les assembiées qui onl lieu pour le bien cl la prospérilé de l'œuvre. Elles s'appliquent à <kiw d'autres paroisses de celle bienfaisante ifcîuulion; elles s'efforcent à former les «iisUutes, surveillantes, surintendantes, » ranimer, à raviver leur zèle, et c'est ainsi qu'elles travaillent au véritable bonheur de uotde Ulles malheureuses, si dignes de *mi>assion, qu'elles réhabilitent non-seule- «*ni aux jeux de la religion, mais de la so-
àaînte Dorothée qui demeurait h Césarée t& Cappadoce , province de l'Asie Mineure, ' ttsit consacrée au Seigneur, cl ne soupir»»t qu'à donner à Noire-Seigneur Jésus- Cîifistdes preuves de l'ardent amour dont * !* brûlait pour lui. Le gouverneur Fabrif;us, ennemi juré des Chrétiens, fait appe- '*t Dorothée, l'invite avec beaucoup deuou-
ccur à adorer les idoles et à consentir à l'épouser, mais la sainte repousse l'une et l'autre proposition avec indignation. Sans se laisser décourager par ce refus, Fabricius chercha à la séduire par l'intermédiaire de deux jeunes Chrétiennes, Christe et Calixte, qui avaient eu le malheur d'apostasier, mais Dorothée, par son zèle et sa charité, parvint à toucher le cœur de ces misérables, à les convertir et à leur inspirer le courage de supporter lo martyre. Le tyran, pour se venger, l'exposa à de cruelles tortures, au milieu desquelles Dorothée témoignait la plus grande joie, et comme Fabricius demandait a la sainte quel était le sujet de la joie qu'elle manifestait : « C'est, » lui dit-elle, « que j'ai gagné deux Ames à Jésus-Christ. »
Arrivée sur le lieu du supplice, un jeune homme se présente et lui demande par dérision des fruits et des fleurs du jardin de son céleste Epoux. Kl aussitôt à la prière de Dorothée et par la volonté toute-puissante de Dieu s offrirent les fruits *»t les fleurs qu'on venait demander. Ce prodige si inouï causa un tel tUonnement a ce jeune homme qui s'appelait Théophile, qu'à l'instant même il se convertit et devint un fervent Chrétien. C'est à cause de ces circonstances de la vie de sainte Dorothée, que l'institution qui porte son nom, l'a prise |*>ur sa
rirotectrice On vénère le corps de celle ilustre sainte à Home, dans l'église qui porte son nom; on en célèbre la fêle le 6 du mois de février.
Aucune institution ne répond mieux aux plus pressants besoins de ce siècle et ne mérite mieux d'être encouragée que celle des sœurs de Sainte-Dorothée. On trouve deux de ces maisons à Home. Il en existe h Cènes, à Venise, à Padoue, à Vicence, à Bologne et ailleurs. Des œuvres précieuses, régulières et séculières ont mérité la haute protection de l'impératrice douairière et de l'impératrice régnante, l'une et l'autre remplies de vertus, de piété et de mérite. Grégoire XVI approuva l'institut régulier en 1839, ut il donna en 1841 un bref en faveur de l'institut séculier.
DOTTON {Religieux de SAINT-)
Saint Doiton fonda pendant le vi* siècle, dans une des lies d'Aroade, un monastèro qui jouil alors d'une grande célébrité el qui aujourd'hui porte encore son nom; il en lut élu abbé; il conserva longtemps cette dignité, soupirant sans cesse avec la plus grande joie après lo moment de venir à Dieu; il vécut jusqu'à l'âge de ceul ans. On célèbre sa fête te 9 du mois d'avril.
DES ORDRES RELIGIEUX
ECOLES CHARITABLES DE SAINT- de N«ntcs, M. Antoine Gagnet du Bols-Hé- CHARLE* (Dames des) ranl> M,emDre de *a Compagnie de Saiul-Sul-
w ;* pice, fut avec Mlle do la Bourdonnaie de
io très-vertueux directeur du séminaire Bras, l'instrument dont Dieu se servit oour
i,ln KCO IHCTH
fonder A Nantes ces écoles charitables, qui eurent pour but primitif de rerevoir de nouvelles converties et d'instruire les jeunes (illcs. Six personnes, qui tenaient d'autres écoles de charité, vinrent se réunir à Mlle de liras, et t crurent, le 13 octobre 1098, un tellement que leur donna Mgr De Itcauvau, alors évèque de Nantes. Klles sYtablirent iJans le faubourg de Sainl-Clénienl, et elle»» recevaient uans leur maison de tirantes et de petites pensionnaires; elles fournissaient des maîtresses d'école il diverses •aroisses du dioeèse. Unies par les seuls omis <le la charité, elles vivaient en communauté, portaient un costume utiiforme, mais elles ne faisaient point de vo.mix.
La révolution de 1KJ détruisit cet utile établissement et la maison des dames de Saint- Charles, appelées aussi Carolines, est maintenant occupée par le grand séminaire de Nantes.
LCOLI'S CHAR1TARLKS DU SAINT-LN- FANT-JLSIS (Soiaus des ).
Notice sur le Rcv. P. Ù kolas Barre, leur fondateur.
Le grand zèle que le révérend \\ Darré a fait paraître pendant le cours de sa vie pour le salut des Ames, et spécialement pour celui des grands pécheurs, les bénédictions qu'il a plu à Dieu de répandre sur ses desseins, méritent nue nous fassions connaître les vertus de cet homme apostolique.
Il naquit le 20 octobre de l'année 1021 , dans la ville d'Amiens , capitale de la Picardie. Son |>ère se nommait Louis ltarré, et sa mère Antoinette l'cllé. Ils étaient issus l'un et l'autre de très-hoiinéie famille et ils vécurent dans la piété et dans la crainte de Dieu. Ils eurent plusieurs enfants, auxquels ils s'appliquèrent à communiquer leurs vertus et leur sagesse. Mais ils ne purent se défendre d'avoir une affection particulière, de donner des soins et d'être remplis de sollicitude pour le jeune Nicolas chez lequel ils avaient remarqué, dès le plus bas âge , des dispositions heureuses pour la piété, qui leur firent prévoir qu'il deviendrait enfant de bénédiction pour sa famille,
et pour l'Kglise un serviteur utile On
vit avec bonheur lejouno enfant aimer la retraite et la prière dans un âge où à peine le> autres enfants commencent à faire usage de la raison.
Il se dérobait autant qu'il le pouvait à la vue de ses parents, pour aller assister aux Ollices divins dans les églises où il était un sujet d'édification. S'il était obligé de rester à la maison, il se relirait en un petit oratoire qu'il s'était préparé pour pratiquer les exercices de piété.
( 31 mai. ) (> fut dans ce petit sanctuaire que le jeune Nicolas alla se prosterner devant Dieu , pour lui demander, dans sa simplicité, et avec une entière confiance, le recouvrement de la santé d'une de ses sœurs qui était a l'article de la mort et abandonnée Oes médecins.
La divine bonté écoula favorablement In
NAIKK lA.O i
prière ue cet ange ; elle lui fit même au silot connaître si infailleinent qu'elle lava exaucé qu'il courut au lit delà malade, ç étaient réunis ses parents, leur assura qi sa sœur no mourrait pas, et ajouta que promesse lui en avait été faite : ee que l't yénemenl vérifia. Cette jeune fille fut toi jours reconnaissante de ce bienfait ; elle d( clarait, en toute rencontre, qu'elle était rt devablo à son frère Nicolas de la vie qui h avait été rendue. Llle suivait tous ses coi seils dans un âge plus avancé, en imitants »iéié cl ses bous exemples; elle emhrass a vie religieuse dans l'ordre de Saint-Fran cois de Paule,< liez les sœurs Minimes d'Ab beville , où après avoir donné de grand exemples de piété , et avoir aussi gouverm avec beaucoup de sagesse et de donreu celte communauté, elle mourut regrettée d< toutes les sœurs.
Lorsque le jeune Nicolas eut atteint Yèx de dix ans, il so sentit si porté à se consacrer totalement à Dieu, qu'il (il dès ce tempslà le vœu de garder la virginité pendant louïe sa vie, et comme il reconnut dans la suite qu'on ne peut conserver la vertu de pureté qui est un don do Dieu, que par une grâce spéciale, il til de très-ferventes prières pour l'obtenir. Ses parents ne manquèrent pas de l'envoyer aux écoles pour lui apprendre r« qui convenait à son âge. Lorsqu'il fut au collège «les Jésuites, ses professeurs ne restèrent pas longtemps sans reconnaître ses mm en* naturels; il avait un esprit trèsvif et très-pénétrant. Il y avait peu d'auteurs de langues étrangères qu'il n'entendit et qu'il ne traduisît avec une facilité qui «citait l'admiration. On a gardé pendant longtemps dans sa famille et dans les premières bibliothèques de la ville plusieurs ouvrages d'éloquence, de géographie, de malhénianqueset auti es, comme monumentsdeses connaissances et de sa capacité. Outre son apt:lilude pour les sciences, il avait de grands dispositions pour saisir les principes et les secrets des arts mécaniques, c»? qui aurait été pour un autre le sujet d'une très-sérieuse élude, devenait pour lui un agréable délassement.
M lis les grâces que sollicitait secrètement son c œur, et qui le pressaient fréquemment de négliger ces sortes de connaissances purement humaines pour s'exercer dans 11 science des saints ne lui permirent pasde suivre ses inclinations.il dut donc modérer ce penchant naturel et ce grand désir de tout savoir. 11 disait depuis, assez agréablement que c'était chez lui une espèce de libertinage d'esprit qu'il lui était difficile d'arrêter. Ce fut donc pour ne plus vaquer qu'à la scienne des saints et pour se défeudte contre les pièges qu'il trouvait dans If monde, qu'il prit le parti d'entrer dans le cloitie. Il y fut reçu, et après l'anuée de>o" noviciat, il prononça ses vieux dans le couvant île Chaillot, le .'Il du mois de janvier de l'année 1GÏ9.
On lui donna d'excellents maîtres nouf ^es études lie philosophie et de théologie;