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dans cet établissement qu'est lo tour ou rouleau pour les enfants trouvés; deux- nourrices y sont continuellement; chaque vendredi, les enfants trouvés de la semaine sont donnés en nourrice aux femmes de la campagne qui se présentent avec les certiùVats requis. Une pharmacie s'organisait pour l'usage de la maison. Cette communauté était alors composée de six personnes. (1) F. les articles : Charité, Charité de Jésus et Marie... Bonnes œuvres [Frères des), etc.
ENFANT-JESUS (Congrégation de ^instruction charitable du SAINT ), dite de Saint-Maur.
A l'article Ecoles chrétiennes (tom. II, col. 122), nous avons parlé de la naissance et de l'extension de cette, institut; aiijourd'hui, grâce aux renseignements que la maison mère a bien voulu nous communiquer, nous pouvons reprendre sou histoire à dater de 1789.
A l'époque de la révolution, la Mère Aldebert de Chirac était supérieure générale, et la Mère Domerguo de Beaucaire, première assistante et maîtresse des novices. Elles refusèrent, ainsi que tous les membres de l'institut, de prêter le serment exigé, el par suite elles curent beaucoup a souffrir, tant à Paris que dans les provinces. A Paris la communauté eut surtout à déplorer les profanations impies de ceux qui vinrent enlever les vases sacrés du saint tabernacle. Les sœurs fondant en larmes, n'eurent que lo temps de présenter un corporal où ils jetèrent les saintes hosties, el attendirent, avec un sentiment de profoude douleur, qu'un prêtre pût venir leur donner la communiou et consommer les espèces sacrées.
On avait fait l'inventaire de tout le mobilier de la communauté, ne laissant h chaque sœur que le plus strict nécessaire. Elles se virent bientôt réduites au plus extrême dénûuienl; pour subvenir h leur subsistance et à celle des sœurs âgées et infirmes, leur travail fui insullisanl, et elles se virent obligées de vendre le peu d'objets mobiliers qu'on leur avait abandonnés. On les accusa d'avoir vendu des objets inventoriés, et elles furent appelées devant le comité révolutionnaire. La Mère Domergue répondit par écrit avec tant de sang-froid et de présence d'esprit, qu'elles furent renvoyées pleinement justifiées.
Il fallut peu après quitter forcément la maison de Saint-Maur. La Mère Aidebert se retira d'abord dans la ville avec ses assistantes; mais plus tard, obligée encore de s'en séparer, elle se rendit dans s» famille. La Mère Domergue ne quitta pas Paris, et y mourut pendant la révolution. Nulle part il ne fut possible aux sœurs de continuer à vivre ensemble; toutes furent contraintes de se séparer, et la plupart de rentrer même dans leur pays natal. Quelques-unes néanmoins purent demeurer dans les lieux où leur communauté avait existé. Les unes el les autres eurent plus ou moins à souffrir;
* DES ORDRES RELICIEUX.
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mais toutes se conduisirent »le la manière la plus conforme a leur vocation, s appliquant toujours, autant que les circonstances purent le leur permettre, à l'instruction chrétienne «les entants dont elles ne cessèrent jamais, dans les temps môme les [dus désastreux, de réunir un certain nombre.
lie qui* la tourmente révolutionnaire fut calmée et que la religion, reparaissant e:i France, pin lîmincr aux religieuses »j i v : ,.>i sées l'espoir de se réunir, les sonirs de !a congrégation de rinsiruclioii charitable du Siini-l-jd'.ml Jésus, mirent tout en uhivl pour obtenir leur rétahlissemenl. li ne râlait à Pans qu'une la:blc réunion île lro;s sœurs.
La M ère Aldehert, supérieure générale, trop l't trop inlinue pour se réunir à elles, chargea la Miuir Sainl-l'aul, une de ses anciennes assistantes, et qui résidait alors à Paris, de la remplacer dans les démarches que nécessitait la réorganisation de l'institut. Celle-ci s'acquitta avec zèle de la commission dillieile qui lui avait été confiée. Kl le fut puissamment aidée par M. JauU'iel, vicaire général de la grande aumônerie, et depuis évôque de Metz. Les premières sollicitations n'ayant pas obtenu le succès iju'on en attendait, M. Jauth el et ses sœurs implorèrent la protection de Son Altesse Impériale Mad me, mère de l'empereur. Kilo daigna honorer l'institut de beaucoup de bienveillance, et ce fut à sa puissante recommandation que l'on dut le décret impérial du \2 mars ÎSOG, qui autorise provisoirement la congrégation.
Le "27 mars, M. Jaulfret ayant réuni la communauté pour lui faire la Usture du décret et en remettre une ampliation, la stenr Saint-Paul prolita de celte circonstance poi:r le supplier, au nom de la communauté, le vouloir bien être leur supérieur. M. Jaulbct ne voulut pas s'expliquer en ce moment sur ce sujet; mais le 28 avril suivant, les sœ.n * étant assemblées a l'hôtel de Son Kmiucin e le cardinal, grand aumônier, il leur déclara qu'il voulait bien accepter la charge de supérieur de leur compagnie, d'après leurs vœux communs que Son Kmincnc le, cardinal, archevêque de Paris, venait de confirmer; mais à la condition que chacune des sœurs présentes ferait, entre ses mains, le renouvellement de ses promesses, dans la résolution sincère d'en accomplir les devoirs avec une ferveur nouvelle : ce (pli eut heu dans l'oratoire de la grande aumônerm.
A l'annonce des bénédictions que le Ciel accordait à la congrégation si longtemps affligée et dispersée, la Merc Aldehert écrivit a toutes les religieuses de l'institut pour leur annoncer qu'elles étaient autorisées à se réunir et à reprendre librement leurs saintes fonctions et leur costume.
Pour répondre à cet appel, les sœurs réunies, h Paris, dans un appartement qu'elles avaient loué, rue de Vaugnard, délibérèrent, leur supérieur présent, sur la nécessité de louer un local pour tenir lieu île maison chef-lieu, en attendant que leur ancienne
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maison, rue Saint-Maur, fut remise en é:ai de recevoir la communauté. On s'arrêta a l'hôtel Clerm- nt -Tonnerre , rue du P* t it- Yau.uirard, et les sœurs Saint-Paul et Dé.ain avant traité pour la location, ledit hôtel devint le chef-lieu provisoire de l'institui.
Les so-urs de l'Inslruction-Charitah c <! i Sa mt-Lnfant Jésus venaient aussi de recevo i la douce certitude de pouvoir rentrer «Ion* leur ancienne maison qui, depuis son a<- «piisitioii, avait toujours passé successivement Mir la i*'e de trois des membres de u congrégation, trouvait au moment de la vu. pression révolutionnaire, sur code de la sœur Mène trier, devenue seule propriétaire apparente par la mort de ses deux copropriétaires. Le gouvernement s'en empara «l'abord, puis les particuliers ayant été appelés à rentrer dans leurs biens, la sœur Mérusli 1er lit valoir ses droits sur la maison de la congrégation, et elle en fut remise en possession. L'étal de dégradation où elle >e trouvait, et l'impossibilité où étaient ses sœurs de rentrer en possession libre de leur maison et d<; subvenir aux frais de réparslion et d'établissement, les déterminèrent a faire de* démarches, alin d'obtenir que le gouvernement acquit ladite maison pour) rétablir la congrégation ; ou en cas de dévolution de celle société, pour l'employer à l'é .ucation des enfants pauvres. L'empereur coi. sentit à la demande qui lui fut adresne h cet égard, cl donna un décret d'accepté Imn en «laie du V avril 1806. Trente tmlU francs furent accordés à la congrégation; riiu/t mille pour le prix d'acquisition, i\àii mille pour réparations et frais (l'établisse* ment.
Les choses étant ainsi provisoirement i>ejécv, |çs sœurs de la maison mère aimon* (crent | ar une lettre circulaire à toutes le» s-eurs dispersées dans les provinces, les décisions suivantes de leur supérieur général.
1 Li retraite pour se disposerè reprendre l'habit de la congrégation commencer! a Paris le 10 juillet, et se terminera le 18, veille de la fôle de saint Vincent de l'a i ; les xeurs réunies dans la maison mère reprendront leur habit immédiatement avant le salut, a 7 heures du soir.
•1" Toutes les autres su-ors des rnaisons hors de Paris, reprendront leur habit religieux la veille de l'Assomption, faisant piécéder la cérémonie d'une retraite de trots jours au moins.
Le premier soin fut ensuite de pourvoira la nomination d'une supérieure générale, selon le vomi e; d'après la démission d« la Mère Aldehert, qui mourut à Cbér«c en 1809.
L'élection se lil le G août en présence <!> supérieur : la presque unanimité des sut frages appela à la p'ace de supérieure gène r.ile la Mère Fumet, supérieure du pen> nal de Toulouse. La sœur Goulard, su.c* rieure de la maison de Louans, fut nouant* première assistante et maîtresse des no»i«e>. Le Ciel bénissant l'insiitut y avait déjà • (but des postulantes, et le fi décembre liirâ»
nir.i lONNAiiîK
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Mgr de Metz présida La première cérémonie d« fêlure depuis le rétablissement; sent forent admises à la réception de l'habit de U congrégation. Dès celte époque, les sœurs reprirent leurs fonctions et se livrèrent au soin des enfants de toutes les classes de la société; les pauvres en grand nombre occupant toujours le premier rang:.
La 3 février 1806, un décret impérial accord* à l'institut un secours annuel de cinq raille francs pour aider a la réceplioo des sujets, et le 19 janvier 1811. un nouveau décret confirma l'existence légale de la maison mère de Paris et de tous les établissements lion existants.
Depuis celte époque, six maisons déjà établies ont pris de I accroissement; de noulesux établissements ont été formés, et celle congrégation compte aujourd'hui quarante nuisons, dont quatre en Malaisie, et quatre cenu religieuses. La maison mère se com* i«ue de vingt -cinq sœurs professes, d'un noviciat ordinairement de quarante sujets; de quatre classes gratuites, comprenant près <j« trois cents élèves, et d'un externat de cinquante élèves environ.
Dans l'ancien hôtel Jumilhac, contigu à la maison de Saint-Maur, est un pensionnat qui, renouvelé en 1838, après * voir été suspendu (codant quelques années, prend tous les ans de nouveaux accroissements et se compose actuellement (1858) de quatre-vingts élèves.
Une seconde maison à Paris, rue des Postes, 59, se compose de six sœurs, uniquement chargées du soin des enfants pauvres, mit dan* l'école de la rue des Postes, soit dans celle de la rue Mouflelard.
Constamment fidèles à l'esprit de leur bienheureux fondateur, qui ne voulut jamais auras fonds assuré pour les maisons de sa congélation, tes sœurs de l'institut, tantà Paris ne dans les provinces, n'ont aucun revenu te. Partout la seule ressource est le travail dessoor». Toujours aussi, selon la première institution, les sujets sont admis sans dot, en sorte que la situation matérielle de la communauté n'a jamais cessé d'être, selon les règles, de la plus exacte pauvreté, nos maisons n'ayant, selon l'esprit de notre Mime règle.' que la Providence pour dot et jour fondation.
Par ta bonté divine, la situation morale de li congrégation tout entière est bien contante. La règle est observée, les liens d'obéissanee envers les supérieurs, et de charité entre toutes les sœurs, sont fidèlement con- »"és. Le xèle pour l'instruction des enfouis, le salut des âmes et la gloire de Dieu pi est le caractère spécial de l'institut, s'y "Patient dans loute sa ferveur, ainsi que la italique des vertus religieuses.
Les communautés de l'institut ont ton-* jours été placées ,sous la direction spéciale de l'ordinaire, et y ont toujours trouvé une
(1) ta», à U (in du vol, u* 75.
A) M. rabfeé Dëtrez était un ecclésiauique très- J'tbnfuc qai refusa tes \>lua hautes dignités. Il <*é ortiooue praire au conimeuceateiii de la
"tt»luiion ; U ifémigra pas, il exerça conlintiellc-
DlCTIOfl*. DES OfcDRES REIIG. IV.
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source de bénédictions. Les rapports de la maison mère avec leur premier pasteur et leur supérieur, son représentant, oni été de leur part pleinsdu plus paternel intérêt et d'un parfait dévouement. Les sœurs seront constamment heureuses d'y répondre par la plus entière cooAanceellaplusfilialesoumission.Ô)
ENFANT-JÉSUS (Co*gbegatioh dhs filles de l'), à Lille, diocèse de Cambrai.
La congrégation des filles de l'Enfant-Jésus établie è Lille est entièrement distincte d'une antre congrégation du même nom établie à Rome, et voici son origine :
Une pieuse domestique, nommée Natalie- Joseph Doignies, née à Moncheaux le 2 août 1778, peu lettrée et pauvre des biens de la terre, avait un grand amour de Dieu et du prochain; elle disposait de tout son temps libre pour instruire les petites filles pauvres, visiter les malades, les petits délaissés, et ramener à Dieu les âmes égarées. Elle se reprochait de ne pas faire assez; elle aurait voulu consacrer tout son temps et toutes ses forces è la pratique des œuvres de charité et s'adjoindre quelques pauvres compagnes pour opérer plus de bien et perpétuer son œuvre. Elle s'en ouvrit è son confesseur, M. l'abbé Détrez (2) et lui fit connaître le vif désir d'établir une communauté de pieuses filles qui se consacreraient à la pratique des œuvres de charité. L'homme de Dieu éprouva, pendant plusieurs années, Mlle Doignies, mais lorsqu'il se fut assuré qu'elle était l'instrument dont la Providence voulait se servir pour l'établissement d'un nouvel ordre religieux, non-seulement il lui permit de se mellre è l'œuvre, mais il l'aida de tout son pouvoir, et devint le coîbndateur de la communauté des filles de l' Enfant-Jésus
La communauté naissante commença comme l'Enfant-Jésus, dans l'étable de Bethléem, par ta plus grande pauvreté el les plus grandes humiliations. Ses membres ne vivaient que de privations et allaient demander pour avoir de quoi donner aux pauvres. Mais la Mère Nataiie ne se laissa rebuter
1>ar aucune de ces difficultés toujours nombreuses pour les communautés naissantes.
En 1824, elle loue une maison dans la rue des Fossés-Neufs, et va s'y établir avec quatre filles de même condition qu'elle. Elles y recueillirent quelques orphelines, et la Providence envoya du pain aux mères et aux enfants. Bientôt après, la maison ne fut plus assez grande, ni pour le nombre des sœurs, ni pour celui des orphelines, et en 1827, on en acquit une plus grande dans la rue du Metz.
<\tte même année, le gouvernement autorisa la communauté et en approuva les constitutions, et en 1828, Mgr Belmas, évéque de Cambrai, lui donna une règlo provisoire et permit à la Mère Nataiie de
ment le ministère ncndnnt toute ta lonrmenle révolutionnaire. Lorsque le Pape était prisonnier à Fontainebleau , il partira a s'introduire auprès de lui, cl entendu sa confession.