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faire des vœux. La première profession eut lieu le 22 août 1828.
La révolution française avait fait disparaître toutes les maisons religieuses, et peu d'entre oiles avaient été rétablies. L' éducation donnée au commencement du siècle avait Sari l'esprit do dévouement dans les femmes; aussi, les écoles religieuses pour les tilles cl surtout pour les filles pauvres étaient rares; •-.'étaient des mercenaires qui, dans les hôpitaux, donnaient des soins aux malades, mais les admini>trations charitables n'ignoraient pas co que les malades et les intérêts des hôpitaux avaient a gagner par l'introduction de personnes qui agiraient par conscience et dévouement. Aussi, la Mère Nalalie de Jésus trouva-t-elle de suite plusieurs établissements où ses fdles pouvaient exercer leur zèle. Déjà, en 1826, elle en avait envoyé à l'hospice de Uoubaix, et en 1829 elles furent appelées a desservir les hospices de Bourbourg et de Bailleul; en 1830, on leur confia l'asile public des aliénées de Lille.
M. l'abbé Détrez, qui n'avait cessé de diriger les filles de l'Enfant-Jésus, avait profilé de l'expérience de plusieurs années, il avait pu juger de ce qu'il élait possiblede faire, et à quoi la nouvelle communauté devait s'attacher. Il travaillait à la rédaction d'une règle définitive lorsque Dieu l'appela à lui le 2 août 1832. La mort de ce saint prêtre fut une perle très-grande pour tout le pays, car il exerçait son zèle dans tout l'arrondissement d*e Lille, où il était l'âme d'un grand nombre de bonnes œuvres, le conseil du clergé et le directeur d'une infinité de personnes île tout âge et de toute condition, mais elle fut plus grande encore pour la fondatrice et la communauté naissante qui,se croyait abandonnée au moment où elle avait un plus grand besoin de conseils. Le saint homme fut enterré dans l'église du Havre où il remplissaii les fonctions d'aumûnier, à la maison centrale de détention.
Il est important que les vertus des fondateurs d'ordres religieux puissent servir de modèle à tous les membres de la congrégation; ils doivent être le trésor spirituel de la famille religieuse, il faut qu'à l'exemple de Notre-Seiguour Jésus-Christ ils commencent par pratiquer pour exiger avec plus de droit. La Mère Natalio de Jésus avait montre" la vivacité de son esprit de foi et de sa confiance en Dieu, en entreprenant sur l'inspiration de la grâce, et sans aucun secours humain, lœuvre de la fondation d'une communauté, on aliait lui fournir une occasion de faire preuve d'une obéissance héroïque et d'une profonde humilité : Mgr Belmas , évôque de Cambrai, jugea, en 18.3'», qu'elle n'était plus propre à diriger l'œuvre que Dieu l'avait appelée à fonder, et lui ordonna de quitler la maison mère et de se rendre dans l'établissement de Mons, qui avait été fondé peu do temps auparavant; la Mère Natalie s'y rendit immédiatement, convaincue que Dieu veillerait sur ses enfants et elle y resta seize ans sans retourner une seule fois 5 sa chère maison de la rue du
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Metz. Depuis lors elle a continué à rester l'âme de la maison mère, où elle revenait chaque année à l'époque de la retraite.
La sœur sainte Ursule lui succéda. La communauté prit chaque année de nouveau! développements. En 1835, les filles de l'Enfant-Jésus furent appelées 5 desservir l'hôpital général à Lille. En 1842, le gouvernement leur confia la surveillance du quartier dos femmes détenues à la maison centrale de Laon, et [tins tard l'asile public des aliénées à Saint-Venant (Pas-de-Calais).
En 1837, Mgr Belmas, leur dounaunerègle définitive :
En 18V0, la sœur Sainte-Madeleine de Pazii fut élue supérieure générale. Dans le monde elle avait édifié par ses vertus et en religion elle s'était donnée à Dieu comme se d nnent les saintes, il élait impossible d'avoir une vertu plus aimable et plus simple, auoi était-elle aimée de tous. Elle seule ignorait son mérite. Elle étaitd'une humilitési grande nue les emplois les plus bas faisaient ses délices et chaque fois elle se soumettait a la dernière sœur île la communauté. Elle ne resta en exercice que rieui ans. Dieu Cap* pela à lui en 1843. Elle fut remplacée par la sœur Sainte-Ursule, qui fut réélue plusieurs fois et qui exerça la supériorité jusqu'en 1852. Sous son administration la communauté s'étendit de plus en plus et l'esprit religieux continua à s'affermir; les filles do l'Enfant-Jésus participèrent de plus en plus à l'esprit de leur fondatrice et partout on aime leur simplicité, leur dévouement, leur esprit de foi et d'obéissance.
En 1852, fut élue supérieure générale la sœur Sainle-Maric-Ei destine précédemment conseillère; elle fut réélue en 18o5;à cette éooque , 27 août 1852, la communauté des tilles de l'Enf .mt-Jé>us fut reconnue comme congrégation à supérieure générale.
Le local de la rue du Metz était devenu insuffisant pour le nombre des sœurs et de* élèves peiisionnaircsoncherchaitdepuislongtemps un bâtiment et un terrain plus vastes, mais inutilement. Le gouvernement cependant en considération de services nombreux que les filles de l'Enfant Jésus, rendaient aux pauvres de la ville de Lille où elles instruisaient deux mille cinq cents enfants et dans an très-grand nombre d'autres villesetvillagesdu département du Nord, consentit à leur vendre l'ancien couvent des Carmes, occupé j»ar l'artillerie. Celle cession autorisée par une loi eut lieu en 1855. On n'a pu conserver que l'ancienne égiise desCarmes; ilafallurecAMiv truire tous les autres bâtiments.
Mais an milieu de ce sujet do joie une nouvelle épreuve était ménagée aux ûlles de l'Enfant-Jésus ; leur Mère Sainle-Mane-Ernestine avait supporté des fatigues au cîcIj de ses forces corporelles ; elle travaillait et 'o jour et la nuit pour visiter les ditférenb établissements, entretenir la eorrespon Jan' <' avec ses chères tilles, les dilTérentes administrations et s'occuper de la cousu uctu-u de la nouvelle maison : ses forces la trahissaient et après une longue et douloureuse
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maladie elle mourut a Lille. Elle fut remplacé par la sœur Sainte-Natal ie, précédemment maîtresse des novices.
La Mère Sainte-Marie-Emestine avait en partage la simplicité, la droiture et, si le plus tri éloge qu'on puisse faire d'une personne est de pouvoir lui appliquer avec vérité les goalilw des saints, nous ne pouvons mieux faire goe de dire qu'elle était d'une grande simplicité, d'une grande ferveur, craignant Dieu et évitant les imperfections. Elle a unifié ses forces, son intelligence , sa vie \mt la gloire de Dieu. Le Seigneur l'a sanctifiée dans sa foi et dans sa douceur. Elle a souffert les peines de la maladie avec une entière résignation et une ferme conûance ; file a quitté la vie en laissant à tous les plus beaux exemples de force et de vertu. En iooorant,afin de ne pas laisser ses enfants orjtolineselle leur dit de prendre la très-sainte Vierge pour Mère de la congrégation.
La congrégation de l'Enfant Jésus compte icloelleoienl 400 membres et dessert 70 étalements. A Lille l'hôpilal-général, la maivin des aliénées, le quartierdes femmes à la nauoQ d'arrêt, quatre maisons d'instruction a une pension sont aussi dirigées par les filles de l'Enfant Jésus.
La règle des filles de l'Enfant-Jésus ne
reprit aucune austérité particulière. Après le lerer gui a lieu a cinq heures, elles font um demi-heure d'oraison; toutes les sœurs raient le petit Office de la très-sainte Vierge et le chapelet.
Il y a dans chaque élaolissement au moins trois sœurs; celle qui est è la tête porte le noade directrice. Elles embrassent toutes lei œurres de charité, et ne vont dans le monde que pour les exercer. Elles sont entièrement vêtues de noir et portent le voile baissé lorsqu'elles vont dans les rues; le jour de leur profession et les jours de cérémonie Mi maison mère elles portent a la chapelle dm croix sur l'épaule et ont une couronne d'épines sur la tête. (1)
La supérieure générale est nommée pour ■rouans etestaidéede plusieursconseillères: lt*UQes et les autres ne peuvent être réélues qu'une seule fois. Ce n'est qu'après être orties décharge pendant trois ans qu'elles jutent être nommées de nouveau. La supérieure générale en sortant d'exercice est pla- <k au rang des simples sœurs et ne peut avoir aucune charge dans la maison. Les élections le (ant par les votes de toutes les professes.
Le postulat est de trois années; le noviciat dan au et un jour; les sœurs font les trois toux ordinaires de pauvreté, d'obéissance, Je chasteté.
Les sœurs sont employées, comme la supér^ure générale le juge à propos, à la tenue des '■i^ses, des salles d'asiles, a la direction des <^m>irs, aux soins des aliénées, des malades, «s détenues, ou a la visite des malades pau- ,r*s à domicile. La congrégation a accepté, jw ixetpt ion, dans deux -villes où elle a des glissements, de donner des soins à domine aux personnes malades de la classe aisée.
W H a U Qn du vol., n»« 76, 77.
LLIGlhUX. ENF Ut
Elles abandonnent à la maison mère les revenus de leurs biens. Elle payent une dot en entrant.