ST F A. M
M. l'abbé Dcscnamps, missionnaire alors, et chanoine honoraire de Belley, aujourd'hui religieux Dominicain, improvisa un magnifique discours, tout à fait approprie à la circonstance. M. l'abbé Gourmand, prêtre justetement chéri et vénéré par les frères de In Sainte-Famille, dont il fut l'aumônier pondant de longues années, montra dans celte même circonstance un zèle et un talent remarquables pour la direction «les cérémonies. Les frères de celte société ne perdront jamais le souvenir de ce jour mémorable, auquel ils purent gagner l'indulgence plénière que N. S. -P. le Pape Grégoire XVI leur accorda à l'occasion de cette solennité. (Sa Sainteté leur a accordé la même indulgence pour toutes les années, au jour anniversaire de cette bénédiction.)
Le saint zèle dont le Uév. frère Gabriel a toujours été animé pour tout ce qui a pu contribuer nu bien spirituel et temporel de son Institut et des écoles qui lui sont confiées, le porta à faire des statuts et des règlements pleins de sagesse pour son association, et un recueil de prières a l'usage des frères ; il réunit le tout en un ouvrage, format in-12, intitulé : Guide des frères de la Sainte-Famille Cet ouvrage fut imprimé 5 Bourg en 1839, aux frais de Mgr Dévie, qui le revêtit de son approbation, après l'avoir examiné et fait examiner. La première édition du Guide des Frères se trouve épuisée, et l'on sait que le digne fondateur s'est occupé d'en faire une seconde, suivant les observations faites sur les règles par la Sacrée Congrégation des évôqueset réguliers. Il a publié son Guide avec une touchante solennité à la maison mère, a Relley, le 8 septembre 185S. Le nouveau Guide est précédé d'une instruction dans laquelle le pieux fondateur témoigne à ses frères le désir que ces saintes règles soient observées, en tout temps et en tout lieu, par ceux qui les embrasseront. Elles les conduiront sûrement h la sainteté et h la perfection de leurvocation, parce que tout y est conforme aux maximes évangéliques et au véritable espr it des saints canons et du catholicisme. Tel est du moins le but que se propose cet homme plein de foi, et en qui on remarque un esprit créateur et une grande ardeur è faire le bien sans se décourager dans les traverses. Il en a souvent donné des preuves bien frappantes, et propres à convaincre qu'il mourra dans le bon .combat, les armes à la main, ainsi qu'il le dit souvent, cl selon le doux espoir des heureux frères que Dieu a confiés a sa sollicitude paternelle.
Le Rév. frère Gabriel se rendit a Rome, en 18il, pour solliciter «lu Saint- Siégc l'approbation de sa société et de ses Maluls. Le Souverain Ponlife Grégoire XVI se réjouit grandement dans le Seigneur de trouver un nouvel appui dans des ouvriers qui, sans être promus aux ordres sacrés, mais seulement liés par des vœux, ont choisi la Plus humble pari dan*. i'Egli>c; et, d'après la demande du Uév. frère Gabriel, Sa Sainteté approuva ledit institut, par un décret du 18 coût 18'»1, cl par un bref du -28