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du même mois de la même année. Oh !
combien fut grande la joie de ce Kev. frèr«», quand il apprit que sa chère Société était reconnue a perpétuité par le Saint-Siège! Il en fut attendri jusqu'aux larmes." A son retour de Rome, sa communauté partagea sa joie et ehanta solennellement le cantique d'actions de grâces , et l'on donna la bénénédiction du très-Saint-Sacrement pour remercier Dieu d'une si grande faveur. Le Père commun des fidèles a aussi enrichi cette société de grandes indulgences, et a comblé de privilèges personnels son digne fondateur. Plus tard, le même Souverain Pontife écrivit au Rév. frère Gabriel une lettre des plus touchantes, dans laquelle il lui témoignait la joie qu'il éprouvait de voir son institut prospérer si admirablement. Il l'encourageait a continuer ses travaux pour la gloire de Dieu, et lui envoyait de la ville sainte sa bénédiction apostolique, ainsi qu'à tous les frères et novices de la Sainte-Famille.
Après ses succès auprès du Saint-Siège, le zélé fondateur alla à Turin pour sollicit»r aussi de Sa Majesté le roi Charles-Albert l'existence légale de son institut dans les Etats sardes. Ce souverain accueillit lo Ré», frère Gabriel avec la même bonté que Grégoire XVI, et, louant le zèle et le dévouement dont les frères de la Sainte-Famille font preuve dans les lieux où ils exercent leurs saintes fonctions, Sa Majesté autorisa leur société par lettres patentes en date du 31 mai 18V2, et lui accorda la faculté d'acquérirel de posséder, avec le droit d'établir une maison de noviciat dans le duché de Savoie et d'enseigner d8ns ses Etats.
En 18V2, le fondateur retourna h Turin, pour solliciter du gouvernement sarde ene nouvelle faveur, c'était l'exemption du service militaire pour les jeunes gens des Eiats sardes faisant partie dudil institut. Plusieurs évôques et plusieurs ministres conseillèrent au Rév. frère Gabriel de ne point faire une telle demande, parce qu'ils avaient la certitude, disaient-ils, qu'elle ne serait pas accueillie; mais il passa outre, et le résultat montra bien que c'était l'esprit de Dieu qui le dirigeait, car le ministre, qu'on croyait le plus opposé à sa demande, après avoir entendu l'humble supérieur de la Sainte-Famille, lui dit : « Vos frères sont trop utiles et font irop de bien pour qu'oo leur refuse la faveur que vous demandez. Soyez tranquille, je serai votre avocat auprès du roi et du conseild'Etat, et votre demande vous sera accordée. >• Effectivement , les frères de la Sainte-Famille obtinrent celte faveur tanl désirée, au grand élonuemeni des hommes, du reste bien intentionnés,qui avaient cherché à détourner le zélé fondateur de faire celte demande.
En 1850, le Rév. frère Gabriel alla de nouveau a Rome, accompagné de son secrétaire, le frère Nicolas, pour solliciter du Sainl-Siége l'approbation des statuts de sa société. Le Souverain Ponlifo Pie IX, qui occupe aujourd'hui si dignement la chaire de saint Pierro , accueillit l'humble supé-