‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 3)Chapitre 98 sur 323 · FILLES DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

FILLES DE NOTRE-DAME

Notice sur Catherine Conrart, leur fondatrice*

Près de quarante ans après l'arrivée des religieuses de Saint-François, à Tourcoing, dans le monastère de Notre-Dame des Anges, dont nous avons parlé à l'article Anqes, s'ouvrait une nouvelle école destinée à l'instruction de l'enfance et qui devint plus tard le pensionnat des Ursulines.

Jeanne-Catherine Conrart fut le nom do la fondatrico des Filles de Notre-Dame; ello avait atteint I âge de majorité, lorsque d'après l'acte destiné à être présenté à la conOrmation royale, « persuadée de l'importance de donner de Naintes impressions aux enfants dès leur tendre jeunesse et d'avoir des écoles où les Cilles puissent être enseignées séparément des garçons; voyant grand nombre de filles, à cause de leur pauvreté, privées des instructions, et désirant so donner tout entière à cet emploi, » elle se réunit à quelques compagnes animées des môme»

sentiments, et présenta, en 1508, une re-

auôte à l'évoquo de Tournai, Mgr Gaillebot e la Putle, lui demandant la permission d'établir uue école « où elle pût s'appliquer le reste de ses jours à onseigner les tilles du lieu et autres du diocèse. * Les vœux de la vertueuse demoiselle furent exaucés, et l'évêqne lui accorda l'autorisation demandée, le li août 1698. L'établissement fut successivement accepté par les bailli ou lieutenant et gens de loi, au bourg de Tourcoing* le lfc mars 1764 et par les curé, bailli, échevin et principaux habitants du lieu,, le» 1" avril 1767. Vers le môme temps, en 1706; 29 mars, et 3janvior 1708, Jacques Lefebvre,, prêtre séculier, demeurantàTourcoing, fair» sait don d'une partie de ses biens à la nou* velle école qui avait pris le nom d'école do. Saint-François de Sales.

Il y eut une transaction passée le 8 juili let 1700, entre la fondatrice et les habitant* de Tourcoing, par laquelle la communauté nouvellement établie so trouvait exclusive ment chargée de l'éducation des orphelines de Tourcoing. Les Filles de Notre-Dame s'en-

Bol HL DICTION

g* nt ;i lr>.cr, vôtîr et al: monter depuis 1 ag..- de quatre ans jusqu'à quinze ans ;t> o<nip;is li.iiiies les pauvre*» fil .•"» orpheline, natives -le '!) paroisse «le Tour» -oing, 'pu sont et seront a charge dudit heu. Dr kur o'u-, 1rs habitants promenaient pour l'cutn-tien de chaque orpheline un** somiiu; il»» quarante huit livres, • ] i j i .levait être renr>e ;iijï institutrices par le collecteur. Les compiuties de la fondatrice étaient Hélène Kous>,d, Itarbe Lcfehvre, Catherine Von, Martine Grarl, Llisabelh Plulré, Thérèse Co«tere:li et Archange Petit. Comme la nouvelle institution n'appartenait pas à un des or<ires religieux anciennement existants, il fallait «les relies spéciales. Aussi le rcgh-inent des Filles «Je Notre-Dame fut-il approuvé- le 28 février 171*1, par les vicaires généraux de Mgr <)e It.-auveaii, évècpie <ln di"< èse.

L'année suivante, 171'», 7 septembre, Catherine Conrarl. par acte testamentaire, l'usait ilon an nouvel institut de la maison qu'elle lui avait procurée et qui se trouvait divisée en trois parties distinctes. La première était destinée h la communauté des religieuses; la deuxième, aux jeunes élèves pensionnaires; la troisième, aux pauvres enfants abandonnés. La fondatrice se dépouillait encore, en faveur de son œuvre chérie, dotons les autres biens qu'elle possédait, se dévouant ainsi sans réserve à l'instruction de la jeunesse et au .soulagement de l'infortune.

Ln 1731, 17 janvier, Mgr Jean-Ernest, comte de Soweslcin, approuva de nouveau et confirma l'établissement des Filles de Notre-Dame; il se disposait à supplier le roi Louis XV de leur accorder des lettres de confirmation, mais la inoit paraît l'en avoir empêché, car il termina sa carrière dans le courant de l'année 1731. Le C avril de cette même année, la duchesse Marie- Anuo-Césarée do Santy, veuve de Jean- IJaptiste-Francois-Joseph de Crov, duc d'Havré et de Crov et seigneur dcTotireoing, donnait sou consentement h la nouvelle fondation, après s'être fait rendre compte, ainsi qu'elle l'assure, des bonnes instructions que la demoiselle Conrarl et plusieurs autres lilles renfermées avec elle continuent de donner à la jeunesse de Tourcoing depuis plusieurs années. La communauté était composée de dix-huit personnes sous la protection et la dépendance immédiate de l'évèquo de Tourcoing et sous la supériorité perpétuelle du curé de Tourcoing. Les membres qui la composaient ne faisaient que des vœux simples.

Trois ans seulement s'étaient écoulés, depuis l'approbation donnée par Mgr de Soweslcin et par laduehes»e d'Havré «I l'institution des Jilles de Notre-Dame , lorsque l'école érigée par Catherine Courait |)rit

(I) M. Parentv (huis ses notes historiques et biographiques imprimer* :i A i ras m LSh!, raconte qu'il y avait il celle époque dans la ci»niiiuiii;iulc. deux i'elipeiiscsd'iiue l.mnlle de Itniihaiv : (|iie leur* |.. re

4 l mère dcmamîi-r» ni la pei nds-ion (Je l.uo i <•:.■- Uxr Jans b cil.;)*- Ile leur jubile tè- niavi;-,.-, ^-'i

Page 1