LIS
•ris 1T89. Vojez aussi les Butlm antiquorum rml€^iorumprononnullisRom,Poniif,retig.
I milii. 5. JLaxari Hiero$olym. Romœ 1567.
UERIN (GonratHiB db SaINT-), à Arras (Poê-de-Calais).
La charité cbrélieniie est inséoieuse. Elle mod le paarre au berceau, le soutient et éclaire dans son enfance, le guide dans sa Hioesse, lui (irète un appui dans Tflge mur lie mueille dans sa yieillesse. Sa solliciuJe s'étend oiéiiieJusau*i la tombe. Le paur» TJeal-il de rendre Je dernier soupir 7 La \\MtMé ne raibaiidoiuie |)as encore. Elle pré* tdeàsej fa^éraiIles^etàsa sépulture. C'est iqueiail h Arras la confrérie de Liérin. 00 éublîssement remonte jusqu'à la fin du V siècle (1*98). Jean Penel chanoine d'Arli, fit l)âtir, à l'entrée du cimetière de dici-Nicaise, ane chapelle en l'honneur i« Mint Liérin, patron des agonisants, qu'il l<)U, de plus par lettres en date du 15 Jan m 1515. les exécuteurstestanientaires du QiiM Jean Peael, assurèrent à la susdite cha- |Wi« les fonds nécessaires pour son entretien»
Cne conCrérie y tut établie et confirmée par »n bref de Benoit XIV, en date du k novem- ^ i'ékù, réintégré le 5 juillet ISOi, en vertu ^ rtscrit du cardinal Caprara. Elle compte aujourd'hui 5,000 confrères. Moyennant dix Kiiiiffles par jour, le confrère de Saintbéha a la consolation de penser qu'à ^)fl décès le syndicat de la confrérie se (barge des frais de son inhumation, et qu'il »tn célébré, pour le renos de son Ame, un tenice funèbre dansféglise de Saint-Liéria, ^le dQ Vérier , sans qu'il en coûte rien à sa bouile.
US[OlDaB DBCHBYALERIE DeNoTRE^DaMEDU).
Cètordre mililaire fut institué, si Ton en MFaviii^parGarsias VI, roi de Navarre, M mémoire d'une image miraculeuse de la » nte Vierge, trouvée dans un lis à Magera. (^ro) malade k Texlrémité fut guéri, dit cet Jtiieor, lorsqu'on trouva celte imago. Pour
II l'iarer honorablement, il flt bâtir, en lOihS,
V3f église et un monastère, où il mit des re-
Meut de Cluny. Il forma ensuite l'ordre
ti.iitaire du Lis, dont il voulut que lui et ses
W'.vsseurs tussent les grands maîtres. Il le
wm|K)5a de trente-huit chevaliers nobles,
H^^ii disaient vœu de s'opposer aui Maures,
«nîM-mis du royaume, lis portaient sur la
l^»lni»e au lis d'argent en broderie, et aux
•^^ solennelles, une chaîne entrelacée de
iiu^ieurs M. M. gothiques, d'où pendait
ialiS(J'or,émaillé de blanc, sortant d'une
Î!^*^^c de Sinaple et surmonté d'une grande
«• paulres écrivains ne s'accordent pas avec
'4tuï dans les circonstances. Jépez, dans sa
<^t)roniqtii> de saint Benoit, place l'institution
J tel ordre et la fondation du monastère du
^S^ra à Pan 1062. Il raconte que ce fut le
I? wr$»â$ qui, étant k la chasse, trouva
una^ miraculeuse. H ajoute qu'auprès de |tue iDMjje on trouva un vase plein de lis, "^ua il donne au nouvel ordre le nom de
Vase de lis» Selon le même auteur, au lionC dn collier de l'ordre, qui était composé de chaînes d'or et d'argent, il y avait un leisa plein de lis. Il représente cet ordre florissani sons les rois successeurs de Garsias VI; i4 ajoute qu'il fut éteint peu de temps après la mort do prince qui l'avait institué. Lesautres écrivains ne sont pas plus d'accord entre eux k ce sujet; ce qu'on peut recueillir de plus certain, c'est que Ferdinand, infant de Castille, depuis roi d'Aragon, institua l'ordredu Vase du Lis le jour de l'assomptien de l'an 14-03, et fit,, de ce jour Ik, plusieurs chevaliers dans la ville de Médina del Campo, voulant donner par Ik dos marques de sa dévoiion k la Vierge. On ne sait pas en quel tem|)s cet ordre a été supprimé.
LIS(Oedrb de cbevaleeie Du),â YUerbe.
Bonanni, qui donne dans son catalogue des ordres religieux le co^tume des chevaliers de l'ordre du Lis, nous apprend, k la page 69% que ce fut le Pape Paul 111^ qui l'institua k Viterbe, en I5fc6s |)Our récompenser les services qu'avaient rendus des citoyens pleins de courage, pour défendre le littoral de l'Eglise romaine contre les irruptions des baroaresq^ues, pour j)Ourvoir aux besoins de l'état do lEglise, afihgée alors d'une cruelto faoMne^et aussi pour défendre le domaine de saint Pierre contre les invasions des Turcf.
Le même Pape avait institué pour la même fin, dans >a Roinagne, un ordre militaire el de chevalerie de Saint-Georges; il érigea aussi un coMége de 5ft chevaliers et comme dans la bulle in beati Pelri sede^ imprimée dans l'ancien Bullaire par les héritiers d'Antoine Blado, le Saint-Père comparait k une fieur de lis la province du patrimoine de Saint-Pierre, k cause de sa beauté, de ladcmceur de la température et de l'aménité de ses habitants, il voulut que les membres de cette société s'appelassent du Lis.
Pour correspondre k la bienveillance de Sa Sainteté, ils voulurent contribueraux frais de cet établissement et donnèrent k la chambre apostolique â,500 écus d'or, le Pape leur attribua une pension de 3,000 écus d'or,, assurée sur les droits d'entrée delà province. Paul III leur donna pour décoration une médaille d'or, représentant d'un cdté Timage de la Sainte-Vierge, dite de laQu(^rcia« à laquelle est dédiée une église de Viterbe, hors des murs, et qui devait être suspendue k un collier d'or, descendant jusqu'k la poitrine, de l'autre côié était un lis couleur azurée, dans un champ d*or et ayant autour cette épigraphe : Pau/i ///, Pont, max.munuê. 11 faut observer que ce Pape avait pour armoi- ^ries des fleurs de lis.
Parmi les privilèges en grand nombre que Paul III accorda aux chevaliers du Lis, nous devons remarquer la faculté de porter les* armes dans Tétat ecclésiastique; d'avoir le pas dans toutes les fonctions sur tous les autres ordres de chevalerie, qu'ils de* valent être choisis dans les familles nobles, chargés de prendre les bétons du baldaquin, quand le Souverain Pontife en usait et qu'il