‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 111 sur 220 · HAR · texte numérisé non relu

HAR

de laïques, que les Jésuites formaient e( diri^tieot dans iear collège. Seulement, on y rectYsit des personnes de toute condition et d« toa( âge, sauf à grouper ensemt)le et à distinguer chaque âge et chaque condition. l9i(m $miê e^nfusion^ telle était la devise. Les idées et les mœurs de ce temps où Ton fojsit encore le mot égmIUé écrit sur tous les mors, permettaient ce rapprochement, qoi n eut au reste rien de contraire à l'es- {irii du christianisme. On inspirait aux (ongrégaoistes de se SMtenir les uns les autres, les riches aidaiit les pauvres, les grands ivoiégeani les petits. M. Chaminade se plailaa à rappeler ainsi, parmi ces fervents étu-* disftts, nne image de la primitive Eglise. Cet éui de chose fut blâmé par la suite, mais il éUil diors bien accueillit et la congrégation Kos|)éraît et s'eceroissait tous les jours. Aussi tout ce qui restait k Bordeaux d*anuens Girondins, de Voitairiens et de Jaco* biRs, jetèrent 1^ hauts cris. La police s'en uquiéu ; la congrégation fut plusieurs fois uissoetesous divers prétextes, et en dernier littt, quand on découvrit que Tabbé Lafond, i UQ des complices de la consniration de Mal- K en 1812, était un des cheis de la congré- ^lon. Dans cette circonstance, M. Chaiu.'Dade fut arrêté, incarcéré, puis relâché, bote de preuves. Il résulta seulement de celle disgrâce, que la congrégation demeura supprimée jusqu^à la Restauration. Dès le retour des Bourbons, elle se réunit de nouveau publiquement; elle eut un grand ^ciiulUisBl. Chaminade, qui n*avait aucune ^)nfiAnce en la stabilité au gouvernement ooD>(itutionnei, établi par Louis XVlll, ieodii plus que jamais k profiter de ce temps ce tireur |iour consolider son œuvre et peindre i son but définitif. Il commença à f ouvrir à quelques personnes d'une mission qu'il assurait avoir reçue du ciel, par une |oieeitraordinaire, pour rétablir en France l'ordre religieux. Déjà, par stis soins, les bières de la Doctrine chrétienne avaient été introduits dans le diocèse de Bordeaux ; il i<ur avait prêté sa maison de campagne de Saint-Laurent, à deux kilomètres de fior- ^''^ui, pour y établir un noviciat. Mais il l^ur bllait une œuvre pieuse et nouvelle. Am6etta tUfii DomiAUê (Judie. v. S). Il ^^4}a d'abord défaire goàier la vie reli* gieudeà une quinzaine d*hommea choisis Hroii les congréganistes. H les conduisit ]UM|u*â la pratique de Toraison et Tobservaiioo du règlement; mais quand il vint à l«ur proposer des vaux, les uns s'en allèrent <i un t^ié, les autres de l'autre. Un seul ac- ^a i cette proposition, M. Tabbé Lalanne, W^fei des éludes dans une grande institution de Bordeaux, qui fréquentait la con- P^iiOQ depuis environ dix ans et en était <ieveco Fun des principaux s«»iittens. Il avait m coUègnes, cbex II. Estebenète (chef <^ insûitttioii, congréganiste, qui depuis se

(1) M. Ctiemîiiade n^avait pris aucun engagement f»* u aedàé ; il «uii demeoré en déliera de che a >«' U M preaait à aon égard d autre eiiarge que

DlCT103t!|. ||£$ Ol^DRES RELIG. IV.

fit Jésuite), des jeunes gens, libres comme lui et disposés h tout bien, UM. Callinedu et Auguste Pinier. Son exemple entraîna ses dent amis, et quand on se put compter trois, la Société fut fondée. Deux jeunes négociants, Dominique Glergel et Louis Dagu* gan, ne tardèrent pas k se joindre k oo noyau, ainsi que deux ouvriers, admis pour le service. Bidon et Lantan. Les |)arents du jeune Callineau s*étant opposés avec énergie a une vocation qui les étonnait et les alar* malt, i? ne put entrer avec les antres en communauté, mais H continua k fréquenter la petite société, et vjprit des engagements.

Ainsi fut fondée i Bordeaux, en 1818, la Société de Marie, par sept jeunes gens, sous la direction de M. Tabbé JdSephCnaminade, doiUeur en Sorbonne, missionnaire apostolique, chanoine Iionoraire h Bordeaux.

M. Auguste Pinier fut nommé chef de la communauté naissante ; M. Tabbé Lalanne, le seul qui, sans être dans les ordres sacrés, portât Tnabit ecclésiastique, fut établi direoleur spirituel et charsé de rédiger les r^lements, les formules oe prières, etc.

On loua une petite maison, avec jardin, an fond d'une impasse (rue Ségur), et les sept amis s'y retirèrent pour se pré|)arer par réfude et par la ()rière aux (uuvres que leur départirait la divine Providence.

On ne prit aucun costume. Ou convint même qu'on éviterait tout ce qui pourrait faire remarquer par une manière d'être particulière. On évita la dénomination de

B>re, de frère, de supérieur (on s'appelait onsieur). On ne voulait se séparer du monde que par l'abnégation religieuse. On adopta seulement comme signe convenu d'alliance et d'union, une bagne d'or. On n*a |>as oublié que dansia pensée du fondateur, cette abstention de forme monacale était la raison d'être de la Société de Marie (1).

Toute une année, d*octobre 1818 k octo« bre 1819, sepassa dans la retraite. Ce ne fut

Sue vers la no de cette année qu'on résolut 'entreprendre une œuvre d'éducation.

M. Auguste, seul, avait déclaré cette voca* tion. BiM. Lalanne et Callineau se croyaient appelés aux missions et k la dire<;tion de la congrégation; mais il fallait vivre, en attendant l'âge et la capacité; il fallait se former, et l'on pensa que la tenue d*une maison d'éducation ne ferait aucun obstacle k ces vues et fournirait au contraire des moyens d'eiécotion. La Providence même parut se ]>rononcer dans ce sens. Deux personnes riches, MM. Changeur et Bordinet, offrirent k M. Chaminade des capitaux assez considérables pour subvenir aux frais d'un premier établissemeoL On acheta, dans la rue des Menuts, une maison contiguë k ce!le dans laquelle M. Estebenète tenait son institution. M. Estebenète était alors en disposition d'acheter un hêtel pour y trans)iorter son

cfile de «flirecleur et d*autre utre que celai de Bom père.

Ûï

Kl

Page 1