‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 113 sur 220 · TSI · texte numérisé non relu

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enftn au coloris que son goût adople et qui doit rester sur la toile? Qu*imporle tout ce désordre apparent ou momentané» si en dé* Onitive le tableau est t)eau et (tarfait? qui s*lnquiétera de ce qu*a été Tesquisse} Les fautes ont été corrigées, et le dernier vernis les a reléguées dans uu éternel oubli.

MARIE DES BOIS { Cowgbégatioîi ms Soeurs de SAINTE-), en Amérique.

En 1839, Mgr de la Hailondièref évéque de Vincennes, était en France. Il vint au

Cslit bourg de Ruillé-sur-Loir, où est étale une congrégation religieuse connue sous le nom des Sœurs de la Providence. C'était le moment de la retraite de la petite communauté, dont le double but est de se consacrer à la visite des pauvres et h l'éducation des enfants. Mgr Tévëque de Vincennes avait formé le projet d'instituer cette congrégation dans son vaste diocèse, et il venait demander des soMirs fondatrices.

L'humble communauté de Ruillé n'avait jamais songé k la gloire de pousser ses rameaux jusque dans l'Amérique du Nord.

Elle vivait, se suûisant h peine, marquée Uu doigt de Dieu, inconnue au monde, et ne pouvant étendre sa charité et ses bonnes œuvres que dans un cercle bien étroit. Elle ne s'effraya pas du grand dessein pro[>osé à son courage Elle accepta l'offre généreusement , avec cette joie des vrais serviteurs de Dieu, jaloux de se consacrer ï son service , et heureux de se sacriOer pour sa gloire. Elle témoigna au Seigneur sa re* connaissance pour tout le bien qu'il voudrait lui donner d'accomplir, et ne s'arièta pas aux diiBcultésetauxaangers qu'elle rencontrerait à l'entreprendre. Six sœurs furent désignées pour aller rejoindre le prélat l'année suivante.

Quand il s*agissai( d'une œuvre si importante, on conçoit que la communauté de huillé ait employé toutes ses ressources. Elle réunit toutes les aumônes; elle ouvrit tous ses coffres (ce ne fut pas le plus lonç); elle chercha bien, t>ien longtemps; enhn, oHe mit k la disposition des scsurs 1,200 fr, ; H s'agissait d'aller à deux mille lieues de France, former un établissement dans un {lays inconnu , appelées par un évoque qui n'avait lui-même d'autre ressource que la divine Providence; il avait bien promis de donner des terrains encore en friche , mais il n'avait point dissimulé qu'il n'en pourrait taire davantage.

Les sœurs n'hésitèrent point; avec cette confiance toute puissante sur le cœur de Dieu , elles songèrent gaiement k leurs préparatifs. C'est toujours la luéme histoire. La divine Providence ne renvoie jamais k vide ceux qui se tient en sa bonté et l'appellent k leur secours. Nos sœurs n'avaient \HÀni encore quitté Ruillé, au'uoe généreuse auroéne, quelles ne sollicitaient point, etk laquelle elles ne songeaient pas» vint doubler leur chétif capital. Bénies de leur évéque, le J« juillet 18M, fête de Notre- Dame du mont Car u^l , elles quittèrent le

Manst pour aller se livrer aux travaux des missions.

Sur le bAtiment, nos sœurs furent l'objet de la vénération d'un équipage protestant et anglais. Elles se retiraient tous les jours dans leur chambrette pour célébrer leur office et chanter de tout leur cœur les louanges de Dieu, s'abandonnant de plus en plus k sa providence pour le succès de leur grande entreprise. La traversée fut longue. En arrivant, au bout de quarante jours , en vue de New- York, tout le monde du bord se r^ouissaitde voir la terre. La supérieure seule, la bonne sœur Saint -Théodore, assise sur le [K>ntda navire, regardait tristement cette terre étrangère, se demandant avec inquiétude ce qu'allaient devenir les cinq sœurs confiées k sa tendresse, dans ce pays inconnu, à cinq cents lieues environ de Tévèque qui les

bienheureuse Vierge, lorsqu^lle entendit une voix s'écrier en français : « Que je suis neureux de voir des sœurs de charité! > Elle se retourna vivement, et fut abordée par un homme qui, le chapeau bas, leur faisait des offres de service. C était un médecin; il venait faire la visite sanitaire du bord. 11 se chargea de transmettre une lettre au corres-

Inondant de New -York, k qui Mgr de la Haiondière avait adressé nos sœurs.

Il se rendit tout de suite k Ja ville chez le correspondant qu'on lui avait indiqué; celuici était en voyage. Dieu se joue ainsi des prévoyances humaines. L*ami des servantes du Seigneur ne se rebuta pas. Il courut prévenir Mgr révoque de New-York de Tarnvée des pieuses femmes, et le lendemain un

((rend vicaire alla chercher les sœurs pour es conduire au logis pré()aré pour elles par la sollicitude pastorale. De New -York, elles vinrent k Philadelphie. Elles y trouvèreot encore toutes sortes d'assistance de la part d'un négociant protestant. Dieu ne tarda pas k l'en récompenser. Les sœurs apprirent, quelque temps après, que leurs prières avaient été exaucées , et que ses yeux s't^ talent ouverts k la lumière de la foi; elles surent en même temps que de grands malheurs étaient venus le frapper; mais cette Ame rachetée embrassait avec amour la foi et la croix, ces deux sœurs que les premiers Chrétiens estimaient également

On ne peut raconter ici tout le détail da voyage des sœurs k travers rAmériqoe.

Après beaucoup de fatigues, elles arrivèrent k VincenneSy auprès de Tévèque dont le zèle les avait invitées. Il leur restait eocoo) vingt-cinq lieues k faire pour se rendre au lieu destinée leur fondation. Elles partirent; un prêtre les accompagnait. On marche, oa s'enfonce dans la solitude; enftn le prêtre bit arrêter le chariot, anuonçani aux votageuses qu'elles sont arrivées. Elles descendent, regardent autour d'elles, et se trouvent au milieu d'un bois. Malgré tout, elles ne s'attendaient pas à ce dénoûuient. On leur montra quelques constructions coo^

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oencées, c étail la maison qui leur était des* t'oée. Uo peu plus loin çlles virent une sorte d« cabane eo planches* où habitait une famille. Malfp'é leur conflance, et bien qu'elles eussent fait leur entier sacrifice, en présence d'un déoûment si complet, une [lelite alarme s'éieilla dans leur coBur. Elles s^ioformèreol où se trouvait Notre- Seigneur. On les coU"ifuiiit à une hutte composée de troncs d'arbres placés horizontalement les uns au dessus des autres, longue en tout de douse piads, et largfd de oeuf environ. La porte, sans aucune ferrure « résistait aux efforts de c«ux qui la voulaient ouvrir, et n'en fermait yês oueux. D'un c6té , une large cheminée |4r où tombait de la lumière. Daus un coin, sur des planches , un grabat plus misérable qu'oo ne peut s'imaginer^ c était le lit du préire attaché à cette étrange église ; à l'autre bout, une petite fenêtre bouchée avec du I ûije et des broussailles , à cause du froid •joi commentait k se faire sentir. Enfin, quelques linges sales et déchirés, arrangea €ûii(OQ de rideaux, entouraient et abritaient use petite planche, appuyée contre le mur et soutenue par devant (»ar deux piquets iiiés eu terre. Oo écarta ces guenilles , et, siioilieu de ces misères, elles reconnurent lematireduciel et le roi de la terre dans toaiesa douceur et sa bénignité. Il reposait ii,(iaQs une petite custode ; |)Oint de taber- Ascie, point de flambeaux, rien de ce qui (ttioore d'habitude sa magesté. Dès qu'elles eareni vu et adoré leur divin maître dans ce <iéf¥millement extrême de toutes choses, vive iQ»j{c de Bethléem , elles se trouvèrent trop l)ieu traitées et rougirent de leur moment de f3ible55e. Ou s'accommoda avec la famille Toidine. Elle céda une petite chambre qui oetiot la résidence de la communauté, et un (renier ^ui fut le dortoir. Le soir même de ^ur arrivée , quatre postulantes se joignirent à elles. Dieu bénissait leur œuvre. Et si la maison du Seigneur ne s'édifie pas avec «i^s pierres taillées par la main des hommes, liais bien plutôt avec ces pierres vives, des rieurs que la grâce équarrit et façonne à soa gré, nos sœurs avaient déjà fonde le couvent uc Sainte- Marie des Bois.

Le diocèse de Vincennes, où elles ve- Q^ieiii ainsi s'établir, étend sa juridiction &ur Tétât d Indiaoa et une partie de celui de ililioois. Il éKale eo étendue à peu près la la^itié de la France, et Tlndiana seul a une l^pulation de deux millions cinq cent mille étants. Trente prêtres environ sont ré* vaodus sur ce vaste territoire pour subveitir aux besoins spirituels de toutes ces po« ^ttiatioDS. C'est bien peu, mais Dieu vivifie leur zèle, et sa miséricorde, qui a permis que chacune des églises de notre vieille '^)pe, en remontant à son origine, pût troQTer des saints pour fondateurs, semble vouloir accorder les mêmes grâces aux ^usantes églises de la jeune Amérique, ^ SQurs se réjouissent à ces récits de chanté et d amour qui nous viennent d'au delà «les mers.

C'eatMfr Beuté, sacré évêquo en 1834 et

mort eno4ieur de sainteté en 1839, qui a été le premier évéque de Vincennes. N'étant quo simple prêtre , on remarquait son esprit intérieur et mortifié, son humilité et soa zèle. Mille traits depcbarité remplissent sa vie de missionnaire. Devenu évêque,ses vertus, poussées presque aux dernières limites, sont devenues sans doute des semences de arftce et de conversion i our ses ouailles. Un prêtre qui a été l'ami, le confident, le compagnon de Mgr de Beuté, nous a fait connaître quelques-uns des traits de cette admirable vie. il couchait sur le plancher en proie h toutes les rigueurs des saisons. Il se couchait toujours après minuit, se levait à trois heures et employait k la récitation de son bréviaire et en méditations, le temiis qui s'écoulait jusqu'à la Messe,

3u'il allait dire à six heures à deux milles de istance. Il était obligé de (tasser tous les jours un torrent, mouillé jusqu'aux os; ses vêtements, en hiver se gelaient sur lui et lui permettaient à peine de marcher. Dans cet état, il entendait les confessions, disait la Messe, distribuait le pain de la vie; après quelques paroles de consolation et d'amour

Sui sortaient si facilement de son cœur, allait consacrer les brillantes lumières de son esprit à un collège près d*Emisbor^, devenu la pépinière du clergé des Btats-Unis et où presque tous les évêques actuels des Etats-Unis ont été élèves de Mgr Beuté. Dans ses moments libres, le serviteur de Dieu allait visiter les familles de son immense mission. De retour dans sa cabane, il consacrait la

Eemière partie de ses nuits à écrire pour ire aimer la religion ou pour combattre Terreur. On pourrait i^mpter des milliers de lettres écrites par lui dans ses heures de repos. Ses récréations mêmes étaient utilement employées ; des citations toujours heu-* reuses, des talents agréables, une mémoire prodigieuse, universelle, rendait ses entretiens extrêmement intéressants ; il ne pouvait rester oisif; il communiquait son aotivité à ses amis; il leur faisait faire des prodiges.

Le petit grenier qui servait de dortoir auit religieuses était si exigu, et les lits le remplissaient si bien , que |K>ur arriver au dernier il fallait nécessairement passer sur tous les autres : en outre, il était si parfaitement clos, qu'on ne pouvait jamais mettre les lits à l'abri de la pluie et de la neige. Il fallut passer ainsi tout le rigoureux et ïoni hiver de 18à0 à 18^1. Au mois do juillet 1841, elles purent se transporter dans leur nouvelle maison, et y ouvrir un pensionnat. Les épreuves s*y trouvèrent et aussi les joies. Le but des sœurs étant de faire pénétrer les habitudes et les pensées religieuses parmi des populations qui les ont entière* ment perdues, elles reçoivent le^ enfants de toutes les communions, pourvu qu'elles se soumettent aux exercices de la maison.

L'ardeur de ces enfants à s'instruire des vérités de la foi, et Timpression qu'elles en reçoivent sont grandes, vives et pleines de cousolation. Uue jeune fille de quatorze à

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qaiDzeans, ap|)arteoani h nue des communions proteslantes » (léjA assez instruite, et noHfcllement arrivée au pensionnat , fut fort étonnée de ?oir faire la prière. Elle s*in* forma auprès de ses compagnes de ce qu'on avait fait. On lui répondit qtt*on avait prié le t)on Dieu.

« Qu'est-ce que le bon Dieu? » dît -elle : HÀ les autres enfants de lui expliquer que c'était le bon Dieu qui Tavait créée , qui lui avait donné une Ame.

« J*ai donc une iroe? » disâit-elle avec étonnement ; «mais qu'est-ce qu'une Ame ? »

Celte ignorance est fréquente chez la plupart de ces pauvres enfants.

Les sœurs de la Providence s'eflbrçaient d'atteindre le principal but de leur institut, la visite des pauvres; elles répandaient sur* tout parmi eui l'aumône spirituelle, elles visitaient les familles y non pour les soulager mais pour les instruire. Elles étaient accueillies par ces pauvres Ames aveugles avec une joie vive, et cette confiance entière qu'escite toujours l'être consacré A Dieu. Dans une de ces maisons, dix enfants faisaient éclater leur ioie dès qu'ils voyaient la sœur arriver, ei la mère de cette nombreuse famille, quiuani avec précipitation ses travaux, grave, souriante , avide u'enlendre la parole de vérité, venait s'asseoir auprès de la bonne religieuse que l'on pressait déjA de questions. Dans leur joie naïve, et nu milieu des douceurs de la foi naissante, les jolis enfants embrassaient les médailles el ]e rosaire, et lorsqo'après plusieurs heures de ces entreliens charmants la sœur faisait mine de partir, on la retenait par la robe et on hi suppliait. « O ma scsurl parlez- nous encore du bon Dieu I »

Ijs pelile communauté s'était augmentée d'une sœur de Ruillé, qui vint !es rejoindre; dix-sept jeunes Américaines, tant poslu-* lantes que novices, s'élaient rangées sous leur direction. Cédant aux demandes qai leur étaient faites, elles formèrent de nou-^ veaux étaUissements A Jasper el A Saint- Francisvillo. Une sœur et une novice vinrent, dans chacune de ces villes, ouvrir une école; leur installation, A Jasper surtout, fut une fAte publique : on fil une procession solennelle; des arcs de triomphe en branchages et en fleurs avaient été disposés, et des oiseaux aux belles couleurs, placés en ^ran^l nombre, saluaient de leurs chants et de leurs battements d'ailes le Sauveur des hommes, qan l'évAque montrait ainsi A la terre et A toute créature, conviées A se ré* jouir et A l*hoRorer.

Pendant ces dernières années^ les reli-

Kicuses ont fondé plusieurs établissements : } premier a été celui de Saiol-Pierre, où elles se sont trouvées longtemps dans la plus extrême (lauvretd, dans; un dénûment universel, mais où cependant leur coBur surabondait tle joie. La congrégation de Jasper est animée de la plus grande ferveur. Pendant une al)senoe de six mois qu'a faite le missionnaire qui la desservait, les Allemands qui corn* |iosent cette paroisse allaient A 10 milles,

A l'église, pour chanter des cantiques. Do jour de l'Ascension, une paroisse tout entière avait fait plus de 10 milles en procession : après avoir assisté A la Messe, ils entendirent deux sermons, l'qn anglais, l'autre allemand ; la cérémonie ne finit qu'à deux heures. Tel est le zèle de ces peuples, si avides de connaître la vérité» si ^• néreux pour le service de Dien.

il nous reste A faire connaître brièvement rhisloire de la sainte fondatrice de Sainte- Uarie des Bois, et celle de sa pieuse compagne, la sœur Saint-François-Xavier.

I.a bonne mère Saint-Théodore, supérieure et fondatrice de Sainte-Marie des Bois, est morte A Sainte-Marie des Bois, le 14 mai 1H56, un mercredi, jour consacré à saint Joseph. Cette grande et digne senante des iNiuvres avait trente -trois ans de profession religieuse et seize ans de missioa dans rindiana. Elte était fèndatrice de cette maison de Sainte-Marie des Bois, dont les mars matériels et les membres vivants avaient été assemblés, formés et élevés par ses mains actives et habiles. Accablée de traviui, charjgée, dans les seize dernières années de sa vie surtout, des plus importantes et des plus difficiles fonctions qu'une femme poisse remplir, elle s*était en tout montrée s»Dérieure A sa tAche. Dieu la soutenait, fortinait son cœur, élevait son Aine A mesure que ses devoirs devenaient plus nombreux et plas délicats.

La congrégation de Sainte-Marie des Bois possède dix établissements : je ne saarais préciser le nombre des sœurs qui s'y dévouent A l'éducation dee enfanU, au soin des pauvres, A tous les devoirs que l'aiioslolat impose. On sait combien^ dans ces derniers temps, les travaux des religieuses dans les missions ^e TAmériaue du naru ont été accompagnés de bénédfictions. I/s évèques et les prêtres demandent sans cesse A la France Faunaône de quelques-unes de ses plus généreuses enfants. Partie A la d^ mande du second évéque de Tinreeo^ sœur Saint -Théodore avait embrassé de toute Pardeur d*une grande Ame» d'une âme déjA habituée A contempler les spleodeort de la vie surnaturelle, la mission qui lui était imposée. Savait-elle, en parlaot, ce qu'elle allait faire? savait-elle Dême ce qu'elle ihisait dans cette petite maison de planches ouverte A tous fes vents, l'hiter envahie par la neige, l'été visitée par les serpents, où elle commença, avec quelqo«* compagnes venues de France, A apprendre! lire aux enfants A demi sauvages qui se ironvalent dans les forêts de l'IndianatCtnetait |Mis seulement les ressources qui faisaient dé&ut. Rien qu^A voir ta soBor Saml- Théodre, elle semblait incapable de rien accomplir de durable. Sî elle avait resprt grand et ferme, le cœur suralioudant de dévouement et de générosité, une grAce d éio- 3uence et do |iarole inconi|iarabre, tous ces ons excellents de l'Ame el de rintelltgeo^ étaient unis A un corps de complmon m ehétive et si fragilr, ^u'il semblait qœ ta

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DES ORDRES RELIGIEUX

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