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[igue dût le liélruire. Pendant les rades Minées de sa supériorité, les maladies les plus rompliqaées et les plus terribles fioreot en outre attaquer cette frAle organisalioB. A chaque instant les sœurs de Siiote-Marie des Bois voyaient inexistence de teor congrégation mise en |)érii« |)0ur aiosi diri>« par le danger qui menaçait la vie de leor Mère. D'autres contradictions surgissaieot ; mais au milieu de ces soucis, de ces perplexités^ de ces ruines même , la cooj^égation de Sainte -Marie des Bois M constituait el se développait tous les jours.
CoiDine toute œuvre catholique, rédifloi) mil pour base l'humilité et le sacrifice. La mère Saint-Théodore avait quitté sa famille et le monde pour entrer en religion ; en se Touiot aux missions de llndiana, elle dit idieu i sa patrie et h la tranquillité qu'elle m\i goûtée k l'ombre des cloîtres de son cher Ruillé. Cétait parmi les sœurs de la Providence, établies dans cette petite ville da département de la Sartbe, qu'elle avait étéinuiée è la vie religieuse; c'est là qu'elle mit prononcé ses vœux et qu'elle avait été JDstraile à toutes les pratiques de la charité. Qtte de fois, dans les angoisses et sous le iaix de sa supériorité, elle tourna des regards, non pas de regret (elle était de celles <)ai se donnent sans retour), mais des re- (Sards de complaisance sur son cher Ruillé, sur ie temps de son noviciat et de sa jeunesse religieuse t ce temps où elle vivait doocement abritée et re()Osée sur le sein de sa supérieure, comme le petit oiseau sous l'aile de sa mère I Ces jours calmes, paisibles, où le devoir était simple et où elle poQTait Ysquer avec sécurité à tous les ciercices d'amour envers son divin Mattre, c^iours-lèi ne se retrouvaient plus dans llodiaiui L'amour pour 4ésus-Cbrist était le Mme; mais dans son énergique puissance il o'arait plus le temps de s arrêter et de se replier sur lui-mAme, de se savourer, pour ainsi dire, goutte à goutte et délicieuse* iMnl.
Personne n*a conu la Mère Saint-Théodore isds l'aimer, et personne ne lui a parlé 'ans (sarder d'elle un souvenir ineffaçable. Vèioa quand on ne l'avait vue qu'une fois, ^ restait longtemps sous le charme de cette w^aenoe exauise, de cette grAce, de ce je ne Mis quoi o'atmable, qui est mieux que la distinction et la politesse, qui est l'épanouissement et la lumière de la vertu dans nn esprit le plus heureusement doué du inonde. Toutes ces grandes qualités de la «ère Saint-Théodore éclataient et s'épanouissaient surtout dans Tintérieur du cou* *eot. Dans celte maison de planches dont noas pirlions tout à l'heure, isolée au mi* lea des forêts, qui fut le premier asile de U eoojgréttation naissante de Sainte-Marie ^ Bois, la bonne Mère sut si bien inspirer a ses Qlies l'amour de la croix et de la morlilkiiion, qu'elles ont tontes avoué ne s'être jamais trouvées k l'aise comme dans cette cnoane où elles manquaient de tout. Plus
tard, quand la communauté eut une vasi^ habitation, la gaieté et la sérénité de lei conversation de la Mère remplissaient, nous dit-on, l'étendue des appartements : la tendre réception que son cœur préparait à chacune de ses fines faisait soupirer les sœurs employées dans les dix autres établisse- ^ ments après le jour où elles pourraient se réunir, se resserrer et se réchauffer contre le cœur de cette précieuse Mère. Av^o elle tous les sacrifices étaient oubliés, toutes les privations étaient douces. Sœur Sera-* phine se réjouissait d'être malade et obligjio de garder I infirmerie, afin de rester auprès de la Mère.
La Providence avait ménagé h cette bonne Mère une grande grftce ; elle avait placé auprès d'elle une Ame toute faite pour la comprendre et pour la seconder. Sœur Saint-François-Xavier avait aussi fait pro* fession parmi les sœurs de la Providence, à Ruillé-sur-Loir. Je ne sais quels obstacles s'opposèrent à ce qu'elle accompagnât la soSùr Saint-Théodore et ses premières compagnes quand celles-ci quittèrent la France pour se rendre à Vincennes. Si la santé de la sœur Saint-Théodore était chétive, celle de la sœur Saint-François-Xavier n'existait pas. Son désir ardent de se dévouer aux travaux des missions parut longteinps à ses sui>érieures une pure illusion. Comment croire qu'un corps aussi frêle pût soipporter les fatigues d'un si long voyage f Quand on aurait pu lui procurer toutes les commodités dont le luxe dispose aujourd'hui, une pa*» reiltti traversée eût encore paru au-ùessua de ses forces ; comment en accepter la pensée, quand il s'agissait de faire ce voyage è bord de quelque navire marchand? — Vous, serez jetée è la mer et livrée en piture aux
i)oissons avant le troisième jour, disait-on i la pauvre sœur. Elle souriait et répondait qu'il était aussi honorable d'être dans la mer, mangé par les poissons, qu'enfoui sous la terre et dévoré par les vers 1 l^s ardeurs, de son désir devinrent telles que ses sur périeurs crurent y reconnaître la volonté de Dieu. On la laissa partir : elle accomplit seule ce grand voyage, gagna les forêts et se. réunit aux sœurs qui l'atteudaient^.
Personne n'a jamais aimé une œuvce d^ dévouement comme soeur Saint-François^ Xavier a aimé sa mission de Sainte-Marie des Bois. Etait-ce la joie de T^e qui augmenta chez elle les forces du corps? était-^ce un effet particulier de la Providence de Dieu? toujours est-il que la chère sœur trouva dans les forêts du Nouveau-Monde une vigueur qu'elle ne s'était Jamais connue. Pras de malaise, plus de uiblesse désormais: une santé, sinon robuste, du moins suffisante k tous les travaux ; et les travaux étaient considérables. Sœur Saint-François- Xavier était la cheville de toutes les entreprises de Sainte-Marie des Bois. Elle était le bras droit de la Mère Saint-Théodore, et elle entrait dans toutes ^es œuvres. Elle avait des aptitudes diverses. Fille 4e bonne maison, d'une instruction étendue et varié|»
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