‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 115 sur 220 · HAR · texte numérisé non relu

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elle dirigea h la fois ou tour k lour le pensionnat des jeunes filles, Técole des petits gnrçoniy leur orphelinat» et elle était maîtresse iies novices. D'un esprit souple» in({6nieux, enjoué, elle suffisait h tout.

Avec ses écoliers» ses orphelins, ses (pensionnaires et ses novices» la sœur Saint- François-Xavier n*aimait rien tant sur la t^rre (^ue la Mère Théodore. Durant une des maladies de la bonne Bière» k un moment oA elle paraissait à toute extrémité» la sœur Saint-François-Xavier entend tout à coup on grand bruit dans la maison; toutes ses pensées étaient Oxées sur l'état de la précieuse malade ; elle fut aussitôt saisie aun tremblement violent : son émotion Terapèchait de se lever. Un trait acéré transperçait et glaçait son cœur; tout le mouvement qu'elle entendait lui paraissait annoncer que la Mère venait d'expirer. Une sœur se précipite tout è coup dans Tappariement en criant : au feu I C'était la maison de plancbe5» en effet» qui brûlait. Dieu soit loué I s'écrie la sœur Saint-François-Xavier tombant k genoux» ivre de Joie et baignée de larmes; Dieu soit louét qui ne nous a pas pris notre Mère I

Ces deux Ames si étroitement liées» qui avaient partagé les mêmes travaux» aimé, prié» souffert ensemble» ne devaient pas être longtemps séparées dans la récompense. Sœur Saint-^François-Xavier partit la première. Elle est morte le 31 janvier 1856. Elle est morte sans sentir qu elle eût k se séparer de quelque chose sur la terre. Son &roe» uniquement appliuuée k Dieu et aux choses de Dieu» s'élevait comme par une force mystérieuse vers son Créateur. Des horizons' nouveaux s'ouvraient devant elle : elle voyait le ciel» tout le cortège céleste» la sainte Vierge et le Père éternel.— «Que c'est beau I » s'écriait-elle. « 0 mon Dieu» quec'est beau l Qu'il ^est grand le bonheur réservé k ceux qui vous aiment I Tant de tx)nheur» ô mon Dieu, itour si peu, pour si peu 1... O Marie» 6 ma Mère» que vous êtes belle 1 Je

voos TOis je vois Dieu.... je vois Dieu....

je suis en Dieu!... » Quanci elle semblait revenir un peu k ce qui l'entourait : — « Ne suis-je donc nas morte? disait-elle; me taudra-t-il revenir sur la terre» souffrir et mourir encore? Eh bien I je le veux» 6 mon Dieu I pour votre amour» 6 Jésus I Mais j'irai au ciel» je le crois, j irai» j'irai I » Et elle rentrait dans ses transports» répétant : — • J*irai, j'irai 1 » Sa voix augmentait d'intensité ; ou eût dit que sa poitrine allait se fendre. C'est dans ces extases et ces désirs d'amour» ces aspirations et ces visions du ciel que la bonne sœur expira. Elle n'eut pas» dans un retour sur elle-même» la conscience nette de ce qu'elle quittait. Quand on cherchait k ramener son esprit aux choses de la terre» quand on lui disait de prier pour sa guérison : -- « Mai.^» disait-elle» ne suis -je pas guérie ? ji Le désir du ciel it ses premières lueur& lui faisaient tout uiihlier.

Comme les «urs sVionoalcnt qu^une Amo

V) Vn»f. à b fin du vol., n»* I5î>, 140.

si pure ao milieu de ses ravissements et dt ses transports n'ait pas eu une eonsciencs bien précise de son passage k l*élernité, et que la Providence ne lui ait pas ména^ le temps de réparer |>ar un acte de contnlion les imperfections inhérentes k toute créiture humaine» la Mère Saint-Théodore donnait cette raison k ses filles : — c Elle aimait tant sa mission de Sainte-Marie des Bois» elle redoutait si pea sa fieine» qu'elle eût demandé k vivre I et vous savez que Notre* Seigneur ne peut rien refuser aux prières de sa iidèle servante; il voulait cependant caeiU iir ce fruit mûr de son jardin!» (1)

MARIE- IMMACULÉE ( CoiiGaÉGATtox m BiirAiiTs DB ), Oblatt an Saint-Bilaire dont la maiion mire est à Chavagnei {Vendée),

M. L.-M. Baudoin » fonéUUeur ûe$ eongrégih tioni des Enfanii de Marie immaculée, etc.

Louis-Marie Baudoin naquit k MootaigUi diocèse de Luçon» le 9 août 1765. il perviit son père dès l'Age le plus tendre et fat dirigé dans les voies de la piété par sa mère» femme vertueuse» qui mourut avant qu'il eût onze ans accomplis. Louis-Marie avait commencé ses études au petit collège de Montaigu; il les continua sous ta direction de son frère, Pierre-Martin Baudoin • alers vicaire de Chantonnay, et il put entrer en philosopie au grand séminaire de Lu^on i la lin du mois d'octoble 1782. Imit. teur des vertus de saint Louis de Gonzague, il so fit également estimer de ses condisciples et de ses maîtres. En 1788» n'étant encore que diacre» enflammé d'un saint zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes» il se rendit k Paris et demanda d*âtre admis au noviciat de la congrégation de Saint-Lazare; il espérait être envoyé comoie roissionnain» dans les contrées infidèles: mais bientôt son évëciue» Mgr de Mercy, le rappela dans son diocèse. L'année suivante (1789) il reçut l'onction sacerdotale des mains de Mgr de Pressigny» évêque de Sainl-Malo» et il fut placé comme vicaire chez son frère, qui avait été nommé curé de Luçon.

Quand la persécution des prdtres fidèles commença» il. fut incarcéré k Fontenajr-le- Comte» puis, au mois de septembre 17^ U s'embarqua aux Sables-d'Olonne pour TE»* pagne» où il arriva le Ik septembre. Il employa le temps de son eiLil à se perfection* ner dans la science des divines Ecriture^ des Pères et de la tradition.

Sans attendre que refTcrvescence dts pa5sions révolutionnaires se fût apaisée, il revint en France k travers bien des i>érils, et arriva» dans la nuit du ik au 15 août 1191. aux SabIcs-d'Olonne. Il y exerça en secrrt les fonctions de son ministère; chaque jour il offrait le saint sacrifice de U Messe dans la maison où il avait trouvé un asile» et j administrait le sacrement de pénitence • un bon nombre de personnes do la ville. Plusieurs fois il courut de très-srands daager> dont la divine Providence le délivra heurcu** semem.

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DES ORDRES RELIGIEUl.

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Dès que les églises furent ouvertes « il donni un nouTel essor h son zèle. Après iToir desservi pendant un an la paroisse de la Jonchère et les paroisses environnantes, il fut Dommé curé de Chavagnes-en-Paillers, où il se rendit en 1801. 11 v Ut Qeurir la piété rtrieta les fondements du séminaire dio* (ésain. En iW^ Mgr Paillou, le voyant sur* rl»rgi d'oocupations» lui Ata la charge pastonie et loi laissa la direction du séminaire» oà bientôt se trouvèreiil réunis trois cents éléfes; on j venait même des diocèses voisias.

En ISiS, par suite d*nn décret de Napo* Won, l'établissement fut sui>()rimé et.trans* féré partie h Saint-Jean-d Angély, comme école secondaire ecc)ésia8ti({ue , partie k la Kochelle, comme grand séminaire. Mgr Pail* )oa, qai appréciait le mérite du P. Baudoin, rB;>pela auprès de lui pour continuer h diriger le grand séminaire, et lui donna des pouvoirs ue vicaire général.

Quand le siège de Luçon fut rétabli, le P. Baudoin, sur los instances de Mgr Soyer, feotradaos le diocèse où il avait pris naisuoce. Le (irélat le nomma tout à la fois cha- Doioe, ficaire général et supérieur du grand sétnioaire. Ûhomme de Dieu dirigea cet établissement jusqu'à la fin de 1825, é|)oque k in (uelle répoiseroent de ses forces le contraignit de se retirer. 11 continua cependant d babiler Luçon » qui avait pour curé son neveu» M. Joseph Baudoin.

Ea 1828, le vénérable vieillard fixa sa ré- MdeDce à Cbavat^nes, où il mourut le 12 février 1835.

C'était un prêtre d^une baute sainteté; insensible à ses propres intérêts, il ne cherchait que ceux de JésuH-Cbrist; il nest i)as >ie sacrifice qu il ne fût dis|K>sé à faire pour ^ gloire de Dieu et pour le salut du prochain. Son désintéressement était parfait, sa fbariié sans bornes; les pauvres avaient en lui on père qui pourvoyait à leurs besoins autant att*îl était en lui. il allait jusqu'à se ^é)ioailIer d'une partie de ses habits pour les recouf rir. La douceur et Taménité de iuQ caractère lui gagnaient les cœurs de lûa^ eeux qui avaient des rapports avec lui. Auimé d'un zèle ardent pour sa perfection, ij Avait eaibras>é la pratique des conseils de ^Kvaogile. Après rétablissement des sémiuires, lesiBuvres les nlus importantes que son zèle lui ait inspirées, sont la fondation *l€ la congrégation des Enfents de^Marie immaculée, obiats de Saint-Bilaire, et celle de la société desUrsulines do Jésus, dites aussi religieuses de Chavagnes.

Nous devons accorder ici une place près <Iq P. Baudoin è un saint prêtre qui fut son Aiui et son coopérateur le plus zélé dans les «mres qu'il entreprit pour la gloire de

Die».

M. lean-Baptiste-Cvr Fleurisson naquit à ^ Réorihe, diocèse Je Lu(on, le k septem- 1^0 1761. il eommença ses études à .Saintl^yr en Talmondats sous la direction de son vire, qui était curé de cette paroisse, et il les

continua au séminaire de Luçon, oii il tint un rang honorable par son ihtelligence et sa piété. La révolution de 17S0 ne lui per« mettant pas de poursuivre la carrière ecclésiastique, il sortit de France et sVnrôla dans l'armée des princes, puis dans le corps que forma le duc de la Châtre sons le nom de Loyal-l£migrant ; il se trouva au siège de Menin, où il montra le plus grand courage.

Après un pénible exil, il rentra en France en 1802; il vint h Chavagnes, attiré par le P. Baudoin, avec lequel il avait été lié d'amitié au séminaire de Luçon, et devint son auxiliaire dans la formation du séminaire. £levé au sacerdoce, il dirigea cet établissement en aoalité de préfet des études jus- ?[u'en iSli, époque à laquelle le séminaire ut dissons par un décret de Napoléon. Le P. Baudoin, obligé d*aller se fixer à la Kochelle, laissa à M. Fleurisson, c[ui possédait toute sa confiance, le soin de diriger la maison mère de la congrégation qu'il avait fondée à Chavagnes. Ce digne prêtre s'acquitta de cette fonction pendant trente-neui ans avec un dévouement admirable.

Il fut aussi le modèle et le guide des ecclésiastiques de la contrée. Son zèle et sa charité ne connaissaient pas de bornes, et, malgré ses occupations continuelles, il dirigeait les consciences d*un ^rand nombre de personnes de toutes conditions, que la confiance et la vénération attiraient vers lui. II remplissait pieusement le ministère que lui avait confié la divine Providence, lorsqu'il fut atteint de la maladie dont il mourut le 22 août 1849. Ses éminentes vertus l'avaient fait nommer le saint hommt; il se distinguait surtout par sa douceur et sa bonté. Son corps repose dans le cimetière des reli-

ieuses de Chavagnes, auprès de celui du

. Baudoin, son ami.

Pendant que le P. Baudoin était en Espagne» il conçut» de concert avee de jeunes ecclésiastiques qui partageaient son exil, le

rirojet d'établir une société de prêtres qui se ieraient perdes voaux de religion, et com* mença deis lors à former cette association. L'exécution de ce dessein fut d'abord entravée; mais son auteur ne le perdit point de vue. lientré en France, il mit la main è l'œuvre, traça une règle, s'appliqua aux exercices de la vie religieuse avec un intimo ami, M. Lebedesque, qui, après avoir été vicaire avec lui à Luçon, l'avait accompagné dans l'exil.

Le 20 janvier 1800, ils firent l'un et l'autre les vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et celui de pureté de lof, par leauel ils s'engageaient principalement à ne prêter aucun serment qui ne lût pas certainement et positivement approuvé (>ar Rome^ à moins qu il ne fût évident pour tout le monde qu'il ne renfermait rien de contraire à la foi ou aux mœurs; et, dans ce cas même, ils devaient consulter l'ordinaire. Devenu curé de Chavagnes et supérieur du séminaire, l# P. Baudoin reçut dans la congrégation naissaute plusieurs ecclésiastiques de mérite.

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mCTIONNAlRB

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sealement iio.noviciat distinct, mais encore une organisation et un mode de gouvernement tout différents.

HgriecardinaldeBonald»danssa haute pru* dence, jugea les choses k ce point de vue, et reconnut l'afilhation impossible. Son £minence prit le seul parti que conseillait la sagesse. Elle rendit une ordonnance, en date da So janvier 1841, par laquelle les sœurs de la Solitude furent laissées libres de suivre leur aurait particulier. Les unes purent, comme |jar le passé, s*en tenir aux œuvres compatibles avec les constitutions de Saint-Joseph; les autres furent autorisées k fonder une nouvelle cougrégalion pour le service des prisons.

Ce fut en vertu de cette autorisation que sœur Marie Saiol-Augustin, suivie d*environ quatre-vingts professes, novices et postulantes, vint, au mois de février 1841, s'établir au Dorât (1), petite ville du diocèse de Limoges, où elles furent accueillies avec bonté ))ar le vénérable évèque, Mgr de Tournefort.

Les sœurs établies précédemment à Montpellier et à Fonlevrault leur restèrent unies, ainsi aue celles qui étaient em|)loyées à la Providence etè la prison de Montbrison, el relies quif depuis 1837, étaient attachées au séminaire du Dorât. La nouvelle congrégation se trouva donc tout d'abord composée ile cent trente -a uatre membres.

£n Quittant la ville de Lyon pour leur nouvelle demeure, las soeurs des prisons, «vec la double approbation de Mgr le (ordinal de Lyon et de Mgr Tévèque de Limoges, prirent le nom de sœurs des prisons de la congrégation de Marie-Joseph, et modiUèrent leur habit et leur règle.

Leur costume actuel est ainsi composé : une robe noire en escot, une guimpe de toile blanche, un triple voile» blanc» bleu el noir; une cornette et un bandeau de toile. Les sœurs portent encore un cordon en laine, dont les glands pendent sur le devant Un gros chapelet est attaché au côté gauche de la ceinture, et un crucifix de cuivre, est suspendu à la poitrine.

Les sœurs converses sont habillées de la même façon, excepté au*au lieu de voile, elles ont un bonnet blanc avec garniture, recouvert d'une coitfe de laine attachée k une pèlerine de même couleur, qui remplace la guimpe»

Les novices ont le même costume que les

f professes, sauf le crucitix et le cordon qu'eles ne reçoivent qu'à la profession.

En arrivant au Dorât, les sœurs de Maria-* Joseph, sous l'inspiration de M. Petit, supérieui général, agissant sous lautorité de Mgr de Tournefort, et avec son approbation, improvisèrent quelques statuts pour servir

(t) Sœur Marie Saint - Augustin éliint venue en 1839 visiier les. sœurs employées au séminaire du Dorât, lui enchantée de cette petite ville.

Elle se sentit aussi pénétrée de respect ef de coofiaitce pour le vcnér^ltte M. Pciii, curé de la paroisse et supérieur du petit séminaire. Aussi lorsqu'elle crut devoir s'éloigner de Lyon, elle ne balança pas sur le cliois de sj retraite, et vint avec

de base à la constitution de la nouvelle congrégation. Quant lut exer«:ices spirituels, on continua h s'en tenir aux règles de Sainte Joseph, autant que le service des prisons le pouvait permettre, se réservant de modifier ces règles lorsque Texpérience aurait appris ce qu il convenait de retrancher ou d'ajouter.

Au mois de juillet iSVt, tes somrs da Marie*Josepb furent appelées par le ^uvernenient à la surveillance du* quartier des femmes de la maison centrale de Clairvaos, (Aube).

Au mois de septembre de la même année, elles ouvrirent è Sathonay (Ain) un refiige où déjeunes filles apprenaient a travailler. Cet établissement fut supprimé par suite dei troubles de iHhS.

Au mois de janvier 18^2, elles furent chargées de la surveillance du quartier de femmes de la maison centrale de Limogea (Haute-Vienne), et au mois de mars suivant, de la surveillance du quartier de femmes de la maison centrale de Beaulieu (Calvados).

Peu de jours après, elles furent installées à la maison centrale de Vannes (Morbihan).

Au mois d*octobre i8&3, elles consentirent à se charger du soin de la lingerie du séminaire de Montmorillon (Vienne).

Dès le commencement de cett^ même année (18^2), les sœurs de Marie-Joseph, de concert avec M. Tabbé Conrad, fondèrent à Montpellier (Hérault), uo refuge pour les jeunes libérées. Cet établissement, auquel a été annexé depuis plusieurs années on quartier d'éducation correctionnelle pour les jeunes filles condamnées en vertu de Partiele 86 du Code |>énal, porte le nom de Solitude de Nazareth. Il est situé en pleine campa>;ne, et réunit toutes les conditions de salubrité et de Ixmne discipline. Il conlieui actuellement plus de 350 personnes.

En 18(3, les sœurs de llarie-loseph foreot aussi chargées de la surveillance de la pri* sou cellulaire de Montpellier.

Au mois de décembre 18U, elles onvnrent au Dorât, près la maison mère« un refuge pour tes jeunes libérées. Cet établissement était destiné à recueillir gratuitement les jeunes prisonnières quit au moment de leurs libérations, se trouvaient sans asile, ou encore celles qui, ne fiouvant rentrer dans leur famille sans s'exposer à quelque dangers, demandaient à venir passer (|a«i* que temps dans ce refuge, pour furtiùer leurs bonnes résolutions et abriter leurraible vertu. Pendant les onze années que cette maison a subsisté, elle a accueilli soecessivement 114 libérées, U dentre elie^ sontdécé* dées au refuge; d'autres sont rentrées daos leur famille; et enfin les autres ont été eo*

luie se meure sous la direalon de M. Petit, qe* Mtfr de Tourneforl donna pour supérieur à ta nve* velle congrégation. * » 4^

M. Petit iMOorul au Dorai le 8 mal l»^» T seulement de 55 ans ; il emporu les regreis ue » l»aroisse, do séminaire, de ses nombreui m»^ itar-dessus tout, les regrets de la coagrégatiOii «m w lie- Joseph.

DES ORDRES RELIGIEUX

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tioo, d'abord poor cinq ans el ensuite pour loojoars; S* les exercices spirituels, ToraisoQ, las retraites, môme d*nn mois, Tadorotion da Verbe incarné et la confession è ce dirio SauTeur, iXMisidéré comme souverain prêtre.

Les aotres moyens pour atteindre le but de la congrégation sont : 1* Péducation de Il jeunesse; it les missions et autres fonclioftsdu saint ministère, même dans un poste i charge d'âmes; mais on ne p(*ut y être pticé que temporairement, si Ton ne doit pas ij trouver en nombre suffisant pour y jouir des ifantages de la vie commune.

La coogrégalion est essentiellement diocé<aioe, parce que les enfants de Marie imnaculée se mettent, par Toblation, d'une bçiQ toute spéciale sous la main de leurs érèqoes respectifs, et parce qu'ils ne |>eunm, sans leur propre consentement, être tfflpiojés d*one manière permanente hors du diocèse auquel ils appartiennenti quand ils ool contracté des liens.

Lifêqne est le supérieur des Enfants de Varie dans le diocèse où ils sont établis; nuis il délègue ses pouvoirs b un supérieur qai lui est présenté par le chapitre (1), et qoi loi doit Totiéissance par vœu comme ie» autres membres de la société*

La congrégation ne se compose pas seule- TDeoi de prètrest mais elle admet aussi des frères pour l'instruction de la jeunesse et pour les travaux manuels.

MARIE-JOSEPH (CoiiGRiaiTiow des Sobgrs Di). JffiiKm mère au Dorât [Haute-Vienne),

Appelée par la Providence è une vie d*hu«* milité, de dévouement et de sacriflce, la (oagrégation de Marie-Joseph prit naissance <laos Tobscurité. Une prison fut son berceau, Yoici quelle fut son origine :

La 15 octobre, J805, Mlle Elisabeth Duplex commença à faire des visites régulières, et à porter des secours aux détenus des prisons (le Lyon. Bientôt quelques pieuses oompaenes se joignirent A elle, et peu à peu il » forma une petite société qui voulut avoir son règlenoent particulier et son cos* tame uniforme.

posait qu'à cette époque les prisons étaient loiad'èlre organisées et disciplinées comme ellesld sont aujourd'hui. A Lyon, les détenus couverts de vermine, couchés sur do la

riille, et dans des lieux humides, offraient /œil le spectacle le plus douloureux. On Q entendait dans c^s sombres demeures que blasphèmes, disputes, imprécations, etc..

Mlle Duplex rencontra bien des neines, bien des difficultés dans sa charitable mis* ^)oa, plus d'une fois elle fut accablée d'injures, et plus d'une fois aussi elle se vit ju^nacée des plus mauvais traitements; mais i^oergie de son caractère lui Qt surmonter lOQs les obstacles, pendant que sa bonté lui

(V)Draprèi la règle primitive do P. Baudoin , le nipMr des Enfsnis de Marie, dans le diocèse TJ^Koa, derait, au moyen de vicaires diocétfalns, "^ptoas las membres de la congrégation, dniis «tt'wue diocèse f^irUs fussent établis ; mth il n*cn

attirait îusensiblement les cœurs de ces nialheureux captifs. De son côté Tadminislration des prisons, bien disposée h améliorer le sort des détenus, en étudiait sérieusement les moyens, et favorisait de tout son pouvoir Mlle Duplex et ses compagnes.

Au début de son œuvre, la petite société s'était contentée de visiter les prisons; mais plus tard il lui avait été accordé un logement sfïécial dans l'enceinte môme des prisons, afin qu'elle pût, la nuit et le jour, veiller aux besoins des prisonniers et surtout des malades. . .

Gr&ce à son z^le, à son dévouement, ainsi qu'à la bonne volonté de Tadministration , les maisons de détention de Lyon changèrent de face, et Ton y vil régner l'ordre et la propreté.

Ce^iendant Tadministration ecclésiastique, remarquant les succès qu'obtenaient les Sœurs des prisons (c'est le nom qu'avait pris la société), engagea fortement Mlle Duplex et ses compagnes à s'aOilier à une congrégation religieuse. Ce fut à cette intention au en 1810, Mlle Duplex entra chez les sœurs e Saint- Joseph à Lyon. Elle passa trois mois à la maison mère pour en prendre l'esprit, la règle et l'habit, avec le nom de sœur Saint-Polycarpe(2).

Néanmoins on ne tarda pas h s'apercevoir qu'un noviciat unique, jusque-là exclusivement occupé à former des sujets pour Téducation, était peu propre à développer le

Soût et les aptitudes nécessaires au service es prisons. Deux œuvres si différentes demandaient deux noviciats distincts. Sœur Saint-Polycarpe fut naturellement chargée de former le noviciat nouveau. On lui donna le nom de supérieure provinciale des sœurs de Saint-Joseph (section des prisons), et la nouvelle maison fut transférée à la Solitude, rue de Montauban.

En 1835, sœur Saint-Polycarpe se démit de la supériorité. Elle fut remplacée par soii assistante sœur Marie Saint-Augustin, qui hérita de son zèle et de son dévouement

pour l'œuvre des prisons.

En 18W), le gouvernement appela les sœurs

de Saint-Joseph (section des prisons) à la surveillance des maisons centrales de Montpellier et de Fontevranlt. La fondation inattendue de ces deux grands établissements, la perspective certaine d'être rappelées dans les autres maisons centrales ou de détention deTEtat, révélèrent tout à coup les desseins de la Providence sur le jeune institut qui se formait dans la maison de la Solitude.

Or, ces circonstances toutes nouvelles, en donnant à I Buvre son véritable caractère, créèrent un obstacle plus grand encore à la fusion des deux œuvres. Les exigences du service des prisons, évidemment incompatibles avec l'observation intégrale de la règle des sœurs de Saint-Joseph, demandaient non-

élait pas moins soumis à révéqae de son propre diocèse.

(2) Sœur SaiiU^PoIycarpe est décéJée à Lyon , d:iiis (lue de^ niaisouà des soeurs de Saint-loseph , le li juillet 1819.

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