‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 128 sur 220 · MIC · texte numérisé non relu

MIC

par lo soayerain, plusieurs consacrèrent les talents qu'elles lui durent» au service de la piitrie qui les avait élevées* en embrassant la vie religieuse dans la congrégation.

Les maisons impériales succursales de Saint-Denis devaient être situées : 1* à Paris, au Marais, rue Barbette, n*2; 2* dans Tanfienne abbaye de Barbt aut, département de Seine-et-Marne; 3* dans Tancienne ahbaye des Loges, forêt de Saint-Germain; (^* au mont Valéripn, dans les b&timents du Calvaire ; 5* h PonC-à-Mousson (Meurthe}; 6" en Italie.

De ces six maisons, les trois premières seulement furent établies, les autres demeurèrent à rétat de projet. La maison de Paris fut nommée chef-lieu.

Los orphelines de la Lésion d*lionneur devaient être admises depuis l'âge de trois ans jusqu'à quatorze, et demeurer dans rétablissement jusqu'à vingt et un ans.

Les statuts de la congrégation furent envoyés à Napoléon, qui les approuva, ainsi que les règlements qui fui furent soumis pour la direction intérieure des maisons; la direction spirituelle fut confiée au grand aumônier de France.

La dernière réunion des administrateurs de la maison des orphelines eut lieu le 2k juillet 1810; Mme de Lézeau leur Bt connaître les otfres bienveillantes de l'empereur et l'adhésion qu'elle y avait donnée; ces messieurs la félicitèrent ainsi sur sa communauté, puis ils déclarèrent leur mission terminée : l'administration temporelle des nouvelles maisons étant conflée au grand chancelier de la Légion d'honneur.

M. l'abbé Duvey, dont la bonté petornelle et Ja générosité lui avaient mérité Tamour et la reconnaissance de la congrégation, fut attaché à la maison de Paris en qualité do Nremier aumônier.

Ce fut en 18tl que la congrégation do la Mère de Dieu adopta l'observance de la règle de Saint-Augustin, et des constitutions que saint François de Sales a données à la Visitation, modirié(*s selon Pexigenee de TinstiiuL Depuis 1806, la société semblait essayer ses forces; enfin, a(>prouvée dans ses désirs par les supérieurs ecclésiastiques, elle resserra ses liens; les vœux furetit clairement prononcés, avec engagement de ne quitter la congrégation que dans des cas imprévus et <iti I avis du supérieur spirituel.

Après la Restauration, Louis XVIII, convaincu de Tutilité des établissements, les maintint |)ar une ordonnance rendue à Paris te 27 septembre 1814. Dans les derniers jours tie cette même année, Mme de Lézeau, d'après le vœu émis par toutes les religieuses, adressa à Mgr de Talieyrand Péiigord, archevAciue de Reims, granli aumônier de France, une demande, afin d'obtenir pour elle et ses filtes, l'autorisation de porter Tbabit religieux. Le vénérable prélat s'empressa d'acquiescer à ce désir. Par suite de cette autorisation, le 2 février 1815, les dames professes

DICTIONNAIRE lli€ ^^

et les novices reçurent le saint hxtiA des mains de Mgr de Quélen, évêque i.ommé de Samosate.

En 1817, d'après le désir exprimé par h très-grande majorité des religieuses, et avei* l'agrément de Mgr de Périgord, on tdopu une formule de profession, émettant des vœut perpétuels.

En 1824, Mme de Lézeau établit, rue de Picpus, n* 43, Id maison mère de ta coogrégation, ainsi que le noviciat. Les deux sur» cursales de la maison de Saint-Deni5 cominuèrent d'être confiées pour Téducation aui dames de la congrégation (1).

En 18S1, la |)rcmière succursale futtransféréo, de la rue Barbette, au cûteaa d*E« couen.tâ)

MICHEL(CnKVALBiiiÉ m SAINT-],ai0on^e,

Joseph Clément , électeur de Cologne , institua cet ordre de chevalerie comme duc de Bavière, dans la province de Monaco, H fut ensuite solennellement confirmé par le roi de Bavière Maximilien Joseph, oaosla révision des ordres royaux, le It septeoh bre 1808.

La première et principale fin qu'il se proposa fut de soutenir la religion cathuliqo^ de défendre Thonneur divin à laaiielle <è fin l'obligeait ou de secourir les défenseur» de la patrie par un décret du 6 avril 1810 lorsqu'on réforma et confirma les statuts de Tordre qu*on appela Tordre du mérite de Saint-Michel.

Dans le principe, Tordre se divisa eo trois classes, c'est-à-diredesgrends- croix qui fo^ maient le chapitre, des officiers el des chevaliers auxauels on adjoignit plus tard la quatrième classe des chevaliers honoraires. Pour être admis à Tune des trois premières classesy il tsUait donner des preuves de oo* blesse.

Le grand maître nomaie de sou proore mouvement pour chevaliers honoraires des hommes de mérite, sans avoir égard à la naissance, à la condition, ou à la religion, mais aucun membre ne peut être élu san« le consentement du roi. Les statuts fixaient è dix-huit le nombre des grands-croix,!

huit le nombre des officiers , à irente-sii chevaliers et à douze les chevaliers honoraires, tant ecclésiastiques que laïques.

Pic Vil déclara par son bref :(?i«oiiiam»- Ur militares équestres ordintSf du 5 féTf t*r 1802, Bull. rom. ; coniinualiOp t. XI, p. ttl« que les ecclésiastiques qui serêienl décore^ de cet ordre auraient le droit de porter 11)** bit de prélat et.jouiraient de tous les pririléges des prélats domestiques. .

Louis-Charles-Auguste, dernier roi régnant, publia le 14 septembre 18U, un décret royal par lequel il régla que Tordre du mérite de Saiet- Michel se composerait désormais de trente - six grands-croix , ce soixante commandeurs et de trois tenî^ chevaliers.

La dignité de (crand*croix esicoufirM>

(!) U n^aiaonde Baibeatix avait été a'iapiéonnée lors de rinvasîeii des armées élree|éi«s, et f «ff^

iiié«ui 1810.

{t) Yoy a la An du vul., u* ioS.

tu MIL DES OKDRRS

lia primre du sang, avec ragréoient du roi. >urrécu du Saifit-Micbel » sur la face de la iikortitionf ou lit Tépigraphe suivanle : QuUutlhusf

Sur les quatre parties de la croii sont les ioiUAles P. F. F. P. qui signifieul pi>to«, liddUoi I fortitudoj ptrseveranlia : piété « 'Méliié, force et persévérance. Au revers fil II légende : Dominus potetiê in prœlio.

UIUCE CHRÉTIENNE ou DB LA CON- CEPTION (OhDIIB DBS GUBVAUEB9 DE Là)

Ce fji Charles de Gonza^ue de Clèves, duc de Nivernais et Relhelais, pair de Fraur^ qui institua cet ordre à Olmilz , l'an 1618, sous la protection de Notre-Dame et Je >aiiu Miche). L'année suivante, plusieurs M*!gneurs le reçurent à Vienne en Autriche. la Jeux principaux préceptes de la loi év3ngélique étaient les fondements de cette Qjilii^^ chrétienne. Aimer Dieu de tout son cœur et de toute son Ame et son prochain l'Huioe soi-même. La (in de cet ordre était ii« procurer la. paix et Tunion entre les (rinces et les peuples chrétiens» et de délivrer des mains des intidèles les Chrétiens •j'ii gémissaient sous leur tyrannie. Lesstaui^iiecet ordre contenaient vingt-cinq arodes. H était dit dans le Vil* qu'il serait O)u)|>osé d'un chef» de douze grands prieurs, (îe soiiante-douze grands-croix, de cornmiodeurs a de chevaliers. Il était ordonné •lias Tarticle douze que cet ordre aurait l^mr nuriiue deux croix dont une d'or ^(Daillée de bleu, ayant d'un côté l'image <ie Notre-Dame tenant Notre-Seigneur entre it'^bras et de t'/^utre côté celle de saint Michel. Cette croix devant être (K)rtée au (DU avec un ruban de soie bleu et or, large •le trois doigts. L'autre marque des cbeCa- >»'r» devait être de velours bleu, en brodene ijor, dans le milieu de laquelle était i'ii&age de la sainte Vierge environnée de ^ûuze étoiles, portant Notre-Seigneur entre «es bras, un sceptre h la main droite , et un croissant sous les pieds. Autour de cette ftiarque était le cordon de Saint-Fançois, et <>M|ualre angles de la croix, il sortait des Cainines d'or. Le gouvernement temporel ^f cet ordre était divisé en celui du Levant, ^^\m de l'Occident et celui du Midi. Le gou- T?inement de l'Orient comprenait le pajs •■^s Allies et d'Italie, depuis la mer AdriahiieJQS(]u'Au Rhin. Celui du Midi s'éten- «•a:i depuis le Rhi-n jusqu'à la mer de Gênes, ^r*'\\i\ de l'Occident comprenait les autres min de l'Europe. L'élection d'un chef se '2i«ait par vingt-neuf prieurs qu'on avait 1res au sort. Entre leurs œuvres pies, en joici nne gui mérite d'être distinguée. Le KHirdela fête de la Conception de la sainte 'ierge, il y ayail vingt-cinq jeunes demoi- $olles, bien nobles, dont trois tiraient le:» billets [)our l'élection du chef. Leur habit pâit bleu céleste. Les chevaliers devaient [•^"r donner cinquante florins pour aider à '**< marier; ils étaient aussi obligés de récl- '•'Menr bréviaire et de faire les vœux re- 'l'^>5. Lors(4u'ils allaient en cauuiafc;ne, ils

tHcTio?iiii. DB^ Ordrks reug. IV.

UFXIGIRIIX. MIL qA2

avaient sur un des côtés de leur enseigne, une croix avec l'image de Notre-Dame.

MILICE DORÉB (Chevalibus de la).

Grégoire XVI Souverain Pontife.

« Pour en perpétuer la mémoire.

« L'esprit et le cœur de l'homme n'étant jamais plus puissamment encouragés h pratiquer la vertu avec zèle, à entreprendre de grandes choses, à accomplir de belles actions, que par le zèle religieux, par le désir de la gloire, par l'espoir d'cibtenir pour récompense les honneurs et les louanges, les Pontifes romains, animés du désir ardent de travailler à la prospérité de l'Eglise et de l'Etat, ont la sage habitude de créer des ordres de chevalerie, de rétablir dans leur ancien lustre ceux qui existaient, et de les enrichir de nouveaux privilèges, pour exciter plus efficacement les hommes à la piété et à la pratique de toutes les vertus ; ne convient-il pas surtout h celui qui, par le choix de Dieu même a été placé sur la chaire sublime du Prince des apôtres, d'apporter tous «es soins pour que les hommes plus enflammés par l'espoir d'acquérir des honneurs et de la gloire, étudient et pratiquent en première ligne la religion, la piété, la justice et toutes les vertus ; qu'ils apportent toute leur application à cultiver les lettres, la science et les beaux-arts, et qu'ils s'efforcent, qu*i!s consacrent toutes leurs facultés à tout ce qui peut contribuer h la splendeur et à la prospérité de TEglise catholique et du gouvernement. Personne n'ignore que, parmi ces ordres de chevalerie, aucun ne brilla d'un plus vif éclat que celui de la milice dorée, à cause de l'antiquité de son origine, k cause du motif do son institution, et par l'honneur qui y était attaché, et à cause de l'opinion qui a prévalu et qui a été confirmée par des écrivains d'une grande autorité; opinion quia reconnu Constantin le Grand pour le fondateur de cet ordre. Ce fut h l'occasion du prodif^e éclatant qui lui montra dans le ciel une croix entourée d'une lumière brillante, et de la merveilleuse victoire qu'il remporta à la ;suite de cette vision, victoire qui le fit triompher d'une manière si miraculeuse du tyran ^axence. Cette opinion nous apprend aussi que cet ordre fut approuvé par saint Sylvestre, notre prédécesseur, et qu'il revêtit lui-même 1 empereur Constantin de cette décoration. C'est pourquoi, dans les temps anciens, les Souverains Pontifes et ies plus grands princes en firent le plus grand cas; et les Papes n'accordèrent cette décoration qu'à ceux qui, par leurs services éclatants, avaient surtout bien mérité de l'Eglise. Cependant, comme cet ordre avait perdu de son éclat et de la considération dont il avait joui (par la suite des temps et par la vicissitude des choses humaines), suivant les exemples de nos prédécesseurs, nous avons décidé de lui rendre son premier éclat, et d'ajouter des honneurs à ceux dont il jouissait déjà ; car, puisque tous ceux qui sont destiné.s à être membres de cet ordre,

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