OBLATS DE SAINT-AMBROISE
C'est une coDgrégatioD de prêtres séculiers, fondée par saint Charles Bonooée, archevêque de Milan et prince de l'Eglise. Ayant appris par expérience cembiea il était difficile de conserver, dans son diocèse, la dicipline régulière, les sages rèelerneBis qu'il avait faits, de diriger les collèges, les séminaires, et les autres établisseffleats, sans l'aide de l)on8 ouvriers, qui, libres des sollicitudes du monde, s'appliqueraient lu gouvernement des Eglises qui leurs seraient confiées ; n'ignorant pas quelles sont les fatigues des bons pasteurs « des curés voisins des paroisses infectées de l'hérésie, et combien il serait urgent et avantageux de transférer des curés pour les envoyer sur* tout dans des paroisses délaissées, il résolut, après avoir tenu le cinquième synode, de fonder une congrégation de frères séculiers, dont il serait le chef» qui leur serait immédiatement soamis pour recevoir directement ses ordres pour legoovernemeutdesoo diocèse. A cette un, il fit choix de sujets doués des qualités nécessaires pour cette grande œuvre; plusieurs autres demandèrentà (aire partie de cette congrégation que le saint cardinal mit sous la protection de la sainte Vierge et de saint Amoroise dont elle prit ie non.
Le berceau de cette congrégation eut lieu le 6 août 1578 , elle fut approuvée par Grégoire XIII I qui leur accorda un grand nombre de grâces spirituelles et leur céda des revenus qui avaient appartenu à Tordre des humiliés, qui avait été supprimé.
Charles assigna aux PP. Oblats l'église du Saint-Sépulcre, fondée en 1090, resiaurée en 1608 et beaucoup embellie en 1811 1 e|^ est en grande vénération à Milan. Le saint archevêque fit l'acquisition des Biaisons voisines pour servir d'établissement aox nouveaux religieux. U leur donna des règles adaptées aux fonctions auxquelles il les destinait et dont la principale était le v«a simple d*obéissance à l'archevêque, qoii^ regardaient comme leur supérieur iuio^ diat, |K>or l'aider dans le^OHvemeffleat ca
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DES ORDRES RELIGIEUX
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liiocèse, pour remplir avec zèle toutes les fonctions qai leur seraient confiées « comme de visiter les villes et le diocèse, donner des missions, à l'exemple des apôtres, aux ignorants; diriger les paroisses vacantes, ks collèges. Tes séminaires, les écoles de la Doctrine chrétienne et les confréries.
OesOblats furent divisés en deux classes : les uns résidaient toujours dans le couvent du Saint-Sépulcre, sans avoir d'autres em* piois, afin d'être plus libres pour se livrer aui exercices religieux; les autres étaient dispersés dans la ville et dans le diocèse, et dans tous les lieux oui leur étaient désignés. Outre cela, saint Charles les divisa en six commonautés : deux pour la ville, quatre poor le diocèse, à chacune desquelles il donna un supérieur et un directeur pour le spiritael en leuf ordonnant de se réunir cnaqoemois; il voulut aussi qu'à chacune de ces réunions on fit la lecture de la règle, An qa*on Pobservftt fidèlement. Par cette précaution , quoique dispersés dans tout le diocèse, les Oblats ne laissaient pas d'être o)us par le même esprit, par les liens d'une même charité, toujours prêts à recevoir les ordres de l'archevêque et les lumières né* cessaires pour se conduire eux-mêmes, et poar diriger les peuples qui leur étaient confiés. La maison de Rome fut ensuite destinée pour les exercices religieux , et on tenait chaque année un chapitre général à Saint-Sépulcre. On leur confia aussi l'église de la Rose et ils exerçaient aussi une juridiction sur les écoles de Saint-Damase.
La congrégation fut supprimée en iikh.
Espérons que les seize Pères qui ont sorvéra à ce funeste événement obtiendront la faculté de rétablir cette congrégation sous le gouvernement de l'empereur François- Joseph, dont tous les actes prouvent son zèle et son respect pour l'Kglise.
OBRINO (OaDHB DB CHBVALBaiB D*).
Conrad, duc de Motoria et de Cuiaria, ou selon d'autres,auteurs de Pologne, fonda cet onire de chevalerie , d'après le conseil d'un évéque et des principaux de sa cour , pour défendre ses Etats des incursions des Prussiens idolâtrés qui venaient commettre d'horribles cruautés. Il lui donna le nom de Jésus- Christ. Il donna aux chevaliers, poor marque instinctive, un manteau blanc avec une croix rouge et une étoile semblable à celles des chevaliers de Livonie, dont il leur fit suivre la règle. L*évêque donna cet habit au grand maître Brimo et è treize chevaliers.
Le duc fit bâtir pour leur résidence la forteresse d'Obrino dans la terre de Cédeliz en Coiaria; c'est pourquoi leç chevaliers eii prirent le nom. Le duc leur donna aussi les terres qui en dépendaient. Les Prussiens avant appris que les chevaliers voulaient séparer de leurs terres furent mettre le siège devant la forteresse; mais le duc, voyant qu'ils ne pouvaient résister è leurs ennemis, invoqua le secours de ceux de l'ordre Teuionigue pour le défendre contre ce pauple féroce. It assura au grand maître
Herman de Palza les provinces do Culme et de Lubonie aussitôt qu'ils auraient vaincu ses ennemis, ce qui fut approuvé par Gcégoire IX Fan 1217. Les chevaliers d'Obrino ayant été unis aux Teutoniciens , l'ordre cessa d'exister.
OMKR (SoBURS DB Saibt-), à Yaleneiennes.
Ce fut M. le chanoine Gérard de Per/ontaine qui fonda en 1^30 l'institut des Sœurs de Saînt-Omer h Valenciennes. Elles furent chargées d'abord de diriger l'Hôiel-DIeu de cette ville. Cet institut s'étendit ensuite dans plusieurs villes de la Belgique.
ORATOIRE DE L'IMMACULÉE CONCEP- TION (IHSTITUT DB l'), A PurXS.
C'est le pieux et très-digne M. Pélelol, ancien cure de la paroisse Saint-Roch, qui a fondé, en 1852, l'institut de l'Oratoire do l'Immaculée Conception. M. Pétetot jouissait dans sa paroisse d'une estime ei d'une vénénération générales; son zèle apostolique pio duisaitdes fruits abondants;sondétacnement,
sasimplicité, sa charité lui avaient attiré tous les cœurs; les habitudes qu'il suivait depuis bien des années pouvaient faire prévoir qu'il méditait depuis longtemps le projet d'embrasser la vie religieuse. M. Pétetot ne tarda pas à se voir entouré de confrères oui voulurent se vouer comme lui au salut des hommes et à Tavancement du rè^ne de Dieu. Son mérite et ses vertus attirèrent bientôt grand nombre de bons prêtres qui s'associèrent à cette excellente œuvre. Voici comment le P. Gratri exi)lique, dans la Préface fie la connaissance de Dieu^ l'esorit dont est [jénétré l'Oratoire de l'Immaculée Conception. , - . j
« L'étude dans la prière, la profondeur de la vérité cherchée dans ta retraite, » comme le disait Rossuet, «les sciences diverses ramenées à Notre-Seigneur Jésus-Christ, et surtout un ardent effort sacerdotal pour le salut des hommes et l'avancement du règne de Dieu, telle est l'idée que nous semble exprimer le beau nom de I Oratoire. Saint- Philippe Néri et Baronîus pris enseuilile, les Pères de Rérulle et de Cendren, Thomassin et Malebranche, et nos vénérables frères d'Angleterre, MM. Newman, Faber et les autres, sont les modèles d'amour, de générosité, de prière, de science divine et humaine, du zèle sacerdotal, que nous voudrions pouvoir suivre de loin.
«Mais, en lui-môme, qu'est-ce que 1 Oratoire de rimmaculée Conception? Est-ce l'oratoire do Saint-Pbilippe NériT Non, parce que la règle de Saint-Philippe Néri ne saurait s'appliquer, comme on nous la montré à Rome, à l'un des buts spéciaux et essentiels pour lesquels le Souverain Pontife nous a bénis, lorsque nous avons été lui soumettre notre ulan et la sainte esquisse de nos statuts fondamentaux. D'un autre côté, sommes-nous précisément 1 ancien Oratoire de France? Distinguons : oui, nous avons *^a rèj^le et sa forme à peu de chose près, c'est-à-dire en changeant ce quechau*
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