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MctlONNAJRÉ
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λear ud6 foule d'individus que l*ignorance. es mauvaises habitudes , les compagnies funestes auraient vus expirer dans i indifférence, dans rirréligtoti, et peut-être dans le désespoir, (l)
PHILIPPINES ^RcuoiEvres Mlates), à
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il y ai Rotné an monastère de religieuses appelées Philippines, parce qu'elles sont sous le patronage de saittî Philippe de Nérî, fondateur des prêtres de la congrégation de rOratoire* appelés tulzairemenl Philippins, (Qu'elles ont pris pour leur protecteur. Elles tirent leur origine d'un fervent Chrétien, fa^* bricant de gants, appelé Rutilio Értfndi, qui vint de Sienne, sa patrie, pour s'établir à Rome, où 11 eut lé bonheur de se mettre ^0118 la conduite de saint Philippe. Pénétré dé son esprit, il co^tinua^ après sa mort, de Conduire dans la pratique de la tertu la jeu*' iiésse al)andonnée, et è 7 maintenir ceux qui avaient eu le bonheur de l'embrasser. Rutilio, S*é(ant associé i s<yn atti Antoine Téla de V icence, commença par élever dans la piétés ^n les réunissant chaque joar à des heures Axes, tous \çs enfants qui manquaient d'édu-^^ cation et d'instruction religieuse. Rutilio, tojant qu'il retirait peu de frilits de ses ef^ forts, en fat vivement affligé. Un joar que, étant en prières, il se recommandait avec ferveur h saifit Philippe ,| celui-ci lui fit connaître, dans une vision^ qu'il devait Abandonner lé soin des garçons pour se dé-^ touer au soin des petites filles.
Rutilio communiqua cette vision h Véla^ et ayant choisi # en 1690, quelques jeunes ftlles pauvres de bonnes mœurs, et appartefiant a des parents honnêtes, ils les placè-^ fent dans une maison continue à l'oratoire de la corifrérïe des Cinq-Plaies^ derrière la tde Julie, déns le quartier Régola, sous l'au- (orjté d'une dame prudente et pieuse^ pour les élever dans la piété, dans la vertu, et teur éppréndre les travaux manuels propres h leur seté. Ils obtinrent la faculté d'ouvrir ùffe fenêtre correspondante à l'intérieur de Tégiise de l'Oratoire/ afin de pouvoir entendre la sainte Messe sans sortir de la maisor]«
Observons que cette église atait été bêtie ptiT\e même Rutilio Brandi, comme oratoire destiné è la confrérie dés Cinq-Plaies du Aédempteor, pour lesquelles il avait Une grande dévotion* Elle fut d'ubord dédiée à ^aint f rophimé, dont on invoquait la protection dans les maladies de la goutte. Elle fut dédiée ensuite h saint Philippe Néri, dont elle porte le nom, et c'est la seule qui lui soit consacrée è Rome. Le tableau du saifft titulaire f qu^on y remarque, est une copie de celui du aulde Rémi. Philippe 2uocbâtti a peim saint Tropbime dans le ;ildfflent 06 il guérit un goutteui; le craeiftx €n relief est une œuvre modernp transportée Aine cette église des grottes du Vatican.
Oans VOtaioïref le Muveur, qni est couvert de pleies et soutenu par un fin^ef est l^dribué fe Frédéric Zuccarf. On cél(rWe^ le
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S6 mai, la fête de saint Philippe Néri, et, le 27 juin, celle de saint Sévère, petit enbot qui souffrit le martyre, et dont on y vénère le corps.
Quelques pieux habitants de Florence, ayant voulu se vouer à de lionnes oeuvres, et se rendre agréables à Dieu, se réunirent à JtoUie, dans uhe église hors la porte Ange* lique, dite de saint Jean de Spineili; ensuite/ ils s'érigèrent en compagnie, e( se mirent sous la protection de saint Jean-Baptiste, en mémoire de son séjour dans le désert, lis nommèrent Rutilio Brandi pour supérieur perpétuel; ils se réunirent ensaile dans réglise de Saint-Simon et de Saint-Jade, et< plus tard, dans celle de Saint-Biaffio de la Fossa , jusqu'à ce que Rutilio eAt fait construire ^ à ses frais, ladite église et la cba- Çelle, et qu'il y eâl établi pette congrégation, ers l'an 1617, Paul V l'érigea canonique^ ment en confrérie, et en approuva les constitutions et les statuts. Les irères ne portent point d'habit, à cause de la défense qui leor en est faite; mais ils peuvent, toutefois^ accompagner à leur dernière demeure les cadavres de ceux qui font partie de leur société.
Le nombre des jeunes filles, ayamt considérablement augmenté, on les transféra à une autre habitation, appelée de Hasseini, située sur l'égoOt, près ae l'église de Sainte- Lucie, dans le même quartier de la Régola. De là, elles passèrent dans Une maison contiguS au palais des Incoronati^ dans le même quartier, parce que Frangois ftadiso la leur avait laissée par testament. On lui donna le nom de Conservatorie, et on choisit quelques-iinéîs des filles les plus anciennes pour aider la directrice dans 1 administration de la maison.
Rutilio, voulant donner un habit aot directrices^ recourut à saint Philippe, qui lui apparut de nonteau, avec une religieuse habillée de noir, avec uft rocbet blanc sur la robe noire, ceinte d'un cordon blanc, ajant une croii noire, d*une palme de longueor environ, sur la poitrine, avec une ffuiope carrée^ la tète couverte d'un voile blanc et d'un voile noir, semblable à 4a figure une le P. Bonanni en présente dans son Catalogue des ordres religietlt, parties*, page 13i,des felieieuses dites Philippines.
Dès ce moment, 2h filles, choisies parmi celles qui étaient dans le Conservatorio, furent ainsi vêtues avec la permission Je Uff le vice-gérant, et firent entre les mains de leur confesseur la promesse de persévérer dans la chasteté et dans Tobéissance, ce qu'ont continué de iisiire, jnsqa'à ce jour, toutes celles qui sont entrées dans cet institut. Une des 2ï fut élue prieure « et elles commencèrent, dès ce moment, k s'appeler religieuses de Saint-Philippe ou Philippines; mais Antoine Vêla, ayant quitté Rome, ei Rutilio, étant mort au mois de février Itti* cinq personnes honorables, que Rutilio await désignées avant sa mort, prirent lasarioten^ dance du Conservatorio. Elles furent coofir* mées, dans cet emploi, {tar le vice-gérant»
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DES ORDRES RELItifEUX.
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Mgr Jean-Baptiste Altieri , avec l'autorité apostoliqne d*DrbaiD VIII« qui leur donna la rèt;le de SaiohAagustin. Le frère de ce Soureraio-PoDlîfe» le cardinal Barberini» du titre de Sainte-Onupbre» laissa k ces religieuses one [lenston de 2& écus par mois pour acheter ()« la laine, de Tétoupe, du fil, afin qu*elles passent toujours se livrer aux traraux de \m sexe.
A ces cinq députés* on en ajouta quatre soires, dont un fut Tatocat Honorati, qui* éuoi entré dans la prélature* en 16ii^7t fut déiigoé, par ses collègues, pour leur supérieur. Cest pourquoi, depuis cette époque ju$(]Q*à ce jour, un prélat les a toujours {fésidés.
En 1649, Innocent X désigna pour pre* mier protecteur du Conscrvatorio le carainal Christophe Vidman, d*origine antrichienûe, mais ne à Venise, auquel succéda, après sa mort, en 1660, le cardinal Jules Rospigliosi dePistoie, qui, ayant été élevé, en 1667, au Morerain pbntificat, avec le nom de Clément IX, céda sa qualité de protecteur à son oereu le cardinal Jacciues Rospigliosi. Ceioi-ci transféra les relif^ieuses Philippines du palais des fncoronati et de Sainte-Lucie de ri^oAt à réglise et au couvent de Saint- Jean et de Saiot-Paul| sur le mont Celius, ûins le quartier Campitelli. C6s religieuses } demeurèrent jusqu'en 1672, époque où relies do tiers ordre de Saint-J'rançois, qui Jeffleuraîeut dans le monastère de Sainte* Croix, situé sor le mont Citorio, dans le luartier Colonne, ayant été transférées à :elQi do Saint -Bternardin de Sienne à la mbarra, le môme cardinal Jacques Rosti- [liûsi acheta, pour les Philippines, le moii^tère du mont Citorio, où elles habitèrent U5ga*en 1695, époque où il fut incorporé à s fabrique de Cnria Inocenziana. Piasza, ians son Vêevologio RomanOi traité iv*, bapitre 12, en parlant des pauvres filles de ttint*Pbilippe de Néri, dit que Téglise des *ranfiscains da mont Citorio avait été bttie 0 1900; qu'elle avait dû former deux maiuns, Tune dédiée à la Croix, et Tautre à Immaculée Conception, qui furent réunies ar saint Pie V, en obligeant les religieuses bjre des vœux solennels; mais les Phi* ppioes, en étant devenues propriétaires, édièrent Téglise à saint Philip(ie Néri. fait connaître aussi le but de ce pieux tstitat. Il se composait de 100 petites filles, 1 (Je 20 religieuses! qui y demeurèrent jus-» uà Tincorporation dont nous venons de srier. C'est pour cela que les Philippines irpnt obligées de retourner à l'antique ha<^ ■tation du palais Incoronati. Pendant que ' cardinal Camille Cibo était leur protec*ur, on jeta les fondements d'un nouveau •onastère, dans un lieu voisin de la basiîije Litiérienne de Sainte-Marie- Majeure, ic Pauline, dans le quartier Monti, où était ie maison de plaisance de la famille Sforza. é'itSice fut commencé avec une grande maiilirenro; mais il resta imparlait, parce ne le cardinal Cibo renonça a sa qualité de rotectenr. Cependant, en 1739, les reli»
(t) Foy. à la fin du vol.» n'* 185.
gieuses se transportèrent dans la nouvelle maison, qu'elles réduisirent, et accommodèrent le mieux qu'elles purent. Ce fut pendant que le cardinal Marcel Passeri était leur protecteur, sous le pontificat de Clément XII, qui avait été le protecteur et le bienfaiteur des Philippines, quand il n'était que le cardinal Laurent Corsmi.
Les fidèles fournissent des secours abondants à ces religieuses, et leur piété leur vient en aide dans tous leurs besoms, parce que, ayant été obérées par les dépenses occasionnées par la construction de leur monastère, elles ne furent plus en état d'élever les petites filles selon le but do leur institut, du moins elles n'en eurent plus qu'un petit nombre. Quoiqu'elles n'eussent point d'église publique, elles récitaient chaque jour rOfllce divin, entendaient la saintcr Messe, et se livraient aux autres exercices de piété, dans celle qui était interne, et dé^ diée à saint Philippe Néri.
Mais en dernier lieu, le 4 septembre 18b2f le nouveau protecteur de ces oolates, le cardinal Jacques Brignoles, assisté d'un nombreux clergé, consacra avec beaucoup de solennité l'église, ce qui fut un grand sujet de consolation pour toute la communauté. Cette église, qui est sous le monastère, a de petites dimensions : il y a trois autels, et tous les murs sont peints à la détrempe. Aujourd'hui, les religieuses continuent à donner l'éducation. Elles sont dirigées par *eur confesseur, qui est on prêtre séculier» et par le cardinal protecteur.
Leurs règles et constitutions ne les obli-* gent point sous peine de péché, ni mortel^ ni même véniel « quoiqu'on les eihorte à les observer fidèlement. Ce fut Benoit XIV qui approuva leurs règles. Elles se réunissent au chœur pour la récitation do l'Ofiiee des Cinq-Plaies de notre Sauveur et ensuite des quatre heures canoniales , après lesquelles elles sont tenues de dire cinq Pater et cinq Ave à la divine Providencei de faire l'oraison mentale, en prenant les sujets dans la vie de Notre-Seigneur Jésus- Christ pour les jours ordinaires de l'Evangile du jour pour les dimanches et dans la vies des saints les jours de leurs fôtes. Aux heures fixées par les rubriques, elles réci-^ tent au chœur Vêpres et Compiles, cinq Pater et cinq Ave Maria k saint Philippe Néri avec l'oraison propre.
A l'heure fixée par le règlement et avant le souper, elles psalmodient au chœur Matines et les Laudes et récitent à la fin sept Pater» sept Ave en rhonneur de saint Joseph, les litanies de la sainte Vierge et: le Salve Begina; il est inutile d'entrer dans d'autres détails ^ur leurs autres exercices.
Piazza parle des Philippines dans l'ouvrage déjà cité, il en est fait mention aussi dans le Oporipia di Roma^ page 183. (IJ
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Sainte Philomène est une de ces généreuses martyres dont le nom et la gloire ont
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