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été pendant quinze siècles ensevelis dans les catacombes de Rome. Le corps de cette jeune vierge fut découvert le 25 mai 1802, et transporté en 1805 à Mugnano, petite vlHe du royaume de Naples. Il s'opéra tant de prodiges par Tintercession de la nouvelle sainte, la dévotion des peuples à son égard prit tant d'accroissement, que le Souverain Pontife Grégoire XVI permit h plusieurs églises d'en faire la fête chaque année le onzième jour du mois d'août. Peu à peu la France s'unit à l'Italie pour glorifier sainte Philomène et rendre honneur è quelquesunes de ses reliques. Objet de tant de pieux désirs, une de ces précieuses parcelles fut destinée à trois pauvres filles du diocèse de Poitiers, qui s'étaient unies par les liens de piété, sans se douter des intentions que la Providence avait sur elles.
Ce fut le 22 du mois d'août 1835 que se forma le petit noyau de cette association, sous le titre de Pauvres filles de fa sainte Vierge et de sainte Philomène. Leur pauvreté était, en effet, tiien absolue, et elle ne leur permettait de former aucun nrojet d'avenir ; deux mémo d'entre elles étaient infirmes, et pourtant d'autres filles résolurent de partager leur sort.
Elles furent encouragées par le R. P. Desbaies, supérieur des sœurs de la Sagesse et par la sœur Saint-Bernard, du même ordre. Lorsqu'on les jugea préparées au genre de vie Qu'elles voulaient embrasser, Mgr de Bouille, évéque de Poitiers, plein de bonté pour elles, les autorisa, en 1838, h s'établir dans une maison de la paroisse de Saint-Benoît de Quinçay (1 ), près Poitiers. Elles prirent Thabit religieux et firent leurs premiers vœux le 2 février 1839, fête de la Purification de la sainte Vierge.
Les Sœurs de Sainte-Philomène séjournèrent pendant auatre ans à Saint*Benott ; puis, leur nombre s'élant augmenté, elles sont venues en 18i^2 habiter le domaine de Salvert, où Mlle Pauline Dauvilliers^ dont Ja charité s'étend à uq si grand nombre d*œvres bienfaisantes, a fait bâtir une vaste maison.
M. Kabbé Gaillard, qui jusqu'à ce moment cvait partagé ses soins entre l'hôpiial général do Poitiers et la communauté naissante, fut autorisé par Mgr Guitton à ne s'occuper que de celle-ci; il prit en môme temps la direction d'une petite colonie agricole de garçons établie dans la maison principale du domaine de Salvert. En 185i, la fondatrice assura aux sœurs la maison qu'elles habitent et les terres qui l'environnent, et leur institution, approuvée par Mgr Pie, fut reconnue par le gouvernement.
Elles sont aujourd'hui (1856) au nombre de quarante-huit sœurs prolesscs; elles élè-
(I) Co fut dans ce lieu que saint Benoit, évéque de Saniaric en Palestine, avait mené une vie de solitude et de pénitence dans nue retraite qu'il avait creusée dans le roc. A la suite de persécutions vinlenles, il avait résigné sa haute dignité, et attiré par la gtoricusc réputation do saint Hilaire, il vint
vent cent petites filles, et tienoem h ménage de la colonie agricole; elles ont k Poitiers une maison pour la surveillance do leurs petites filles placées en ville.
Statuts de la congrégation des Saurt ie
Sainte -- Philomine,
Dès leur nremier établissement, les Sœurs de Sainte-Pnilomène eurent è élever de petites filles pauvres de tout âge. On leur apprend surtout leur religion, les travaux d'aiguille et même les travaux champêtres: on leur donne le plus essentiel de l'insiruction primaire; cependant les sœurs ne sont pas destinées à aller par trois ou quaire tenir des classes dans les campagnes; d'autres congrégations remplissent admirablement cette sainte œuvre. En considérant leurs premiers commencements, les sœurs ont compris que, pour se conformer k rœnvre de la Providence, elles ne devaient exiger de leurs novices ni fortune ni grande instruction ; on ne leur demande que dV voir eu toujours une conduite honorable et de vouloir mener une vie pauvre et laborieuse, coucher sur des paillasses, manger du gros pain, laver la lessive, soignefla basse-cour, et même, selon leurs forces, cultiver le jardin, en un mot gagner leur vie par un travail assidu.
Les sœurs se proposent d'imiter la sm\c famille de Nazareth, les fatigues de Joseph, la pureté de Marie, l'obéissance de l'Enfant Jésus. Les soins que la sainte Vierge donnait à l'Enfant Jésus sont le modèle de ceux que les sœurs doivent donner i leurs petites élèves. Lorsque celles-ci sont grandes on les rend à leur famille, ou on les pla:*' à gages, dans des maisons honnêtes; ie< sœurs continuent de surveiller ces jeun«> personnes, et, à moins d'inconduite grave, elles. les reprennent à la communauté on cas de nécessité.
Costume desSmurs de Sainte- Philomè^f-
Le costume des sœurs de Sainte-Ph;!»^ mène ressemble à celui des Giles de i' Croix; c'est à peu près la môme coiffure vi la môme cape; seulement leur tablier e>i bleu, et leur robe couleur carmélite en Lur.' brune, sans ceinture. Elles portent une croA de. bois noir garnie de cuivre, dont le cb"' est de môme métal, et qui est suspendue -^^ cou par un galon de lame noire. Dorc^a*^' est attaché à leur côté gauche. (S)
PIE IX (OrDRB DB CHKYILBRIB ^Ë)fàRoai-
PIB IX.
Pour en perpétuer la mémoire.
« Les Pontifes Romains , nos prc'iéi*^ seurs, dont la sagesse savait découuir •!':'' * fruits abondants produisent ordinatr«u'" -<
rejoindre le défenseur de la foi dés qu'il ^i^<^ son retour a Poitiers, à la siiîle de son t\i\ '^ Phrygio. Il mourut à la fin du iv« siècle. ^**^** touibe vciiérce 8*élcva plus tnrd un roonssicri' ^*i* rie son nom, s'appela Saint-Benoit de QttinfJf> (f) Voy. i\ la fin du vol., n^ iSt.
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DES OHDRES RELIGIEUX.