‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 148 sur 220 · PIE · texte numérisé non relu

PIE

p.iroii les hommes les honneurs cl les dictiniiionsoDt cra digne de leur ministère ipo«iolique d'accorder des signes eitérieurs

rhonncur à des actions d'éclat pour enQamr:prle cœur d'un désir ardent de se livrer > i'étude, de se vouer à toutes les sciences» fi à la pratique de toutes les yerlus; c'est fourquoi a^'anl été par la faveur de la clémence divine investi du souverain ponli- 6n, noQ-seuleroont pour le salut éternel tlts tmes, mais aussi pour le bonheur du irnpie qui nous a été confié, pour atteindre uo but si grand et si sublime, marchant sur les traces de nos prédécesseurs, surtoQi de Pie IV, qui, instituant un ordre de ihcTaliers, voulut fappcler de son nom Pidne, et ajouter plusieurs titres de noblesse» nous avons résolu d'établir des marques d'bmineor qui couvrent d'un éclat parti ulicr ceux qui en jouiront, et qui servent Don-seulement par le bon exemple, mais )ér l'émulation a multiplier les bonnes actions parmi les hommes et les excitent à bien mériter du Saint-Sié^e. Les éclatantes tbanifestations d'amour qui nous ont été données dès le cooiroencement de notre pontificat, les marques de soumission et de dé- Touecnent à la suprême Chaire de saint Pierre, offertes à notre humble personne, nous permettent d'espérer que le Seigneur Unissant notre dessein, nous pourrons Taccjjmplir en faveur de ceux que ce projet intéresse et qui y répondent par leur reconnai>^ance.

« Ccii pourquoi par ces présentes lettres >;oçto!iques nous créons et nous établissons imor.lre de chevalerie, qui, on renouvelant \i >lénomination introduite par notre prédécesseur Pie IV, Tordre Piane, portera iuv<i notre nom. En lui conservant ce nom, T.oas avons voulu surtout donner aux homlues illustres qui y seront reçus une marque (larticulière de notre bienveillance.

« L*ordre sera divisé en deux degrés, l'un de chevaliers de 1" classe et 1 autre de chevaliers de 2* classe. Ceux qui seront admis F^irmi les chevaliers de 1" classe jouiront (Ju droit de transmettre à leurs enfants leur litre de noblesse, et le titre de noblesse des che¥aliersde5i*classescra personnel, l^ décoration propre de Tordre en or aura la forme 'l'une étoile divisée en huit rayons, couleur azurée, portant au milieu une petite méilâillesurun champ d*émail blanc, où sont écrits ces mots en lettres dorées Pie IX ; un cercle d'or entourera la médaille ; dans le cercle sera écrit en lettres bleues cet épigraphe : A la vertu et au mérite^ de Tautre w de la médaille on écrira : An 18W.

« Les chevaliers de !'• classe porteront cette décoration à un ruban suspendu au '*ou; ce ruban sera de soie coulenr azurée, réparée par deux bandes ronges sur chaque l»ord. Les chevaliers de 2* classe porteront Id lu^nie décoration d'une plus petite dimension, suspendue à un ruban semblable, Qiais placée sur le côté gauche de la poitrine. Outre cela, les chevaliers auront un ijalnl spécial de couleur bleu de ciel, avec

bandes rouges aux bords et ornements en or, qui varieront suivant le grade des chevaliers, plus grand pour ceux de V* classe suivant le modèle propre à chaque classe. Les chevaliers de 1" classe pourront aussi obtenir le droit de porter au côté gauche do la poitrine une grande médaille d'argeni semblable à la décoration ; nous déclarons cependant qu'aucun chevalier ne pourra user de ce privilège qu'avec notre expresse autorisation. Nous nous réservons ainsi qu'à tous nos successeurs le droit de nommer les chevaliers, et d'accorder h ceux de !'• classe le privilège de porter la grande médaille d'argent, ci-dessus mentionnée. £n instituant cet ordre, n'ayant pas Tintention de nourrir ta vanité ni d'enflammer Tambition, mais ne nous proposant que d*offrir une récompense à la vertu et au mérite, nous avons la pleine confianue que tous ceux qui seront honorés de ces décorations répondront aux dispositions bienveillantes du Souverain Pontife envers eux, et au suffrage des gens de bien, et qu'ils s'efforceront d'augmenter Téclat de cet ordre.

ce Ce que nous décrétons et déclarons , nonobstant toute disposition quejconque qui y serait contraire, fût-elle digne d'une mention spéciale.

« Donné à Rome è Sainte-Marie-Majeurc • sous l'anneau du pécheur le 17 juin i8W, )a première année de notre pontificat. »

PIB IX.

Pour en perpétuer la mémoire,

« La nature de Tesprit et du cœur de l'homme étant tels qu'ils sont puissamment encouragés par Taltente des honneurs et des louanges à pratiquer la vertu et la justice, h cultiver les beaux-arts, à accomplir des actions d'éolat, les Souverains Pontifes nos prédécesseurs ont sagement institué des ordres de chevalerie pour récompenser tous ceux qui s'étaient distingués par les services qu'ils avaient rendus è la religion et au gouvernement de TElat ,* et pour exciter dans les autres le désir d'imiter ces illustres modèles.

« C'est pour atteindre ce but que, par nos lettres apostoliques du 17 juin de Tan 18&7, nous avons créé un ordre de chevalerie appelé Piane de notre nom, et que nous Tavons divisé en deux degrés, dont l'un concerne les chevaliers de première classe et Tautre de deuxième classe, en faisant jouir exclusivement ceux de première classe du droit de transférer à leurs enfants leur litre de noblesse. Par ces mêmes lettres apostoliques, nous avons établi une décoralion en or particulière à cet ordre, qui a la forme d'une étoile divisée en hait rayons, couleur de bleu de ciel, portant au milieu une petite médaille blanche avec ces mots en lettres d'or : Pius IX. Cette médaille, entîurée d'un cercle d'or, porte en lettres azurées cette inscription : A la vertu et au mérite^ et dans la partie opposée de la médaille : Année iSkl. Nous avons aussi réglé que les chevaliers de première classe portg^

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raient, suspendue au cou, celle décoration filée à un ruban de soie bleu de ciel » ayant à son bord deux lignes rouges , et que les chevaliers de deuxième classe porteraient, selon Tusage ordinaire des chevaliers , celle même décoration , d'une plus petite dimension, suspendue à un ruban semblable sur le côlé gauche de 1 habit.

« Nous avons également déterminé la qualité d'habillement propre aux chevaliers, de couleur bleu de ciel, avec des bords rouges et d'autres ornemenls en or* Nous avons accordé en même temps aux chevaliers de

[première classe le privilège de porter, sur e côté gauche de la poitrine , une grande médaille en argent semblable à la décoration, en déclarant qu'aucun des chevaliers ne pourrait user de ce privilège sans notre permission expresse, en nous réservant à nous et aux Souverains Pontifes nos successeurs le droit de choisir les chevaliers, et d'accorder à ceux de [)reaiière classe la faculté de porter la médaille d'argent dont nous venons de parler. Déjà nous avons statué et arrêté, par ces mêmes lettres apostoliques, que tous ceux qui seront nommés t^hevaliers de première classe doivent user du droit de porter cette grande médaille d argent sur le côté gauche delà poitrine, et que ces mêmes chevaliers ne portent plus la décoration comme elle leur avait été précédemment accordée, mais qu'étant attachée è un long ruban de soie de couleur azurée , ayant à ses bords deux lignes rouges bien distinctes, elle soit fixée à l'épaule droite. Mous vouions que les hommes illustres que nous avons nommés chevaliers de l'ordre de Pie IX avec le privilège de porter exclusivement ladite médaille d^argent, puissent porter et portent Fautre décoration de cet t)rdre , comme nous l'ordonnons par nos lettres apostoliques. Les chevaliers de l'ordre de Pie IX pourront aussi porter à l^avenir la grande médaille d'argent ornée de pierres précieuses, avec notre autorisalion expresse ou avec celle de nos successeurs, autorisation indispensable pour jouir de cette faculté.

« Nous arrêtons toutes ces choses , nous (es accordons nonobstant, tout ce qu'on pourrait faire de contraire , nos lettres apostoliques du 17 juin 18^7 exceptées , auxquelles nous voulons conserver toute Jeur force dans tout ce qui n'est pas contraire a\A présentes lettres.

« Fait à Gaëte, sous l'anneau du pêcheur, le 7 janvier 18^9.»

POLYCARPE (BfiNfiBiGTiNS réformés de l'abbitb saint-).

Notice sur Vabbé de Lafite-Maria^ réforma ieur de cttt9 maison.

Quoique la réforme de Saint-Polycarpe ait eu peu de retentissement et peu de du rée, répoque à laquelle elle a eu lieu, son genre austère , sa fin tragique demandent cependant qu'on lui consacre un article étendu. Dieu choisit , pour ramener la régularité dans celle maison i un jeune ecclé-

siastique nommé Henri-Antoine de Laâte* Maria , né à Pau , de parents nobles, mais malheureusement engagés dans l'hérésie de Calvin. Il avait étudié le droit à Paris. Il n'était encore qu'acoljte et igé de tingt ans, Suand le roi, par un brevet du 2b décembre 705, le nomma abbé commendataire de Saint-Polycarpe. II se prépara au saeerdoce par une retraite de cinq ou six semaines. En arrivant i son abbaye , il trouva rhftlel abbatial si délabré , que , ne pouvant j loger , il fut obligé à se mettre en pensioa chez les Doctrinaires de limoui, d'où il venait les dimanches et fêtes à Saiut-Poljcarpe, pour y assister à l'Oflice divin. Us religieux, qui étaient de la congrégation dite des Exempts, vivaient dans un relâchement scandaleux. La douleur qu'en ressentit Lafite-Msria lui fit nenser auMI était véritablement chargé dy remédier; il résolut dès lors d'établir la réforme; mais s'il éiait d'un caractère à ne jamais s'ébranler à la vue des obstacles qui s'opposaient à ce qu ii cro^-ait de son devoir et qu'il avait arrêté devant Dieu , néanmoins son zèle n'était m amer, ni précipité. Jamais homme n*eu{ dans un plus haut degré que lui le don de tempérer la rigueur des préceptes de la morale par l'aménité de ses discours et la douceur de ses manières. Il alla consulter M. Charles-Nicolas TaBbureau , évèque d'Âletb , ville voisine de Saint-Polycarpe. Par les avis de ce prélat, il commença par donner l'exemple d'une vie chrétienne, ecdésias* tique et pénitente. Pour ne point effaroacher les esprits en leur montrant tout d'un coup oik il voulait les amener, il essava d'abord , dans des conversations familières, de troubler le repos de leur conscience, qui les laissait tranquilles à Tombre de leor agrégation avec les Exempts. Il prouvait par les bulles des Papes qu'en érigeant la congrégation des Exempts, c'était une vraie réforme et non une mitigation qu'ils avaient eu l'intention d'établir. D*autres fois, il 1^' rappelait à leufs propres engagements, pri) à la face du ciel et de la terre, de réforiutr leur conduite suivant la règle de Sain(*Benott. Enfin il invoquait les principes généraux de la vie monastique consignés dac-^ toutes les règles et dans les décrets de reformation du concile de Trente. 11 in5i>t3it particulièrement sur le vice de propné>^« dont les religieux n'avaient aucun scr*!pule, vivant chacun dans son particulier et jouissant du revenu de leurs bénéfices.

La possession privée n'était pas le 5^o' abus qui se trouvAt à Saini-Polycarite et Q^^ ilt gémir le vertueux abbé. Ii pn>i«^ aux religieux un règlement de vie, qj • sans être austère, ii aurait pas laissé «i« l^iire prendre une nouvelle face à la iDat>^ et de la rendre digne d'une société de t«^R^ et pieux ecclésiastiaues. C'était sans doot^ un acheminement à la grande réforme <{^^* méditait. Toute la journée devait être )« tagée entre ro(Ece divin et l'oraison oeolaie, de bonnes lectures en public et eo r^^ ticulier, un travail un peu |>éoibl6, n^*^

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aile; la lecture pendant le repas qui devait (ire frugal. Le temps , le sujet des entrelens, la ouinière de s'y comporter, tout Hait marqué avec beaucoup de sagesse» ei le manière à rendre les conversations utiles !t Mifiantes. Ces règlements furent écrits : ieo de plus doux . de plus charitable et de dus humble que la manière dont le pieux ibbé s*^ exprimait pour les faire asréer à (es religieux. Mais ces religieux n étaient MS ceux que Dieu avait choisis pour réforner la maison ; Tabbé ne tarda pas à /eo apercevoir. 11 n*eut pas plutôt déclaré (es intentions, qu'elles furent unanimeoeut traversées, et sqs règlements rejetés irec le dernier mépris. Ces enfants révoltés »>uronnèrent ainsi les dédains avec lesquels ils avaient recueilli les remontrances d'un père qui ne cherchait que leur avantage. Cette opposition peut être regardée comme un coup de la Providence en faveur de la réforme de Saint-Poly carpe; car si les règlements eussent été acceptés et mis en praiiqae, il y a tout lieu de croire que les religieux, persuadés qu'ils en faisaient assez )Our l'acquit de leur conscience, n'auraient las voulu dans la suite s'engager b une réforme plus étroite, qu'ils auraient refusée afec une sorte de raison. L'obstination de tes religieux fut un coup décisif pour l'é^tablissement d'une réforme réelle. Huit ans t*éiaient écoulés depuis la rentrée de l'abbé de Maria k Saint-Polycarpe sans qu'il eût ^ien gagné sur eux. Le refus net et précis qa'il venait d'essuyer lui 6t penser cju'il 'tait temps de faire parler l'autorité et d'employer les remèdes les plus forts. Sur une requête qu'il sollicita du |)arlement de Toulouse, l'union de son monastère à la congrégation des Exempts fut cassée par un irrèt.del'an 1713. Cet acte lit rentrer la comluunaaté sous la juridiction immédiate de r&rcbevèque de Marboone, qui alors était U. le Joux de la Bercbère; il semble qu'il tât bllu aussi l'intervention de l'autorité l^ntlGcale pour cette rupture, mais on n'en |4r)e point dans l'histoire de Saint-Polv*r carpe. H. Maria avait pensé d'abord à faire leuir deux religieux de Sept-Fons pour rétablir et maintenir la réi^ularité; l'archevêque ^eNarbonne, qu'il avait consulté, ne croyait pasia chose possible, vu que deux religieux des Sept-Fons consentiraient peut- 6ire avec t^ine a venir dans une communauté peu Dotûbreusa, et surtout parce que cette comoiunauté n'était pas de leur ordre. 11 lui conseilla de plutôt appeler de Toulouse ou Muleoqient consulter les religieux de la ron- VH^Wm de Saint-Haur. L'abbé de Maria )K)rtait ses vues plus haut et méditait une <^ervance plus austère. Ce fut alors qu'il Annonça aux siens et leur déclara nettement qu*il était résolu à faire revivre dans la J^ison l'observance de la règle de Saintl>«QOtt par une exacte réforme. C'était annoDcer une vie toute nouvelle, basée sur l< pratique de la perfection évangélique , «uns une grande austérité. L'abbé s'arma ^c courage et de résolution pour alteindre

son but. Celte résolution ne fut pas plutôt rendue publique qu'elle devint pour les étrangers une odeur de vie et pour les enfants de la maison une odeur de mort. Eu même temps qu'on accourait des environs

f»our entrer dans cette nouvelle carrière, es anciens religieux, glacés à l'idée de ré- Ibrme, prirent honteusement la fuite. Ils étaient peu nombreux; c'était le prévôt, l'infirmier, le sacristain et un quatrième simple clerc; un autre ancien profès s'était déià agrégé aux Bénédictins de Saint-Haur, k Toulouse. Un seul , le prieur , nommé dom Charriera, témoigna quelque bonne volonté. L'abbé qui avait foudé sur lui des espérances, lui conféra l'oflice claustral de la pré voté et le chargea de la /onction importante de maître des novices. Ainsi commença, en 1713, la réforme de la maison do Saint«Polycarpe, dont il faut faire connrkltre l'origine, la situation, etô. Son histoire se lie à celle de la réforme et de son abbé.

Quoique située à deux lieues de la ville d'Aletb et à une de Limoux, dans le pays de Ra^ès, Tabbaye de Saint-Polycarpe ebi du diocèse de Narbonne. Son établissement fournit des détails éditiauts. Elle doit son origine aux difficultés sans nombre que les Chrétiens d'Espagne éfirouvaieqt sous la domination des Sarrasins, établis depuis plus d'un siècle dans ces provinces. Vers Tan 810, un riche Espagnol, nommé Attale, passa en France avec un grand nombre de serfs et d'affranchis , pour y former un éta* blissemenL il était accompagné d'un autre Espagnol, nommé Agobard, qu'il ne fdul ))as confondre avec l'Espagnol du même nom. archevêque de Lyon. Attale pénétra jusqu'en Septimanie, au pays de RazèSi et parvint à la vallée dont nous avons parlé. 11 y jeta les fondements du monastère de Saint- Polycarpe, dont il fut premier abbé. Attale , savait (|ue, pour lui surtout, Tautori^ sation du prince élail nécessaire. II alla donc trouver Charlemagne , qui tenait alors sa cour au palais d'Andernhac, dans le ter* ritoire de Cologne, et qui non-seulemeni accorda à Attale ce qu'il demandait, mais aussi ordonna que toutes les églises voisines de Pérélade , alors dans un état déplorable , fussent soumises à la nouvelle abbaye de Saint-Polycarpe. Cette maison devint bien-' tôt nombreuse et fut aussi favorisée par l'empereur Louis le Pébonnaire, qui en-r voya deux commissaires sur les lieux pour régler les bornes de ses possessions; il lui accorda, en outre, plusieurs privilèges.

Malheureusement , cet état heureux ne dura pas. Le relAchement s'introduisit dans sa maison et à sa suite le dépérissement des biens , qui devinrent la proie des seigneurs voisins. L'abba.ve fut réduite, à la lin du XI' siècle, adjugée au monastère de la Grosse et plus tard h l'abbaye d'Aleth , et devint un simple prieuré. Lorsque les commendes furent établies , Saint-Polycarpe fut donné à des abbés commendalaircs; mais elle avait eu auparavant des abbés réguliers et avait repris son titre d'abbaye. Les arcbs*

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vèques de Narbonne, auxquels elle était soumise, y faisaient de temps en temps des visites, qui étaient un Irein à !a licence où aurait peu entraîner le i^elâchement des religieux*. Ceux-ci , pour se soustraire apparemment à ces visites, s'unirent, de leur autorité privée , à la conarégation des Exempts^ vers Tan 1600. L'abbé coramendataire deLafite-Maria, qui avait de nouveau soumis la maison à la juridiction de l'ordinaire, y mit la réforme en 1713, comme nous venons de le dire. Un des premiers actes de la nouvelle communauté fut de supplier Tarchevôque de la décharger des fonctions curiales, qui se fai.^aient aux grandes iPiies dans l'église de l'abbaye, et étaient un obstacle au recueillement. Cela leur fut accordé. Deux religieux du prieuré de Perrecy, envoyés par l'abbé Berrier, réformateur de celle maison, pour aidera rétablir l'ordre dans celle de Saiut-Poly carpe, y restèrent peu , n'étant nullement propres à remplir l'objet de leur mission. Le prieur, dom Charrière, qui avait de Taltrait pour le ministère de la confession, qu'il avait exercé avec quelque succès à Limoux, voulait continuer de" l'exercer à Saint-Polycarpe , à l'égard des étrangers qui se présentaient. Ne voyant pas la force des raisons de l'abbé , (jui lui représentait que celte fonction était incompatible avec celle de maître des novices, et de l'archevêque qui le désapprour vait,se retira à Toulouse, moyennant une pension , et s'y livra sans obstacle à son zèle dans l'église* de Saint -Sernin jusqu'à sa mort en 1723. Tout le poids retomba donc sur l'abbé de Maria, qui unit les offices claustraux à la communauté. Cas ollices claustraux , qui dans Torigine n'étaient que de simples administrations, étaient^ par le malheur des temps, devenus des bénéfices en titre, possédés par des religieux particuliers, jouissant des revenus comme d'un bien propre. Ce fut toujours un grand obstacle à la réformation des monastères. Urbain Vlll et Grégoire XV , par des bulles enregistrées au parlement, avaient supprimé les titres de ces offices, et uni les revenus à la mensc conventuelle, dans tous les monastères de France qui embrasseraient la réforme de la congrégation de Saint-Maur, bien moins austère que celle de Saint-Polycarpe. L*abbé de Maria se crut autorisé par ces bulles à faire lui-même cette union. Ne pouvant néanmoins supprimer les titres à mesure que les offices venaient à vaquer, il y nommait des religieux reformés de la maison, en leur faisant promettre qu'ils laisseraient le revenu à la communauté. L'abbé de Becheraud, son successeur, se prêta à cet arrangement, qui subsista jusqu'à l'extinction de la maison.

La réforme gagna beaucoup à ce que l'abbé de Maria eût seul tout le poids de la communauté, parce qu'il ne fut plus arrêté par des coopéraleurs dont ni les vues n'étaient aussi étendues que les siennes, ni les inlcn« lions aussi (.ures, ni peut-être les lumières nussi profondes. Peu touché des qualiti^s

extérieures de ceux qui se présentaient « ei des avantages qui pouvaient en revenir ï la communauté, il n'avait égard que leurs di:»positions intérieures et aux motifs de leur entrée. Voilà ce qu'il cherchait à connatlre surtout, et ce qui le décidait uniquement pour admettre ou renvoyer les sujets. Soa historien nous dit qu'ordinairement il ne s'y trompait pas, ayant reçu de Dieu dans un degré supérieur le don du discernement des esprits. Ce qu'il exigeait surtout des postulants, c'était un grand amour de la l)énitence et un ardent désir d'aller à Dieu j)ar la voie do l'obéissance religieuse dont il leur expliquait toule l'étendue. Pour peu qu'il les vit, chancelants sur ces deux artil'Ies; pour peu qu'ils témoignassent que la règle de la maison leur paraissait trop austère, il ne les admettait même pas aux épreuves du noviciat. Beaucoup de candeur et du sincérité, avec une contiance sans réserve pour le supérieur et le mattre des novices, étaient des disposftions également essentielles, dont le défaut, ainsi que l'attaiihe* ment à ses propres pensées, suffisait pour être renvoyé dans le monde. Les premiers novices répondirent à l'idée que peuvent donner d'eux les exigences et les précautions dont nous venons de parler. Jamais, eut-être, réformateur d'ordre n'eut une il laute idée de l'esprit de saint fienult; jûniais, peut-être, réforme monastique ne cominenga avec tant de ferveur. Malheureusement le nombre de ceux qui perbévérèrent fut très-petit. La réforme, d'aiileut^t souffrit beaucoup do contradictions. On la trouva trop austère, et on traita de folie le courage que montrait l'abbé à lentrepreudrc. Les gens du monde trouvaient dans ^ conduite delà bizarrerie, do l'enthousiasait et de la cruauté. Les gens de bien y voyaient de l'excès de zèle, et craignaient que U-^ nouvelles praliçiues du monastère fusscut au-dessus des forces de la nature. Legr:«n. nombrje de ceux qui regardaient en arrive après quelques essais, et qui se retiraieut après une légère épreuve du noviciat, donnait une couleur de raison aux crittqun diverses. Il paraît même que dans l'iuléneut' de la maison, il y avait parmi lesnovico une lâcheuse contrariété de vues et de pn>« jets. Les uns se bornaient à l'austérité de ia règle; les autres, entraînés par l'idée d'urt* plus haute perfection, voulaient encbrrir sur Tobservance commune : et soit qui* l'autorité du chef ne parût point assez cdM-^ niuue, ou pour d'autres raisons ignorées, û s'élevait des doutes sur le degré dubc^ sance et de confiance qu'on lui devait. Co doutes étaient i'oudés, ce nous semble, q^u.M : à la canonicité, car l'abbé de Maria ncn;* point religieux I mais simplement eccicriJ'tique séculier et commendataire. Cet at^^ comprit la difliculté et ne se décona-^^ point. Toutes ces difficultés ne tirent i*^^ plus d'impression sur M, de la Bercljtre, a^ chevéque de Narbonne» protecteur xele^ la réforme. Ce prélat jugea que c'était À '<^ de les dissiper, a imposer silence aux eu:* '^*

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(iicieuriy et à ôter tout prétexte de division. Lemo^en qa*il employa fut de revêtir Je (befde toute Tautorité dont il était suscep* tible, et de lui marquer ce que la discrétion fierioettrait d'accorder au zèle des plus feru^oid. C*est ce qu*on voit dans une lettre, qu'il lui adressa 9 en date du 22 mars 1717, a avec laquelle il lui envoyait les pouvoirs de gMDd vicaire. Il était allé visiter Saint- J'oiycarpe quelque temps auparavant, il eUit persuadé qu'en qualité d archevêque, i) était le supérieur d'une maison qui lui éidit soumise, et que par conséquent, il pouvait recevoir les vœux des profès. Cepen* (iaot 00 se demanderait toujours si on peut ^'agréger à Tordre de Saint-Benott ou de tout autre en s'engageant eutre les mains de j'ordioaire; les femmes, il est vrai, le fout dans leurs monastères, mais elles ont une supérieure ou une abbesse, qui reçoit leurs >œux. M. de Maria, qui comprenait aussi ]ui*iDême, sans doute, la force de cette objeaioo, voulait, à l'exemple de l'abbé de hdûcé, embrasser lui-même l'état religieux. I! sollicita lagrénient du roi pour qu'il lui lui permis de tenir son abbaye en règle, et iiroUint par un brevet daté du 6 mars 1718.' Le bref du Pape contenant la même permis- Mon, n'arriva que deux ans après; mais i'alibé, dans sa position de santé et pour a'auires raisons, ne se tit point moine. Ses iHprmiiés cofUinuelles ^ portent les actes calitutaires, et autres obbtacle$ ^ Font empêché malgré lui d^étre abbé régulier. Il continua iluoo de gouverner, moins en vertu de son û:re d*abbé couimendataire, qu'en vertu des louvoirs qu'il avait reçus de l'archevêque lie Narboune, et il eut la consolation de recevoir au noviciat un sujet distingué sous iMUâ les rapports; ce sujet, qui prit le nom it dom Arsène , avait eu , comme (jrêtre iiéculier,aes fonctions honorables, et devint un appui solide à la réforme. Bientôt il fut uoiûmé et reçu claustrai. « Des raisons par* ilculières qu ou ne dit pas , obligèrent à en a^ir ainsi,» portent l'acte capitulaire.il aida beaucoup l'abbé Maria dans la composition (les règlements de la réforme dont je vais tioaaer ici les articles principaux. Elle cousisidit, à proprement parler, dans l'exacte observance de la règle de Saint-Benoit. Les jours qui n'étaient pas de jeûne, les religieux uioaient à midi et faisaient une légère c'jl!aiion le soir. Dans le temps pascal, la cullaiioo était plus forte. Les jours de jeûne d'Eglise, comme les Quatre-Teuaps et les vigiles, on ne faisait qu'un repas, et ce repas éfait après None. £n Carême , il était apràs Vêpres, et il y avait encore alors cette différeuce (ju'on n'y buvait point de vin, tous les religieux, au moins les choristes, se portant à s'en priver après en avoir obtenu la |>eruji>Nion. On jeûnait encore tous les mercredi et vendredi de chaque semaine, ceH-à-dire que, ces deux jours, on nel'ai- ^il qu'un repas après None; ce jeûne avait KQcoro lieu tous les jours, le dimanche ^^^cepté, depuis l'Exaltation de la sainte ^roii, H septembre, jusqu'en Carême, mo-

ment oii commençait le grand jeûne. La nourriture consistait en bouillie, légumes, herbes, pois, racines, mais Jamais m œufs, ni poisson*, encore moins de la viande, h moins que la maladie d'jun frère ne l'cxigeÂL Hors le temps du Carême etdes ieûues d'Eglise, on usait d'un peu de vin et d huile. Quoique les religieux fussent toujours ensemble, le silence était perpétuel. On se levait à deux heures après minuit, au plus tard, les jours ordinaires, et plus tût les jours de fêtes, surtout de fêtes solennelles. Pendant l'été, on faisaitlaméridienne,c'est-àdire qu'on prenait une heure de sommeil selon que le permet la règle. On ne portait que des chemises de serge. Oa se couchait tout vêtu, sur une paillasse piquée, à huit heures, en été, à sept heures en hiver. On se livrait pendant le jourau travail des mains, par exemple, à bêcher la terre, faire la lessive, charrier des pierres, ou à faire d'autres ouvrages utiles. Les signes qui remplaçaient la parole ne devaient se faire que dans la nécessité, et môme, pour éviter la dissipation, il était ordonné aux religieux do ne point fixer les regards les uns sur les autres.

Voilà l'ensemble de l'observance; j'ajouterai quelques détails, pour mieux faire connaître la pratique de cette édifiante réforme. Après Matines, qui se disaient à deux heures, comme je l'ai déjà fait remarquer, lesrelisieux, pendant l'hiver, allaient dans une salle s'occuper, l'espace d'une heure, à l'élude et à la méditation des saintes Ecritures, surtout des Psaumes. VAngetu9 suivait celte étude, et après V Angélus otè disait Laudes, on faisait une demi-heuro d'oraison. Ensuite chaque religieux allait ranger sa cellule, puis faire une lecture particulière au chapitre. Venaient ensuite l'office de Prime, la répétition du chant, ou l'étude des règlements, et enfin la Messe conventuelle, qu*on disait à huit heures. Elle était précédée de l'oraison préparatoire et suivie de l'office de Tierce, après lequel on se rendait au chapitre. Il me sem-

iques u« . ^p.

avant la Messe, et de tenir le chapitre après Prime; mais enfin, à Saint-Polycarpe on avait réglé autrement, et il en était à peu près de même aussi chez les Prémontrés. Après le chapitre un s'occupait pendant une heure et demie au travail des mains qui était suspendu a midi pour l'Office de Sexte. On se préparait par quelques prières et lec* tures à TOffîce de None, recité à deux heures, et ensuite on allait au réfectoire. Après les grâces terminées à l'église, on se rendait au chapitre pour s'v occuper jusqu'à quatre heures et demie a de saintes lectures particulières et y entendre la lecture publique des saints Pères, sur les saintes Ecritures. A quatre heures trois quarts, oraison de préparation pour Vêpres, après lesquelles on faisait une lecture particulière ou un examen de conscience. A six heures, lec-^

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ture publique, une prière à l'église, et Com* plies, qui se disaient après la demi-heure. Les religieux recevaient Teau bénite en sortant du chœur, montaient au dortoir, où, avant dc> &o coucher on récitait tous ensem- ))le, à genoux, et à voix haute, le Symbole des apôtres. Voilà comment se passait la journée, mais cet ordre variait selon les :temps, car les dimanches, dans! le temps pascal, ainsi que tous les jours où Ton dtliait à midi, les exercices avaient une autre suite, et Us étaient différents pour les heures où on devait les ar.c|uitter. Ainsi le Dimanche le supérieur faisait une instruction. On faisait deux conférences d\iiie demiheure, Tune pour les choristes, l'autre plus tard, pour les convers et les donnés. J'ai dit le dimanche, car ces conférences n'avaient point lieu aux jours de fête. En Carême le travail était plus long. Tous les lundis de l'année on récitait roluce des morts (outre quatre anniversaires pour eux chaque année); tous les mercredis, les psaumes gra^ duels; tous les vendredis, les psaumes de Ja pénitence. Dans le Caréme« les religieux xlemandaient à ajouter à la pénitence commune et ordinaire ; il y avait dans le monastère plusieurs des usages établis en d'autres communautés^ et si pr/opres à maintenir la régularité et l'esprit intérieur. Ainsi on s'accusait personnellement au chapitre, ei on y proclamait ses frères. Des règles fort sages dirigeaient ces proclamations qui peuvent devenir une occasion de faute conire la charité, mais qui contribuent si largement au maintien de la régularité. Les frères convers n'étaient pas v^tus d'habits jioirs, comme les choristes^ mais leurs habits étaient de couleur brune; leurs observances étaient un peu plus douces que celles des Pères. Ainsi ils ne se levaient qu'à trois heures du matin» et prenaient avant le repas celte petite portion de pain qu'on ap-

1)e]le mixte dans les monastères où l'on suii a règle de Saint-Benoit, Quand un religieux avait été inhuoo^, ^ l'abbé, à la tète de ses religieux, allait avec * ieux commencer à ouvrir une autre fosse morjLuaire, tous y travaillaient un peu, et jusqu'il ce qu'elle fût creusée^ chacun allait, à sa dévotion, y travailler eu ôtant une pelletée de terre. Le portier disait : Deo gratUnSf en re- (Cevant les étrangers ; il se mettait À genoux <de vaut eux en prononçanl oe mot BenedicUe (i) et ou re\^vait.ainsi le moindi^^ mendiani dans lequel on voyait une plus grande béné- 4iction sur le monastère que dans un grand /iu monde, lorsqu'il vejaait visiter la maison. •On ne refusait l'aumône à aucun pauvre^ xnais cet acte de charité se faisait avec discrétion, pour ne pas donner imprudemment

aux vagabonds at fainéants ou courears qaî auraient abusé do la bonté desreligieui. Tel est le fond de la réforme de Saint-PoUcarpe; tel est l'abrégé des règlemeots qu'établit l'abbé Lafite-Haria, et dout il maioiint la pratique en dépit des contradictions des critiques dont j'ai déjà parlé et dos dîiBculiés sans nombre qu'il éprouva. L'autorité dio« césaine le soutint après la mort de Tarchovèque de la Berchère; le chapitre lui contirffla aussi les pouvoirs de grand vicaire, pendant lia vacance du siège de Narbonne. M. de Beauveau, qui, après une longue vacance da siège, succéda h M. de la Berchère, lui témoigna aussi beaucoup de bonté, seconda son ïàle et lui donna des lettres de vicaire général, à l'exemple de son prédécessear. La maison de Sami-Polycarpe avait acquis une grande renommée. Les étrangers y venaient conduits par une curiosité légitime, qnelques-uns, il faut le dire, par sympathie, car on savait qu'il y régnait un certain esprit d'opposition , et les jansénistes regardaient cette maison comme étant de leur bord.

L'abbé Maria ne jouit pas longtemps du fruii de ses veilles; il mourut le i^ mai 1728, après une longue maladie de dures souffrances, supportées avec une patience admirable.

A son convoi, il y eut une foule si extraordinaire, qu'on eut bien de la peine à tenir fermées les portes du monastère pour em{)ècher que la masse du peuple, qui accourait (te toutes parts, ne troublât 1 ordre de la maison. On ferma à clef la porte du chœur, et on n'y laissa entrer que les prêtres, dont le nombre néanmoins fut tel que les religieui eurent beaucoup de peine à se placer.Ons*empressait aussi de toucher au corps du vénérable défunt, de l'embrasser. La communauté inhuma son précieux dépôt dans son cioietière, au pied de la croix du côté de la porte. Peut-on dire que l'abbé die LaGte-Maria fât véritablement janséniste? Voici ma réponse: Il était lié avec beaucoup de gens du |)Arti; il établit dans son monastère des pratiques chères à ce parti et qui sont au moins étranges, et qi^'alors on aurait dû abandonner, par exemple, de vouloir que les frères suivisse^it en entendant la Messe toutes les actions du prêtre dans leur livre; qu'on oe dit point le ConfiUor au moment de la coousu* nioui lorsque quelqu'un s'approchait de ia sainte table, tous l'ayant dit au commencement de la Messe. Quoiqu'on puisse raisonner d'une manière fondée en princii^es ^ur cela, il fallait suivre l'usage commun adoits depuis si longtemps, surtout h cette é|)oqu« où le diocèse de Maux venait d'être ai;i«^ par Tintroduction de cette pratique (d'ooteitre le ConfiUor) qu'un des anciens ecclésia>titjue do Bossuet venait de d'insérer daa» i<

M) On sait que les .étrangers étaient roçus ainsi k la Trappe, et qu'on les conduisait ainsi en silence adorer le maître de la maison, Jésus-Christ daus le Saint-Sacrement, et qu'on leur faisait Ja lecture de «liielaoes versets du livre de IJmUaiion. Mais depuis longtemps déjà, i la Grandê-Trappe, où ou a auodilié beaucoup des usages qu'on voyait daua

cette maison et autres à Tépoque de leur rtista* comme dans leurs monastères de Vémifrêtiw* H probablement aussi en d'autres convenu de Tf^ pistes, on ne reçoit plus, ainsi que ceux à ^ai ^ vent Taire honneur, ce qu'ils appeileut rf^H^"** guUèrenicHi, Les autres sont reçus sans façoa«

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DES ORDRI!» RELIGIEUX.

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liiurre Missel que condamna le cardinal de Bjsij. Lnhb6 Maria laissait lire à Sainl-Po- Ircirpe, les PrièrtM ehiritimnet da D. Quesu\% qoe %t% partisans ont songent réimpri» oéss. Il snivail ses In$trueti<m$ ^ttr le sacraneal dé péiUienee^ dédiées k la dachesse f de Longnef ille^ livre cher aux iattséoistes ; il diflérait longtemps rabfâution aux pésileuls qui s^adressaieot è lui. Il avait idoplé le chant da Clunjr, c'est ce qu'anient bit aussi les {mmiers solitaires de POri - Rojal , et la petite communauté du diacre Paris avait aussi» dans le même temps celte préférence étrange, on peut dire blâmable, puisque le Bréviaire de Gluny a subi de si judicieuses contradictions; lui-même, V. de Maria avec toute sè ferveur ne se conlessail que tous les mois. Il y avait encore dans ses rèKlements quelques dispositions la moins étranges, sinon répréhensibles.

Mais néanmoins dans les choses essentielles il était soumis aux décisions de Rome, voûtant en tout obéir à TEglise, et rester dans la communion catholique. Ainsi il avait siçné le formulaire et il aameltait la constitution VniçmUui. Je crois pouvoir le com|>arer, (sans le laire sous le rapport de la science et du méritej sur ce point h l'abbé de Rancé. Aiissi les jansénistes, quoique persuadés

Sa rabbé Maria fût des leurs, écrivaient- > dès Tannée 1138, qu*il avait eu soin d'écarter de soa monastère tout ce qui aurait Tair de sentir le jansénisme. Il n'y réussit |ts. Lui du moins, le vertueux aboé Maria ^it d'une régularité et d'une austérité édifiantes dans sa conduite. On estimait ses Qualités; sa position indépendante et son état loi donnaient latitude sur des points délicats. Il Bavait comment les évêques sont généreux de réprimandes et exisent avec ^isoa une grande rigidité de conouite dans leors subordonnés, mais il gémissait, dit son historien , quand il voyait des évêques destitués de l'esprit de leur état, et, il ne craignait pas dans Toccasion de leur témoigner son improbation. Il s'écria un jour envoyant chez on archevêque une table dressée pour le jeu : Bxttrge^ Deus^judica cauêmn iuam. •UtiS'Vouêf Seignetir^ prenez voue^méme la àéfeue de voire cause. 9{P$al. lxxiii.) Et une antre fois s'étant tourné vis-à-vis trois ou quatre évêques qui avaient les cartes h la main, etqui pour faire contenance devant un si saint ihbé« se mirent è lui parler de sa réforme, et da dérèglement des anciens religieux, il leur dit : Ce$ religieux n'oeoieiK rieti oui Uni de ^MT état. Ile Ameni des buteur $ et des joueurs» là mort de l'abbé Maria fut un coup terrible poor sa réforme, et pour son monastère. Des Catholiques puissants et zélés firent des efforts poor la maintenir dans la maison de Saint-Po- IrcariM, d^ signalée comme janséniste et déjà bien dévouée è cejparti, du moins dans la Psrsonne de plusieurs de ses religieux. Pour Ijontenir la réforme il eAt fallu, comme è la Trsppe, uai abbé réguKer ; mais Saint-Poly- ^rpe fut donnée eu commande h l'abbé de Bécheraud, qu'il ne but |ias confondre avec Isbbé de Becberaud, son neveu, fanatique

Dicnoaa. dis Ordeics rxx.io. IV.

du diacre Paris. Loin de rien donner à l'esprit de nouveauté, l'abbé Béclieraud dont il est ici question, quoique chanoine dellont- |)elli6r, ne partageait point les folles idées de Golberi, son évèque« et fl était entièrement soumis è l'Eglise. Il désirait que la réforme se maintint I Saint-Polycarpe, et il promit à dom Arsène, prieur, sa protection et son concours^ mais, résidant è Montpellier, il ne pouvait avoir sur son abbaye Îu'une influence faible et indirecte; sur dom rsenne retomba donc tout le poids du gou* vernement de la maison, et s'il eût eu, ainsi nue ses frères, un autre esprit, il eût été 1 homme qu'il fallait dans ces circonstances difficiles. Il avait été l'ami et le conGdent de Lafite-Maria, et avait toutes ses intentions et ses pensées. Tous les pouvoirs nécessaires pour le gouvernement des novices et des postulants, comme le pouvoir d'absoudre de tous les cas réservés, lui furent accordés par son archevêque, M. de Beau veau. Son titre de prieur claustral, à défaut d'un abbé régulier, lui donnait d*ailleurs une autorité suffisante, pour le maintien de la discipline régulière. La Providence lui ménagea dans un des religieux, le frère Benoit, on digne coopérateur, sur lequel il se déchargea du soin du temporel, qui prospéra entre les mains de ce frère, ils prirent tous les moyens de maintenir Taustérité de l'observance, et s'opposèrent aux propositions, peut-être un peu fondées, que firent alors quelques religieux de la modifler en certains points. 11 y avait alors dix profès h Saint -Polycarpe. M. de Latite-Maria, frère du réformateur, y habitait en qualité de pensionnaire. H avertit dom A rsenne de (a disgrflce subie par l'abbé de B usson, principal du collège de Narbonne« à Paris, qui venait d'être destitué pour son fanatisme janséniste. Cet abbé de Russon était parent de dom Arsène, qui lui écrivit pour le consulter, et montra dans cette lettre des sentiments condamnables, et qui prouvent à quel parti il était attaché, il tomba bientôt malade, et dans le cours de cette maladie qui l'enleva, il prit, même par écrit des précautions pour éloigner ses confrères de la signature du formulaire, et de l'accep* tation de la bulle Vnigeniiue , qu'il refusait de recevoir de bouche ou autrement, il eut le dessus des difficultés avec H. Bk>rdon, vice-atérant de l'archevêque de Narbonne dans le pa vs de Rasés. Il était en cela bien différent de son ancien supérieur TabM Maria, qui se montrait toujours soumis et était toujours pour l'acceptation dans les discussions que soulevait le zèle d'un ardent janséniste, laM)é de Tournus, commensal du diacre Paris, dans les visites qu'il Qt deux ou trois fois è Saint-Polycarpe; car toujours cette maison fut un objet de prédilection pour les novateurs, qui ny attachèrent de plus en plus et virent pourtant leurs erreurs, en s'accréditent dans cette maison,en amener

firomptement la ruine. Gomme on vit dana e monastère que la mort allait bientêt ravir ce zélé supérieur, on le pria de désigner son successeur; les religieux étaient peu nom-

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breui 61 presqae tous laïques et il*une instruction peu étendue; il n'osa prendre une 51 grande res()onsabilité. Le 7 novembre 1729 il décéda sur la cendre et la paille à Tâge d'environ trente -neuf ans. Dom Arsenne «^appelait dans le monde Joseph Calmés de Montazels, d'une famille noble du diocèse d'Alet, et» à part ses erreurs janséniennes, il avait de si belles qualités, qu'on |:>eut le re^^arder comme la meilleure acauisition queût faite la réforme de Saint-Poljcarpe; il n'eut point positivement de successeur. I^ maison fut gouvernée après lui par dom Dorothée, simple clerc, qui n'eut que le titre de doven, déjà usité dans la maison, uiAme du temps du prieur. Il utilisa les talents d'un simple novice, qui n'avait l'habit que depuis le 28 octobre de la même année, mais qui était déjà prêtre et Agé de 86 ans ; c'était te P. Vignier, de la congrégation de la Doctrine chrétienne , janséniste lélé, qui eut àSaint-Polycarpe, le nom de dom Jér6me. Un autre capitulairedu 3 mars 1730, autorisa dom Dorothée, quoique simple clerc, è recevoir la profession des novices. Il tit de concert avec ses frères, des innovations qui ne contribuèrent pas è consolider la maison; il abattit l'ordre des eonven; il fit une nouvelle classe de religieux, qu*il appela toui' novicet^ pour aider les frères donnés, qu'on

{;ardait sans les astreindre à des vœux. Dans 'état précaire où se trouvait le monastère, vu le petit nombre de profès et de prêtres, les religieux ne laissèrent pas que de rédiger un acte capitulaire contre tout projet de mitigation. Ce fut le dernier acte d'autorité que fit le frère Dorothée. Le P. Jérôme venait de faire profession, et le 13 novembre 1730 la communauté l'élut pour prieur; l'élection fut approuvée et apprise avec joie par l'autorité diocésaine, qui lui donna le pouvoir de remettre les cas réservés , mais dans l'intérieur du monastère seulement. Ce nouveau prieur était un homme austère et zélé, mais malheureusement un ardent janséniste, et il contribua par ses imprudences et son entêtement à attirer sur son monastère les mesures qui en causèrent la destruction. Il y avait à Saint-Polycarpe des habitudes étranges ; comme è Port-Koyal autrefois, quelques prêtres ne montèrent jamais à l'autel ; luimême, dom Jérôme ne disait la Messe que q^uatre fois par semaine, et les jours ou il s en abstenait si on ne trouvait pas de prêtre séculier pour le remplacer, la communauté récitait les psaumes de la pénitence au moment où elle aurait assisté au saint sacriQce. Il souffrait et même autorisait dans l'établissement la lecture des livres du parti. On ne pouvait venir dans cette maison sans s'apercevoir de l'esprit gui y dominait. Le frère du réformateur , M. Lafite-Maria, novateur ardent, fatiguait les hôtes par ses déclamations et soo zèle contre la bulle C^ntaefUiui.

Les choses en vinrent au point que l'archevêque obligea les reliffieux à renvoyer eet homme de la maison. Mgr de Beauveau

désirait pourtant la conservation de ce monastère, et la communauté elle-mênie a toujours été persuadée que lesmesuresappireo* tes de rigueur qu'il faisait prendre de temps en temps par des visites on des réprimandes, n'étaient que des précautions poor sa réputation personnelle et ses propres intérêts. Les sujets venaient en petit nombre et, sor ce petit nombre, peu persévéraient; la mort, d'ailleurs, continuait, eomme dans lespra* miers temps à faire de nombreuses victimes parmi les profès et les novices. Mgr de Beanveau exigea des adoucissements à l'austérité des ohservances.On ne lui accorda que quelques points légers. On recevait comme on avait reçu, dès l'origine de la réforme, des suiets qui finissaient par scandaliser et voler fa maison en partant ; c'en était bit de la solidité de cet établissement. Aa bout de six ans, on rétablit l'usage de recevoir des frères en qualité de convers, et en cela on fit bien; mais l'espritdeDieun'éUil plus dans ce monastère, où d'une part on vit des religieux enfreindre la règle, d'autres la garder matériellement, mais se nom dans le tanatisme janséniste. La mort de Mgr de Beauveau, arrivée le k août 1139, bêta la dispersion de tous les membres de la maison, ou du moins la réduction à deux religieux. Les congrégations les plus respectables, les Catholiciues ne voyaient qu'avec un grand chagrin l'esprit semi-caiviniste s'enraciner dans cette abbaye qai ne conservait sa réputation que chez les hommes prévenus et épris des mêmes sentiments. Mgr de Grillon fit une visite pastorale au mo* nastère en 1741 ; la communauté n'était alors composée que de cinq religienx de chœur, savoir : dom Jérôme, prieur; dom Pierre ; le frère Moise Belot; le frère Arsène ; le frère Antoine Cicëron. Il j avait de plus quatre novices de ctiœor et desx frères convers; parmi les novices on comi^ tait lo frère Marc, alors clerc tonsuré de Limoux, appelé dans le monde Marc«AntoiM Raynaud, que je signale en particulier, pa^ ce gu'il devint ensuite prêtre et curé dans le diocèse d'Auxerre , où il composa différents ouvrages. Enfin, il y avait dans le nombre un novice convers. C'était donc on personnel de douze individus, sans parler des donnés , pensionnaires et domestiques.

La visite de Mgr do Grillon eut lien le 1^ avril ; le prélat était accompagné de Mgr de Chamflours, évoque de Mirèpoix, de trois prêtres et de nombreux domestiquer. Les religieux se réunirent à Téglise pour lesrecevoir au chant des psaumes et avec les cérémonies accoutumées. Mais en entrante l'archevêque les fit taire et n*oovrit la boache que rôur dire : Fotld lan vmênn If * la formé aun navire^ Après une petite pri^« on se rendit pèle-mèle k Tabbatiale. (>esib^ mes étranges, la conduite des dcooestiquei qui marchaient en bottes sur le pavé do $«o^ tuaire comme sur une place publique» ^ causant tout haut, n'étaient guère prq'^

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DES ORDRES RGUGICUI.

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jttccessiTement

«eux. ToaSy excepté un» le frère Moise, re* jttsèrefll de signer le formulaire et montrèreo( leur attacaemeni è la secte que tout le poblic les accusait de suivre. Ayant son départ de ÛfflOuXy TarchevAque fit dresser un procès-rerbal de la visite et Tenvoya aussilAi en cour. Dès le 80 avril arriva de Marly où était Louis XV, un ordre de Sa Majesté de rearojer sous huit jours les postulants et DOfices qui sont à Saint-Polycarpe, et défense de recevoir aucun novice h la profession, aocun étranger en retraite spiritaeilejusqa'à nouvel ordre. Cette lettre de mhki fut signifiée par le subdélégué de l'intendant du Languedoc, le 3 iuin 174t. A l'époque de la signification » il ne restait plosde novices de chœur que le frère Marc, dont j*ai parlé ci-dessus ; le frère Benjamin venait de mourir; lefrère Bruno et le frère Siméoa s'étaient retirés; ce dernier mourut qaeique temps après sa sortie. On put regarder le résultat immédiat de cette visite «Hnme le commencement de la longue agonie de la communauté des réformés de Saint- PolTcarpe, car elle languit encore (quelques mits avant de s'éteindre tout à fait. Mais eo quel état les passa-t-elle 7 Agitée è Tinteneur par les inquiétudes et le peu de cou* sistanoe qui résultait de cette position anoraute ; agitée au dehors par les rapports et lesnieDSces et par les tracasseries oue lui SBscitaient deux des religieux qui s étaient soumis, il est vrai» aux volontés de Tarche- T<que et avaient signé, mais qui avaient toortnenté leurs frères par leur conduite lîint de quitter la maison, et qui depuis leordi^part, les tourmentaient encore par leurs demandes d'argent ou de collation d'an des bénéfices du monastère (l'infirmenejeiqoi, il faut en convenir, ne paraisttieiit pas avoir eu Dieu uniquement en vue •e se soumettant à TEglise. Bile devint, tttte ooaison de plus en plus chère au parti qtti la voyait martyre de làvériié^ et était QO objet de scandale et de douleurjpour les poide bien. De quel œil ceux-ci poutaieal-ils voir une communauté qui expo^ uit dans son église, des reliques du diacre hn%^ de Soanen, etc. 7 qui écrivait au fameux Caylus,év6quod'Auxerre, le coryphée (^eiase€te,au milieu du dernier siècle, pour déposer ses douleurs en son sein, et adhérer ^ ses sentiments et sesappels7qui réclamait des a? ocats de son bord des Mémoireê à tmmUteTf car ces Mimoiret et ces consultattoas deviûreni une vraie manie dans Tespnt d'insubordination du dernier siècle. Eal7S5, la communauté* réduite à trois

(I) L'hisitoire de la maison ajoute : f Les reliiri«ot se trouvèrent confondus, et pour ainsi dire Bdipsés dans une foule de personnes, dont la plupart M« édveaiioii et foulant aux pieds toutes les règles te la bieaaèMice, se répandirent indiscrètement et ttai rMa«e dans les endroits les plus retirés du ibonattàre. Cette maison de silence parut toa: à KMp eliuiiée es une balle ou en un marché pu.-

moines, écrivit à Mgr de la Rocbe-Aymon, qui venait de succéder à Mgr de Grillon sur le siège de Narbonne, pour lui foire compliment et lui demander sa protection. Ce prélat, qui fut membre de la fameuse commission des réguliers, (î) auraft été, en tout cas, un triste protectétir^ et en le cas présent, il n'était ^uère disposé à favoriser un monastère aussi justement décrié que l'était depuis longtemps Saint-Poly carpe. L'année suivante, 1756, les Lazaristes, directeurs du séminaire de Narbonne , demandèrent au roi la donation au séminaire de la mense conventuelle de l'abbaye Saint-Polycarpe, et la réunion des trois bénéfices des offices claustraux k la mense abbatiale, c'està-dire aux revenus de l'abbé commendataire, qui était alors M. de Saint-Bonet, ecclésiastique soumis k l'Eglise comme M. de Bécheraud, son prédécesseur. Un brevet du roi daté du 17 janvier 17S6 permit au syndic du êiminaire de Narbonne de poursuivre pordevani le sieur archeviaue , la suppression de la mense conventuelle , et offices claus^ trauXf et sa réunion au séminaire de NoT'bonne... à condition que les revenus des offices claustraux... seront réunis à la même abbatiale. Les religieux ne voulurent jamais consentir, et avec raison, firent toiyours opposition k cette union, gue l'hôpital de Limoux aurait voulue aussi à son profit. Rn 1758, Mgr de la Roche-Aymon vint à ll'abbaye faire de vaines tentatives pour amener les moines entêtés k la soumission et à la signature; mais il est probable que quand même ils auraient montré alors des sentiments catholiques, la suppression du monastère n'en eut pas moins eu lieu, car les firocédures étaient tropavancées. Néanmoins es religieux végétèrent encore longtemps. Le prieur dom Jérôme mourut en 1765, le 10 janvier et laissa siss deux fidèles confrères, dom Pierre et frère Arsène, dans une triste position. Ce P. Jérôme était alors âgé de plus de 73 ans; il avait été de la congrégation de la Doctrine chrétienne , congrégation dont plusieurs membres jansénistes tinrent aussi à Saint-Polycarpe et contribuèrent largement k son entêtement dans l'erreur et par conséquent k sa perte. Homme doué de plusieurs belles qualités, il eût été fort utile k la réforme et k la communauté, s'il n'avait pas eu le malheur d*ètre victime d*un jansénisme fanatique dont il donna une dernière preuve, avant de mourir, dans une déclaration bizarre qu'il fit écrire et qu'il appela son testament spiritue I L'archevêque de Narbonne l'avait privé du droit de confesser les religieux. Après ^ sa mort, les choses allèrent toujours plus mal pour l'existence matérielle du mooas-

blic... C*est par des visites faites avec aussi peu de décence que plusieurs évoques s'étaient mis anciennement dans le cas de perdre la juridiction •qa*ils avalent sur les monastères de leurs diocèses. »

(2) Qu*on se rappelle ce que j^ai dit de cette trop faiiieuse commission, dans V Introduction à ce volume.

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