‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 149 sur 220 · PRR · texte numérisé non relu

PRR

DICTIONNAIUE

PRE

im

1ère, quoique les deux religieuxsurvivanls, dora Pierre cl le frère Arsène vécussent toujours arec la môme régularité, se remuant, écrivant de tous côtés pour se maintenir, espérant contre toute espérance. Us avaient trop d'obstacles contre eux sans parler de leurs sentiments erronés. Leur nouvel abbé commendalaire et M. Coronat, curédeSaint- Polycarpe, procureur fondé de cet abbé, les tracassèrent. Les Lazaristes de Narbonne hâtaient leurs poursuites, faisant un exposé que les religieux trouvèrent avec raison basé sur le mensonge, au raoinsen certains points, par exemple quand on y disait que les bâtiments de l'abbaye étaient en mauvais état, quand on arguait du petit nombre de religieux. Singulier prétexte en effet; on dit que les religieux ne sont plus que deux, et on leur défend de recevoir des sujets. Il valait mieux ne point biaiser et donner le véritable motif. Des lettres patentes , datées à Compiègne du U août i771. autorisent Tarchevôque de Narbonne , à procéder à l'union sous certaines réserves, par exemple, d'une pension de 600 livres à chaque religieux de Saint-Polyrarpe , celle aaffecter TEglise du monastère à la paroisse Saint- Polycarpe , etc. Ces lettres furent enregistrées au parlement de Toulouse, le 11 septembre de la même année. Les deux religieux pensèrent à se procurer une retraite. Le frère Arsène obtint du roi <le se retirera l'abbaye de la Grasse, diocèse de Carcassonne. Les Bénédictins de Saint- Mnur, par charité, et disons-le, par sympathie s'offraient à les prendre chez eux. On avertissait dom Pierre qu'on en voulait à ses jours et que le jardinier du monastère trahissait et volait la maison. Il n'en tint coQipte, et le mardi 6 avril 1T73, lorsqu'il allait à deux heures après minuit, seul et suivant la règle, dire Matines à l'église , il fut assassiné dans le cloître par le jardinier «t trois autres scélérats que le P. Pierre avait toujours secourus. Ces assassins subirent le supplice de la roue. — Ainsi finit cette austère réforme, qui, sous une autre direction, aurait édifié l'Eglise à cette époque de la décadence de la vie monastique. Ainsi fut détruit cet antique monastère, dont les religieux causèrent la ruine par leur «conduite et leurs sentiments schismatiques , maïs qui , en d'autres temps et avec plus d'équité, aurait été donné à des moines et qui, en tout cas, ne devait pas être donné aux Lazaristes , lesquels ont été mis, ainsi que les Oratoriens en possession de plusieurs anciens monastères , et ont Tiinsi agrandi le nombre de leurs établissements. Histoire de V abbaye de Saint- Polycarpe ^ depuis sa fondation jusqu'à sa destruction 1779. — Histoire de tordre de Saint-Benoît^ rédigée par ordre des temps^ 1785. Ouvrages jansénistes, le 1" de l'abbé Reynaud (ancien frère Marc), le 2* du P. Labat, Bénédictin.

Page 1