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noeiies de la C4>iiiinunauté de Notre-^Dam^ de la Présentation : il se montra toujours |)0ur elle d'un défonemenl sans bornes.
Après avoir longtemps prié et mûri dans l'oraison et la soiittuae les règles de con* duite qu'il destinait k cette congrégation, il rédigea les constitutions qu'il lui a don* ti^es et Mgr'Miollisles approuva le 89 janvier 1828.
C'est dans Teiercice de ces travaux continuels pour la gloire de son divin Maître, que cet homme de Dieu $eut termina sa 5ainte et trop courte carrière le 5 novembre 1837, k Tflge de quarante-neuf ans six mois. La lionne odeur de ses vertus durera longtemps encore dans le diocèse de Digne, et le bien qu*il y a commencé, avec tant de zèle el de persévérance, continuera par le souvenir de sa haute piété, et par l'édification que donnent chaque jour les prêtres fervents qu'il a formés à l'église de Jésus- Chrisl.
M. l'abbé Proal fut efficacement secondé dans la fondation du couvent de Notre-Dame de la Présentation |:»ar Mlle Madeleine Janssaud, qui en fut la première supérieure générale ; c'est pourquoi nous donnerons encore ici quelques détails sur la vie . de cette pieuse et vénérable fille, connue en religion sous le nom de Mère Sainte-Thérèse.
MadelAÎne Janssaud naquit le 6 décembre 1787 à Gap (Hautes-Alpes), d'une famille bonnète et vertueuse. Cette enfant que Dieu destinait k gouverner un jour une communauté nombreuse, fut prévenue de ivonne heure des bénédictions célestes. Dès i*flge le plus tendre on l'avait trouvée, k plusieurs reprises pendant la nuit, k genoux sur son petit berceau, dans l'attitude d*un ançe conversant avec Dieu. Elle savait k |)eine se faire comprendre, que déik elle cherchait k s'entourer de petites filles de son âge pour leur parler de Jésus et de Marie, et contenter ainsi le besoin qu'éprouvait déjk son ieune cœur de les faire connaître et de les faire aimer. Elle estimait Far-dessus tout la belle vertu de chasteté, et afiTectionnait au point^qu'elle s'évanouit un jour par la crainte d'avoir altéré la pureté de son âme en se laissant embrasser par un de ses oncles. Il n'est pas étonnant après cela ^ue le désir qu'elle avait de conserver son innocence, l'ait portée k faire, k TAge de neuf ans, le vœu de virginité sans que personne k cette époque, où l'impiété régnait en souveraine dans notre patrie, lui eût fait connaître le prix inestimanle de cette angéiique vertu. Ce vœu fut si agréable k Jésus, le divin éjpoux jdes vierges, que l'Esprit- Saint combla, des ce moment , Madeleine Jaussaud d'une surabondance de grâces et lui accorda le don d'oraison. Plus que ja* mais la prière fit les délices de cette tendre entant; aussi consacrait-elle k ce saint exercice une juirtie du jour et plusieurs heures de la nuit. C'est k l'Age de dix ans qu'elle eut le bonheur de communier pour fa première fois. Comme on faisait k ce sujet des
observations au confesseur qui Tavait admise si jeune k la participation de ce sacrement : •( Croyez, » répondit-il, « qu'il ja daas celte enfant des dispositions aussi tiuwdinaires que précoces. Ce sera un jour om seconde Thérèse. > A partir de ce momeiri, les progrès dans la piété devinrent encora plus sensibles. Jésus venant habitereecoor si pur, se plut k l'enrichir des dons de soa amour, et de son côté la jeune Madeleine répondit k ses grâces avec une parCiita Mélité. Affamée du pain des anges, elle t'en nourrissait le plus souvent qu'il lui était possible, et k chaque nouvelle commonien, le divin Sauveur augmentait ses désirs de vertu et les forces de son Ame pour la faire avancer toujours avec plus d'ardeur vers te sainte montagne de la perfection. Un suide lui manquait encore pour, cela : Dieu Te lot fit rencontre! au sanctuaire de Notre-Daïuedu-Laus, où elle allait souvent en pèlerinage. Ce guide fut M. Tabbé Augier, grand homme d'oraison, qui ne tarda pas k corn* prendre les desseins du Seigneur sur celte fille privilégiée. Dès qu'il eut connu les dispositions de cette Ame toute brûlante de lamour de Dieu, il la plaça k la tète d^one petite société qu'il avait fondée k Gap daos le but de former k Dieu des adoratrices en esprit et en vérité et de le dédommager dii peu de correspondance de tant d'âmes qai appelées k une vocation divine s*y rendent infidèles.
Le zèle de Mlle Madeleine pour faire avancer ses compagnes dans la piété, lui attira des contradictions qu'elle sup^ru avec une héroïque patience, et sans laisser le moins du monde affaiblir son dévouement pour l'œuvre qui lui avait été confiée.
Dès l'âge de vingt ans, Mlle Madeleioa mérita, par ses progrès toujours plus sensibles dans la vertu, d'être adoiise k la coomunion quotidienne. Cette ftme aéraphiqaa fut toute sa vie consumée d'un amour si a^ dent pour la sainte Eucbariatie, qu'elle sou-
Iûrait sans cesse après ce pain de vie, coaune e cerf altéré soupire après une source rafraîchissante. La seule pensée ou le seol nom dEucharistie la faisait tressaillir de bonheur.
Amante de Jésus et de sa croix, elle s'adonna de toutes ses forces à la pratiqoe d'une mortification continuelle. Elle jeAoait l'A vent tout entier et. pendant le reste de l'année, plusieurs fois la semaine; elleaUan posait en outre beaucoup d*aatres péoiteoces corporelles, et refusait constamiaeot k ses sens toute espèce de aatisDictioo. Oo concevra sans peine qu'avec de tels sentiments, cette pieuse fille ne pouvait sans souffhir supporter le contact du OBOOde; aussi vécut-elle toujours dans nne retraita aussi absolue que possible; elle ne sortul de chez elle que pour aller k Fé^isa oa pour vaquer k quelques œuvres de charité, son amour pour la pauvreté était tel qu iM personne assez riche lui a vent ureposé de la faire son héritière, elle s y refusai p^
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DES ORDRES RELICIEOX.
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ml i tous lot biens d*ici-bas le bonheur d'èirt lemblable k son divin Maître.
Aoi priTations TOlontaires que s'imposait cette Idm fidèle. Dieu, pour perfectionner SI lerto» se plut à la faire passer nar de irès«grandes peines intérieures, qu'elle supporta aree une patience héroïque. Son attrait dominantlélait pour Jésus crucifiéydont les humiliations et la oroii faisaient les dé-^ lices de son ecrar. Consumée du désir d'i- Dîler son diyin Epoux^elle ne pouvait vivre MBS souffrances; aussi en fut-elle largemeoi favorisée. Aux épreuves intérieures et loi contradictions extérieures de tous genres, Diea ajouta on état presque habituel de tkraleurs physiques, ce fut le moyen par lequel il brisa pour ainsi dire son corps, ifinqae l'immolation de la victime fût comi'ièie. Sa fidélité constante et ^néreuse et loa esprit d*abnégation lui méritèrent de la pirt de Dieu les plus douces et les plus iniioes communications. Entre autres laveurs eitreordinaires qu'elle reçut, Notre-Seigneur lui 8t épouser sa croix; il lut donna, un jour delà Pentecôte, une srande effusion des dons (la Saint-Esprit et nntelligence des divines Eeritures; elle reçut en niCme temps une âcilitéetune onction extraordinaires pour parler, sans préparation, sur les mystères de Jésosetde sa croix, et elle le faisait quelquefois i^endant des heures entières sans iToir im épuiser son sujet. Dans une vision, dOQl hntelltgence ne lui fut donnée que (•Iqs tard. Dieu lui montra ses futurs desmns sur notre congrégation et le cosiumo que Ton devait y adopter.
Après la mort du saint, M. Augicr, M. Proal, qui était devenu le directeur de Mlle Jaus- Mnd, rengagea à venir faire une retraite dans la communauté de Manosquo. Elle y irriTi le 12 juin 1821 et s*y fixa. Elle en détint bientôt après supérieure et fui une des |>rcmières k prononner les vœux de religion, lorsque Tévéque diocésain eut ap|)rouvé ctue associatioL comme congrégation reli- K'euse. Elle prit le nom do sœur Saintc- Tttérèse, et selon la prédiction de son premier confesseur, se montra plus/|ue jamais Il Sdète imitatrice de sa sainte (latronno. * Dans rexercico do sa charge elle fut toujours pour toutes ses tilles une mère tendre •idiTouée. La charité la plus vivo la diripait dans tous ses rap|K)rts à leur égard : €ll« veillait à tous leurs besoins avec une iotlicitttde pleine de prévenance et de délioiesse. Quoique au-dessus d'elles par fon nog, elle ne sut jamais se prévaloir de sa su|ieriorité |X>ur se désister tant soit iieu tiei l>as sentiments qu'une Ame religieuse doit toujours avoir Q*elle-mème. On n entendit jamais sortir de sa bouche une seule Ptrola ksa louarge; eHe tirait de toutes les circonstances Toccasion de s'humilier. Son oliéissance n'avait pas de lK>rnes; i*ien no lai paraissait impossible de ce que ses supérieurs lui eiûoignaient. Une fois étant graveiDent malade et alitée depuis plusieurs Mmaines, on lui intime Tordre de repren- ^i^e ses occupations habituelles; à Tinsian
elle se lève, et à la grande admiration de ses niles, reparaît à la tète de la communauté et suit tous les eiercices de la règle. Dans plusieurs autres circonstances, elle fut guérie spontanément de ia même manière par sa foi en l'obéissance. Elle avait le talent de lire dans les Ames et de discerner les voies par lesquelles elle devait les conduire. On sentait auprès d'elle que Dieu parlait par sa bouche; ses conseils, ses instructions donnaient à l'Ame un mouvement pour le bien jpresque irrésistible; il eût été difOcila de lui refuser un sacrifii-e.
Bien des années avant sa mort, cette Ame grande et généreuse, pour resserrer déplus en plus les liens qui 1 unissaient à son doux Sauveur, émit le vœu de faire en toutes choses ce qu'elle croirait être le plus parfait.
Après avoir contribué, autant par ses exemples que par ses pieuses exhortations ^ à établir dans la congrégation l'esprit de renoncement et de sacrifice, et avoir pratiqué à un très-haut degré toutes les vertus oui doivent distinguer une religieuse, elle fut enlevée à TaOection de ses chères filles à TAgo de cinquante-deux ans six mois, le 22 mai 19^0. Sa précieuse mort laissa dans le deuil le plus profond la communauté qui perdait en elle la meilleure des Mères, uno supérieure digne de tous les regrets.
Le costume des religieuses de clKBur est tout noir, celui des converses aussi à l'excepiion de la guimpe et du voile qui sont blancs.
Notice biographique sur M. Fabbé Augier^ direct iur du grand eéminaire de Digne ^ fondateur de la pieuêe êociété de Gap^ et premier directeur^ dan$ les voies de /Heu, de la fondatrice des religieuses de Notrel)ame de la Présentation.
M. Maurice Augieiy né à Riez (Basses- Alpes) le 17 juillet IToi et ordonné prAtra le 19 septembre 1T78, fut d*abord professeur au séminaire, puis bénéficier de la cathédrale de Riez. Forcé en 1792 de s'exftatrier pour échapper aux violences exercées contre les prêtres fidèles qui refusaient de participer au schisme, il se rendit h Nice où il resta jusqu'auSS septembre de la roAiuo année. Contraint de s'enfuir encore, il sV * vança jusque dans l'Ombrie et se fixa dans la ville épiscopale d' Amélie. Après sçn retour dans sa patrie, il fut nommé à la cure de Lauzet d'où il fut appelé à Embrun pour y être employé dans le grand séminaire. Cest le qu il commença à diriger dans les voies de Dieu, M. ProisJ à son entrée dans la carrière sacerdotale ; il fut le directeur spécial de cette grande Ame jusqu'en 1817. En 1808 le séminaire d*Embrun ayant été transféré à Digno.par Mgr Miollis, alors évéque des deux diocèses de Gap et de Di* gne? M. Augier y suivit M. Tabbé Courboa et fut adjoint à cet excellent. su|)érieur en
SI u Ali lé Je directeur du séminaire et de pro« esseur t\e théologie morale.
Le Seigneur donna h M. Augier pendant