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MoDlalant, vicaîie général du diocèse» au nom de Mgr révfique d'Angers.
En 1829» la maison qui ne comptait encore que vingt-deux membres ei deux obédiences mt connée à un nouveau supérieur, M. l'abbé Ruais, qui la conduit aujourd'hui. Mgr. Montault,de sainte mémoire, portait » dès lors, un intérêt tout particulier k cette congrégation naissante. En la confiant au nouveau supérieur, il lui disait : Vous trouverez là une petite congrégation que ie vous recommande d'une manière toute spéciale, et il ajouta : Si je ne me trompe, les filles qui la composent sont appelées k rendre de grands services. La prédiction s'est déjk, en partie accomplie, car, outre la maison mère, la congrégation compte soixanietrois établissements dans cinq départements différents.
Comme les constitutions des tierçaises étaient insuffisantes, et peu en rapport avec le but de TOEuvre, le supérieur s occupa sérieusement de leur en donner de nouvelles. Chaque année, aux retraites générales, il exposait aux sœurs leurs besoins, leurs devoirs, et, en commun, on déterminait certaines règles de conduite qui devenaient dès lors oDligatoires, et devinrent, plus tard, la base des Constitutions el Règles de la congrégation. C'est ce qui fut fait en 18^5 où ees Statuts et Règles éparses furent recueillis et présentés à Mgr Angebault, évoque d'Angers, juge si compétent en cette matière, qui daigna les approuver ; enfin, un décret impérial, en date du 25 mars 1852, a légalement reconnu ces dits Statuts et Règles. En voici les dispositions principales :
Les religieuses sont sous l'autorité immé» diate de Mgr l'évdque d'Angers. Elles se divisent en deux classes : 1* les scBurs de chœur; S" les sœuM converses employées aux gros travaux dans la maison mère. Le gouvernement de la congrégation se compose :
1* Du supérieur; 3* duconseil général ;S* delà sopérieuregénérale; t-*du conseil particulier.
Le conseil général représente la congre-
fationtout entière et en soutient les droits. I se compose : l*de la supérieure générale; 3* du conseil particulier et de dix membres choisis parmi les religieuses ayant fait des vœux. Il décide en dernier ressort k la plu raiité des suffrages; il fait aussi les élections. Les religieuses sont vouées k l'instruction des enfants dans des écoles d'externes , des pensionnats , des asiles, des ouvroirs (elles ont même des écoles miites où entrent des petits garçons jusqu'k l'Age de douze ans), et au soulagement des pauvres et des malades, soitk domicile^ scii dansdes hospices OH orphelinats , scit par la tenue de pbar* macies gratuites. (1) ^
PROVIDENCE ( CONORÊOATION DIS SO^BS
DB la), à Nanteif
Diaprés l'opinion de M. l'abbé Tresvaox , auteur de VHutoirtd^ VEgliie de Bretagne^ les 8crars de la Providence de Nantes étaientorisinairement de la communauté instituée k namur par Jeanne de la Noue, et qui des-
(1) Voy. k la Oq du vol., n« 193.
servait THAtel Dieu et le Sanitat k Nantes. En 1774, Mgr de La Hazenchère, éTèque île Nantes, leur conOala maison des Incorables qui venait d'être fondée. Les sœurs furent très -maltraitées au commencement de la révolution, k cause de leur attachement \ la foi ; elles continuent k desservir Thospice des Incurables. fSj
PROVIDENCE ( CoTiGiifeâTioif ihu Soeru DE LA ), tnai$on mire à PortieuXn diocitê de Saint'Dié ( Toigti ).
Le zèle d'un saint prêtre jeta les fondements d'une congrégation de pieuses filles qui se consacrent et se dévouent k Vinstruction des enfants , et qui prodiguent aux malades les soins qu'une charité ineénieose leur inspire. Ce fut M. Hoje, d*abord ih caire de Saint-Victor, k Metz; puis de plusieurs autres paroisses ; ensuite vitaire apostolique , qui fut le fondateur de code congrégation, dite des Sœurs. de la (Providence, destinées k aller dans les campagnes et dans les hameaux les plus abandonnés, pour instruire les enfants, el tous ceux qui vivaient dans Tignorance de lenrs devoirs, sans autres ressources que celles de la Providence qui ne manque jamais à ceux oui mettent leur confiance en elle.
Apres huit ans de réflexions, ilcommu* niqua son projet k H. Bertin alors vicaire général du diocèse; il fut approuvé par Mgr quoiqu'il entrevit beaucoup de diiuculié>. Parmi ceux qui connurent d'abord C6 dessein, les uns le taxaient de témérité, les autres de folie; ces opinions diverses et le blAme dont il fut l'objet ne découra-
Sèrent pas le fondateur, persuadé que s'il lait l'œuvre de Dieu, il trouverait mille moyens d'en assurer le succès. Plein de cette confiance, il envoya deux de ces 6lles de Charité dans deux paroisses k une petite distance de Metz, leur disant: « Je yoos envoie comme Notre-Seiçneur ]é$us*Chn«^t a envoyé ses apdtres, je vous exhorte ^ mettre votre confiance en Dieu ; al^andonnez-vous entièrement k la Protidence. ■ Quoique les mains vides; elles se renJiren*. k leur destination. Tous ceux qui furent instruits de leur départ blâmèrent hautement cette démarche. Comment vivrontelles? disaient les uns? elles mourront de faim. Elles reviendront, disaient les autres. M. Moye comptait sur un plein succès, parce qu'il espérait tout secours du Ciel; il cofl« jurait tous ceux qui étaient instruits des» projets de prier la divine Providence d'éloi-
Î;ner, de surmonter tous les obstacles q^ a malice des hommes ou des démons uour; rait susciter pour en arrdter le succis;^ Dieu ne bAtit lui-même la maison, di>aiVil, c'est en vain que travaillent ceux qui s'efforcent de la construire. Dans les œuvres da Dieu on commence par les humiliaiioos at les contradictions; eest par ces dores éprmves que Dieu sg plaît a fSiire passer ceoi qu'il prépare pour de grandes œuvres. La premières sœurs rencontrèrent presque pi^ tout de l'opposition et de PindiDéreiice,DA3:i
[î) Foy. h la fin dn vol.. H** 194. 19S.
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