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zD€otise propager et è travailler pour les âmes. Enl841,eile pénétra dans la Bavière, et un peu plus tard en Angleterre. Les événements de lUSarritèrent un instant sa marche; on chassa te Pères de Fribourg et de Vienne : mais ÙeotAt les ( boses reprirent leur cours ; la roogrégation rentra en Autriche, par la faveur de Prançoisnloseph, pénétra dans laHoI Uode, dans la Prusse rhénane, la Westphalie, rirlande etla Suède, et, à l'heure qu*if est, le luoaTement d'expansion continue. Quani au trarail d*or^nisatjon intérieure, il ne fit que s'activer de jour en jour, depuis les disfiositions de 1841. La position naturelle et fixe de Tinstitot était d'avoir, comme tous les ordres religieux, son centrée Rome. Il y tendait depuis longtemps; saint Alphonse qui n'avait ni voulu ni pu s'y fixer de son vivant, avait parlé d'un moment où la Providence y appellerait les sieos. Ce moment était venu. Le P. Camille Ripoli étant mort en 1850, avait été remplacé pirle P. Vincent Trapanèze ; d'autre part le P. Passerai ayant renoncé à sa charge à cause de » grande vieillesse, avait eu pour successeur leP.Rod(rfpheSmetana.Ungrandchangement était à faire et le temps de Topérer semblait être arrivé. Mais aussi des circonstances bien cnticpies étaient réunies pour l'empôcher. Il fallait transférer le généralat de Noceraà Rome, et les principes du gouvernement Napuiitain.jointsaucaractèreexclusif de cette nation, rendaient la chose doublement difilcile. PieK, usant d'une fermeté apostolique, après avoir tenté en vain tousies moyens, frappa aior<un grand coup. U décida par un décret du$septembre 1853, que les maisons existant (bnsie royaume de Naples seraient, en attendant des temps meilleurs, gouvernées séparément ; et que, pour le reste de la congrégation, c*<5t-iHdire, pour la presque totalité, le Saint- Siège aviserait. Peu de temps après, un 3titre décret décida qu'une maison de l'institut serait établie à Rome, que le supérieur général de la môme congrégation y résiderait, et qu un chapitre générai y serait incessamment (éiébré. Ces dispositions furent exécutées sans relard. On vit , dans l'espace de moins de deux ans, une vaste et superbe villa achetée, et convertie en maison généralice ; un chapitre cnvooué et célébré en 1855'; un supérieur gj^néral et Recteur Majeur élu, presque à l'unanimité ; la congrégation définitivement fixée» et saint Alphonse, ou haut du ciel, témoin de fette heureuse conclusion de toutes choses , pour laquelle il avait tant souffert , tant prié » et tant mérité.
Ici finit le passé de la congrégation. Ce I^ssé, si fécond en mérites et en croix, et ''^nooiné par un événement si heureux , per-
ael è ses enfants de lire avec confiance les !*^role$ de leur saint Père Alphonse, qui a dit
• t écrit : « Je tiens pour certain que Jésus-
• Christ regarde d'un œil fort amoureux notre ■ petite congrégation ; qu il l'aime comme la
• prunelle de ses yeux. Nous le voyons en ' «'ffet par expérience. Au milieu de tant d
• persécutions , il ne cesse de nous protéger,
• et de nous rendre plus dignes d*alier tra-
• ^ailler pour sa gloire dans beaucoup de
« royaumes divers. Je ne le ^^errai pas, parce « que ma mort est proche; mais je suis cer- « tain que notre petit troupeau croîtra tou- « jours de plus en plus, non pas en devenant « plus riche et plus considéré du monde, « mais en procurant la gloire de Dieu, et en ff obtenant, par ses œuvres, que les hommes « aiment et connaissent davantage Jésus- « Christ Noire-Seigneur. »
Qu'il en soit ainsi, et que l'histoire des Réderoptoristes se termine ici par l'adorable nom de Jésus-Christ Rédempteur!
La congrégation du Saint-Rédempteur est établie actudiement (1859) dans soixante-deux diocèses, dans lesquels elle compte quatrevingt-deux maisons. En Italie elle a fondé 28 maisons reparties en 24 diocèses ; en Savoie elle n'a qu'une maison à Annecj ; en France 8 maisons ; en Belgique 7 maisons; en Autriche 9 ; en Bavière 7 ; en Prusse 2 ; en Hollande et les duchés qui en dépendent, 5 ; en Angleterre 2 et en Iriande 1 ; aux Etats- Unis 10 et une aux Antilles.
Nous ne pensons pas quil soit utile do iaire connaître tous les diocèses qui ont l'avantage de posséder une maison de la con« grégation; Toici néanmoins ceux de France: Arras, Bourges, Cambrai, Metz, Nancy et Strasbourg.
RETRAITE {méas histoiuqub sue l'œuthe des).
{Voy. Notre-Dame delà Retraite, col. 989.)
L idée d*une institution régulière exclusivement destinée à faciliter aux personnes du sexe, l'usage des retraites et à leur faire prendre des mystères et de la pratique de la vie chrétienne des notions suflisantes pour leur état respectif, n'est rien moins que nouvelle dans l'Eglisét vu que les siècles les plus voisins de son origine, nous en offrent le moilèle dans la condition des i)ersonnes consacrées à Dieu pour former h la vie chrétienne les catéchumènes et les néophites adultes de leur sexe, qu'on disposait, par une instruction spéciale, h la réception des sacrements.
L'Eglise, dans sa sagesse, avait jugé que rassiduité nécessaire à ces fonctions, leur convenait mieux qu'à ses propres ministres qui,en se réservant l'exhortation publique et la conduite des âmes an saint tribunal, se bornaient pour le reste à une [irudentc direction. ,^
Des institutions analogues se renouvelèrent dans différentesformes, dans lesderniers âges de l'Eglise.
L'Italie a été la première à en donner l'exemple; elle fut imitée par les autres contrées catboliuues, et l'Œuvre des retraites porta des fruits de salut pour Tunet l'autre sexe jusqu'aux deux extrémités de TAmérique méridionale.
Elle fut également organisée en France, il y a deux siècles, parles soins du P. Uuby, que l'activité de sa charité, aussi bien que roncttoii de ses œuvres spirituelles ont rendue célèbre. Cet homme apostolique eut la
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consolation de voir des maisons de retraite, se former sur le modèle de la sienne dans presque toutes les villes de Bretagne.
Mme de Miramion en établit une à Paris, avec le concours des membres les plus distingués du clergé de tous les ordres. Les communautés fondées à cet effet obtinrent, dès Torigine, des succès qui dépassèrent toute espérance. Elles se soutinrent dans leur esprit primitif et continuèrent à fructifier, jusqu'au moment de la révolution, qui les renversa avec toutes les autres. Quelques-unes se sont depuis rétablies en Bretagne, oùTOEuvredcs retroiles était devenue et reste encore populaire ; mais ces pieuses associations, privées du lien dos vœux religieux, et n'ayant reçu de leurs fondateurs que des règles de discipline régulière, qui laissaient chaque maison h ellemême, n'étaient pas dans des conditions favorables pour un développement étendu.
Aussi se restreignirent-elles aux limites de la Bretagne, qu'elles n'ont guère dépassées.
Néanmoins le besoin des retraites étant partout le même, des communautés, |)rincipalement vouées à renseignement, oiit en différents lieux lâché d'y subvenir, en admettant des retraitantes dans leurs maisons, soit en particulier, soit en commun, durant les vacances, à la place de leurs élèves. Des fruits satisfaisants de salut ont toujours récompensé leur zèle, et l'aflluence croissante des retraitantes a fait voir que la uioisson était partout plus abondante que n'étaient nombreuses les mains disponibles pour les recueillir.
L'opportunité d'une institution consacrée h unir par des liens religieux, les personnes qui se sentiraient un attrait particulier pour cette OEuvre salutaire, et à les former spécialement aux conditions qu'elle demande, s'est fait d'auttUit plus sentir, que les retraites communes données dans les maisons d'éducation ne peuvent avoir lieu qu'à de rares époques, et pour certaines classes de personnes ; que celles qui y prêtent leur charitable concours, étant jiarlagées par d'autres soins et préparées à d'autres .fonctions, se bornent habituellement à exercer l'hospitalité envers les retraitantes, dont les exercices consistent d'ailleurs généralement plutôt à écouler la parole de Dieu, comme il se pratique dans les paroisses, qu'à la méditer en particulier, ainsi que l'exigent les conditions d'une véritable retraite.
Ce n'est donc point tant parle mérite de la charité, commune à loutes les œuvres de zèle, que se recommande la Congrégation de Notre-Dame de la Retraite, vis-à-vis des autres institutions religieuses, c|ue par la spécialité de son objet et les moyens qu'e'ile emploie soit |)Our se disposera sa fin, soit pour l'atteindre. Ainsi elle diffère des hospitalières consacrées à l'exercice des œuvres de miséricorde, en ce que les soins extérieurs qu'elle donne aux retraitantes, reçues dans ses maisons, ne s'arrêtent pas
aux besoins de la vie, mais sont directement coordonnés au bien des âmes.
Elle diffère des communautés d'instituts divers qui prêtent leurs maisons aux retraites, par l'unité de son objet, d'où résulte plus de facilité de le soigner, par Tédocation et la préparation de ses sujets, proportionnées à ce seul but ; elle en diffère encore par la périodicité, la variété el la popularité do ses retraites, par la diversité des méthodes qui y sont employées el par les différents genres de biens qu'elle lâcned'en faire sortir.
Enfin elle diffère des anciennes associations de retraite par ses vœux et son institut religieux, pari union de ses maisons sous une même autorité, union qui, en consolidant rOEuvredes retraites, lacilite les moyens de la généraliser.
Cette courte exposition des caractères propres de l'OEuvre de Notre-Dame de la Retraite et des motifs de son institution, montrent assez qu'en tendant à propager l'usage de ces saints exercices, bien loin d'entraver en rien le bien que peuvent produire, dans le même genre, les autres communautés qui y concourent, elle vient au contraire seconder leur zèle, le suppléer en tout ce qu'il ne peut faire avec la môme commodité, et lui prépaper même de nouveaux aliments, en popularisant de plus eu plus l'usage des retraites. Pendant qu'en ouvre aujourd'liui de toutes parts, des écoles spéciales aux adultes, pour leur communiquer les connaissances usuelles, relatives à quelques besoins de la vie présente, il doit sembler encore plus eipédienl, de leur en ouvrir d'autres, aussi nombreuses que possible qui, se proportionnant aux besoins particuliers des âmes, à leur degré d'instruction, d'intelligence et de bonne volonté, les initient ou les raf>pellent à la science si peu commune et d'ailleurs sitôt oubliée de la vie éiernelie. Or c'est là, comme on l'a vu, l'uniquo objet de l'OEuvre de Notre-Dame de la Ke- Iraite; d'où il suit que cette œuvre envisagée dans le développement auquel sa constitution est coordonnée, peut devenir comme une sorte de complément des institutions religieuses qui ont pour fin la formation de la jeunesse chrétienne, attendu qu'elle aide à faire fructifier dans la maturité de l'âge, la semence de salut, queccllesci ont antérieurement jetée, el qu'elle lrou\e d'ailleurs souvent l'occasion de semer ellemême et de recueillir là où les soins des autres n'ont pu atteindre.
Telle est l'idée qui a présidé à l'élablissement de cette congrégation et qu'une lieureuse expérience a déjà sanctionnée.
C'est près du tombeaudesaint Jean-Fra/içois Régis, apôtre du Velay et duViraraiS qu'elle a pris naissance, Dieu voulantqu'elle eût iiour père, un des plus grands saints des derniers tem|)S de 1 Eglise, formé luimême à l'école des exercices, qui serveut do base aux retraites et sanctiflé par Icj"" u^age, où il a puisé avec ce zèle ardente"
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DES QkVKES RELIGIEUX.
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latoi dts âmes dont il fut dévoré, les res* sources pour les convertirqui ont rendu ses (rsYtox éyangéliques dans les Cévennes si Iructoeox.
De ii le nom de Retraite de Saint-Régis donné à la première maison de rCKuvrOt et qu'elle consenre en mémoire decelui qu'elle Ténère, comme son fondateur.
C'est sous ce nom et à cette fin expresse des retraites que l'institution naissante fut d'abord autorisée par Mgr Pierre-François Bonoel, évèaue de Viviers, le 11 mai 1836, paisconfirmée par son immédiat successeur Mgr Joseph, Hippolyle Guibert à qui elle doit en outre l'approbation de la dernière forme de sa constitution. C'est encore sous ce même titre de la retraite qu'elle fut admise i Ljron, près du sanctuaire de Notre* Dame de Fourv.ières, le 15 septembre 18(^1, r«r son Eminence le cardinal de Bonald, «rcbevêque de cette Tille, qui, encore évé-
300 du Puy, n'aTail omis aucune occasion 'eocoorager ses premiers essais.
Rien ne manquait plus dès lors à l'entier affermissement de rOEuvre que la bénédiction du Père commun des fidèles, et ce boohear ne tarda pas à lui être encore pro* earéparMgrrévèquedeViviers,quisollicita en personne pour elle près du Saint-Sié^e, cette faTeur, et l'obtint de notre très^samt Père le Pape Grégoire XVl, d'heureuse mémoire, atecdeux brefs d'indulgences pleiiiières accordées par Sa Sainteté aux memt)res de l'institut, l'un pour chacune des primnpales époques de leur rie religieuse, l'autre pour douze fêles particulières de l'année.
LOEuTfe des retraites ainsi bénie par le Ticaire de Jésus-Christ, protégée par les pasteurs de l'Eglise, favorisée surtout par une assistance de Dieu merveilleuse qai la soutienne et fait croître parmi les épreuves inséparables de toute origine, s'étant enfin assez fortifiée et développée pour pouvoir être, selon son but, érigée eu congrégation religieuse, devait dans cette nouvelle forme irexistence adopter un titre qui fût propre à indiquer son objet avec précision et au besoin à le justifier. Nul autre n'a semblé mieux convenir à ces fins c^ue celui qui est suggéré par les saintes Ecritures, dans l'idée qu'elles nous donnent du premier modèle des retraites au Cénacle, où s'est opérée la descente du Sainte-Esprit, sur l'Eglise, sous les auspices de la divine Mère de grâce. Jésus-Christ, montant au ciel, avait dit h ses disciples : Tenez-voui en repos dans la tille ^ juiqu'à ee que vous êoyex revéius de la farce a en AauM^uc.xxiv, ^9.] A/ors, disent les AeUi des Apôtres (i, 12, U), t7s retour-nirtnt de la montfigne des Oliviers à Jérust^ 'cm» ei étant entrés dans le Cénacle, ils y per* sévéraieni tous unanimement dans la prière avec les saintes femmes et avec Marie^ Mère dt Jésus.
De là le nom adopté par l'association de Congrégation de Notre-Dame de la Retraite ou du Cénacle, nom de bénédiction qui, tout en lui rappelant forigine, la fin et les con-
ditions des retraites, offre h sùs membreSf dans la première assemblée de l'EgKse naissante, réunie autour de Marie, en un cœur et une Ame, le modèle parfait d'une congrégation religieuse. Ce titre fut authentiquement décerné h l'ORuvre pour la première fois, |)ar Mgr l'évèque de Viviers, dans une supplique adressée par elle à noire trèssaint Père le Pape Pie IX, qui daigna anssitôt l'enrichir d'une double faveur, consistant en deux indulgences pléoières, accordées l'une aux retraitantes qui vaqueront, au moins pendant trois jours, aux soins de leur salut, dans les maisons de l'institut ; et aux meml)res de ces mêmes maisons, h l'occasion de toutes les retraites publiques qui s'y feront. Ce glorieux mystère de Marie au Cénacle mentionné le dernier dans les Ecritures comme le terme auquel, dans l'ordre de la grAce aboutissent tous les autres, est celui que la congrégation se fait un devoir
rtrticulier d'honorer, y vénérant et tendant y fiiire glorifier son litre de Mère de grftce et de miséricorde envers les fidèles.
Idée de V(Xw>re des Retraites.
I. La Congrégation de Notre-Dame de la Retraite a pour objet spécial : l'instruction religieuse des personnes du sexe de toutes conditions, qui en sont plus ou moins dépourvues, et les retraites de diO'érents genres usitées parmi les fidèles, en préférant les fplus populaires. Ses maisons peuvent être considérées comme des écoles de doctrine chrétienne, ouvertes à toutes les femmes adultes qui seront amenées à l'y chercher, et comme des asiles de recueillement oti celles qui veulent se former à la vie chrétienne trouvent, pour cet effet, toutes les facilités et les divers genres d'assistacca désirables.
II. Telle est l'œuvre de charité k laquelle les Dames de la Retraite se sont vouées, et c'est pour y concourir plus efllcacement qu*elles se sont liées par des engagements religieux. Elles suppléent pour Tinstruction des retraitantes aux soins de détail nécessaires à plusieurs, utiles k toutes, que les ministres de l'Eglise ne peuvent pas toujours leur donner, en s'arrétant atix limites qu*il8 leur tracent et ne faisant rien que dépendamment de leur direction.
Les principales fonctions des Dames de la Retraite consistent conséquemment à catéchiser en commun et eu particulier, dans l'intérieur de leurs maisons, les personnes ignorantes, et k communiquer k celles qui sont plus instruites les exercices approuvés pour les retraites, dans la proportion respective de leurs.besoins; k exercer enfin, vis-kvis des unes et des autres toutes les œuvres de miséricorde spirituelle et même corporelle dont les circonstances peuvent indiquer la nécessité ou lutilité.
III. Les retraites qui réunissent un nombre suffisant de personnes, sont présidées
1)ar un directeur qui leur donne en commun a mesure de soins proportionnée k Vimtiortance de la réunion. Les retraites indivi-
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daelles sont dirigées par le confesseur ordinaire des retraitantes.
Tontes les fonctions du saint ministère, relatives aux retraites, telles que l*exhortation, b confession et les cérémonies, ont lion dans la chapelle de la communauté et sont réglées par le directeur qui y préside; celles que peuvent exercer en {larticulier les Dames de la Retraite lui sont subordonnées et réglementées en outre par un directoire approuvé.
IV. Une personne des plus expérimentées de la maison est préposée aux autres dans les fonctions qu'elles p<'Uvent exercer vis-èvis des retraitantes : elle reçoit les recommandations du directeur et les fait exécuter C*est par elle que se font auprès de lui toutes les comm^unications de ses aides, dont elle reconnaît Topportunité.
V. Les maisons de la Congrégation reçoivent pour les retraites le concours des membres de tous Ips ordres du clergé qui veulent bien le leur prêter. Elles donnent aux retraitantes pour le choix de leurs confesseurs et de leurs directeurs particuliers, la liberté et toutes les facilités que comporte la proximité des églisus du voisinage.
VI. Elles reçoivent pour Tes catéchiser les personnes de tout flge que les pasteurs, les confesseurs et les Ames zélées peuvent à cet elTet leur adresser. Elles admettent chez elles, pour le temps nécessaire à leur instruction, les protestantes et autres personnes iniidëles ou égarées, qui sont en voie de conversion.
EnGn elles reçoivent toute personne qui veut, pendant au moins trois jours, s'^ retirer pour vaquer uniquement aux soins de son salut, soit en particulier, devant Dieu, soit dans les exercises d'une retraite.
V]I. Les retraites qui se font dans les maisons de rOEuvre sont individuelles ou communes; celles-ci sont dites générales ou spéciales, selon qu'elles se donnent à des personnes de toutes conditions, ou à celles u une profession particulière.
Les retraites générales sont périodiques, et ont lieu au moins une fois tous les mois, îi jours fixes, indiqués dans des annonces.
Les retraites spéciales sont aussi multipliées que le demande la divers!^ des besoins, dans chaque localité.
VIIL Les fonctions relatives à l'instruction des retraites, à leurs autres nécessités spirituelles et corporelles, à la discipline des retraites et aux besoins de la maison, sont jtartagées entre ses membres de tous les degrés, qui s'aident mutuellement en suivant la direction marquée par les règles do chaque emploi.
Ix. La Congrégation s'intéresse et se prête h toutes les œuvres compatibles avec son institution qui concernent le service de Dieu, et elle tâche de seconder dans la mesure de son pouvoir celles qui sont à sa portée, dont elle ne peut elle-même directement se charger.
X. Elle s'al>stient de toutes les œuvres étrangères è son butr qui demandent des
soins perpétuels et assidus, incompatibles avec les retraites continues, comme serait l'éducation des enbnts, la tenue des hospices, la visite des malades et les aotn» obovres du même genre auxquelles la charité a déjà soiBsamment pourvu.
XL Elle s'efforce d'ailleurs dans les retraites de porter les personnes qui les font à f>rof Mger de tout leur pouvoir autour d'elles 'instruction religieuse, et elle tâche de \n mettre sur la voie de tout le bieo que cha* cune peut respectivement procurer dans sa famille, sa paroisse, sa profession, selon la mesure que comporte son caractèrei sa capacité, sa situation et sa condition.
Xll. Toutes les fonctions de la CoDgrécation sont gratuites et uniquement inspirées par le zèle. Ses établissements se bornent à recevoir, h la fin des retraites, par Teotremise de quelqu'un de confiance, l'équiva* lent des frais d'entretien occasionnés par les retraites. Ils sont fixés sur différents taux, conformes à leurs diverses conditions, pour donner lieu dans les retraites générales, ao classement convenable des personnes, qui choisissent elles-mêmes la classe qu'elles jugent le plus à leur convenance.
XIIL Si, à la fin de chaque année, les rentrées dépassaient les dépenses, le superflu ne devrait pas profiter è la maison, mais être immédiateoient employé l'année suivante à recevoir et nourrir gratuitement de pauvres retraitantes. On ménagera d'ailleurs, dans la mesure des facultés de cbaqoa maison, des retraites spéciales, exemptes de tous frais d'entretien, pour les personnes •indigentes disposées à en profiter. On recevra également nour les retraites préparatoires de première communion, les jeunes filles de pauvres ouvriers qui ne pourraient autrement jouir de cet avantage.
XIV. C'est en vue de ces œuvres de mi* séricorde, dont l'oc^casion est continuelle,
aue la dot des dames de la retraite est fixée e telle sorte, que leurs maisons sesulSsent sans rien demander à la charité publique en faveur des membres de l'œuvre, qui doivent d'ailleurs consacrer en bonnes œuvres annuelles, le revenu du surplus de leur )«trimoine.
XV. L'esprit de la Congrégation caractérisé dans ses Règles, esi vis-à-vis de Dieu un esprit d'adoption et d'oblation à tous les intérêts de sa gloire : vis-à-vis- de l'Eglise et de ses pasteurs, un esprit de déférence, de dévouement et de soumission filiale; fis-àvis du prochain, un esprit de zèle qui s'intéresse et s'emfiloie dans la mesure de soa I)Ouvoir et les limites de la prudence cbrà* tienne à tout ce qui peut procurer le s^>l des âmes; vis-à-vis de la congrégation, de ses supérieures et de ses membres, an esprit de famille, fondé sur l'union descoers et la subordination. Enfin pour cbacuoe vs* ^-vis d'elle-même, l'esprit de simplicité H d'humilité, établi sur l'oubli de soi et le renoncement
XVL La manière de vivre extérieure d« la Congrégation est commune, pour des rti*
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DES ORDRES RELIGIEUX
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