‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 162 sur 220 · IÎ8Ô · texte numérisé non relu

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soos prîMs de Tintérèt de sa flii. Elle n'a cooséqoemment point d'autérilés obligées, D<is cDacone fiiît en ce genre, sons la direction de Tobéissance, ce qui est jagé plus utile pour son avancement spirituel.

XVII. Le personnel de la Congrégation de Notre-Dame de la Retraite, est partagé en deuK classes : les religieuses de chœur et ks converses. Celles-ci sont admises pour les fonctions les plus laborieuses, qui concernent le serfice de la maison et des retraitantes ; elles font aussi les commissions du dehors. Toutes sont liées par les mêmes raux, mais les dernières dans leurs offices soot subordonnées aux premières, qui partsgent néanmoins avec elles plusieurs de leurs travaux.

Le temps des épreuves préparatoires à la profession est partagé en divers intervalles successifs d'une ou de plusieurs années (j^ui donnent lieu pour chaque classe à la distîDCtion de divers degrés.

XVIIi. On n^admet parmi les religieuses de chœur que les personnes douées de qualités qui les rendent propres è traiter avantageusement avec toutes les classes de la soriété. Les conditions personnelles demandées en celles qui se présentent sont les suivantes :

Famille honnête, sans tache ni maladie héréditaire corporelle ou mentale; -^ nais- MDce légitime, âge convenable, ni trop jeune ni trop avancé; — position libre de toute obligation extérieure incompatible avec les liens religieux; — conduite personnelle antérieurement irréprochable et exempte d'inconséquence; — constitution saine, sans infirmité contagieuse, ni altération sérieuse dans aucun organe ; — extérieur modeste, {revenant et exempt de déiauts notables ; — intelligence, instruction, éducation, forces I hysiques suffisantes pour les fonctions résistives de chaque classe» jointes k Tesprit tl'ordre et h une certaine dextérité; — esprit j'i^ie, jugement solide, cœur droit et volonté généreuse; — foi pure, dévotion simple, (onscience timorée sans scrupule; — vocation décidée et exclusivement fondée sur des motifs surnaturels.

XIX. Les Dames de la Retraite, après deux ans de noviciat, font les vœux ordinaires de religion temporaires d*abord, puis perpétuels;-* elles joignent k une heure d*oraison chaque jour le petit Office de la sainte Vierge et les autres exercices de la vie religieuse ; —elles ont une clAture tempérée en vue des exercices de zèle ; — l'Office et la clôture ne comportent pas d'obligations strictement canoniques, mais sont simplement de règle; en sorte aucune permission de la supérieure peut en oispenser, dans les cas particuliers, en vne d'un plus grand bien.

XX. Les dévotions de la Congrégation sont les plus généralement usitées dans l'Eglise.

Klle diiTère des communautés purement contemplatives par Tactivité quelle met dans les couvres de zèle, et elle se distingue des institutions dirigées vers la vie active

par le mélange qu'elle tâche de faire des exercices de la contemplation, avec Taction, en proportion suffisante pour leur perfectionnement réciproque.

Elle a, dans la succession de ses retraites, des intervalles de temps périodiques, où tantôt Tun et tantôt Tautre de ces deux genres de vie domine, selon que le demande sa double fin, la sanctiQcation de ses membres et le salut des âmes.

Pour ménager une plus grande union en Jésus-Christ, entre toutes les maisons do l'institut, pour soutenir la ferveur, la confiance et le dévouement de leurs membres qui travaillent en faveur du prochain, et pour utiliser devant Dieu dans la même fin celles qui, è raison de leur âge, ne sauraient encore, ou ne pourraient (nus s'employer aussi activement aux œuvres de zèle, la congrégation se mettra en mesure, dès uuo l'état de ses œuvres et de son personnel le permettra, d'obtenir de TKglise ladoration perpétuelle du saint Sacrement dans la maison de son noviciat. Chaque maison fiarliculièreaura une heure différente de la journée pour s'unir è cette adoration continuelle 2ui se fera selon l'esprit de la dévotion au œur de Jésus. Elle députera en outre un de ses membres au pied des autels pour vaquer plus formellement, durant la mémo heure, au nom de toutes celles qui la composent, k cet acte commun de piété.

XXL Toutes les maisons de TOlîuvre ne forment conséquemment qu'une même famille extérieurement dispersée pour le service de Dieu, mais intérieurement réunie aux pieds de Jésus-Christ et de sa saînte Mère, dans une prière persévérante. Toutes se secourent charitablement au besoin, dans la proportion des fscuités et des nécessités respectives de chacune, et elles se secondent également dans tous les genres de bien qui demandent un concours réciproque. Toutefois, pour mieux assurer Tordre et l'économie au temporel, chaque maison a ses intérêts propres, indépendants de ceux des autres. Le but est d'ailleurs partout le même, Taction et le régime uniformes autant que le comportent les conditions de chaque localité.

XXn. 4'ous les membres de l'association et toutes ses maisons sont soumises k une supérieure générale qui nomme les supérieures locales, et est elle-même nommée par le chapitre. Il lui désigne pour sa résidence ordinaire le lieu jugé le plus convenable au bien commun de la Congrégation dont il devient le chef-lieu.

C'est k la supérieure générale, assistée d'un conseil, que sont réservés l'admission des sujets, leur placement et leur emploi, aus>i bien que la fondation et la visite des maisons; Fadministration principale de leur temporel, la répartition entre elles des fonds disponibles dans la proportion correspondante k lenrs besoins.

XXIU. Le chapitre est composé d'un nombre fixe de professes, qui sont soumises k la réélection. 11 se renouvelle lui-même par

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tierSy tous les cinq ans; c*est à lui que sont réservés les règlements perpétuels et les décisions de grande importance qui intéressent toute la congrégation.

Ses Statuts n*ont néanmoins force de Règle déGnitive qu'agitant qu'ils sont approuvés par Tévéque du cheMieu. Us ne peuvent d'ailleurs rien changer aux points substantiels de Tinstitut.

XXIV. Les maisons de la Congrégation sont soumises, comme toutes les autres du même genre» à Tautorité diocésaine , qui veille à l'observation de la règle, et fait toutes les prescriptions nécessaires pour la maintenir.

C'est au prélat du chef-Iicu qu'on s'adresserait, de toutes les maisons de la Congrégation, dans le cas d'abus auxquels la supérieure générale ne pourrait, ou ne voudrait pas pourvoir. 11 peut convoquer le chapitre quand il le juge nécessaire.

RETRAITE CHRÉTIENNE (Société db la).

Cette Société s'est formée, en France, dans la paroisse des Fontenelles, diocèse de Besançon, dès l'an 1787, à la veille de la révolution française.

M* Sylvestre-Antoine Receveur, curé de cette paroisse, en fut le fondateur. Convaincu de l'efficacité des retraites spirituelles pour le salut des &mes, il se livra à ce ministère apostolique, d'abord en faveur de ses paroissiens, et ensuite des populations voisirres, auprès desquelles il fut appelé.

Les conversions évidentes et nombreuses gui éclatèrent sur ses pas, pendant dix ans, à !a suite des mêmes exercices des retraites, répétées plus de deux cents fois, le décidèrent à se démettre des fonctions de pasteur, pour se consacrer entièrement à donner des retraites. £n même temps, il désira former une société de solitaires, hommes et femmes, qui le seconderaient dans cette entreprise, et dans l'éducation chrétienne de la jeunesse.

Une douzaine de courageuses filles entrèrent dans ses vues, reçurent de lui un règlement de vie qu'elles observèrent avec exactitude, vendirent leur patrimoine, vécurent du travail de leurs mains, et, pauvres volontaires, elles partagèrent leur pai»Kie chaque jour avec des jeunes filles qu elles élevèrent

S gratuitement. Ainsi se forma le berceau de a Société, en 1787, aux Fontenelles.

Quelques jeunes gens, animés des mêmes dispositions, se préparaient à marcher sur leurs traces. L'un d'eux réunissait, chez lui, les petits enfants pauvres, et les élevait gratuitement. Une des plus précieuses bénédictions, celle des contradictions du monde, encouragea les premiers essais des uns et des autres, et les décida è continuer résolument leurs saintes entreprises.

Pendant cet essai, M. Receveur faisait construire deux vastes maisons : une pour les hommes, l'autre pour les femmes; destinées et à abriter ses enfants spirituels, et h recevoir, plus tard, ceux qui, retenus dans le monde, voudraient y suivre les exercices

des retraites. Il vendit ats patrimoine pocr subvenir aux frais de constrselioQ, et compta, |H)ur achever l'œuvre commencé^vsurla Providence de Dieu. Des secours ineifiéffés et multipliés, et surtout la continuatiot 4ei railleries et des mépris, lui prouvèrent qoa Dieu se déclarait en sa faveur.

Dès l'an 1789, les l)âtiments furent achevés, et il en prit possession solennelle le 19 novembre de la même année, suivi de €0 personnes environ , qui se rangèrent ifoos l'étendard royal de la croix de Jésus-Christ.

Le 1" février 1791, Hgr de Durfort, archevêque de Besançon, approuva, pour son diocèse, le nouvel institut, et permît aux solitaires de faire tous leurs exercices spirituels, dans leur chapelle domestique; k M. Receveur d'y célébrer les saints mystères et d'jr exercer toutes ses fonctions sacerdotales, soit en faveur des solitaires, soit en laveur de ceux qui y viendraient Caire retraite, Daos le courant de la même année 1791t plus de 1200 personnes prirent part k ces saints exercices, et y trouvèrent le repos et la (»ii de la conscience. M. Receveur supportait seul la fatigue des confessions et des prédications presque incessantes. Des prêtres ea nombre voulurent prendre part k ces exercices, sous la direction de 11. Receveur, et> dans une occasion, il y en eut dix-huit. Tous se montrèrent attachés k la sainte Egliie romaine plus qu'k leur vie et refusèrent le serment schismatique.

Les nouveaux solitaires prirent un haUt religieux, pauvre et grossièrement façonné, le vendredi saint 1792, ce jour-lk même qu'à Paris les révolutionnaires proscrivaient, sous de graves peines, tout costume religieux et ecclésiastique. £st-C6 sans dessein que Dieu permit cette coSncidence frar pante? Cet habit religieux est d'une étoile commune ; c'est un tissu de laine biancbe et d'étoupes. Il se compose : 1* d'un sac ou robe qui enveloppe tout le corps, et descend du haut de la poitrine jusau'aux pieds: une ceinture le serre autour des reins, et supporte un chapelet; 2* d'un scapulaire de même longueur; 3* d*une cuifiTe (pour les personnes du sexe), k laquelle tient une pèlerine qui descend jusquaux coudes (uu petit Christ Ggure sur la poitrine); \* enfin, d*un manteau k capuchon, et qui ne sert que pour quelques exercices de *a chapelle.

Ils choisirent de préférence le nom de SolUairei de la ReiraUe ckrénenne^pnrcê que cette dénomination indique inieoi leur or.gine, leur but, les exercices qui les distia* guent, et les règlements qui doivent fairt u base de tous les établissements de leur société.

D'ailleurs, ils ne firent point de veaux, \^ même simples et temporaires; ils ne se lurent k leur saint état que par la charité et par la bonne volonté k s'entr'atder dans Teffaire du salut.

V'oici en quels termes leur fondateur indic[ue leur position : « Nous sommes biHi loin de prétendre fonder un ordre oouvritt dans TEisiise, mais sculemeni une con:;!^'

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DES ORDKÊS RELIGIEUX.

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