‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 4)Chapitre 164 sur 220 · H ET · texte numérisé non relu

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1845, Après atoirgouvernépeiulfliil quarante c( un ans la Sociélé de la Hetrailc, qui le regarde ajuste titre coraoje son second fondateur.

Aujourd'liiii la Société est composée d'une romniunauté d'Iiommes et de onze de feniraes, chacune très-nonibrense. Deux h Aix ; deux à Marseille; une à Autun; une h Paris; une à Boulogne-sur-Mer; une à Dôle, diocèse de Saint-Claude; une à Lambesc, diocèse d'Aix; une h Cuers [)rès de Toulon, diocèse de Fréjus; une aux Fontenelles, diocèse de Besançon, oi!l la société a relevé son berceau; enfin une h Londres, où elle a été fondée sur l'invitation formelle du Souverain Pontife Pie IXL qui a encouragé les travaux de la Société par une lettre laudative dont voici le texte :

Lettre laudativc de la Société de la Betraile Chrétienne adressée au nom de Sa Sainteté Pie 7.Y, par S. E.le cardinal Ortoli à S, E, M(jr le cardinal Mathieu, archevêque de Besançon, ordinaire du lieu où la Société a pris naissance, Eminentissime et Révérendissimc Seigneur , Vous n'ignorez pas, EminentissimeScifjneur, que déjà depuis l année 18'i-7 le prêtre Jérôme Afagnan, aujourdhui directeur de la Société de la Retraite Chrétienne fondée dans votre diocèse aux Fontenelles, vers la fin du siècle dernier, vint visiter le Saint-Siège apostolique et demander quelque témoignage de bienveillance, qui excitât puissamment ses associés à remplir avec plus d'ardeur les œuvres de charité et de perfection chrétienne auxquelles ils s'exercent tous les jours. Votre Eminence elle-même a déclaré et affirmé dans plusieurs de ses lettres que cette Société avait bien mérité de la religion, et était digne de la recommandation quelle sollicitait.

Cest pourquoi vos lettres ayant été prises en considération^ ainsi que les attestations favorables des Révère naissimes ordinaires d'Aix^ d' Autun, de Fréjus, de Marseille et de Saint-Claude, Sa Sainteté daimxa accueillir très- favorablement la supplique au susdit préire Jérôme Magnan^ et chargea en même temps la sacrée congrégation préposée aux affaires et aux consultations des Evêques et des Réguliers, de s'informer tout d'abord du caractère, des règles et de toutes les œuvres propres de la susdite société, et ensuite de donner son avis sur cette affaire,

La question fut donc mûrement examinée sous tous ses rapports, et spécialement dans l'assemblée générale, tenue le 20 juin 1851 au palais apostolique du Vatican par les Eminentissimes et Révérendissimes Pères, moi^ cardinal-préfet ^ soussigné y remplissant les fonctions de rapporteur. Ce qui principalement fixa l'attention, ce fut de voir que les constitutions de cette société offraient en même temps à ses membres les avantages de la vie contemplative et parfaite, à laquelle ils doivent s'exercer, et ceux de la vie active, en se dévouant à l'éducation chrétienne de la jeunesse.

Le résultat de cet examen fut ensuite rapporté à Notre Saint-Père Pie 7a, par le se-

crétaire de la sacrée congrégation. Sa Sainteté, à qui on ne peut rien annoncer de plus agreo' ble dans ce temps de corruption et de doctrines perverses, que l'existence de personntt zt'lées s adonnant à l'éducation de la jeunesse nirc une charité digne d'éloges, adhéra arec bonté aux vœux des Eminentissimes et Hévé' rendissimes Pères , et décréta que le genre de vie observé par les membres de ladite Socicté, et les œuvres de miséricorde auxquelles H$ se vouent librement et spontanément, sont tout a fait dignes de louanges, et qu^ il faut exhorter tous les membres de-cet ordre àversévérer dans leur sainte entreprise.

De plus. Sa Sainteté ordonna d'informer par ces lettres Votre Eminence de la détermination quElle a prise, afin que vous puissin en donner connaissance au susdit prêtre Jérôme Magnan, et à toute la Société de la Retraite chrétienne^ pour qu'ils y puisent rf/ puissants motifs de joie et de ferveur, ainsi que de générosité à poursuivre l'accomplisu^ ment de leurs saints travaux.

En transmettant par les présentes à Votre Eminence connaissance de ces choses, d après les ordres de Sa Sainteté, je vous baise humblement les mains.

De Votre Eminence le très-humble et très-dévoué serviteur,

J. Af. cardinal ORIOLI. préfet.

Le chanoine Louis GAGGJOTTJ^ lowisecrétaire.

Rome, le 29 septembre 1851.

RETKAITi:-SOCIKTEDE MARIE (Co^ciié-

GÂTION DES KëLIGIELSES DE LAJ, moisuH

mère à Angers {Maine-et-Loire),

La congrégation de la Reiraite-Sociélé de Mario, comme il a été dit dans ce Dictionnaire (t. 111, col. 380), tire son origine de^ pieuses associations établies en Bretagne par M. de Keilivio et Mlle de FrancbeTilie, pour la direction des maisous de Retraite.

Celles des dam«s de la Retraite qui survécurent à la révolution ne perdirent point de vue leur sai nie OEuvre: elles se rénnirei<( en 1806, et fondèrent à Quiroperléun nouvel établissement de retraite. Mgr de Crousseilles, alors évêque de Quimper, favorisa |)uissammenl cette entreprise,et les premier exercices donnés dans la maison de Quimperié produisirent les plus heureux fruits.

En 1820, Mgr cle Mannay, évèquede Rennes, fort zélé pour la propagation do iœoTrc des retraites, demanda à Mgr de Crousseiiiei quelques dames de l'établissement de Quib)- ))erlô pour en former un semblable à l^edvn, ville de son diocèse, située près de i embouchure de la Vilaine» Ce prélat obtint l'etfet de sa demande : Mme du Cléguer, kmm d*un rare mérite et d'une piété éclairée, fut désignée avec quelques-unes de ses conifagnes pour la nouvelle fondation. Cesdauiei arrivèrent en 1820; elles s*établireol ii«"^ Tancien monastère des religieu^es Calvairiennes; plusieurs jeunes personnes, pressées de se sanctifier f)ar des œuvres de 2èle,>e joignirent à elles, et les exercices ne lariièrenl pas à s'ouvrir dans leur maison.

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DES ORDRES RELIGIEUX

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A ceitA é|>o<}uey au besoin d*ouvrir des asiles au recueillement et à la pénitence, se joignait un autre besoin : c*étaît celui de. eoopi^rer à la régénération religieuse, de la société par rinstruction de la jeunesse. Aussi, Mme du Cléguer et ses collaboratrices confureot-elles, tout d'abord, le dessein de joiodrei TOEuvre des Retraites, cellede Téducation, en ouvrant dans chacune de leurs maisons un pensionnatde jeunes demoiselles ft des classes gratuites en faveur des familles indigentes ou peu aisées. Ce projet eut plus tard sa complète réalisation.

Depuis la première fondation faite par IHie de Prancheville, les maisons de Retraites avaient toujours été indépendantes les unes des autres; elles pouvaient suivre iies règlements particuliers, et les sujets qui les composaient ne se liaient par aucun fcni. Cétait dans ces conditions que l'élablissement de Redon venait <le s'élever.

Pour donner plus de stabilité à Tœuvre, et ()oar satisfaire la ferveur de leur dévouement, les dames de la Retraite de Redon sollicitèrent, en 1821 de Tautorité ecclésiastique, la permission de contracter des engngemenls irrévocables, et de joindre aux v(Bui ordinaires de religion celui de s'employer k procurer la gloire de Dieu en tra- Taillant au salut des Ames. Mgr Tévéque de Reones applaudit à leur généreux dessein; ei, après un soigneux et mûr examen de leurs dispositions, il les autorisa à en poursuivre Texécution.

Dis lors ces dames se préparèrent aux engagements sacrés qu'elles devaient contracter par la pratique des vertus religieuses. Une Règle leur fut donnée; et, après quelques années d'épreuve, elles tirent, comme préparation prochaine à leur consécration, leseiercices de la Retraite sous la direction du R. P. Maillard de la Compagnie de Jésus.

Cette consécration eut lieu la jour de Texaltation de la sainte Croix, en 1 année 1823, elc*est alors que la congrégation prit le nom de Soeiéié de Marie. Trois religieuses de chœur et une sœur converse furent les seules qui prononcèrent des vcdux perpétuels : Je temps du noviciat se prolongea pour lus autres,sou8 la direction de la révérende Mère Ducranc, de pieuse mémoire; et la révérende Mère du Cléguer continua de gouverner la communauté avec le titre et les pouvoirs de supérieure. Mgr Tévèque de Rennes nomma comme son délégué pour la régir, U. Hauis, curé de la paroisse Saint-Sauveur de Kedon et grand vicaire honoraire.

Pour consolider rétablissement, il fallait encore Tautorisation du gouvernement civil. Mgr de Lesquen, successeur de Mgr de Maonay, s*empressa de faire les démarches nécessaires pour Tobtenir; son zèle fut couronné du plus heureux succès : une ordonnance royale, datée du 17 janvier 1827, reconnut l'existence du nouvel institut, et permit aui religieuses de la Retraite-Société de Marie de le répandre en divers lieux

Ce fut à Angers que se forma leur second itaMissement. Elles y furent appelées par

Mgr Montault, dont la mémoire sera longtemps en vénération dans ce diocèse. Sous les auspices bienveillants de ce prélat, les religieuses de la Retraite-Société de Marie se fixèrent dans une maison spacieuse, entourée d*un vaste et bel enclos, et les saints excercices de ta retraite s'ouvrirent bientôt dans cet établissement.

Pour remplir un des vœux les plus chers au cœur de Mgr Montault et à leur propre cœur,, ces dames ne tardèrent pas à former un pensionnat, puis des classes gratuites. Elles établirent aussi un pensionnat dans leur maison de Redon, oi^ jusqu'alors on ne s'était employé qu'au travail des retraites et à l'instruction des enfants pauvres. Mais cela ne put avoir lieu que lorsque la maison d'Angers fut devenue chef-lieu de la con-

Srégation ; car ce ne fut qu'a dater de cette p0(]ue que les religieuses de la Retraite- Société de Marie virent le nombre des sujets appelés à travailler aux diverses œuvres de leur institut, s'augmenter d'une façon trèssensible.

M. Panaget , successeur du respectable M. Hâtais dans la charge de supérieur, et aujourd'hui curé de Saint-Etienne de Rennes, conçut le premier l'idée de cette translation, comme devant favoriser le développement de l'œuvre. Il s'en ouvrit h la révérende Mère Gautier, supérieure générale de la congrégation depuis l'année 1831, et ({ui possédait toutes les vertus et les qualités propres è affermir le bien commencé et à l'étendre. Cette digne religieuse entra pleinement dans les vues de M. Panet; Mgr de Les(]uen approuva le sage projet, il en négocia Texécutton avec Mgr Montault, et In maison d'Angers, jusqu'alors succursale de celle de Redon, devint maison mère de la société de Marie en 1837. La sppériorité immédiate passa, du respectable M. Panaget, h M. l'abbé Régnier, grand vicaire de Mgr Montault, et maintenant archevêque de Cambray. Peu de temps après, les religieuses échangèrent leur nom de famille pour un nom de religion ; la révérende Mère Gautier, su|)érieure générale, reçut alors calui de Sainte-Marie. M. l'abbé Régnier se disposait à reviser les constitutions qui régissaient la congrégation, lorsqu'il fut appelé au gouvernement de l'église d'AngoulépDe, et ce fut Mgr Angetiault oui daigna y mettre la dernière main. Ce prélat voulut bien su charger de gouverner directement Tiustitut des religieuses de la Retraite-Société de Marie, aussitôt qu'il eut été placé sur le siése épiscopal d'Angers. Il en approuva les Règles, après y avoir fait d'utiles additions, qui déterminaient d*une manière plus précise les diverses attributions de chaque charge et de chaque emploi, créaient un chapitre général et lui assignaient des époques fixes, statuaient que Tes vœux perpétuels ne seraient prononcés à l'avenir qu'après que les sujets auraient graduellement essayé leurs forces pendant six années ue vœux temporaires. Grice è la sage et vigilante administration de Mgr Angebault|

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