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\(\s œuvres abanaonnôcs. li assemblait die l«raps en teoins les petits Savoyards et leur [.lisait le catéchisme selon qu il en pouvait trouver l'occasion, persuadé que leurs flmes H étaient pas moins chères à Jésus-Christ que celles des plus grands seigneurs.
M. Desptaces ne se contenta pas de cet essai de charité et de zèle pour le salut des âmes. Ajoutant à ses propres épargnes les secours de perscmnes charitables, il loua une maison, rue des Cordiers, h la porte de la Sorbonne, y abrita plusieurs pensionnaires , et donna à son œuvre le nom^; d'établissement des pauvres écoliers.
Mais où-M. Desplaces, encore laïque, puisaitil tant d'abnégation, de charité, de zèle? li nous l'apprend lui-même, dans une note écrite de sa main^ où cette belle âme se montre à découvert, c'est-à-dire tout embrasée de l'amour de Dieu. « Quels étaient, » écrivait-il à quelque temps de là, quels » étaient mes pensées et mes désirs? Quelle ■ était raa manière de vivre et mes plus or-
► dinaîres occupations? Je ne pouvais penser
• qu'à Dieu; mon plus grand chagrin était de
• n'y penser pas toujt)urs. Je ne souhaitais w aue de l'aimer, et pour mériter son amour,
• j aurais renoncé aux attachements les plus » !î'':.plime5 de la vie. Je voulais me voir un » jour dénué de tout, ne vivant que d au- »mAnes après avoir tolit donné; je ne pré- B tendais me réserver rien, de tous les biens » temporels, que la santé, dont je souhaitais » faire un sacrifice à Dieu dans le travail des a missions ; trop heureux si, après avoir em-
• brasé tout le monde de l'amour de Dieu, j'as vais pu donner jusqu'à la dernière goutte, 9 de mon sang pour celui doift les bien-
• faits m'étaient toujours présents. Je ne sen-
> tais de plaisir que dans les conversations « où Dieu n'était pas oublié. Les personnes » qui m'entretenaient d'autre chose m'étaient » insupportables. Je passais des temps cont sidérables devant le Saint-Sacrement : c'é- » taient là mes meilleures et mes plus fré- 9 quentes récréations. Je priais la meilleure « partieduiour, même en marchant dans les » rues, et j'étais inquiet aussitôt que je m'aper- » cevais d'avoir perdu quelque temps de vue » la présence de celui que je voulais tâcher
• d'aimer uniquement. Bien que j'eusse l'hon- 1» neurde communier souvent, je ne commo-
• niais point encore autant que je l'aurais dé-
• siré. Je désirais ce pain sacré avec une telle » avidité, que lorsque le le mangeais, je ne poup vaissouvent reteniqdes torrentsde larmes. »
Peu de temps après qu'il eut écrit ces lignes, H. Desplaces ayant été élevé au sacerdoce, plusieurs autres ecclésiastiques se joignirent à lui, et l'établissement précité des pauvres écoliers devint en peu de temps, non plus un simple pensionnat, mais un vrai séminaire. Bientôt après, les directeurs euxmêmes se réunirent en association sous une règle commune, et ainsi commença à se former une véritable communauté. Telle fut Torigine obscure de la congrégation du Saint-
(t) Les Réglt'S poriaiiMit cit flTot, rptc la congrégation <^Uil dciiiée au Saiiil-Ëspiil , sous fa
tspm , qui eut pour out primitif, comme cri vient de le voir, de donner l'éducation gra-» tuite à de pauvres clercs destinés à remplir, dans le saint ministère, les postes les plus pénibles et les moins reciierchés, pour lesquels on trouve plus diflicilcmcnt des prêtres zélés et pieux, tels que les vicariats de fà campagne, le service des hôpitaux, les missions, tant en France que dans les pays étrangers.
Pendant longtemps, la petite société n'eut guère d'autres moyens de subsistance que les aumônes des personnes charitables. Le vénérable fondateur allait lui-même les chercher, et, dans son humilité profonde, il ne dédaignait pas de servir de ses propres mains ses chers écoliers, et de leur rendre souvent les plus humbles services.
Deux ans à peine s'étaient écoulés depuis que M. Desplaces était revêtu du sacerdoce, et il n'avait encore que trente ans, lorsqu'une courte maladie vint inopinément le ravir à son œuvre encore naissante, au milieu d'un deuil général. Sa mort,, arrivée [le 2 octobre 1709, fut aussi édifiante et sainte que ''avait été sa vie, pendant laquelle une amitié tendre et toute en Dieu 1 avait uni au vénérable Grignon de Montfort, fondateur des missionnaires de la Compagnie de Marie et des Glles de la Sagesse. M. Desplaces, en disparaissant, si jeune encore, pour un séjour meilleur, ne cessa point de vivre toiyours au milieu des siens. Il demeura parmi eux, et par sa protection visible du haut du ciel, et par le souvenir toujours vivant de ses héroïques vertus, et par son esprit, qui exhale un suave parfum d édiûcation dans plusieurs petits écrits de piété religieusement conser-r vés, non moins aue dans le premier règlement qu'il traça cie sa propre main pour ses chers étudiants, où il leur inculque la plus tendre dévotion envers l'Esprit-Saint, et la très-sainte Vierge, son épouse immaculée.
Après la mort de M. Desplaces, M. Garnier, qui fut appelé à lui succéder, ne vécut, ce semble, que pour faire passer à la congrégation naissante le rigoureux hiver de 1709. II mourut au mois de mars 1710.
Déjà deux fois orpheline, quoique à peine sortie du berceau, l'œuvre de M. Desplaces était réservée à de nouvelles et^ien rudes épreuves. Mais aussi la divine Providence suscita-t-elle, pour la gouverner après M. Ga^ nier, un homme d'un rare mérite, quoique bien jeune encore, M. Bouic, qui, pendant 50 ans, fut à la tête de ia congrégation. Sous son administration sage, prudente et énergique, toutes les dlfûcultés qui auraient pu renverser l'ceuvre naissante ne servirent qu'à la consolider et à la développer de plus en plus.
En 1723, un prêtre du clergé de Saint-Médard avant fait un legs assez considérable à la congrégation du Saint-Esprit, les jansénites, qui voyaient avec peine la pureté de la doctrine dib cette société naissante, ses rapports intimes avec les Jésuites, sa double consécrationà l'Esprit Saint et à la Vierge immaculée, (1) mirent tout en œuvre pour arrêter l'exécution
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s-'c'Jtion vio'.jnVj co:nrijenctT-rit ; on y vit fl'-'uror pr^^i^'j^* on Mï^iwm teu^ps et la fa: u: lie d:j lc-stalc!jr, riii-'j en rt-..'jntp.'fr 1- \ v.\\. et les irjar^^jiiliers de Saint-M.-'iar 1, l'in «J-- î'"vers de la s<'Cî',\ et le f>ari<.'nieril en eorp^. v^ns jiarler «Je la (.hamijr»; d--- corurtV,-, d»r lUniver-^il^^ d»j Pari- cl du cardinal d^ NV*.jii:»;>, qui ce[»endant avait (•Mn>erili à rétablis^^jn^rnl <ie J 'œuvre du Saint-E-pril et l'avait même enroura;^ée et a[>prouvée comme trcs-uUle à l'Eglise. Enfin la ^xmne cause triompha, et Louis XV mit tinb cescandah-juai^seultment par une troisième lettre d'aj»prol..ation et de confirmatioïi, en date du !7 juillet 17::!7,deux Jettres ant<*rieures n'ayant |ju être enregis- Irr^'es par suite de l'esprit d'o[)position et de chicane du Parlenjent. Sur les bienfeillantes recommandations du cardinal de Fleury, l'un des protecteurs les plus d^^voués de rétablissement, le roi fait le plus grand éloge de la congrégation , conime œuvre uni-
Îue en son genre dans tout le royaume, et éclare * « Qu'en la mettant sou- sa protec- » lion, il ne fait qu'exécuter un des-^ein que la » mort emp(*cha Louis XIV de rem[)lir, »
Tel fut donc le résultat final de cet orage : une approbation légale de la congrégation^ en vertu de laquelle elle put enfin entrer en possession du legs ci-dessus mentionné.
Cependant le partijanséniste ne put jamais pardonner à la Société du Saint Esprit cette entière défaite jointe à ses autres griefs déjà mentionnés, elsahainccontreelles'exijalaitencore en 1751, à l'occasion d'un Traité delà dévotion au Saint-Esprit, par un solitaire deSept-Fonts, où Fauteur, voulant prouver que le Saint- Esprit ne manque, jamais de bénir ceux qui lui sont dévoués, citait pour premier exemple, comme bien sensible et bien frappant, « la congrégation du Saint-Esprit et de » l'Immaculée Conception, composée d'ecclé- » siastiques pleins de charité et dezêle,ani- » mes de 1 esprit d'une sainte et savante )» société ; institution destinée à devenir un >• iour la gloire de FEglise de France. » Les hérétiques relevèrent avec ironie chacune de ces louanges dans les Nouvelles eeclésiasti-
Îues. — Revue périodique du temps ^ année IbUpaaes 31,32.
Assurément ce n'est pas là un des moindres mérites de la société du Saint-Esprit, à cette époque où tout, en France, semblait languir et mourir dans une atmosphère viciée par de fausses doctrines, non-seulement que d'être restée pure dans sa foi, mais d'avoir été môme en butte aux attaques ouvertes du jansénisme.
Pendant qu'elle soutenait, au dehors, cette lutte glorieuse, la congrégation ne laissait pas, à l'intérieur, de s'organiser de plus en plus. M* Bouic mit alors, en elTet, la aernière main à ses règles et constitutions qui furent approuvées, en 173i, par Monseigneur de
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L.'iiis, suri. :'::.ru*r le [ 5u»r- jrOlre, qui, pendant quGr.jnt»^ ans. r.-iijpht. sous M. Bouic, l'-S l\>nrti<jnsd'r pr''»cur<=-ur d- la congrégation et du ^rUilnalre du Saini-Espril, et rappela dans Pans B'-rnard. îe pauvre |»rêtre du siècle préc»d-:nt. A lexen^pie du saint fondateur, M. Dtjsplaots, il allait souvent, de porte en porte, quêter des aumônes pour les élèves de la maison, tous recrutés dans les rangs des pauvres. Tn jour que les pro>i5ions étaient épuisées, il parcourait tristement les rues de Paris. L'n homme de qualité qui lapen^ut, frappé de sonairdeiristesseet de sainteté, le faitappeler chez lui et lui demande qui il est et où il va. llréjM.ud:" Je suis Caris, le pauvre prêtre. » J'ai b'J élevés à nourrir, et voilà quejen'ai » [»lus qu'une once de pain a leur donner. C'est » I>our trouver quelque aumône que je vais » et viens dans Paris. » Puis il iiii fait connaître en quelques mots ce que c'était que la maison du Saint-Esprit. Il n'avait pas achevé que l'inconnu lui remet en main un sac de cent pistôles ou mille francs.
Une autre fois, dans une année de détresse, tout vint à manquer. En vain le P. Caris, toute une matinée, s'en était allé frapj»ant aux portes. Il rentre pour rexamen particulier, sans rien apporter; il se rend au réfectoire avec tous les élèves, sans pouvoir rien mettre sur la table. On dit, comme à l'ordinaire, le Bcdedicite, qui est suivi immédiatement des grâces ; puis on se remet en rang et on retourne à la chapelle adorer le Saint-Sacrement. Cette visite n'était pas terminée, que des provisions aL>ODdantes arrivèrent.
Un temps vint cependant, où la Prondence procura à la congrégation des ressources plus fixes et partant une existence moins précaire. En 1723, l'Assemblée du clergé de France, considérant le bien que faisaient, dans plusieurs diocèses, les prêtres sortis du séminaire du Saint-Esprit, assigna à cet établissement une pension annuelle, qui fut augmentée par les assemblées subséquentes. Louis XV et Louis XVI voulurent aussi favoriser une œuvre si utile, et lui assignèrent successivement, sur leur cassette particulière, plusieurs sommes assez considérables pour le temps. Ces ressources furent encore augmentées des libéralités du duc d'Orléans, de la dcuhessc de Chevreuse , de M"' àe Beauvilliers, M~* de Lévi , et phisieur> autres personnes illustres de Tépoque, ce (mi permit à M. Bouic d'acheter le terrain (le la rue des Postes, où la Société éleva le beau et vaste édifice qu'elle occupe encore aujourd'hui.
A partir de ce moment, et surtout de l'approbation de ses Règles par Monseigneur de
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DES ORDRES RELIGIEUX
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Viotimille, ses accroisseoients furent rapides. A/ant recruté bon nombre de sujets parmi ses élèves» elle put étendre sa spnëre d'action, et employer ses propres membres aux genres d'œuvres pour lesquels étaient formés ceux-là. Ce fut ainsi qu'elle donna de fervents missionnaires aux missions de la Chine, des Indes et du Tonkin, tandis que d'autres traTaiilaient avec succès aux missions du Canada et de l'Acadie. Plusieurs même devinrent évèques dans ces contrées, tels que: Mgr Blaodin, vicaire apostolique au Tonkin, et Mgr Poitier, évèque d'Agalnopolis, en Chine. On cite aussi, entre autres noms marauants, MM. Bertout et de Glicourt, qui, ayant échoué près du Cap Blanc, en se rendant à Cayenne, tombèrent entre les mains des Maures qui les dépouillèrent, et, après mille mauvais traitements, les vendirent comme esclaves au Sénégal, alors possédé par les Anglais. De retour en France, après avoir recouvré la liberté, ils s'empressèrent de faire connaître à M. de SartineSy alors ministre de la Marine, le Yif désir des habitants de rentrer sous la domination française, qui leur procurerait au moins des prêtres catholiques, et bientôt après, une escadre habilement dirigée par M. de Yaudreuil, rendait à la France les lies Saint-Louis et Gorée. M. de Glicourt faisait partie de cette expédition. C'était en 1779. Trois ans auparavant, le Saint-Siège et le gouvernement, satisfaits des heu^eux résultats obtenus pour le bien de la religion par les prêtres du Saint-Esprit et du zèle qu'ils avaient montré en diverses occasions pour les intérêts de la France, avaient chaîné la Société, alors dirigée par M. Becquet, d'entretenir habituellement vingt missionnaires et un préfet apostolique à Cayenne et à la Guyane française.
fin peu plus tard, les lies Saint-Pierre et Miquelon nirent également conQées à son zèle, et dès lors elle fit de la desserte des Colonies son œuvre principale.
En France, la congrégation du Saint-Esprit voyait aussi s'élargir le cercle de ses œuvres. Ainsi elle fut et demeura chargée, jusqu'à la grande révolution, de )a direction du grand séminaire deMeaux. Elle le Ait également de celui de Verdun, mais qu'elle dut quitter au bout de quelques années, par suite d'un nouvel et plus violent orage soulevé contre elle par le parti janséniste.
A la fatale époque de 93, sous le gouvernement de M.Duflos, alors supérieur, elle partagea le sort de tous les autres établissements religieux en France. Elle fut supprimée, ses
f>rêtres dispersés, sa maison mère vendue par 'Etat. Au milieu de ces désastres, ce lui fût du moins une consolation de pouvoir compter parmi ses membres plusieurs martyrs, soit aux Carmes, soit ailleurs, sans avoir vu un seul des siens, ni même de ses 70 élèves, contrister la sainte Eglise par la flétrissure des serments ou des apostasies. Parmi ceuxci, on remarque M. Boudot, qui, après plusieurs années dun ministère plein de zèle et de charité, devint premier vicaire général àParis, sous Mgr de Quélcn.
A peine le Concordat de 1801 eut-il rendu la paix à l'Eglise, que M. Bertout, le naufragé du Cap-Blanc dont il a été parlé plus haut, seul, sans maison et sans ressources, mais fort de son dévouement et de sa confiance en Dieu, chercha le moyen de relever de ses ruines la congrégation du Saint-Esprit. Aidé de quelques anciens confrères, il réunit dans un petit pensionnat plusieurs enfants en qui il remarquait des dispositions pour l'état ecclésiastique. Destinés à devenir ensuite le no^au d'un nouveau séminaire et noviciat, c'était là Tunique espérance qui restât alors à la société, dont un décret impérial de i805 avait autorisé le rétablissement. Encore cette ressource flitelle bientôt détruite parle décret de 1809, oui supprima derechef .les congrégations religieuses en France.
En 1816, une ordonnance royale rendit de nouveau l'existence lésale à la Société, et la fit rentrer en possession ae sa maison mère de la rue des Postes. Un champ plus vaste que jamais s'ouvrit alors à son zèle ; elle fut chargée par le gouveroement, d'accord avec Rome, de desservir toutes les colonies françaises, et des secours assez considérables lui furent alloués à cet effet par l'État.
Quelques années plus tard, en 1824, au moment où elle y songeait le moins, le Saint- Siège manifesta le désir de voir ses règles et constitutions, et, les ayant examinées, crut devoir les approuver, a comme sages, pru- » dentés et Uès-prcpres à obtenir la fin de » l'institut. »
Toutefois, au sortir d'une révolution qui avait anéanti toutes les congrégations, moissonné plus de la moitié du clergé, tari la source des vocations , elle fut impuissante, malgré les efforts de M. Bertout et de M. Pourdinier, son successeur, à se recruter suflSsamment pour pouvoir répondre k ces immenses besoins, soit par ses propressujets, soit par les élèves qu'elle formait.
Cette difficulté devint nlus grande encore après la révolution de 1830, où toute subvention du gouvernement fut retirée à la société. Dix ans plus tard, on lui rendit, il est vrai, les allocations qui lui avaient été primitivement accordées sous la Restauration, mais elle ne put davantage recruter un nombre de membres et d'élèves assez considérable pour remplir tant de vides existant alors dans les rangs du clergé colonial.
Force fut donc à la congrégation du Saint- Esprit d'accepter la coopération de prêtres étrangers, qu'elle n'avait ni formés ellemême, ni même toujours eu le temps et les moyens de bien connaître. Or, ces ecclésiastiques étrangers ne se montrèrent pas toujours remplis de ce désintéressement et do ce zèle sacerdotal , dont les membres et les élèves de la congrégation n'avaient cessé de donner de si beaux exemples. D'où il résulta pour la société elle-même, une sorte de contrecoup dans l'opinion publique, qui, le plus souvent, ne savait pas mettre de distinction entre les prêtres dont on vient de parier, et les membres mêmes de la congrégation aînii
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DICTIONNAIRT
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cjuc les suj(îlsfoniK'b ol envoyéîs pai' t-llcdéjns les colonies.
Telle était, on 1840 el ](?s annoes qui suivircnl, la silualion de la eonj^régation du Sainl-Kspril : le nombre des; s niend)res assez reslr«;inl ; ses vocations peu nombreuses, \)i\v suite surtout de l'elfet regrettable produit au dehors par la confusion dont nous venons déparier; les intérêts relij^ieux des colonies jilusou moinsen soullVance; diverses tenlalives succe^sivement faites jus([ue-lci , mais sans succès, pour remédier à cet état de choses peu rassurant pour l'avenir.
Ce|)endant Ta.Mivre de M. I)i'S[)laces , si ï rovidenliellcment bénie du (iiel pendant plus d\ni siècle, ainsi fju'on l'a vu plus haut, !;e pouvait ni ne devait périr. Celui (jui mène jus(ïu'aux portes du tombeau et qui en ramène lui préparait , dans ce temps - là n)ôme, une sorte de résurrection, et avec cette résurrection une ^igueur d'âme toute nouvelle, une fécondité de sujets qu'elle n'eût point osé espérer, et une force d'expansion pour les OHivres, dont on ne saurait encore ôujourd' hui assii^ner ou prévoir la portée et les limites.
Nous voulons parler de la fondation de la con^Tégalion du Saint et Inunaculé Cœur de Marïe, en 1841, et de sa fusion, im 1848, av<}c celle du 8aint-Es|)rit.
Le fondateur de la société du Saint et ïmniaculé Cœur de Marie fut le R.P. Libermann, l'un des hommes les plus vénérés parmi ceux que Dieu s'est plu, en notre siècle, à remplir <ie son esprit. Fils d'un l'abbin renommé d'Alsace , Jacob Libermann lUHjuit h Saveine, le 4 mars 180:L 11 eut dès son bas Al^c une i^anté frêle ; de précoces inlirmités lui imprimèrent de bonne heure le cachet des âmes aimées de Dieu : le sceau de la soulfrancc, que cet homme de douleurs a constamment porté en lui et dans ses œuvres les plus chèies. Il montrait déjà une douceur et une paix sereine, ijui révélaient un co'ur généreux. Destiné dès son enfance aux éludes rabbiniques par un père qui rêvait |»our lui les honneurs de la Synagogue, il devint, par un enchaînement tout providentiel de circonstances, élève du collège Stanislas, à Paris. Là, livré à mille perplexités au sujet de ses croyances religieuses, ne trouvant aucune i^sue pour sortir du dédale de ses hé.sitations entre le déisme, le judaïsme et la foi chrétienne, il se souvient du Dieu de ses pères, se jette à genoux, et, les yeux baignés de larmes brûlantes, il le prie, le conjure d'éclairer ses profondes ténèbies : « Si la croyance des « Chrétiens est vraie, ô mon Dieul l^iites-le « moi connaître ; sinon, je vous prie de m'en éloigner tout aussitcM. » La lumière de la vérité, qu'il cherchait dans toute la droiture et la sincérité de son Ame, l)rilla soudain à ses veux vive et ardente; la foi chrétienne pénétra profondénîent son esprit et son cœur; elle le conduisit d'abord au saint baptéuie, où il reijut les noms de Marie-Paul-Francois, puis à, la table sainte, et entiu (\,m<^ la pieuse retraite du séminaire de Saint-Sulpice, où une b'MU"-'' lui fut accordée pai- M . r i\r niiélt-n.
JoyfMix, après tant d'agitations, d'abor-î r à un port si tranquille, où il respirait MVi^dans une atmosphère toute de rcirvilant., de silence et de ferveur, sa joie ne tarda {\> a être assoml)rie par de rudes épreuve?.
Des spasmes nerveux, qui prirent hii-nlôt le caractère d'une vérilalile épdepsie, etd «x. cessives douleurs vinrent accabler sen en? p-, interdire à son esprit tout? application à li. tude, et jeter son Ame dans de gran(i^*^ (1»'m>lations intérieures et une mélancnlie W\\\ fju'elle lui inspira plus d'une fois lat^ntctiMi (.l'en finir avec ses souffrances. « Je puiv.i « peine traverser un pont, » disait-il nn jo'.r à un séminariste, en proie aux plus ^i^^h•n•p^ peines d'esprit, « sans (juc la pensée de ne « jeter à l'eau ne me vienne, mais la viumî « mon Jésus me soutient et me rend pnlienV.
11 était heureux pourtant, surtout qmvA venait l'heure de l'oraison, d'une \isit»*ai Sainl-Sacrjment, d'une conmuinion : m kvoyait alors dans une sorte d'extase, la [lOitrine gonflée de soupirs ardent^i, le viv-î^j enllainmé, lesyeux entr'ouverts, d'(ms'éi'i:.u»paient de douces larmes, tel h peu prèsqunn re])résente saint Louis de Gonzague au \m i des autels. De pieux condisci[)les us^ii :.l souvent d'innocents stratagèmes |Our m.
trouver alors à ses côtés, et s'exciter à l'amour divin par cet édifiant spectacle.
Cinci ann<^'<^s se passèrent ainsi pour le P. Libermann. 11 dût ôtre soumis, vers l'an 1^33, à des épreuves plus poignantes encore : njii vieux père mourut alors, et le laissa uinuiiit et déshérité. Promu aux ordres mineurs, ruab rendu, [,ar sa maladie, irrégulier pour les t>rdres sacrés, vint un moment où les vénértillr-^ su[)érieurs de Saint-Sulpice durent lui demander à lui-môme ce qu il allait devenir. <« Je ne j)uis rentrer dans le monde, « dit-il; « Dieu, je l'espère, voudra bien pourvoir à « mon sort. » Cette réponse fut accompagnée de tant de calme et de sérénité, que ses bons supérieurs ne purent aller plus loin. Il fut'lccidé (ju'il passerait à la maison de piiiioso[)hie, à Issy, et y \ivrait aux frais de la compagnie , aussi longtemps qu'il plairait à Dieu. Entré par commisération , l'humlile minoré se considéra rorame un hoiiiniede charge, et sollicita les plus humbles olTices. Celui qui s'humihe sera exalté. De cet état d'abjection et sous la conduite de saints directeurs, il se répandit sur son âme une douce lumière qui rejaillit autour de lui. Dès lors se révéla celte douceur angélique, ce calme inaltérable, ce parfum de vie toute en Dieu et pour Dieu, ce zèle ardent, mais toujoui*s puret paisible, qui charmait tousceux qui vivaient avec lui. Des groupes nombreux le suivaient pour prendre part à ses conversations, si douces, ?i jïénétrantes, où Dieu répandait tant de gnlces (ju'au dire de ses anciens condisciples, ouui sortait souvent recueilli et fervent comii''' on sort d'une bonne oraison. Il ne plaLN«:l cependant |)as toujours à tout le monde, «^t ses })rincipes de perfection paraissaient «pi ''quefois bien durs h plusieurs. Unjour. In5' (l'euv lui dit brusrpiemenl : «Si ^ous5a^^"^ « combien" je x^.'us '.léle^tc ! -- Et vous. '- rt'-ûii-
DES ORDRES RELIGfElX.
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dit paisiblement le P.Libermann, « si voussa- « Tiexcombien je tousaime 1 » Ce mot lui valut un ami de plus et une conquête des plus édifiantes. Ce fut aussi à cette époque qu^il fit plusieurs opuscules de piété et que commença sa nombreuse correspondance de direction spirituelle (t). Près de hii et au loin, c'était è qui s'édifierait de ces lignes si suaves el si entraînantes, remplies des maximes d'une 51 haute perfection, et pourtant si propres à encourager les âmes,, et où se révèlent si abondamment cet espril de foi et celle connaissance des voies intérieures et spirituelles, que leur auteur avait surtout puisés dans Toraison el h Técolç du Calvaire.
Dans le même temps, deux élèves du séminaire de Sainl-Sulpice, qui donna naissance h tant de saintes vocations el de saintes œuvres , MM. Le Vavasseur et Tisserand, originaires de parents créoles, Tun de Bourtx»a et l'autre ae Saint-Domingue, formaient, chacun de son cûté, le généreux dessein de vouer leur vie au salut des noirs esclaves de leur pays d'origine. Faire revivre au milieu de ces âmes infortunées, privées de toute consolation humaine et de tout secours religieux , le zèle consolateur et vivifiant du B. P. Claver, Tesclave des nègres, tel était le plus ardent désir de leur cœur. Notre-Dame des Victoires, qui avait vu s'établir deux ans auparavantdanssonsanctuaire,devenudepuis si célèbre, Tarchiconfrérie du très-saint et immaculé Cœur de Marie, pour la conversion des pécheurs, fut la première confidente de leur projet.
Le 2 février 1839, fête de la Purification de la très-sainte Vierge, Tun et Taulre, sans s'être donné le mot, se sentirent pressés do faire recommander aux prières des associés les
Eauvres noirs de Saint - Domingue et de ourbon. Alors, pour la première fois, le vénérable fondateur de rarchiconfrérie,M.Des Senettes, implora publiquement, pour le salut e la race noire, la commisération du Saint et Immaculé Cœur de Marie, et il s'estima si heureux de ces recommandations, qu'il en écrivit une lettre de remerctment aux futurs missionnaires des noirs.
A partir de ce moment, l'œuvre parait agréée du Ciel. MM. Tisserand et Le Vavasseur s'ouvrent l'un à l'autre de leur mutuel désir. Les respectables directeurs de leur conscience l'approuvent, et plusieurs autres élèves du séminaire de Saint-Sulpice, choisis parmi Télite de cette sainte maison, veulent aussi devenir les missionnaires des Noirs.
(1) Ces opasciites et ces lettre» spirituelles, .linsi que celles quMl écrif il plus lard jiisi|irà la fln tie sa vie, sont recueillies soigneusement dans les archives de la Société.
(i) Le P. Libermann eut alors une audience du Pape, c Le 17 février I8i0, > dit M. le chevalier Drach, dans uue note écrite et signée de $a main, t je présentai à Grégoire XVI Tabbé Libermann, et t son ami l*abbé de la Brunière, mort depuis évéf qne-marlyr. Le Souverain Pontife posa la main % sur iû tête de Cahbé Libermann en appuyant avec i une vinbk émotion^ Quand les deux jeunes eccléc ^irslîques eurent éié congédiés, le Pape me dcf manda d'une voix émue : c Qui est ului dont fni
L'ami, leconfident, le zélateur de tous était te P. Libermann ; Dieu, à son insu, achevait alors de le préparer par de nouvelles croix, à devenir non-seulement leur guide dans cette entreprise si difficile, mais le fondateur même de l'œuvre de l'apostolat des noirs.
Après dix années de séjour et d'épreuves h Saint-Sulpice, la divine Providence Tayait fait passer en Bretagne, pour y prendre la direction du noviciat de l'institut renaissant des Sudistes. Arrivé à Rennes dans l'été de 1837, il crut reconnaître, après deux années de travaux et de tribulations étranges, mais bénies du ciel, que là encore n'était pas le terme final oti Dieu voulait fixer son existence déjà tant ballottée par le flot des épreuves. Quel était ce termef II l'ignorait. Mais bienlût la lumière se fait vive et brillante dans son âme ; il se voit clairement appelé à l'évangelis^tion des noirs, et ne pouvant résister à l'une de ces impulsions intérieures par lesquelles Dieu se manifeste souvent à ses saints, il quitte Rennes en la fête de saint François- Xavier 1839 , non toutefois sans une peine bien profonde ^ qu'augmentait encore les vifs regrets du digne M. Louis, alors supérieur des Eudisles. De retour à Paris, il fut député par les premiers zélateurs de l'œuvre, en compagnie de H. de la Brunière, l'une de ses plus grandes espérances « pour aller à Romo en négocier l'entreprise. Là, il choisit pour s'abriter une mansarde au quatrième étaçe, dans une petite maison près de Saint-Louisdes Français. Il couchait sur la dure et avait h peine un siège pour écrire sur ses genoux. Son temps était partagé entre la prière, de pieux pèlerinages aux saintes basiliaues, la visite dos hôpitaux et des prisons, Vobscur apostolat des pauvres, la rédaction des règles du nouvel institut, et d'un commentaire sur saint Jean, qui semble parfois tenir de l'in* spiration (2).
Après une longue attente de presque toute une année passée sous le poids d'un délaissement complet, à commencer par la défection subite de son compagnon (3) de voyage, il reçut enfin des encouragements très-honorables de la sacrée congrégation de la Propagande, pour la poursuite de l'œuvre des noirs.
Toutefois, ne voulant pas paraître élever autel contre autel, mais désirant au contraire se ménager la bienveillance et la protection de la congrégation du Saint-Espnt, déjà en possession depuis près d'un siècle de l'œuvre
c toudié la tète? i Je fis à S. S. en peu de mots c l'histoire do néophyte, et j'élaîs bien loin de conc naître lout ce quVn a révélé le volume de sa vie., c Le Pape dit alors ces propres paroles : c Sara t un santo. » Paroles prophétiques, dont constatf^nt raccomplissemcnt de tous ceux qui ont connu le P. Libermann.
(3) M. de La Brunière, quoique toujours plein de vénération pour le P. Lil>ermann et trcs-aUaclié à son oeuvre, avait cru devoir passer dans la Sociclc des M issions-El rangeras, où il trouva quelques années après un glorieux martyre en Chine, pendant que Mitr Vérollcs lui apportait d'Europe la dignité de coadjulcnr et le titre d*cvéquc d eTrcuita.
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coloniale, le P. Libermann et ses premiers disciples, avant de passer outre, crurent devoir s'offrir à M. Fourdinier, alors supérieur de l'institut 9 pour aller travailler de concert avec ses prêtres, en nombre trop restreint pour pouvoir s'occuper de Tévan- Kélisation des esclaves. Ils mettaient toute lois pour condition : de s'employer uniquement au salut des pauvres nègres, de vivre en communauté et sous une règle qui pût maintenir parmi eux la ferveur sacerootale et l'esprit apostolique. Hais Dieu permit
3ue M. Fourdinier ne crût pas devoir accéerà cette offre; c'est que, dans les desseins cachés de la Providence, ce n'était point une simple coopération ou union d'action qui devait avoir lieu entre les membres des deux sociétés , mais bien une fusion entière et complète, ainsi qu'on verra la chose s'accomplir, pour un plus grand bien, quelques années plus tard. Le P. Libermann et les siens, après cette démarche, faite en partie pour mieux s'assurer de la divine volonté, et aussi par déférence pour les conseils de leurs directeurs et autres personnes sages, se mirent plus que jamais en devoir de poursuivre la fondation de la nouvelle société.
Cependant, pour réaliser ce dessein, le P. Libermann devait être revêtu du sacerdoce, et sa maladie l'en excluait. Notre-Dame -de- Lorette, qu'il alla visiter alors dans les plus rigoureuses conditions demendicité et d'humiliation, lui rendit comme miraculeusement la santé. De retour en France, il put recevoir des mains de MgrRœss les deux premiers ordres sacrés, au séminaire de Strasbourg, où son court passage flit marqué par un redoublement de ferveur, et où la Providence lui préparait à son insu, parmi ses compatriotes, des cobpérateurs de choix, dont l'un devait même lui succéder dans la direction de l'institut. Etant pa^ de Strasbourg, à La Neuville, près Amiens, où des amis avaient préparé le berceau de l'œuvre, il y ouvrit, en septembre 1841, n'étant encore que diacre, avec H. Le Vavasseur et un autre élève de Saint-Sulpice, H. Collin, le premier noviciat de la société. Us crurent devoir placer l'institut naissant sous le vocable du Saint et Immaculé Cœur de Marie, tant pour suivre leur attrait intérieur que par reconnaissance pour Notre-Dame-des- Victoires, où l'œuvre aimera toujours à reconnaître le Heu sacré de son origine. Ce fut là aussi que le P. Libermann, ordonné prêtre à Amiens, parMgrMioland, depuis archevêque de Toulouse, célébra la première messe de communauté, assisté du vénérable M. Desgenettes, Etaient présents, avec MM. Le Vasseur et Collin, M. Tisserand, alors sous-directeur de l'archiconfrérie , le jeune novice dont on vient de parler, et quelques autres élèves de Saint-Sulpice.
Les commencements de la société du Saint* Cœur-de-Marie furent bien faibles, et ses moyens d'existence d'abord absolument nuls. Dieu seul était sa force et son soutien, la divine Providence son unique ressource, et le saint Cœur de Marie sa seule espérance ; les
(1) Voy. à la ftn du vol., n*> Î37, ÎM.
hommes traitaient cette entreprise de folie. Les personnes mêmes les plus dévouées aui missionnaires de la Neuville hésitaient entre la crainte et l'espérance. Il fallait à ceux-d la puissante impulsion que leur donnait la vue de tant d*âmes délaissées, accablées par le malheur, et croupissant dans l'ignorance et dans le vice, pour oser se livrer à une entreprise aussi dépourvue de tout secours terrestre et ^ussi peu conforme à la prudence humaine. La grâce de Dieu ne les abandonna pas. A peine avaient-ils passé quelque temps dans leur obscure solitude, que déjà ils eu rent à rendre des actions de grâces à la Providence pour ses soins inattendus : elle leor vint en aide au delà de leurs espérances, et son attention maternelle allait toujours croissant, à mesure que croissait le nombre des membres de la petite famille. (1)
Nota, — L'hitéressanle notice siir la cengrégalion du Saint-Esprit et du Saint et Immacaié Cœur de Marie nous ayant été livrée lorsque déjà notre volume était cliché, il ne nous a pas été possible de la faire entrer entière à sa place naturelle. On li'ouvera à la fin du volume la seconde partie de h notice que nous sommes forcés de couper icL
SAliNT-KSPRIT (FRènES coadjuteubs do), maison mire à Saint-Laurent-sur-Sitr^.
Montfort avait adjoint à ses prêtres missionnaires des frères qui, sous le nom de Frères du Saint-Esprit, devaient former avec eux une même communauté. Liés par des vœux comme les prêtres, ils étaient destinés à les accompagner et à les aider dans leurs missions, surtout pour le service divin, le chant des cantiques, et le soin des églises. Quelques-uns d'entre eux devaient aussi faire les écoles charitables de petits garçons, et d'autres s'occuper des affaires tea« porelles de la Compagnie de Marie et de It Congrégation de la Sagesse.
A la mort du fondateur, le nombre des Frères n'était que de sept, dont quatre seulement avaient fait leurs vœux. Le premier que Montfort se fût attaché , le frère Mathurin, suivit les missionnaires durant cinquante-cinq années, faisant partout le caté* chisme avec un succès prodigieux, récitant le chapelet, et chantant des cantiques. Il reçut ta tonsure, et mourut à Saint-Lauréat, en 1760. Plusieurs autres, è la même i\^ que, édiflaient toute la contrée, et rendaient d'importants services, soit dans les missions, soit dans les écoles. Le même esprit de zèle et d'humilité se conserva fldèlemeot dans la petite compagnie, et y enbnta des vertus, qui, pour être restées sans éclat dans ce monde, n'en paraîtront que mieux le jour oit les humbles seront élevés en gloire.
A l'époque sanglante de la rérolutioa.
quatre Frères du Saint-Esprit furent mis i mort par les républicains, les frères Boa* < her, Olivier et Jean, à Saint-Laureot-sur* Sèvre, et le frère Antoine à Cbolet. Leur société survécut à ces jours malheureux, H le nom du frère Pierre, entre autres, esteocore en vénération. Cependant elle élan H
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DES ORDRES REUGIIIUX.
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duite k quelques membres, quand la Providence suscita, pour la relever, le P. DesbAves, septième successeur de Montfort.
Entrant dans Tesprit et les vues du saint fondateur, il la développa au point qu*il déviât nécessaire de partager les occupations, afin que chacun pût s'appliquer avec plus de fruit à son œuvre spéciale. Il se forma en conséquence, sous le nom de Frères de Saint- Gabriel, une société particulière des frères consacrés à Tinstruction chrétienne des enfants, et le P. Desha^es lui donna tant de développements, qu*il put en être regardé comme le fondateur. — Foy. Gabbiel [Conarégatian des Frères de Saint-). Les autres frères, conservant le nom de Frères duSaint^ Eiprit^ conservèrent aussi le reste des attribulions primitives de leur institut.
La société des Frères du Saint-Esprit, sans ; comprendre ceux de Saint-Gabriel, devenos beaucoup plus nombreux, compte aujourd'hui quatre-vingt-dix membres, et ce nombre sumi, parce que la congrégation ne s'est pas proposé jusqu*i présent de se développer au delà des besoins de le Compagnie de Marie et de ceux de trois oa quatre maisons, où les intérêts de la Congrégation de la Sagesse réclamaient l'intelligence et le dévouement des frères.
Règle des Frères du Saint^Esprii.
Les Frères embrassent tons les genres de travaux que de grands établissements peuvent avoir besoin d*exécuter par eux-mêmes : agriculture, jardinage, menuiserie, serrurerie, etc.; mais, loin de travailler pour le dehors, les Frères se font, autant que possible, aider par les ouvriers laïques, au milieu desquels ils répandent ainsi, avec les meilleures méthodes, le bien plus précieux de la vertu et de Tinfluence religieuse.
Ils ont pour supérieur le supérieur gêné* rai de la Compagnie de Marie et de la Congrégation de la Sagesse, lequel se fait, au liesoin, remplacer dans la conduite de leur société par un des urètres missionnaires ; no sous-directeur, choisi par lui entre les frères eux-mêmes, est chargé de diriger, dans le détail, leurs exercices et toute leur conduite religieuse.
A l'exception de certains moments de chaque jour et du jeudi de chaque semaine, ils gardent un silence continuel en travaillant; seulement, au son de chaque heure, tous les bras s'arrêtent, toutes les têtes se découvrent, et, dans quelque lieu que se trouvent les Frères, seurs, entre eux ou avec des ouvriers étrangers, ils récitent à haute voix certaines prières courtes , mais vives et pleines de foi, dont l'effet est de les encourager et de leur faire sanctifier leurs travaux. Du reste, l'oraison, la Messe, le chapelet, la lecture spirituelle et tous les autres ^ierctec« usités dans les communautés religieuses, concourent à nourrir en eux Tesprii d^une piété simple et solide.
(1) ¥09. lÉ It fin du TOI., n» ii9.
nj L*oiie, Dlle Jeanne-Françoise Maiscbaîn, en retigion Ncur Marie Saint-Pacôme, est supérieure ; l'autre, Marie Maiscbain, en religion sœur Marte
Costume des Frères du Saint-Esprit.
Le costume des Frères est uniforme ; mais celui des jours de travail diffère peu de celui des ouvriers ordinaires. 11 est d étoffe commune, couleur bleue ou gris de fer, selon la saison. Les dimanches et fêtes, les Frères portent une soutanelle noire et un mantelet de même couleur. (1)
SAINT - ESPRIT ( Religieuses du }.
Cette société n*a pas en de progrès sensibles et même je la crois aujourd'hui dissoute, rvéanmoins il faut donner i son existence momentanée la mention, que le P. Hélyot a consacrée môme aux instituts qui n'ont existé qu'en projet. Pour remplir ce but, il suffit de produire l'exposé qui suit, publié peu après la formation de la société. L'évèque de Chftions- sur -Marne en avait» k ce qu'il paraît, autorisé la circulation.
Il se forme i Vitry-le- Français, sous le patronage de MM. les ecclésiastiques et des autorités civiles de cette ville, un établissement religieux, non clottré, non austère» indépendant de toute autre communauté, et dont les membres sont reconnus sous le nom de Dames religieuses du Saint-Esprit. Quoi-
aue ce ne soit pas le but principal de ces âmes, elles reçoivent quelaues sujets pour aller soigner les malades à domicile; ainsi, des personnes fortes et bien constituées, qui auraient de l'attrait pour cette occupation, seront admises dans le nouvel institut, lors même qu'elles n'auraient pas de dot. Oa reçoit aussi des personnes de faible constitution, n'ayant ni assez de force, ni assez d'aptitude, soit pour les malades, soit pour réducation. On admet également les reli* gieuses qui auraient fait partie d'une communauté, et les veuves.
Toute aspirante doit donner dea preuves d'une conduite régulière, d'an jugement sain. Ni Tige, ni la fortune ne sont point des causes d'exclusion.
On le répète, cette nouvelle communauté n'est ni austère, ni clottrée, quoiqu'elle ait l'esprit intérieur et vraiment religieux qui animait les premiersr fondateurs de la vie monastique. Les sujets y font au moins deux ans de noviciat. La supérieure se nommait sœur Thérèse. B-d*i.
SAINT ET IHHACDLÊ COEUR DE MARIE ( Congrégation des Filles du ) , maison mère à Niort ( Deux-Sèvres }.
La Congrégation des religieuses Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie, dont la maison mère est à Niort (Deux -Sèvres), au diocèse de Poitiers, a été fondée en 1821 par Mlles Maiscbain, qui sont encore à la tête de la Congrégation ; aussi, dans le langage populaire, ces religieuces sont -elles appelées du nom de leurs fondatrices , /«s Dames Maisehain (3).
de la Trinité, est première assistante. Deux autres soeurs ont aussi f^it partie de la Congrégation ; lune, Dlle Françoise-Catliertne, en religion sœur
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DICTIOA^MAinE
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Ces pieuses demoiselles commencèrent lour œuvre sainle en 1819 , et elles y consacrèrent toute leur fortune. Aussitôt après, elles furent secondées par Mlles Soguet et Bizard ( 1 ), auxquelles se joijjnirent plusieurs autres personnes, de telie sorte que dès 1821 Tassocialion travaillait artivement à atteindre le but que s'étaient proposé les fondatrices. Cependant les nouvelles religieuses ne prirent rhabit qu'en 1833; elles le reçurent des mains de Mgr de Rouillé, évèquc de Poitiers ( de sainte mémoire j, lequel leur donna en même cemps des constitutions, et nomma pour supérieur de la congréj^ation M. Tabbé Serres, qui en était déjà le directeur (dL
A cette éi)oque, la Congrégation , voulant avoir une existence légale, demanda à être a)itorisée par une loi qu'elle ne put obtenir. Une deuxième demande n'eut pas de suite. La société civile était en effet alors sérieusement menacée par le mouvement providentiel qui faisait naître tant d'associations religieuses; il fallait donc frapper ces tètes qui se relevaient partout superbes , après avoir été si prudemment abattues par la révolution; le gouvernement lui-môme était intéressé à marcher dans ces voies de grande politique. Ce gouvernement tomba, et l'histoire pourra dire s'il s'est brisé sur l'écueil que feignait de redouter sa vigilance. Mieux inspiré, celui qui lui succéda accueillit la troisième demande des humbles Filles du Saint et immaculé Cœur de Marie (3), et ce' fut précisément le 7 décembre 1853, jour de la lèle de l'Immaculée Conception de la sainte Vierge, que le conseil d*£tat adopta le décret d'autorisation si impatiemment attendu.
Certes, ce ne fut point un effet du hasard que cette coïncidence providentielle; aussi, en vovantle point de départ desesnouveaux progrès signalé par une date si chère à la Mère de Dieu, sous la protection de laquelle la Congrégation s'est plus spécialement placée, croit-elle pouvoir compter sur de belles destinées. La proclamation du dogme de rimmaculée Conception est venue confirmer ces espérances, rendues plus vives fjar l'immense allégresse de la chrétienté.
La Congrégation compte plusieurs établissements; ce sont: 1* la maison mère, située
Saint-Louis de Gonzague, dans sa dernière maladie, demanda ei obtint de N|jr de Bduillé, alors évèque de Poitiers, le saint habu qu^elle désirait depuis longtemps, et que des raisons p:iriicu Hères de Tamille el de santé ravalent empêchée jusque-là de revêtir; elle le poria 15 jours seulement el mourut le 18 janvier 1854, d*uue mort qui Tut aussi édifiante que Tavalt été sa vie.
Une autre sœur, Dlle Jeanne -DéHiree, en religion sœnr Marie de la Croix, est décédée trois mois après son entrée en religion, le li mars 1857.
Les vertus incontestables de ces saintes filles font espérer à celles qu^elles ont laissét^s sur la terre que leur institut a deux zélées protectrices dans le cieL
Comme on le voit, ce n*est pas sans rai*ioiis qu*à c6té de leur qnalîfication officielle, les Filles du saint et immaculé Cœur de Mario ont reçu du baptême DODulaire le nom de Dama Meschain.
h Niort, rue Tripière, et qui comprend de vastes dépendances complétées par une belle et grande chapelle; 2' deux maisons à Juiq, un pensionnat et un noviciat fondés par lllle Marie-Alexandrine-Gabrielle Delaage (en religion sœur Saint-Jean-Baptiste). Dans le principe, cette pieuse dame s*était associé queliiues personnes dans le même but <ic charité que les Filles de Tlmmaculé Cœur de Marie, mais sans avoir Tintention de fonder une maison religieuse; ayant connu la nouvelle congrégation» elle lui abandonna (en 18i0) sa maison et les personnes quelle avait mises pour diriger les orphelines; sept ans après (20 octobre i8t^7),elle prit effle-méme Tbabit, et elle est aujourd'hui supérieure de rétablissement qui lui doit soa existence; 3* une maison à Cherac, arroodissement de Saintes (Charente Inférieure), sur la route de Saintes h Angoulème ; V à Prahec, chef-lieu de canton, près Niort; 5' à firioux, chef-lieu de canton, arrondissement de Melle; 6' à Cherveux, chef-lieu de canton, arrondissement de Niort; Th BAiré, près Niort; 8* à Vouillé, près Niort; 9* à Saint-Roman, près Melle; 10* h Nueil-sousles-Aubiers, arrondissement de Bressuire.
La Congrégation compte encore quelques autres maisons daus le diocèse dû Poitiers.
Statut» de la Congrégation des religieusft Filles du Saint et Immaculé Cœur dt Marie,
Les sœurs se nomment Fi7/ef du Saint tt Immaculé Cœur de Marie; elles ont pour but de pourvoir gratuitement à la subsiNtancs nourriture, entretien el instruction des \f.' titos filles pauvres et orphelines. Celte œuvre comprend d'abord les enfants internes qui, ayant perdu les auteurs de leurs joar> ou se trouvant dénuées de tout secours, sont recueillies par la communauté, qui l<s adopte comme ses enfants. Le nombre «le ces enfants n*est pas limité; la congrégation en reçoit autant que ses ressources lui \^^^ mettent d'en nourrir et d'eti loger. QuanJ elles sontenétateten Age de gagner leur vie, on les place comme ouvrières ou domestiques {yj. Lorsqu'elles sont placées, ou continue toujours de veiller sur elles e\ de les gouverner. Si elles tombent tnalades
(1) Anne-Louise Soguet, en religion s<eiirlljr.^ Samt-Pierre, est décédée le 8 a^ril 1858; M«l^ leinePauline Bizard, en religion sœur Saiiit-Jf* réme, est décédée le 14 avril 1S5'>; elles a«>i^< toutes les deux bien mérité de rCEnvre, qui àtyri beaucoup à leur généreuse initiative.
(2) Avant cette époqu % la maison avait eu povr directeurs, de \%ï\ à 1811, M. Pablié Da^ué,»'jnitrd'hul curé de Siint-Maiviiit (Deux Sc>n**';'' i8i4 à 18i9, M. Tabbé Pageault, aujourd'hui (J<: de Saint-Hilaire de Lou Jun.
g~) L*a(raire fut reprise par les soins de Vip ^' ue de Poitiers, et fui suivie par le 9«pènr«' actuel, M. Pabbé Serres.
(4) L'établissement ne peut suffire (et as k ca^ prend) au y demandes de ce gcnn* qui iai ^ Adresbces
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e( qu'elles ne puissent rester dans la faraillo à qui on les a conOées, elles reviennent dans la communauté, où elles reçoivent les soins delà tendresse maternelle, et y restent jusque parfaite guérison. Si elles perdent leur jMcet elles y reviennent encore, comme des enfants chez leur mère, jusqu'à ce qu*on ^;uiss6 les placer dans une nouvelle condition; si elles deviennent infirmes au point de ue pouvoir plus gagner leur vie» ou si elles arrivent à un Age avancé qui ne leur permette pi us de travail 1er, el les sont recuei Ilies dans la communauté pour y être soignées et y finir paisiblement leurs jours, [K)urvu qu'elles s'en soient rendus dignes )«ar une conduite irréprochable et qu'elles ne se soient point liées dans lo monde par aucun engagement irrévocable.
Les Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie se dévouent encore au soin des petites filles du dehors, qu'elles reçoivent toute la journée dans leurs classes externes, et auxquellesellesenseignentçratuitement, comme aux précédentes, la religion, la lecture, récriture, le calcul et le travail des* mains.
Les Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie vivent etfontvivro leurs orphelines du travail de leurs mains, de leur industrie et de leurs pensions ou revenus. Chaque religieuse conserve la propriété et l'adioinistration des biens qui lui appartiennent et de eux qui pourraient lui survenir par succession oa autrement; elle peut en disposer conformément aux lois.
Les Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie sont gouvernées par une supérieure générale, qui réside ordinairement à Niort, chef-lieu de la congrégation; elle est nommée à vie par toutes les sœurs professes; son élection est confirmée par TévAque diocésain, qni peut néanmoins la révoquer, si, ce qu'à Dieu ne plaise, elle devenait infidèle aux graves obligations qui lui sont im- }K)sées; elle a deux assistantes, qui forment son conseil ordinaire et qui Taident dans le gouvernement de la congrégation. Les assistantes sont soumises à l'élection triennale; les mêmes peuvent 6tre réélues.
On n'admet {dans la Congrégation aucune personne qui ne soit, sur bon témoignage, exempte de tout reproche sur ce qui lait perdre Testime publique, libre de tout en* gagement dans le monde, et qui n'ait obtenu le consentement de ses parents, si elle est mineure. Le temps de probation est de deux ans au moins. Après un an de postulat, elles prennent Tbabit de la congrégation, puis elles font un an de noviciat. A la prise de 1 habit, on leur donne un nom de saint sous lequel elles sont connties dans la congrégation.
Les Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie se lient par les trois vœux de chasteté, pauvreté et obéissance, qu'elles renouvellent tous les ans, du consentement des supérieurs et sous le bon plaisir de l'ordinaire, qui en dispense dans le cas où II le juge à propos. A ces trois vœux simples elles ajoutent ceux du soin des pauvres or-
(t) Voy. à la f\n du vol., ii<> 230.
phelines et de l'instruction gratuite des enfants pauvres; par ce vœu de rinstruction gratuite des enfants pauvres, elles s'interdisent dans les villes oit elles sont fixées, d'établir des pensionnats payants (les villes se trouvant ordinairement pourvues de maîtresses de pension etde religieuses dévouées h l'instruction des personnes aisées). Dans les campagnes, au contraire, où souvent on rencontre des familles honorables qui, sans être extrêmement pauvres, n'ont pas cepen* dant assez de fortune pour envoyer leurs enfants dans les pensionnats de ville, elles pourront sans contrevenir à leurs engagements, recevoir chez elles, comme pensionnaires, les enfants de ceux qui désireraient lesieur confier, et qui se verraient, sans ce mojen, privés de donner è ces mêmes enfants l'éducation convenable à leur position; toutefois elles ne recevront qu'une rétribution proportionnée aux frais de maîtresses, de nourriture et d'entretien que ces enfants pourront occasionner.
Pour étendre davantage le bienfait ëe feur charité et de leur dévouement envers les pauvres, elles pourroot, dans les campagnes où elles sont établies, visiter les pauvres malades et leur rendre tous les soins, soit temporels, soit spirituels, que nécessitera leur position, pourvu qu'il n'y ait pas d'autres religieuses dans la commune destinée.^ à cette œuvre. Elles peuvent également exercer toutes les autres bonnes œuvres qui ne sont pas en opposition avec leurs statuts, et qui ne les détourneraient pas des obligations qu'ils leur imposent.
Les Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie, en remplissant les formalités prescrites par les lois, peuvent fonder des établissements de leur ordre dans les autres diocèses que celui de Poitiers.
Elles sont en tout soumises à l'évèque diocésain pour le spirituel, et aux autorités civiles pour le temporel.
Costume des religieuses Filles du Saint e4 Immaculé Cœur de Marie,
Le costume des Filles du Saint et Immaculé Cœur de Marie est simple et d'étoOTo commune. Il consiste en une robe noire avec pèlerine noire, i laquelle est attaché un crucifix; une coiffe blanche recouverte d'un voile noir; un cordon bleu auquel est suspend u adroite un chapeletdeseptdizaines.(i)
SAINT-FRANÇOIS (Tiers ordre de^ à Saint'Fraimbault de Lassay.
M. Huygnard, curé de Saint-FraimbauU de Lassay, près la petite ville de Lassay (Mayenne), membre du tiers ordre séculier de Saint-François d'Assise, ayant pour ce aaint une dévotion très-grande, désirant en même temps qu'il fût honoré par les fidèles d'une manière spéciale, et imité dans sa vie de pauvreté et d'humilité, s'occupait depuis plus de dix ans de fonder un couvent de sœurs du tiers ordre.
A l'aide du sacrifice de son modeste patrimoine et de ses économies, d'un don de