SAU
son acquil une certaine importance et avait des droits sur plusieurs localités des enviroosde Paris. Les principales fonctions des religieuses étaient, depuis la cessation de cette aflluence de pèlerins, è Téglise de Sainte-Op|K>rtune, de loger et de nourrir les femmes ou filles qui venaient k Paris pour chercher k rentrer en condition, c'est-à-dire qui cherchaient une place de domestique. Le nombre de ces femmes était quelquefois d'environ quatre-vingt-dix par jour. Elles recevaient aussi les personnes qui venaient de province pour suivre un procès ou des affaires particulières, et qui n'avaient pas le moven ae prendre un logement coûteux.
E11611 elles se chargeaient d'ensevelir et de faire enterrer au cimetière des SB. Innocfots (jadis cimetière public et commun à plusieurs paroisses) les personnes noyées ou mortes dans les rues de Paris et dans les prisons, c C'étaient le, » dit un historien en parlant d'elles, « ces èlres inutiles et dangereoi, fardeau de la société, aue Ton a chas* ses de leurs maisons, que Ton a voués à tontes les misères è tous les opprobres, sans pouvoir vaincre leur constance, ni lasser leur résignation. » Selon les statuts de cette maison, autorisés par Tévéque de Paris, Kustache de Bellay, la communauté de Sainte- Catherine devait être au moins de neul religieuses, et non fixée k neuf, comme l'ont dit qoelaoes historiens. A la Un du dernier siècle elles étaient trente occupées aux foncllons que je viens d'indi(|uer, et, en outre, ces généreuses filles payaient encore au dehors legtte k plusieurs personnes qui no ix)Qvaient être logées dans leur hôpital, soit à cause de leur état de grossesse, soit k cause de maladies communicables, soit enfin parce que tous les lits étaient déjk pris. On ne pouvait retrouver les anciennes lettres patentes de Sainte -Catherine; Louis XIV y suppléa par les siennes de l'an 1688. Sur la (lorie extérieure de cet hôuital était une statue de sainte Catherine, faite, en 170%, par Thomas Renaudin, sculpteur de Tacadémie rojale. Cet hôpital, ou plutôt hospice, est devenu le magasin d'un marchand d'étoffes quia |ioor enseigne l'image Sainte-Catherine. L'hôpital auquel est consacré cet article était situé dans la rue Saint-Denis, au coin de cette roeetdecelledesLombards.ee que nous venons dédire de la maison et de l'institut de Sainte-Catherine, se retrouverait, en partie, dans l'histoire de la plupart des villes de France. En remontant a quelques siècles seulement, on trouverait en un grand nombre de localités des maisons hospitalières, qni étaient indépendantes de toute autre, et eu vivaient, ordinairement sous la Règle de Saint-Augustin , des frères et des soBurs si* mnltanément (1), mats presque partout les religieuses ont évincé les frères. A i'Hôtei- Dieo de Paris, des religieuses anciennes avaient encore eu connaissance des frères» si elles ne les avaient pas vus.
On peut consulter sur les religieuses do Sainte-Catherine: Hisioire de la ville de Pa^ ri$9 par Félibien et Lobineau, t. r% el celui des preuves. — AfUiquUéi de Pari»,
Sar D. Dubreuil. — Tableau.,, de Parin, paa aint-Victor, t. I", ii* partie. — Dictionnaire... de la tille de Paris^ in-8, t. III, anonyme, (par Haureau). — Jaillot, etc., etc.
SAINTE- VlPiiGE (Fillbs db laJ, ou DAMES BODES, de Rennes.
{Voy. BuDSS, comm. de$ Dames, col. 214:)
Mlle Anna-Marie de Budes, de Kenne«, d'une dos plus illustres familles de Bret(^ gne , .petite-nièce du célèbre maréchal de Guébriaut, mourut jeune, et laissa par testament les fonds nécessaires pour établir une communauté destinée k soutenir les filles calvinistes, qui, rentrant dans le sein de l'Eglise catholique, avaient besoin d'être instruites des vérités de la religion et de trouver un asile pour se mettre a couvert des persécutions de leurs parents. Sa mère^ nommée D. Jeanne firandin, qui lui survécut, remplit ses pieuses intentions, et fonda, en 1696, dans la rue de Toussaint, k Rennes, cette maison, qui fut nommée le séminaire des Filles de la sainte Vierge, et autorisées par lettres patentes de Louis XIV, le mois de septembre 1678.
Le calvinisme ayant heureusement disparu de la Bretagne, les directrices de cette maison, appelées les Dames Budes, du nom de leur fondatrice, se livrèrent k l'éducation de la jeunesse et entreprirent la bonne œuvre des retraites, qu'elles continuent encore aujourd'hui. La ville de Rennes acquit leur maison en 1758 pour motif d'utilité publique et la fit démolir; elles s'établirent dans la rue Saint-Hélier, où elles demeurèrent jusqu'à la révolution. Leur nouvelle maison fut do nouveau aliénée; mais fidèles k leur vocation, les Dames Budes se sont réunies et rétablies dans un autre quartier de la ville 01^ elles ne cessent de se rendre utiles.
SAUVEUR DU MONDE (Congrégation vv ).
Cette Congrégation est composée de prétresséculiers et existe 00 existait en Espagne. Elle n'a aucun rapport, si ce n'est celui du nom, avec les chevaliers du Sauveur du monde, établis en Suède, et dont j'ai parié ai» troisième volume. La Congrégation des pré^ très séculiers d*fispagne ne no|is est connue,, car aucun historien à notre connaissance n-'en a parlé, que par son introduction dans lamaison du noviciat des Iconites, k Madrid, lors de la suppression de cette célèbre compagnie. Elle entra dans cette maison te S février 1769, et le dimanche suivant ils fireni l'ouverture de l'église sous Je» titre d'Oroloire royal d» Sauveur du Monde. Ilscom* mencèrent aussi les exercices spirituels qui leur étaient prescriU et oui consisUient» entre autres, k« expliquer le catéchisme, à
(«) On sait qirk Lvoii, au grand llépilal, il y a encore des Irères et des man^ mai* q«i n'ont qMi ccue qiaUAcaUou ei ne sont point r«llKicui«
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